Errance


  • au milieu du ier siècle av.
    j. -c. , la gaule devient romaine. la rencontre des cultures celte et latine engendre une civilisation originale, celle des gallo-romains. partout oú s'étendait la gaule, en france mais aussi au benelux, en suisse et dans une partie de l'allemagne, la présence des gallo-romains reste tangible et leurs vestiges parsèment encore nos paysages. fondé sur les textes anciens, les découvertes archéologiques les plus récentes et les apports de l'expérimentation, cet ouvrage de référence se propose d'offrir un panorama aussi complet que possible des différents aspects de la vie de tous les jours.
    symboles du modèle romain, les villes se transforment et s'embellissent, les campagnes sont activement mises en valeur, tandis que dans le domaine du sacré se mêlent divinités gauloises, dieux romains et cultes orientaux. de la mesure du temps aux travaux des champs, de l'artisanat aux plaisirs de la chasse, ce n'est pas une vision figée mais un tableau coloré, grouillant de vie, de bruits et d'odeurs.


  • Réédition d'un classique de la littérature scientifique.

  • Synthèse sur la Horde d'Or, héritière de l'empire Mongol, qui a exercé une influence politique et culturelle à la fin du Moyen Age en Europe. La future Russie demeura sous son contrôle jusqu'en 1480.

  • Le nomadisme a donné lieu à des cultures originales qui, des plus célèbres aux plus obscures dominèrent les steppes d'Eurasie durant l'Antiquité et le Moyen Age. Près de quarante peuples ou ensembles tribaux nomades se sont partagé ces immenses étendues. Au-delà de leurs différences physiques, linguistiques ou religieuse, leurs cultures les rapprochent d'une "même civilisation des steppes". Aujourd'hui, l'archéologie permet de redécouvrir leur art, leurs moeurs et leurs systèmes sociaux, révélant une part importante de l'histoire du continent eurasiatique.

  • Synthèse sur les Sarmates, peuple nomade venus de Russie et qui ont influencé l'histoire européenne.

  • La civilisation solutréenne surgit, courte et dense, à travers les traditions classiques européennes entre vingt-deux et dix-huit mille ans avant notre ère. Toutes ses composantes culturelles présentent à la fois une grande homogénéité et une opposition radicale avec les milieux qu'elle traverse. Arts, techniques, habitats, prédation atteignent des niveaux d'élaborations inouïs. Considérée à l'échelle européenne, son extension se limite à l'extrémité occidentale : Espagne et France. Mais son impact semble avoir été déterminant dans l'histoire ultérieure du continent, spécialement dans la formation du Magdalénien (Lascaux) qui s'étendra ensuite beaucoup plus largement.

  • Le Gravettien est la deuxième grande culture européenne depuis l'arrivée de l'Homme moderne en Europe. Datée d'entre 29 000 et 22 000 ans environ, elle succède à l'Aurignacien.
    Depuis le Portugal jusqu'à la Sibérie, de l'Europe du Nord jusqu'à l'Andalousie, les Gravettiens forment une entité culturelle homogène, dont le symbole le plus marquant sont les fameuses «Vénus », des représentations féminines aux formes généreuses, statuettes, bas-reliefs, peintures ou gravures qui accompagnaient et nourrissaient l'imaginaire de ces chasseurs-cueilleurs, en compagnie de formes animales au style varié et polymorphe (Arcy-sur-Cure, Cussac, Pech-Merle).
    Appartenir à la même culture ne signifie pas pourtant une identité des productions.
    Une grande variété régionale est perceptible, ainsi qu'une grande diversité dans le choix du mode de vie. Les progrès de la recherche actuelle autorisent aujourd'hui une plus grande finesse dans l'analyse.
    Les meilleurs spécialistes analysent ici les ossements, les outils et les oeuvres d'art laissées par les Gravettiens. Ils dressent pour nous le portrait d'une société élaborée, aussi bien dans sa vie de tous les jours, ses techniques, que dans ses rêves et ses bouleversements.

  • Aux confins des terres émergées, l'Europe a longtemps constitué une aire marginale pour les populations humaines (Neandertal). L'évolution mécanique de notre anatomie fut largement réalisée ailleurs, au sein des vastes masses continentales d'Asie et d'Afrique (Cro-Magnon). Cette humanité en pleine expansion démographique élabora des systèmes de valeurs adaptés à ses contraintes internes. Armée d'une métaphysique nouvelle, fondée sur la conquête des forces naturelles par l'esprit, elle déborda progressivement ses aires d'origine et s'étendit, vers l'ouest, à tout le continent. Nous la reconnaissons à son anatomie, à ses traditions, à ses arts et à ses mythes. Ses raffinements techniques jouèrent avec des forces mécaniques récemment domptées, où l'énergie fut mise en transformation. Les matériaux souples et résistants furent empruntés aux espèces animales. La particularité essentielle y fut de glisser un monde de symboles, entre la réalité et l'action, autant dans les armes que dans les images. Ces populations modernes subsistèrent jusqu'à nous ; elles fondèrent l'Europe et enclenchèrent son histoire.

