Faton

  • Rembrandt

    Collectif

    Renommé pour sa peinture, Rembrandt (1606-1669) excellait particulièrement dans le domaine de la gravure à l'eau-forte, où il s'est livré à des recherches infinies, variant les effets d'ombre et de lumière, ajoutant ou retranchant des détails, et transformant parfois complètement ses compositions.

  • L'Agneau Mystique, le célèbre retable des frères Hubert et Jan Van Eyck, achevé en 1432 est conservé aujourd'hui à l'église Saint-Bavon de Gand pour lequel il a été conçu.
    L'ouvrage présente cet ensemble majeur en offrant une analyse de sa signification comme de son style avec une très large illustration. Il cherche également à montrer ce que furent les prémices de cet art et son développement par Jan, le cadet des deux artistes.
    Entre la peinture parisienne des premières années du XVe et la peinture européenne du milieu du même siècle, s'élabore avec eux une vision nouvelle essentiellement réaliste, servie par un métier éblouissant.
    Le livre permet d'approcher à la fois des peintures très connues et des oeuvres plus rares.
    /> En complément d'un exposé présentant la vie et les productions des deux artistes, des annexes réunissent les documents sur lesquels s'est appuyée la recherche et un catalogue des oeuvres qui expose les différentes hypothèses qu'elles ont pu suggérer et leurs caractères matériels.
    C'est la première étude d'ensemble qui depuis les publications de James Weale (1908) et de Ludwig Baldass (1952), apporte de nombreuses nouvelles données par des analyses méthodiques des documents et des oeuvres.

  • Les frères Le Nain ont longtemps été la source d'un des plus grands mystères de la peinture française du XVIIe siècle et leur oeuvre a soulevé de nombreux problèmes d'attribution, pour distinguer d'une part la main des trois frères entre eux, et d'autre part différencier leur travail de celui de maîtres contemporains (comme le maître aux béguins, le maître des cortèges, etc.).
    Les Le Nain étaient trois frères originaires de Laon, en Picardie :
    Antoine, Louis et Mathieu. Au cours des années 1640, ils ont exécuté, à Paris, un ensemble de chefs-d'oeuvre d'une complète originalité. Leurs plus fameuses compositions montrent des paysans peints avec une vérité saisissante et une grande puissance d'émotion. Les visages sont tournés vers le spectateur, ou bien les expressions sont rêveuses et mélancoliques. Ces scènes renversent les hiérarchies admises. Elles représentent les plus humbles avec une noblesse et une dignité sans précédent.
    Depuis l'exposition organisée par Jacques Thuillier au Grand Palais en 1978, la recherche a progressé et permis d'éclaircir une part du « mystère Le Nain ». Ce catalogue raisonné consacre une grande partie à la biographie des artistes, entièrement renouvelée, en prenant en compte les découvertes d'archives les plus récentes. Il s'attache ensuite à la réception de leur oeuvre et aux nombreux problèmes d'attributions qu'elle a posés au fil des siècles. Une partie importante est consacrée à l'iconographie et à la thématique des tableaux, qui sont souvent plus que de simples scènes de genre.
    Enfin le catalogue raisonné comprend quatre vingt-deux tableaux ; chacun fait l'objet de notices détaillées, où sont distinguées les mains de Louis, d'Antoine et de Mathieu.

  • Dans l'esprit des Occidentaux, l'architecture japonisante bâtie en Europe à la fin du XIXe siècle était identique à celle de l'archipel. Mais ces décors monumentaux ou rustiques, présentés dans des paysages exotiques créés de toutes pièces, étaient des architectures mixtes, en partie importées de l'archipel, mais toujours adaptées aux plaisirs des Européens. En effet le succès de ce japonisme architectural n'était autre que la suite de l'engouement qu'avait connu le premier XIXe siècle pour les Folies et les chinoiseries.

