Sciences humaines & sociales

  • Banni de la communauté juive à vingt-trois ans pour hérésie, Baruch Spinoza décide de consacrer sa vie à la philosophie. Son objectif ? Découvrir un bien véritable qui lui « procurerait pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante ». Il édifie une oeuvre révolutionnaire. Comment cet homme a-t-il pu, en plein XVIIe siècle, être le précurseur des Lumières et de nos démocraties modernes ? Le pionnier d'une lecture historique et critique de la Bible ? Le fondateur de la psychologie des profondeurs ? Et surtout, l'inventeur d'une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur ? À bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre. C'est ce que j'appelle le « miracle » Spinoza.
    F. L.

  • En 1518, un Portugais exilé du nom de Magellan convainc le roi d'Espagne, Charles Quint, d'un projet fou : « Il existe un passage conduisant de l'océan Atlantique à l'océan Indien.
    Donnez-moi une flotte et je vous le montrerai et je ferai le tour de la terre en allant de l'est à l'ouest. » Partie en 1519, l'expédition reviendra trois ans plus tard, disloquée, victorieuse. Malgré les fausses cartes et les mutineries, le froid, la faim et les maladies, Magellan a forcé le détroit qui porte aujourd'hui son nom et vaincu le Pacifique, inconnu à l'époque. Un destin héroïque magistralement conté et réfléchi par Zweig.

  • « Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non.
    Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons.
    Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir.
    Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue. »Andrea Marcolongo réalise l'exploit de parler de « choses anciennes » de la manière la plus printanière et moderne qui soit. Robert Maggiori, Libération.Une fée philologue nous enchante. Lucien d'Azay, Le Figaro littéraire.L'allégresse, l'humour, la sensibilité habitent cet essai. Roger-Pol Droit, Le Monde des livres.Traduit de l'italien par Béatrice Robert-Boissier.

  • René Girard Le Bouc émissaire Dans le droit fil de Des choses cachées depuis la fondation du monde, René Girard continue sa réßexion sur le « mécanisme sacrificiel ». Les persécutions, le Mal sont-ils une fatalité ? Les sociétés humaines sont-elles vouées à la violence ? Un commentaire subtil de l'histoire et des Evangiles propose les éléments d'une réponse.

  • Dix ans après avoir arpenté, dans Le Silence des bêtes, les diverses traditions occidentales qui, des présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l'énigme de l'animalité, Élisabeth de Fontenay s'expose au risque et à l'urgence des questions politiques qui s'imposent à nous aujourd'hui. L'homme se rend-il coupable d'un crime lorsqu'il tue ou fait souffrir une bête ? Faut-il reconnaître les droits aux animaux ? Cette approche philosophique, qui s'essaie à travers sept perspectives différentes, atteste un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l'exception humaine.

  • Poète, essayiste et romancier, Robert Graves (1895-1985) présente ici près de deux cents mythes qui vont de la création de l'Olympe et la vie de ses dieux jusqu'aux aventures de l'Iliade et de l'Odyssée. Ce n'est pas une oeuvre d'érudition et encore moins un manuel scolaire, mais une recréation de la mythologie par un poète qui explique et interprète les légendes classiques à la lumière des connaissances archéologiques et anthropologiques actuelles.
    Cette somme, publiée pour la première fois en 1958, s'est imposée au fil des décennies comme l'un des livres de référence les plus suggestifs et les plus stimulants pour une relecture moderne des « fables antiques ».
    Tous les éléments du mythe sont réunis et présentés avec art et maintes variantes y sont jointes pour aider à sa compréhension tant rituelle qu'historique. De nombreuses références aux sources classiques, des explications pertinentes rendent ce livre aussi précieux à l'érudit qu'à tout lecteur attiré par une mythologie riche de signification. Enfin, une abondante iconographie, provenant essentiellement des époques archaïque et classique, offre au lecteur d'aujourd'hui une représentation tout à la fois vivante et fidèle des épisodes les plus saisissants.