  • Les archéologues, ethnologues, historiens de l'art... désignent par le nom turco-mongol de "tamga'' des emblèmes géométriques non figuratifs. utilisés depuis l'Antiquité par les peuples nomades de la steppe (Sarmates Alains. Saces. puis certains Huns. Turcs. Mongols...) et adoptés aussi par certains peuples sédentaires voisins (Perses, Slaves, Caucasiens...). Ces emblèmes. la plupart du temps collectifs. servent principalement au marquage des troupeaux.
    Mais aussi des objets (comme marque de propriété ou de fabrique). et jouent le rôle d'armoiries" (sur des monnaies. des monuments). Ils sont une source historique et sociologique de premier plan : ils éclairent certains liens entre familles. entre peuples, entre cultures (transmission des tamgas des peuples iranophones antiques aux peuples turcophones médiévaux). et aussi des questions de régime de propriété et de succession.
    Ils constituent un système héraldique original qu'il est intéressant de comparer à l'héraldique occidentale. aux mon japonais. à divers types de marques de propriété commes celles des marchands de l'Occident médiéval. etc. La question des rapports entre tamgas et écrit ores se pose de façon récurrente : dérivent-ils d'une écriture ? Sont-ils eux-mêmes une forme d'écriture ? Les tamgas ont presque toujours été étudiés dans le cadre d'une culture précise (tamgas sarmates.
    Tamgas turcs...), sans chercher à donner une image générale de ce système en usage depuis environ ? 500 ans et encore vivant chez certains peuples. Première publication synthétique sur ce sujet, l'ouvrage cherche justement. non pas à constituer une encyclopédie exhaustive (et impossible) de tous les signes connus. mais à donner une vue d'ensemble : origine du système, traits communs, utilisations par divers ensembles culturels.

  • Synthèse très attendue sur les Vandales, peuple venu d'Europe centrale et qui a fini par s'établir en Afrique du Nord. Vérités archéologiques. Les Vandales ne sont pas les barbares sanguinaires décrits généralement. Seuls parmi les peuples des steppes à maîtriser l'art de la navigation, ils ont construit une civilisation raffinée et originale.

  • C'est pendant la dernière grande glaciation, il y a un peu moins de 40 000 ans, qu'apparaissent les premières traces d'occupation humaine dans le Grand Nord.
    A la même époque a lieu le premier peuplement de l'Amérique par des populations qui durent passer par ces régions et qui sont, comme le montrent des découvertes archéologiques récentes, différentes des Amérindiens actuels. La fin de la dernière glaciation a entraîné d'énormes bouleversements écologiques, qui constituèrent pour l'humanité nordique des catastrophes environnementales, mais aussi de nouvelles possibilités d'expansion dans des territoires vierges.
    Un nouveau mode de subsistance se dessine, qui repose sur les ressources de la mer. Progressivement s'ouvrira le détroit de Béring, coupant la voie terrestre entre l'Amérique et l'Eurasie. En quelques millénaires, la baleine va remplacer le mammouth comme source d'alimentation et de matière première, annonçant l'apparition de l'Esquimau. Après avoir étudié dans le précédent volume les mythes et la découverte de ces immenses territoires (Des mythes à la Préhistoire), Patrick Plumet retrace ici la préhistoire d'hommes qui ont su s'adapter aux conditions les plus extrêmes de notre planète et participer à la grande aventure de l'évolution des cultures humaines.

  • Il y a les Amazones du mythe : le peuple de femmes guerrières.
    Les Anciens y voyaient un modèle d'inversion de la normalité, mais beaucoup crut cru à leur existence. Il y a les Amazones de la réalité : dans les steppes d'Eurasie, durant l'Antiquité et bien plus tard, la plupart des peuples nomades ont ancré les femmes et, chez certains. elles semblent bien avoir pris part à des combats. Mythe et réalité se. Sont ainsi mêlés dès l'Antiquité : les Amazones de la légende, initialement localisées en Asie Mineure, ont été ensuite associées aux régions pontico-caucasiennes, d'où provenaient des informations sur d'authentiques femmes guerrières.
    Inversement, ces dernières ont été parées de certains traits mythiques. Les connaissances actuelles permettent de mieux cerner la vérité de ce phénomène. Il reste à l'interpréter dans son contexte, en écartant certaines élucubrations idéologiques d'hier et d'aujourd'hui. Les vraies "Amazones" de la steppe rejoignent alors l'image fascinante d'une civilisation qui a souvent fait à la femme une place éminente jusque dans les activités les plus valorisées.

  • La rencontre entre Neandertal et les hommes modernes constitue le fondement de toute l'histoire européenne. L'apport de populations extérieures a provoqué d'innombrables réactions à travers le continent, fondés sur les traditions régionales antérieures.

  • Aux confins des terres émergées, l'Europe a longtemps constitué une aire marginale pour les populations humaines (Neandertal).
    L'évolution mécanique de notre anatomie fut largement réalisée ailleurs, au sein des vastes masses continentales d'Asie et d'Afrique (Cro-Magnon). Cette humanité en pleine expansion démographique élabora des systèmes de valeurs adaptés à ses contraintes internes. Armée d'une métaphysique nouvelle, fondée sur la conquête des forces naturelles par l'esprit, elle déborda progressivement ses aires d'origine et s'étendit, vers l'ouest, à tout le continent.
    Nous la reconnaissons à son anatomie, à ses traditions, à ses arts et à ses mythes. Ses raffinements techniques jouèrent avec des forces mécaniques récemment domptées, où l'énergie fut mise en transformation. Les matériaux souples et résistants furent empruntés aux espèces animales. La particularité essentielle y fut de glisser un monde de symboles, entre la réalité et l'action, autant dans les armes que dans les images.
    Ces populations modernes subsistèrent jusqu'à nous ; elles fondèrent l'Europe et enclenchèrent son histoire.

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