  • Le musée Condé à Chantilly conserve une importante collection des premiers photographes du XIXe siècle, ou « primitifs de la photographie », grâce à son donateur, Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897).
    Exilé en Angleterre de 1848 à 1871, le fils du roi Louis-Philippe collectionne des vues du Paris de Napoléon III, alors en pleine transformation : dans les années 1850, Baldus, qui participe à la Mission héliographique, et les frères Bisson réalisent des clichés du Louvre et des Tuileries. Voyageant dans toute l'Europe, le duc acquiert des photographies des sites archéologiques de Rome et d'Athènes, ou des vues de Suisse par Braun. Ancien gouverneur de l'Algérie, il possède un panorama du port d'Alger et des types orientaux. Allié à la plupart des têtes couronnées d'Europe, ses albums de famille réunissent l'empereur François-Joseph et l'empereur Maximilien du Mexique par Angerer, la reine Victoria par Caldesi, et bien sûr les Orléans par le vicomte Joseph Vigier, Camille Silvy et Claudet.
    Amateur d'art, mesurant l'apport de la photographie à l'histoire de l'art, il a dans ses cartons les clichés par Louis-Remy Robert des porcelaines de Sèvres présentées à l'Exposition universelle de 1855 et acquiert une des premières photographies en couleurs d'un tableau par Louis Ducos du Hauron (1878). Sensible à la création artistique, le duc d'Aumale réunit enfin une magnifique suite des Marines de Gustave LeGray, qui sont le clou de sa collection.
    De 1848 à la fin du siècle, sa collection est représentative des différents courants et des différentes techniques de la photographie à ses débuts.

  • Une découverte prématurée Lors des fouilles conduites entre 1929 et 1931 à Tell Ahmar, anciennement Til Barsip, situé sur la rive gauche de l'Euphrate, à une vingtaine de kilomètres au sud de la frontière turque, la mission archéologique du Louvre dirigée par François Thureau-Dangin découvre un ensemble exceptionnel de peintures murales datées de l'époque néo-assyrienne. Malheureusement, à l'époque de cette découverte, les archéologues ne disposaient pas des moyens techniques pour sauvegarder ces fragiles vestiges peints. Il ne fut possible de sauver, en les détachant du mur, que quelques fragments partagés entre le musée d'Alep et le musée du Louvre. Toutefois, un relevé complet en couleur avait pu auparavant être effectué par l'architecte Lucien Cavro, sur des rouleaux de papier aujourd'hui conservés au Louvre ; ces derniers nous offrent une précieuse documentation sur le décor peint des palais assyriens.
    Un élément de décor assyrien Ce palais a été édifié quelque temps après la conquête de l'ancienne cité araméenne de Til Barsip par le roi assyrien Salmanasar III en 855 av. J.-C. Le décor peint, réalisé au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne, complète ou prend la place des reliefs de pierre déployés dans les grandes capitales. Ce décor est constitué de grandes compositions narratives destinées à exalter la personne royale et à évoquer la puissance de l'empire mais aussi de simples frises ornementales. Ce fragment de peinture, traditionnellement appelé "la chèvre bleue" mais incarnant plus vraisemblablement un bouc sauvage, faisait partie d'une frise qui ornait un couloir ouvrant sur la salle d'audience. La frise se composait de groupes répétés de deux bouquetins affrontés de part et d'autre d'un motif décoratif, selon un thème proprement oriental. Nous pouvons noter le contraste entre la parfaite observation de l'animal dans la nature et le caractère symbolique de cette couleur bleue.
    Une technique picturale récemment identifiée Les trois peintures exposées au musée du Louvre ont fait l'objet d'une restauration en 1986- 1987. Les études menées à cette occasion ont permis d'en connaître la composition. La couleur bleue utilisée ici est un "bleu égyptien" fait de pigments fabriqués à partir d'un silicate double de calcium et de cuivre, destiné à imiter le lapis-lazuli. Les contours sont tracés en noir de charbon d'origine animale ou végétale ; le rouge est une ocre naturelle à base d'oxyde de fer. Les couleurs avaient été posées sur de la terre crue simplement préparée à la chaux.

