Littérature générale

  • Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s'engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l'enseignement, il s'attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu'à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.

    Le talent de l'auteur, sa force visionnaire nous entraînent sur un terrain ambigu et glissant ; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste.

    Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

  • Journaliste biélorusse, l'auteure a enquêté durant trois ans. Elle a interrogé les hommes et les femmes de Tchernobyl et retranscrit leurs témoignages sur leurs sentiments, leur souffrance, leur état d'esprit et leur vision de la vie après l'accident. Il en résulte un livre où résonnent les voix des suppliciés de la catastrophe nucléaire.

  • Le commandant Salvatore Piracci intercepte les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui passent entre la Sicile et l'île de Lampedusa, et dont les passagers risquent souvent la mort. Sa rencontre avec une survivante bouleverse sa vie et ses convictions. Quant à Soleiman, il décide lui aussi de partir du Soudan avec son frère Jamal, puis avec Boubakar, pour l'Europe.

  • Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait par vous parler d'une panne de chauffe-eau.
    Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. Il évoquerait Olga, une très jolie Russe rencontrée lors d'une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin "la carte est plus intéressante que le territoire". C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des "métiers", portraits de personnalités de tous milieux, dont l'écrivain Michel Houellebecq.
    Il dirait aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle. L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

  • Sylvain Tesson a parcouru à pied, à cheval et à bicyclette le chemin de ceux qui ont fui le Goulag ou l'oppression soviétique à partir des années 1920 jusqu'à l'effondrement de l'URSS. Ce rude voyage de huit mois, durant lequel il rencontre des dizaines de survivants du système concentrationnaire, est une célébration de l'esprit d'évasion, et un hommage à ceux qui choisissaient la liberté mais connaissaient alors le froid, la faim et la solitude extrême.

  • «Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile.» Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.

  • Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître. Prix Interallié 2016.

  • «Je pourrais dire que c'est un recueil de nouvelles, que ce sont des histoires, qu'il y en a sept en tout et qu'elles commencent toutes à la première personne du singulier mais je ne le vois pas ainsi. Pour moi, ce ne sont pas des histoires et encore moins des personnages, ce sont des gens. De vraies gens.
    Ils parlent pour essayer d'y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l'armure. Tous n'y parviennent pas mais de les regarder essayer, déjà, cela m'a émue. C'est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu'ils vous ont émue mais je vous le répète : pour moi ce ne sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens, et c'est eux que je vous confie aujourd'hui.»

  • Franck retourne dans la ferme de ses parents, qu'il n'a pas vus depuis dix ans.
    Louise est là, avec son petit garçon. Entre elle et Franck, le souvenir d'Alexandre, mari de Louise et frère cadet de Franck, mort accidentellement quelques années plus tôt.
    Dans le silence de cet été chaud et ensoleillé, autour d'un enfant de cinq ans, la vie pourrait bien se réinventer pour ces deux êtres abîmés par la vie.

  • «Je buvais de l'eau dans le caniveau avec Capi pour attraper la polio. J'avais lu que Garrincha, l'ailier droit du Brésil, avait eu la poliomyélite. Depuis, il a une jambe plus courte et c'est le meilleur dribbleur du monde.» Avec une tendresse et une complicité nostalgiques, Daniel Picouly dresse le portrait d'un gosse, dans une banlieue parisienne des années 1950. Pour ce dernier, tout est prétexte à émerveillement. C'est d'abord un père chaudronnier à qui il prête une vie secrète ; c'est aussi le regard curieux qu'il porte sur une mère omniprésente et une douzaine de frères et de soeurs. Mais c'est surtout, au bout de la rue, entre un mur et un pan de ronces, un endroit anodin que la naïveté de l'enfance rend magique : le champ de personne...

  • Simon, Garance et Lola , s'enfuient du mariage du cousin Hubert pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier au fin fond de la campagne tourangelle. Pour quelques heures, la fratri e s'abandonne à l'innocence de la jeunesse et s'offre une dernière belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes. Un hommage aux fratries heureuses, aux clichés familiaux et provinciaux, porté par une légèreté hautement gavaldesque.

  • En résidence d'auteur à Donzières, dans le centre de la France, un écrivain apprend la disparition d'un vieux maraîcher. Un couple de jeunes néoruraux, Aurélik et Dora, est soupçonné de l'avoir assassiné. Fasciné par Dora, l'écrivain sillonne la région à la recherche de pistes susceptibles de faire la lumière sur cette affaire. Prix des Deux Magots 2015.

  • " je suis née dans la chine de la misère et des larmes.
    Petite fille, j'ai souffert et pleuré de bonne heure. j'étais jolie : ce n'est pas un mérite, ce fut une malédiction. laide et difforme, je n'aurais sans doute pas été mariée de force à l'âge de treize ans ". choisie pour son exceptionnelle beauté, chow ching lie est contrainte d'épouser l'héritier d'une des plus grosses fortunes de shanghaï. elle incarne ainsi, sous le règne de mao tsé-toung, le drame de la femme chinoise et de son asservissement séculaire.
    D'un bouleversement à l'autre, chow ching lie est donc soumise à rude épreuve. heureusement, son don pour la musique la sauve. envers et contre tout, elle poursuit ses cours de piano et entre au conservatoire. artiste et virtuose, elle voit alors s'ouvrir à elle une carrière internationale.

