Littérature générale

  • «La plus belle rencontre littéraire de notre temps», dit ici J.M.G. Le Clézio. Et vingt-cinq années d'une aventure littéraire hors du commun, qui aura vu le festival, né à Saint-Malo, se projeter à Bamako, Missoula, Dublin, Sarajevo, Haïfa, Port-au-Prince, Brazzaville, Rabat, rassembler de plus en plus d'écrivains du monde entier autour de l'idée d'une littérature-monde, favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'écrivains africains et haïtiens, initier un «manifeste pour une littérature-monde en français» rassemblant quarante-quatre écrivains, qui proposait une vision nouvelle de la francophonie, et se retrouver aujourd'hui membre d'une Word Alliance regroupant huit des plus grands festivals du monde : Édimbourg, Berlin, Jaipur, Pékin, Melbourne, Toronto, New York. Au départ : la conviction qu'un monde disparaissait, qu'un autre naissait et que ce sont les artistes, les romanciers, les poètes, toujours, qui disent l'inconnu du monde qui vient. Et qu'il était urgent, s'arrachant aux visions supposées avant-gardistes d'une littérature n'ayant d'autre objet qu'elle-même, d'affirmer l'urgence d'un retour aux puissances d'incandescence de la littérature. Vingt-cinq années d'une aventure humaine et intellectuelle exceptionnelle dont cinquante-six écrivains disent ici l'intensité...

  • Leçons d'observation

    Daniel Picouly

    • Hoebeke
    • 15 Octobre 2014

    Daniel Picouly nous ramène au temps des « Leçons de choses » ou ce que l'on appelait chez les plus grands « Sciences naturelles ». Des cours qui enseignaient aux enfants la zoologie, la botanique, l'anatomie humaine et les sciences physiques. Pour faciliter l'étude de cette matière, l'instituteur s'aidait de grandes planches toutes colorées où les motifs étaient reproduits en très gros, une abeille aussi grosse qu'un cochon ! Pas difficile avec tout ce matériel de comprendre le fonctionnement du corps humain ou de découvrir que la vache avait quatre estomacs et que la poule n'en avait aucun ! Pour les écoliers de Daniel Picouly, la leçon d'observation avait même parfois un air de récréation. On se déplaçait pour aller dans la classe des « Chocottes » où squelettes, animaux empaillés, fioles et éprouvettes donnaient des frissons. Et puis il y avait les sorties nature et les expériences. Celles que l'on pratiquait en cachette en bon cancre, comme mettre un hanneton dans l'encrier et le voir s'envoler dans la classe en projetant de l'encre partout. Celles qui faisaient partie des leçons étaient tout aussi amusantes : démontrer grâce à deux entonnoirs reliés entre eux le système des vases communicants, ou suivre quotidiennement la germination du haricot et tout noter dans son cahier ! Aujourd'hui la compréhension de la nature se perd. Petites et grandes personnes pourront réviser leurs connaissances. Ces planches scolaires n'ont pas vieilli : le têtard devient toujours grenouille.

  • Onze nouvelles d'écrivains cubains qui évoquent la prostitution, la drogue, la violence ou les zombies. Ils appartiennent tous à un mouvement littéraire de jeunes auteurs ayant commencé à publier en l'an 2000.

  • Après trois célèbres encyclopédies sur les êtres féeriques, devenues des ouvrages de référence, Pierre Dubois entreprend de nous faire voyager dans l'imaginaire des saisons à travers les légendes, les contes et les dictons se rapportant au climat, aux bêtes, aux plantes et à toutes ces coutumes dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Saviez-vous que les taupes sont les âmes damnées des paysans grippe-sous ? Que l'homme aux 365 nez n'apparaît que le 31 décembre et que la nuit de Noël, les menhirs se déplacent pour aller boire aux fontaines ? Avez-vous déjà entendu l'histoire de sainte Apolline qui soigne les douleurs dentaires ou le conte du lièvre dont la lèvre s'est fendue à force de rire ? On raconte aussi que pour faire fuir la brume en octobre, on devait lui présenter la pointe d'une lame en fer, d'où l'expression, encore utilisée aujourd'hui, "un brouillard à couper au couteau".
    En écoutant les anciens et en s'instruisant du murmure des fées, Pierre Dubois a pu tirer le fil et nous ramener aux sources d'un légendaire oublié. Son Eenéide compose un almanach du merveilleux, une petite mythologie qui complète la grande, celle du Panthéon et de l'Olympe. Deux cent cinquante histoires qu'il est important de connaître, car "les ignorer, c'est ne pas savoir pourquoi le ciel est bleu, la mer salée, la neige froide, le soleil brillant, c'est tout ignorer de la pluie et du vent".
    L'ouvrage est mis en images et enluminé par autant de dessins superbes de René Hausman, un des grands illustrateurs belges.

empty