Ellipses

  • Du Guesclin a été étroitement mêlé à l'histoire du duché de Bretagne, du royaume de France et de l'Europe. Né autour de 1320 dans une famille de la petite noblesse bretonne, il a gravi tous les échelons de la hiérarchie militaire pour accéder au grade de connétable. Il a joué un rôle de premier plan dans la guerre de succession de Bretagne puis dans celle de de Cent Ans. Il a mis un terme à la série de défaites françaises et dirigea, sous le règne de Charles V, la reconquête des territoires perdus. Il intervint aussi en Espagne pour soutenir Henri de Trastamare, prétendant au trône de Castille et conduisit outre-Pyrénées les grandes compagnies qui dévastaient la France. Alors qu'il était chargé de faire appliquer la décision royale de confiscation du duché de Bretagne, son inertie le rendit suspect dans certains milieux de la cour et il reçut pour mission de combattre les compagnies de routiers retranchés en Auvergne.
    Après sa mort en juillet 1380, devant la forteresse de Châteauneuf-de-Randon, sa mémoire a été vénérée à presque toutes les époques. Cependant nos contemporains n'en ont souvent qu'une vision réduite à quelques images d'Épinal : le dogue de la forêt de Brocéliande multipliant les coups contre les Anglais, le vainqueur de Cocherel, le prisonnier fixant sa rançon à un chiffre astronomique, le chef de l'expédition en Castille.
    Cette biographie, qui exploite des données récentes de la recherche, révèle une personnalité plus riche et plus diverse que ne le laissent entendre les récits traditionnels. Elle s'efforce de faire le départ entre la réalité historique et les légendes colportées au cours des siècles. Elle décrit les mécanismes par lesquels s'est construite l'image du héros breton. Ce dernier a incarné l'idéal chevaleresque à une époque marquée par de profondes mutations de la vie politique et de la société militaire.

  • Auguste (27 avant notre ère/14 de notre ère) est le premier prince romain. Traditionnellement présenté comme froid, calculateur, manipulateur et hypocrite, parfois comme un caméléon, il s'avère être une personnalité infiniment plus complexe. C'est en homme providentiel, en instrument des dieux, qu'Auguste a souhaité se présenter. Celui qui accrut l'empire romain comme personne ne l'avait fait jusque-là fut par ailleurs le créateur d'un régime nouveau, le Principat, destiné à vivre jusqu'à la fin de l'Empire romain. Il est en même temps à l'origine d'une restauration destinée à répondre à une crise multiforme, tout à la fois politique, religieuse et morale. Enfin, Auguste fit de Rome une véritable capitale d'empire, capable de rivaliser, par sa splendeur, avec les cités grecques. Cette biographie suggère que, tout en ayant été le père d'un régime de nature monarchique, Auguste fut aussi et surtout un prince républicain, un homme toujours soucieux d'ancrer ses nombreuses réformes dans la tradition romaine, posture qui n'interdisait en rien l'innovation. Mieux encore, c'est le portrait d'un homme soucieux des attentes parfois contradictoires de ses contemporains qui se dessine : Auguste a su se glisser dans les plis d'un costume dont il ne fut pas seul maître du patron.

  • Saint Louis rendant la justice sous son chêne à Vincennes. Saint Louis croisé en Orient. Des images d'épinal que tout un chacun a en mémoire. Mais qui se souvient qu'Henri IV justifia son règne grâce à lui ? Que Louis XIV, au palais du Louvre, le faisait louer tous les ans ? Que le saint roi inspira aussi bien Chateaubriand que Jules Verne ? Qu'à l'instar d'une Jeanne d'Arc, sa mémoire fut disputée par la droite comme par la gauche ?
    Ce livre, c'est d'abord un portrait renouvelé du roi capétien et de son règne, intégrant les apports de la recherche la plus récente. Mais cet ouvrage va plus loin. Pour la première fois, il propose également de reconstituer l'histoire de la mémoire de ce roi, depuis sa canonisation en 1297 jusqu'à nos jours. « Un vaste et beau programme », selon les termes mêmes du grand médiéviste Jacques Le Goff évoquant l'éventualité d'une telle recherche, qui conduit le lecteur à travers les siècles d'une mémoire fluctuante, disputée, parfois passionnée. Grâce aux sources documentaires, littéraires et iconographiques, il est donc possible de suivre l'évolution de cette figure royale à la fin du Moyen Âge, mais aussi aux époques moderne et contemporaine, un monarque tolérant et modéré loué par Voltaire, un roi « cruel et imbécile » aux yeux du marquis de Sade.

  • Biographie historique de Constantin Ier (273-337), premier empereur romain converti au christianisme et fondateur de Constantinople.

  • L'espace public, ce lieu de liens, ne peut plus se penser comme il l'est depuis une vingtaine d'années.
    L'urgence d'une véritable politique du paysage, ambitieuse dans ses moyens mais raisonnablement modeste dans ses objectifs, s'impose à mesure que le tissu social se désagrège au rythme des réhabilitations des centres-villes et de la mise sous cloche d'espaces au nom du développement durable. II est encore possible de reconquérir le territoire pour en faire un espace véritablement public.

  • La généalogie a subi une révolution en utilisant les nouvelles technologies de la génétique, les marqueurs ADN féminin (ADNmt) et les ADN masculin (ADN-Y) qui permettent d'évaluer notre place dans le «grand arbre de l'histoire humaine». Ce livre décrit les avancées de la «généalogie génétique» en précisant pour chaque marqueur, son origine, son évolution, son histoire et ses dispersions géographiques au cours du temps.
    Ceux qui font faire leurs analyses ADN trouveront ici toutes les données utiles pour les interpréter. Les données génétiques sont également associées aux acquis de la paléontologie, de la préhistoire, de l'archéologie et du climat pour reconstituer les nombreuses migrations et les multiples étapes du peuplement de notre planète : «nous sommes tous des Africains» et «nous sommes aussi tous des immigrés».
    C'est cette «saga humaine» prodigieuse où chacun a sa place dans le grand arbre généalogique de l'humanité, que Jean Chaline vous invite à découvrir.


  • l'étude d'une société ne vise pas seulement à décrire le comportement des hommes vivant en groupe.
    sa véritable ambition est de rechercher les
    normes, tacites ou explicites, qui président à l'organisation de la communauté et lui permettent de se perpétuer. pour les découvrir, il faut
    comprendre ces formes d'association que sont la parenté, le métier, l'organisation politique et, plus encore, la communauté religieuse. le moyen age occidental a engendré une société originale. très tôt, le christianisme y est dominant, transformant les comportements.
    très tôt aussi, des formes spécifiques de domination économique - le grand
    domaine, puis la seigneurie - encadrent la population rurale. ces forces poussent la population à des adaptations permanentes. car la société médiévale n'est pas figée. elle passe des structures post-romaines du très haut moyen age à l'équilibre précaire du monde féodal, lequel se brise à son tour lorsque les villes et le progrès technique
    réapparaissent en occident.
    là est le dynamisme d'un monde dont une continuité apparente dissimule les évolutions constantes.

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