  • Ancien cadre d'un grand groupe de l'agro-alimentaire, l'auteur dénonce les pratiques malhonnêtes du secteur, tant en France qu'à l'étranger : matières premières frelatées, descriptions de produits mensongères, contrôles et règles d'hygiène contournés, fraudes diverses, etc.

  • «Un poète mort n'écrit plus. D'où l'importance de rester vivant.» Toute démarche poétique consiste à retrouver et à exalter la souffrance originelle enfouie au fond de chacun de nous. Rester vivant. Sans craindre les espaces déserts d'une solitude assumée, ni les vérités scandaleuses qui jaillissent d'un regard impartial sur le monde. Sans compromis fatal avec la vie, jusqu'au tête-à-tête ultime avec l'éternité.
    Méthode de survie au milieu des pensées molles et des contorsions théoriques actuelles, ce texte, ici suivi d'articles parus dans la presse, possède la force et la précision d'un projectile... Un regard féroce sur tous les aspects de la modernité.

  • Récit caustique et humoristique de la vie de Sophie, trentenaire et chômeuse en fin de droits. Il offre une critique de la société contemporaine, où la famille et le travail sont indispensables à la valorisation et à la vie bourgeoise auquel chacun aspire. Prix Trop Virilo 2015.


  • Retrace le récit de la découverte des Indes et de toute la région sud de l'Asie par Marco Polo.


  • La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M-A, avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L'insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l'adultère, l'humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort.
    L'héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary... Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un roman profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine.

  • Le comédien décrit son rapport à la scène, la place des livres de Céline et de la lecture dans sa vie personnelle et artistique, le quotidien de son métier, ses rencontres avec des personnalités du monde politique ou de la culture. Les chapitres sont entrecoupés de fragments d'un journal écrit de juin à septembre 2015 dans lequel il se raconte au quotidien.

  • Intégré à La comédie humaine en 1846, Le chef-d'oeuvre inconnu évoque le lien entre amour et peinture.
    C'est la rencontre de trois génies, le jeune Nicolas Poussin, Porbus, peintre à la cour d'Henri IV, et maître Frenhofer. Entre eux s'installent l'admiration et le respect. Mais une oeuvre mystérieuse et deux femmes, Gillette et Catherine Lescault, viennent rapidement troubler leurs relations. Passion pour l'art, dilemmes sentimentaux, incompréhension, déception mèneront à leur séparation et à la mort de l'un d'eux.
    Dans La maison du Chat-qui-pelote, écrit en 1829, Balzac aborde les thèmes de l'amour et des différences de classes sociales et culturelles dans la France du début du XIXe siècle.

  • Sur le ton de l'humour, l'auteur fait part de son désarroi face à l'abondance caractérisant les sociétés modernes. Il y a trop de journaux sur la devanture d'un kiosquier, trop de chaînes de télévision, trop d'embouteillages, trop de choix dans les supermarchés, etc

  • Sondage. Grâce à un atelier d'écriture, il part à la recherche du mot perdu, quitte à remonter toute l'histoire. Avec la sensibilité qu'on lui connaît, Serge Joncour multiplie les scènes cocasses et compose un véritable roman des origines.

  • Hemarina, Qwant, Acta Vista, Jolokia, Espérance Banlieues... Ces noms ne vous disent rien? Pourtant, ces initiatives innovantes et dynamiques créent des emplois, des richesses, de la solidarité. Et bâtissent une «France des solutions».
    Qu'il s'agisse d'éducation, d'industrie, de culture, de technologie ou encore de protection de la nature, ce livre rassemble des réalisations concrètes et passionnantes portées par des citoyens qui s'illustrent par leur créativité et leur ingéniosité. Refusant de se laisser décourager par les difficultés ou le pessimisme, ces acteurs silencieux mais décisifs démontrent que l'audace, la persévérance et l'envie d'agir sont souvent bien plus payantes qu'on le croit!

  • " Le soir, on allume sa télé comme on demande de l'aide, et souvent c'est l'inverse qui se produit.
    Pour une fois, le journal de la nuit s'étire bien au-delà de l'horaire habituel. Une édition spéciale parle d'armes de destruction massive dissimulées par un furieux dictateur, d'une guerre probable entre les Etats-Unis et l'Irak, une guerre mondiale pourquoi pas. Je regarde ça comme les prémices d'un film à grand spectacle, j'oscille entre panique et fascination. Dans le fond, je ne serais pas contre un grand chaos généralisé, si le monde s'emballait dans un dérèglement total je m'y sentirais bien plus à ma place.
    Rien n'explique mieux sa peur que d'en voir la cause étalée partout, dans les journaux, à la radio, à la télévision, partout. " S.J.

empty