  • Cet ouvrage riche de 504 illustrations est une passionnante étude sur l'architecture gothique en Alsace. Un tiers du propos est consacré à la cathédrale de Strasbourg, monument incontournable de l'art gothique. La suite invite le lecteur à un itinéraire gothique de grande ampleur, avec l'examen approfondi d'édifices alsaciens de première importance (collégiale Saint-Thiébaut de Thann), ainsi que celui des églises moins célèbres, sans oublier les monuments disparus ou détruits, dont l'auteur s'attache à retracer l'histoire (église des Dominicains de Strasbourg), en puisant dans l'iconographie ancienne (gravures).
    En s'appuyant sur les archives, l'auteur relate l'histoire mouvementée des édifices, en s'intéressant aux événements qui ont conduit à leur état actuel (destructions, reconstructions, etc.). Il invite le lecteur à observer les églises en se concentrant sur les éléments remarquables et typiques de l'art gothique et en s'attardant sur les détails intéressants (le buste accoudé de la cathédrale). Chaque monument est décrit selon la logique suivante : historique, plan de l'édifice, extérieur, intérieur et description minutieuse des oeuvres d'art (vitraux, sculptures, peintures, etc.).
    L'introduction replace les églises dans le contexte historique, culturel et spirituel de leur construction et établit des liens de parenté entre les différents édifices gothiques alsaciens. Pour compléter cette étude, l'auteur propose une grande bibliographie actualisée et un glossaire.
    À la fois ouvrage de fond et guide culturel de l'architecture gothique en Alsace, le livre d'Enrico Pozzi fait écho à l'ouvrage de Suzanne Braun paru en 2010, Alsace romane (Éd. Faton).

  • Le livre de Bernard Wodon offre un panorama des oeuvres de ferronnerie européennes du Moyen Âge au XXe siècle et permet de s'initier, non seulement à la technique, mais aussi à la lecture graphique de quelques oeuvres jalons.
    La première partie de l'ouvrage présente le métier de ferronnier et sa technique, la deuxième traite des époques et de leurs écoles du XIIe siècle au XXe siècle, et la troisième partie est consacrée à la terminologie des formes et des techniques, présentée sous forme de lexique illustré, outil totalement inédit.
    Environ 400 photographies valorisent la vie de la matière domptée par le travail forcené, mais précis et sensible, du marteau. Certaines d'entre elles exploitent les fortes oppositions d'ombre et de lumière. La lecture des oeuvres « décode » l'agencement des motifs, leur équilibre graphique et l'ingéniosité technique de leur assemblage.
    Conçu à la fois comme un outil et comme un livre d'art, très illustré, l'ouvrage s'adresse aussi bien aux acteurs du patrimoine, aux serruriersferronniers et aux architectes-restaurateurs qu'aux historiens d'art, antiquaires, ornemanistes ou amateurs.

  • L'art roman de l'Alsace est fortement marqué par son appartenance à l'Empire aussi bien dans ses références à des modèles d'édifices prestigieux, telles les cathédrales impériales de Spire, de Worms ou de Mayence, que par ses formes décoratives tout à fait particulières, mais surtout par la longue période durant laquelle il s'est développé, puisqu'il débute aux environs de l'an mil, et se maintient jusqu'à une époque où, en France, l'art gothique règne déjà en maître, c'est-à-dire aux environs de 1230-1240.

    L'itinéraire roman conçu dans cet ouvrage mènera le visiteur à travers l'Alsace, non seulement à la découverte de ses sites majeurs les plus renommés, mais aussi par des chemins détournés, à la rencontre de modestes chapelles ou fragments d'édifices de moindre importance qui n'en sont pas moins des jalons et des témoins précieux d'un art de bâtir, dont la chronologie et la vision sont vues sous un jour nouveau.