  •    La vie humaine, hideuse à voir, gisait sur la terre, écrasée sous le poids d'une religion qui montrait sa tête du haut des régions célestes, dominant les mortels, l'air horrible, lorsque pour la première fois un Grec, un mortel, osa porter ses yeux contre elle, et le premier contre elle se dresser; ni ce que l'on disait des dieux, ni la foudre, ni le ciel et son grondement menaçant ne l'arrêtèrent (...). Donc, la force vigoureuse de son esprit triompha, et s'avança loin au-delà des murailles enflammées du monde : il parcourut le tout immense par la pensée et l'esprit, d'où il revint en vainqueur nous enseigner ce qui peut naître, ce qui ne le peut pas, pour quelle raison enfin à toute chose s'attachent un pouvoir limité et une borne profonde.Lucrèce    Par sa liberté de pensée et de ton, Épicure (341-270 av. J.-C.) a scandalisé de son vivant, et pour des siècles. Ses adversaires dénonçaient son ignorance et sa grossièreté, quand il s'agissait pour lui de rompre avec un mode de savoir cumulatif et d'exercer un regard critique sur toutes les traditions culturelles. La simplicité de sa philosophie, soutenue par une démarche des plus rigoureuses, vise à donner à chacun la possibilité de réaliser le bonheur. C'est cette leçon de sérénité, gagnée sur les souffrances du corps et les troubles de l'âme, que la lecture d'Épicure nous invite aujourd'hui encore à méditer.
       Les trois lettres intégrales et les deux recueils de sentences, qui subsistent de son oeuvre et sont ici réunis dans une traduction nouvelle, donnent une idée précise et complète de sa démarche philosophique.

  • Nietzsche Humain, trop humain Humain, trop humain, avec ses deux continuations, est le monument commémoratif d'une crise. Je l'ai intitulé : un livre pour les esprits libres, et presque chacune de ses phrases exprime une victoire ; en l'écrivant, je me suis débarrassé de tout ce qu'il y avait en moi d'étranger à ma vraie nature. Tout idéalisme m'est étranger. Le titre de mon livre veut dire ceci : là où vous voyez des choses idéales, moi je vois... des choses humaines, hélas ! trop humaines ! [...] On trouvera ce livre sage, posé, parfois dur et ironique. On dirait qu'un certain « intellectualisme » au goût aristocratique s'efforce constamment de dominer un courant de passion qui gronde par en dessous.
    Friedrich Nietzsche.

    Commencé en 1876, et achevé au début de 1878, le premier livre de Humain, trop humain, qui comporte 638 aphorismes, a été pour l'essentiel dicté à Peter Gast, alors étudiant à Bâle. Il paraîtra le 30 mai 1878, pour saluer le centième anniversaire de la mort de Voltaire, « l'un des plus grands libérateurs de l'esprit ». Le second livre contient deux écrits distincts, Opinions et sentences mêlées et Le Voyageur et son ombre, qui seront quant à eux publiés l'un en 1879 et l'autre en 1880. Nietzsche s'est désormais libéré des influences qui pesaient sur lui et son radicalisme trouve enfin son expression la plus ferme. Il pourfend la métaphysique traditionnelle, affronte le problème de l'éthique, développe sa critique du christianisme, renforce sa réflexion sur l'art et aborde des sujets aussi divers que le mariage, la femme, les rapports humains, la violence entre les hommes...

    Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • Trente ans après L'Amour en plus, le naturalisme - qui remet à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel - revient en force.
    À force d'entendre répéter qu'une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l'obstacle. Si plus d'un quart des Allemandes restent sans enfant, c'est qu'elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu'on la leur impose. Pour l'heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des « maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu'à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?Élisabeth Badinter met le doigt sur de vraies questions et fait mouche.
    Weronika Zarachowicz, Télérama.

  • Antony Beevor Stalingrad Stalingrad est sans doute le tournant capital de la Seconde Guerre mondiale. Sa chute aurait livré à Hitler les pétroles du Caucase. Et quel symbole que de prendre la ville qui portait le nom du « petit père des peuples ». De ces enjeux résulta un des plus gigantesques - et des plus atroces - affrontements militaires de l'Histoire. La Wehrmacht en ressortit brisée ; l'Armée rouge y forgea la légende d'un communisme libérateur.
    Pour conter cette épopée, où l'héroïsme et la barbarie se côtoient à chaque page, l'historien britannique Antony Beevor a pu accéder, le premier, aux archives soviétiques, jalousement tenues secrètes jusqu'à la chute du régime, qu'il a confrontées aux archives allemandes ainsi qu'à d'innombrables témoignages.
    Opérations militaires, relations entre les hauts gradés et le pouvoir politique, souffrances quotidiennes des combattants des deux bords et des civils : à tous les niveaux, ce récit rigoureux et inspiré apporte des révélations et des éclairages nouveaux. Il nous fait revivre au jour le jour une bataille où se joua le sort du monde.

    On sort de ce bilan magistral abasourdi par l'ampleur et l'horreur des destructions humaines. mais aussi par le temps qu'il a fallu à l'Histoire pour qu'elle reprenne, sur un tel sujet, ses droits. Voilà qui est fait.
    Pierre Daix, Le Figaro littéraire.

