Klincksieck

  • Auteur d'ouvrages remarquables comme Le Détail, Pour une histoire rapprochée de la peinture ou On n'y voit rien, l'historien de l'art Daniel Arasse (1944-2003) a rencontré également une grande audience avec la série intitulée « Histoires de peintures » diffusée sur France Culture.
    L'Ambition de Vermeer, texte majeur de l'un des plus brillants historiens d'art de ces trente dernières années, bénéficie ici d'une nouvelle édition, augmentée d'un texte inédit en français. À travers une analyse rapprochée des oeuvres, Daniel Arasse y étudie minutieusement l'art du peintre et sa recherche délibérée du mystère. Cette lecture passionnante, soutenue par la reproduction des tableaux et de leurs détails, met en relief l'originalité du talent de Vermeer et la conscience qu'il avait de son art.
    Son ambition et sa spiritualité.
    Lire : « Un texte novateur sur la peinture de l'intimité. » Muséart : « Arasse propose ainsi avec ce livre non seulement une des meilleures études de l'oeuvre de Vermeer, mais une sorte de traité in situ de la méthode en histoire de l'art. Ceux qui se demandent comment il est possible d'expliquer un tableau et en quoi cela consiste doivent absolument lire et méditer ce livre. » Critique d'art : « Dans cet ouvrage passionnant, Daniel Arasse renouvelle notre perception de Vermeer : il démontre que la poétique propre à sa peinture est inséparable de son ambition picturale. Une ambition qui comme l'envisage l'historien, n'est pas sans relation avec le catholicisme du peintre, avec la foi qu'il avait dans la puissance de l'image peinte qui incorpore une mystérieuse présence. »

  • C'est au XIIIe siècle que saint François d'Assise et saint Dominique créent respectivement leur ordre, fondé sur la pauvreté et la simplicité. Mais rapidement le rayonnement des franciscains et dominicains devient tel que leurs couvents reçoivent d'importantes donations des princes et des riches bourgeois. L'enrichissement des Mendiants leur permet de devenir bientôt les commanditaires d'oeuvres d'art majeures, tant en peinture qu'en architecture : Giotto, Sassetta, Fra Angelico sont quelques-uns de ces artistes qui travaillèrent à la gloire de Dieu sous leurs directives, illustrant la vie de Jésus ou celle des saints, tandis que s'élevait la basilique d'Assise et l'église de Santa Croce à Florence.
    L'historien de l'art Louis Gillet (1876-1943) expose ainsi dans cet ouvrage l'influence déterminante qu'ont exercée les Mendiants dans l'iconographie religieuse depuis leur fondation, en Italie comme dans le reste de l'Europe : passions, douleurs, miséricorde, danses macabres, le vocabulaire s'enrichira au cours des siècles, pour finir en apothéose avec Rembrandt, Rubens ou Murillo. Précis et pédagogue, l'auteur s'exprime toutefois avec une rare empathie qui fait la singularité de cet ouvrage.

  • En 1775, Thomas Blaikie, botaniste et jardinier écossais, franchit la Manche pour aller étudier la flore des Alpes, découvrant la France et ses moeurs, qu'il juge parfois étranges. Sociable et enthousiaste - il a 25 ans -, il multiplie les rencontres, et dès l'année suivante se fait engager comme jardinier chez le comte d'Artois, frère de Louis XVI. Bientôt il rencontre l'architecte du prince, François-Joseph Bélanger, qui l'associe aux travaux du domaine de Maisons, puis à ceux de Bagatelle.
    Ce Journal permet de suivre la progression de l'aménagement des jardins, mais aussi de partager l'atmosphère de la Cour. Devenu la coqueluche de l'aristocratie et de riches propriétaires, amateurs de « nouveaux jardins anglais à la mode », Blaikie aménage notamment les domaines du duc de Chartres, Monceau, Le Raincy ou encore Saint-Leu. Il quittera la France en 1792, laissant un témoignage émouvant sur les premières années de la Révolution.
    À la fois récit d'aventure et chronique mondaine, le Journal de Blaikie - très célèbre en Grande-Bretagne -, est avant tout un précieux document sur la création en France des premiers jardins pittoresques.

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