  • Alors que le massif de l'Ennedi vient d'être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, l'ouvrage de François Soleilhavoup analyse, de manière approfondie et originale, quelques aspects de cet art rupestre abondant et très varié, encore peu connu du grand public. Avec le site de Niola Doa, il nous présente un ensemble exceptionnel de gravures uniques dans tout le continent et dont le mystère reste encore à percer. De nombreux documents photographiques et des relevés rigoureux permettent à l'amateur d'art d'admirer des oeuvres majeures, encore difficiles d'accès.
    L'étude des mystérieux personnages de Niola Doa - très probablement féminins -, décorés de la tête aux pieds d'étranges graphismes géométriques réalisés avec une incroyable maîtrise technique, a conduit l'auteur à s'intéresser d'une manière plus générale aux représentations féminines dans l'art préhistorique et à proposer, en guise de conclusion, une rapide synthèse de ses recherches dans ce domaine.

  • Meubles à secrets

    Collectif

    Meubles à secrets Secrets de meubles Catalogue d'exposition Musée national du château de Malmaison LE LIVRE Cacher, protéger, ranger, tels sont, parmi d'autres, les services qu'un meuble peut rendre. À l'occasion de l'achèvement de la restauration par l'École Boulle d'un secrétaire à secrets de Mathieu-Guillaume Biennais, le Musée national des châteaux de Malmaison et Bois- Préau présente, autour de ce meuble unique, un parcours didactique à travers les salles d'exposition permanente pour découvrir tiroirs et cachettes dissimulés dans les collections du musée et les pièces du château.
    S'il est un meuble des plus appropriés à soustraire aux yeux indiscrets papiers, billets galants ou argent, c'est bien le meuble à la mode dans les demeures du XVIIIe siècle : le secrétaire, dont le nom même indique la principale fonction : tenir au secret.

  • Le chantier des grandes écuries, débuté en 1719, s'étend sur plus de vingt ans.
    La façade aux forts accents classiques rattache cette oeuvre de Jean Aubert à l'architecture du XVIIe siècle, tandis que le décor sculpté qui s'y déploie en majesté l'inscrit pleinement dans l'art rocaille.
    Pour mieux comprendre la construction et la conception de ce bâtiment de communs pourtant majestueux, cet ouvrage se propose de revenir sur le parcours du prince Louis Henri de Bourbon-Condé, qui affirme son pouvoir à travers cette commande fastueuse. L'analyse des formes du bâtiment, de son décor, de son usage et de son fonctionnement offre un point de vue exhaustif sur son histoire. Enfin, l'étude de l'évolution des grandes écuries au XIXe siècle permet de s'attacher, en dernier lieu, à la postérité de ce bâtiment et à la mémoire de ce monument unique.
    Les grandes écuries restent aujourd'hui les plus grandes écuries princières d'Europe, un bâtiment emblématique de l'architecture du règne de Louis XV. Ce livre vient leur redonner une histoire et donner à voir un trésor du patrimoine.

  • Un téléphone portable chez Charlemagne, une bouée canard dans les jardins de Louis XIV, un sabre laser au coeur d'une taverne de mousquetaires, une télévision dans le salon de Napoléon III...

    L'histoire est sens dessus dessous ! Sauras-tu remettre les choses en ordre ? Dans ce bel album de jeux, il te faudra trouver les anachronismes qui se cachent dans les grands épisodes de l'histoire de France. L'occasion de te plonger dans le passé de tes ancêtres tout en t'amusant...

    18 planches illustrées accompagnées de repères pédagogiques, des Mérovingiens à Charles de Gaulle.

  • Très peu de femmes ont laissé un nom dans l'histoire de la peinture. Ni par leur talent, ni par leur originalité elles ne souffrent de la comparaison avec les artistes masculins. Louyse Moillon est peut-être la plus illustre d'entre-elles, tant elle occupe une place de premier plan dans le genre qui est le sien - la nature morte aux fruits - et tant ses oeuvres sont recherchées. Personnalité affirmée Louyse Moillon (1610 - 1696) a traversé le siècle en suivant de ses oeuvres de jeunesse à la maturité une voie personnelle qui donne de la solidité à ses compositions du velouté et de subtiles transparences à ses fruits, un charme mystérieux à l'atmosphère de ses tablesgarnies. Dominique Alsina a scruté toutes les oeuvres répertoriées de Louyse Moillon pour distinguer les critères d'authenticité et les étapes de la carrière de l'artiste. Il a établi un catalogue raisonné de soixante-neuf tableaux authentiques. Fait exceptionnel, onze d'entre eux dont les trois du Louvre ont fait l'objet d'une étude scientifique complète (un rapport de près de 300 pages). Cet ouvrage présente la version allégée de la thèse de doctorat de l'auteur sur Louyse Moillon, le catalogue raisonné (bilingue français-anglais) et une synthèse du rapport scientifique.

