Littérature générale

  • L'historien revient sur la place accordée au silence dans la vie des hommes depuis la Renaissance, montre le lien unissant l'invention de l'individu et la construction d'un retour sur soi. L'analyse s'appuie largement sur les textes littéraires, de Castiglione et Loyola à Gracq et Jaccottet, en passant par Proust et Huysmans, ainsi qu'à des oeuvres d'art.

  • En 1417, Poggio Bracciolini, jeune humaniste sans emploi depuis la déposition de l'antipape Jean XXIII, part sur les routes à la recherche de textes antiques. En Allemagne, il découvre un manuscrit du«De rerum natura»de Lucrèce, poème dont la diffusion permet une redécouverte du matérialisme antique. Prix Pulitzer 2012.

  • «Je n'ai jamais vu une femme aussi belle», écrit à son propos le jeune Marcel Proust. Véritable légende vivante dans le Paris de la Belle Époque, la comtesse Greffulhe ensorcela pendant plus d'un demi-siècle le Tout-Paris et le gotha européen avant de s'effacer des mémoires, dévorée par l'ombre des Guermantes qu'elle avait inspirés.
    Soulignant son rôle majeur dans le renouveau de la création musicale, le soutien décisif qu'elle apporta à Marie Curie ou encore son action en faveur de l'émancipation des femmes, Laure Hillerin ressuscite cette personnalité d'exception qui, transgressant nombre d'interdits, eut sur son époque une immense influence

  • L'Occident a défriché son espace au coeur des forêts, et fondé contre elles ses institutions dominantes - la religion, le droit, la famille, la cité. De part et d'autre de leur ténébreuse lisière, tenus à distance, deux espaces s'épient, se menacent, s'interrogent. Forêts, monde écarté, opaque, qui dépayse, enchante et terrifie.
    Robert Harrison raconte ici l'histoire des forêts dans l'imaginaire occidental. Avec Vico pour compagnon de voyage, il nous mène de l'épopée de Gilgamesh à la poésie contemporaine de Zanzotto. Dans les forêts, nous rencontrons Artémis, Dionysos, Roland furieux, les fées des contes, Rousseau, John Clare, une petite clairière de Constable, les symboles de Baudelaire...
    Les forêts tapissent les profondeurs de notre mémoire culturelle. Elles sont les frontières qui nous définissent : sans ces contrées où la civilisation projette ses fantasmes et ses peurs, nous n'habiterions pas notre monde de la même manière.

  • Comment un individu, à partir de données très limitées, peut-il développer un savoir aussi riche que le langage ? L'enfant, immergé dans une communauté linguistique, est confronté à un ensemble très restreint de phrases souvent imparfaites, inachevées. Néanmoins, il parvient à "construire" la grammaire de sa langue, à développer une maîtrise très complexe que l'expérience seule ne peut induire. En étudiant les problèmes posés par l'acquisition du langage, Chomsky rejette les spéculations empiristes et insiste sur les nécessités biologiques qui a priori déterminent le système cognitif.

  • Cet essai philosophique aborde de manière érudite et humoristique les paradoxes de la modernité à travers les notions de culture, d'histoire, de sécularisation, de progrès...

  • Citoyens !... L´orateur Jaurès, debout face à l´assistance, marque une courte pause puis s´élance. Sa voix, capable d´emplir les plus vastes édifices, épouse chaque nuance de sa pensée. L´effet d´entraînement sur l´auditoire est immédiat : les témoignages abondent qui décrivent son incomparable éloquence.
    Mais s´il fut un maître reconnu de la parole, l´élu de Carmaux, fondateur de la SFIO, demeure aussi et surtout, Léon Blum l´a souligné, « un des plus hauts penseurs et un des plus grands écrivains dont la France ait pu s´honorer ».
    Qu´il s´agisse de l´homme politique, farouche défenseur de la République et socialiste convaincu, du militant pacifiste, du philosophe ou du poète, ce recueil de discours et de conférences constitue la meilleure approche du « tribun extraordinaire ».

  • Choix d'articles issus du numéro des cahiers de«L'Herne»consacré en 2004 à l'anthropologue, à sa pensée, aux moments-clés de sa carrière, etc.

  • Aux yeux du monde, les Français seraient arrogants, présomptueux, ingouvernables... Ne seraient-ils pas d'abord et avant tout de grands amoureux des idées ? C'est, en tout cas, dans cette passion spécifiquement française qu'il faut, selon l'histoire britannique Sudhir Hazareesingh, chercher les racines de notre identité, et en particulier celles de notre fameuse exception culturelle. Au fond, à quoi reconnaît-on la pensée française ? Peut-être à cette façon d'être un art de vivre partagé par tous.
    Sans doute aussi à son inextinguible vitalité : si les Français donnent l'impression de ne jamais débattre sans se disputer, c'est qu ils ont l'exercice de la controverse trop à coeur ; s'ils passent facilement pour des donneurs de leçons, c'est qu'ils aspirent toujours vivement à l'universel, au point de s'en estimer seuls garants ; s'ils sont râleurs, anarchiques et prompts à la révolte, c est qu'ils ont une âme frondeuse et l'esprit critique chevillé au corps ; s'ils se croient supérieurs, c'est qu'ils ont le goût de l'abstraction, l'art d'inventer des concepts qui séduisent au-delà des frontières le socialisme, le structuralisme, l'existentialisme, la déconstruction, le mot même d'intellectuel.
    Enfin, s'ils sont enclins aujourd'hui à broyer du noir, c est qu'ils sont nostalgiques de leur grandeur passée et qu'ils refusent d'abdiquer. Catalogue passionné des spécificités de la pensée française, ce livre nous décrit mieux que nous ne saurions le faire, en même temps qu'il nous pousse à interroger l'inquiétude que nous inspire l'idée de notre déclin.

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