  • Les porte-monnaie

    Collectif

    • Faton
    • 21 Août 2019

    Cet ouvrage, et l'exposition qui se tient à la Monnaie de Paris, Chic et utile, l'art du porte-monnaie, mettent pour la première fois en lumière un objet qui n'avait presque pas été étudié jusqu'ici.
    Généralement en cuir, plutôt robuste, le porte-monnaie présente une utilité certaine dans les échanges monétaires, mais au-delà de cette fonctionnalité, il peut être considéré comme un objet d'art, ainsi que le montre la collection de plus de deux cents pièces réunie par Henri Joannis-Deberne. Cette collection, qui couvre la période 1830-1930 et dont ce livre présente les plus belles pièces, est à ce jour inédite.
    Durant une centaine d'années, de 1830 à 1914, les porte-monnaie, apparus à l'époque romantique, ont concurrencé la bourse. Si l'on en croit la variété des décors et des matériaux qui les composent, ces petits objets, destinés à contenir quelque menue monnaie, furent d'abord précieux et produits en grande quantité.
    Ils faisaient partie de la panoplie des jolis accessoires que les femmes recevaient en cadeau et rangeaient dans leur sac ou leur poche. On éprouvait de la satisfaction à le sortir, à le regarder et à le montrer car ses décors peints, gravés, émaillés étaient un plaisir pour les yeux.
    Objets du quotidien et indices du statut social, bourses, porte-louis et porte-monnaie permettent d'évoquer la vie mondaine au cours des siècles et plus particulièrement du XIXe siècle et constituent une illustration « du chic parisien ».
    Grâce à la collaboration de plusieurs chercheurs et conservateurs, le portemonnaie sort de son anonymat. Tout est dit sur ses fonctions, ses usages, les matériaux dont il est constitué... Les chapitres sur la tabletterie, l'invention des brevets, l'élégance, le commerce, l'évolution vers le portefeuille en cuir et le sac du soir, montrent la richesse des informations rassemblées.

  • Si tu as envie de déguster l'histoire de l'entrée jusqu'au dessert, ce livre de recettes est fait pour toi !
    Aubergines à la mode d'Alexandrie, les samboussek, le moretum, le halvas simigdalenios, Patina de laitue, Flan de Sienne... C'est à un voyage à la découverte des saveurs perdues que ce livre emmènera toute ta famille ou tes amis à travers 20 recettes de l'Antiquité (égyptienne, grecque et romaine) et du Moyen Âge.
    Avec ces recettes ludiques et faciles à réaliser, le passé va reprendre vie dans ton assiette !

  • Ce troisième album des Carnets de Chantilly est consacré à Nicolas Poussin (Les Andelys, 1594 - Rome, 1665) et reproduit la totalité de la collection du musée Condé, la plus importante en France après celle du Louvre, sept tableaux et trente-six dessins originaux, accompagnée d'une chronologie et de notices détaillées par Pierre Rosenberg, spécialiste de l'artiste.
    Ces oeuvres sont représentatives du style de ce remarquable dessinateur qu'est Poussin, le plus grand artiste français du XVIIe siècle : on y trouve de superbes lavis mythologiques de la jeunesse de l'artiste (Acis et Galatée, Mars et Vénus, Daphné et Pénée), mais aussi deux études pour L'Adoration des Mages, tableau peint en 1633 par Nicolas Poussin et conservé aujourd'hui à Dresde, des copies d'après l'antique (Statue équestre de Marc Aurèle, Études d'après la Colonne Trajane) ou les maîtres de la Renaissance comme Jules Romain ou Polydore de Caravage, et des paysages appartenant à la dernière manière de l'artiste.
    Ces dessins proviennent en majorité de la collection de Frédéric Reiset acquise en 1860 par le duc d'Aumale (1822- 1897), donateur de Chantilly à l'Institut de France en 1886, mais certains avaient appartenu auparavant à de grands collectionneurs comme Pierre Crozat, Pierre-Jean Mariette, Dominique Vivant-Denon ou Sir Thomas Lawrence.

  • Le premier de son genre, l'atelier Primavera vit le jour en 1912 par la volonté de deux ardents partisans de l'introduction de la modernité dans les arts décoratifs, Pierre Laguionie, jeune gérant du Printemps, et l'avocat René Guilleré, fondateur de la Société des Artistes décorateurs.
    Émanant d'une structure commerciale disposant d'importantes capacités d'investissement et de larges débouchés en direction des classes moyennes, Primavera connut un développement rapide après la Première Guerre mondiale. Ses promoteurs s'y employèrent de toute leur énergie par l'embauche de créateurs chargés de concevoir meubles et objets utilitaires ou décoratifs, l'achat d'une faïencerie près de Tours, le recrutement de nombreux sous-traitants pour le verre et la céramique, le développement de la publicité dans la presse et les catalogues du magasin (tirant à plus d'un million).
    Leur politique déterminée de médiatisation, indissociable de la participation régulière aux principaux salons (Artistes décorateurs, Automne), sera couronnée par l'édification du Pavillon Primavera à la grande Exposition de 1925, où des millions de visiteurs découvriront ces produits abordables d'une esthétique nouvelle. Primavera fournira dès lors des meubles bien dessinés et fabriqués à une clientèle modeste éprise de modernité.
    Mais, son rôle d'initiateur et de propagateur sera plus marquant dans le domaine des accessoires (tapis, tissus d'ameublement, papiers peints à la mode) qui, grâce à la vente par correspondance, seront diffusés dans la France entière ; et, encore plus, avec les bibelots, majoritairement en céramique, dont l'Atelier se fit rapidement une spécialité.
    L'imagination inépuisable des créations engendrera alors l'apparition d'une image associant inventivité et fantaisie, diffusée internationalement par les animations annuelles des Petites Foires des arts décoratifs (1926-1936), que Colette Gueden adaptera ultérieurement avec brio à la société des loisirs avec ses Fêtes du Printemps (1952- 1972).
    Les 500 pages de ce livre sont enrichies de centaines d'illustrations représentant documents d'époque, dessins et photographies, meubles, accessoires et objets d'art façonnés par Primavera.
    À l'issue de nombreuses années de recherches, d'enquêtes et d'interviews, Alain-René Hardy, spécialiste reconnu des arts décoratifs de l'entre-deuxguerres, nous propose avec cet ouvrage une étude très complète dans laquelle il détaille tour à tour l'historique, le fonctionnement, puis la production, particulièrement céramique, de l'atelier du Printemps.

  • L'empereur popularisé au XXe siècle par Marguerite Yourcenar dans ses Mémoires d'Hadrien a régné sur l'Empire romain de 117 à 138. Il succédait à Trajan, qui fut son tuteur et l'adopta avant de mourir. Contre la politique conquérante de son prédécesseur dont il avait pu, dans ses fonctions militaires, observer les impasses, Hadrien revient à la sagesse d'Auguste et s'applique à ramener la paix dans l'Empire en stabilisant ses frontières : les fortifications de son fameux Mur en Grande-Bretagne en sont aujourd'hui encore un exemple spectaculaire. Voyageur infatigable, Hadrien passe une grande partie de son règne à parcourir les territoires du monde romain. Cet homme de terrain respecte les traditions locales et reste attentif aux cas individuels, tout en réformant le droit et l'administration, l'esprit même des lois et la gestion des affaires au quotidien.
    Mais soucieux de la prospérité matérielle, l'empereur est aussi un amoureux des arts et des lettres, doué lui-même de multiples talents. Sa villa de Tibur, entre autres, témoigne de son goût pour l'architecture. Et combien de portraits a-t-il commandés pour immortaliser la beauté de son favori, Antinoos, disparu très jeune et bientôt l'objet d'un véritable culte ? Enfin et surtout, cet esthète est un homme curieux des mystères du monde et de la diversité des religions. Ses interrogations renvoient à l'esprit d'une époque, que Robert Turcan, historien latiniste et spécialiste de la religion romaine, scrute ici à travers les données de la tradition écrite et d'une iconographie abondante. Sa relecture critique des documents éclaire pour la première fois toutes les facettes d'un personnage réputé "inconstant, multiple, multiforme", en réalité souverain remarquable qui permit que d'autres empereurs mémorables lui succèdent : Antonin le Pieux et Marc Aurèle.

  • Chacune des périodes qui se sont succédé au Sahara avant la désertification est caractérisée par un trait dominant de ses gravures et peintures rupestres. Des personnages aux Têtes rondes sont la marque de l'une de ces périodes datant d'il y a environ 8 000 ans. Dans l'histoire complexe des cultures du Sahara l'art des Têtes rondes précède les arts caractérisés par une représentation animale : bovidé, cheval, chameau. Il s'agit donc de la période la plus ancienne. Cependant de nombreux sites ont été conservés qui se répartissent en trois grandes régions d'après l'état actuel de la prospection, une en Algérie au Tassili-n-Ajjer et deux en Libye Aramat et Akakus.
    Le livre de François Soleilhavoup donne un panorama complet des abris actuellement reconnus en révélant les filiations et la chronologie. De l'analyse de ces gravures et de ces peintures se dégage le sentiment qu'au-delà d'une pensée animiste les hommes des Têtes rondes ont accédé à un univers pénétré de transcendance et de religiosité. L'étude du Sahara préhistorique a commencé à partir des années 1950, consistant alors à effectuer de nombreux relevés avec des essais de classement. C'est à partir des années 1980 que l'art des Têtes rondes a fait l'objet d'une étude systématique dans le cadre de la préhistoire du Sahara. François Soleilhavoup en est le principal animateur. Dans cet ouvrage il donne pour la première fois un résultat d'ensemble de ses travaux. Son texte est accompagné de très nombreux relevés et photographies réalisés au cours des investigations qu'il a conduites.

  • A travers une riche documentation qui présente près de quatre cent cinquante sarcophages illustrés dont la majorité sont inédits, l'auteur explique les techniques de fabrication et de décoration des cercueils, met en évidence leur évolution chronologique et géographique, montre la richesse et la variété des décors, en particulier des visages qui témoignent d'un art populaire expressif. Ces sarcophages si étranges, expressifs dans leur simplicité, ne peuvent laisser aucun lecteur indifférent.

  • Avec les cinq cents photographies et plans qui l'illustrent, ce livre propose quinze itinéraires pour partir à la découverte de 150 sites de l'Auvergne romane.
    Les édifices majeurs sont finement étudiés, comme la basilique Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand, l'égliseSaint-Austremoine d'Issoire, la basilique Notre-Dame d'Orcival, l'église de Saint-Nectaire et l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin.
    Une place centrale est également accordée à la multitude de petites églises, prieurés et chapelles qui donnent chair au vaste territoire considéré, tels que Brioude, Souvigny, Saint-Paulien ou Chanteuges. Leur examen permet de valoriser et de comprendre l'existence d'autres réalités romanes qui s'épanouissent autour de Clermont, d'Orcival, d'Issoire ou du Puy entre le Xe et le XIIe siècle.
    En reconsidérant la géographie diocésaine de l'Auvergne, l'auteur nous invite à interroger autrement les formes architecturales et la sculpture. En effet, chaque édifice contient une signification politique, culturelle et religieuse qui donne à saisir les manières de définir la pierre par le sacré.

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