  • Umberto Eco Lector in fabula Lire n'est pas un acte neutre : il se noue entre le lecteur et le texte une série de relations complexes, de stratégies singulières qui, le plus souvent, modifient sensiblement la nature même de l'écrit originaire. Lector in fabula se veut ainsi le répertoire des diverses modalités de la lecture et une exploration raisonnée de l'art d'écrire. Pour comprendre le rôle du lecteur, mais aussi celui de l'auteur.

  • L'Éveil de l'intelligence s'impose sans conteste comme la somme des textes les plus lus de l'oeuvre krishnamurtienne. Fidèle à sa « méthode », le penseur y exhorte son auditoire à tenter d'éveiller son esprit de manière autonome, en évitant le prêt à penser. De la Suisse aux États-Unis, en passant par l'Inde et la Grande-Bretagne, ces brillantes retranscriptions des conversations publiques de J. Krishnamurti s'étalent entre la fin des années 1960 et le début des années 1970. La vie, la mort, la peur, la violence, la liberté et bien d'autres notions viennent appuyer la tentative d'immobilisation de l'esprit, de « mise en veille » pour appréhender notre intérêt dans le monde, dans la vie et approcher ainsi L'Éveil de l'intelligence.
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  •    Régine Pernoud Aliénor d'Aquitaine La chronique scandaleuse s'est emparée très tôt du personnage d'Aliénor d'Aquitaine. Les Français ne lui auraient-ils pas gardé rancune d'avoir abandonné la couronne de France pour celle d'Angleterre ? Quoi qu'il en soit, la réputation fâcheuse qu'on lui a faite aura marqué, pour la postérité, une personnalité féminine hors pair.
    Admirablement attentive à son temps, toujours prête à faire face aux situations, si tragiques fussent-elles, elle se montra, au cours d'une vie particulièrement mouvementée, capable d'organiser la défense d'une forteresse, d'administrer non seulement son duché, mais tout un royaume, de prévoir l'importance qu'allait prendre, au xiiie siècle, la bourgeoisie des villes.
    En suivant pas à pas une vie romanesque s'il en fut, Régine Pernoud, l'auteur de La Femme au temps des cathédrales, nous a donné avec Aliénor d'Aquitaine un livre remarquable qui a été couronné par le Grand Prix littéraire de la Ville de Bordeaux et par le Prix Historia.

  • Cet ouvrage retrace les grandes étapes de l'histoire grecque antique, source de notre civilisation occidentale, depuis l'Âge du Bronze jusqu'à l'Empire romain. Outre la trame évenementielle, qu'une chronologie résume en fin d'ouvrage, il offre une mise au point synthétique sur les institutions politiques, la religion, les aspects économiques et sociaux. Pour chacun de ces domaines, ont été pris en compte les développements les plus récents de la recherche dans les sciences de l'antiquité, qu'il s'agisse des sources littéraires, archéologiques, numismatiques, des inscriptions et des papyrus. Une vingtaine de cartes, autant de figures et des index détaillés (lieux, personnes, thèmes, mots grecs) permettent au lecteur étudiant ou simplement cultivé d'évoluer aisément dans cet univers sans cesse revisité par l'historiographie contemporaine.
    Ancien membre de l'Ecole française d'Athènes, François Lefèvre enseigne l'histoire grecque à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris-IV). Ses publications portent sur les relations internationales et sur les institutions dans le monde grec de la période archaïque à l'époque impériale.

  • Qui était le roi Arthur ? Roland a-t-il vraiment sonné le cor à Roncevaux ? Pourquoi les troubadours, poètes exigeants, ont-ils laissé leur nom aux guitaristes babas cool ? Le Graal ressemblait-il à celui d'Indiana Jones et des Monty Python ? Tomber amoureux comme Tristan et Iseut a-t-il un sens aujourd'hui ? Qui a mieux parlé de l'amour conjugal que les poètes du Moyen Âge ?
    À travers l'imaginaire, le merveilleux, les romans, les chansons et les légendes, Michel Zink, grand spécialiste du Moyen Âge, nous propose un voyage du ixe siècle à nos jours, des chevaliers de la Table ronde à Kaamelott.
      Un ouvrage sérieux et fantaisiste, écrit avec la volonté de transmettre une passion. Un pari réussi. Christine Ferniot, Télérama.

    Michel Zink rend justice à cette période qui ne fut ni plus ni moins sombre que la nôtre. Jean-Maurice de Montremy, Lire. 

  • Qu'est-ce qu'un bel édifice ? Quelle influence peut avoir l'architecture sur notre humeur ? Une maison peut-elle apporter le bien-être ou la sérénité ? Dans la plupart de ses livres, Alain de Botton s'intéresse à notre bonheur et cherche les moyens de nous rendre la vie plus harmonieuse. Il se penche ici sur notre cadre de vie et sur l'architecture des lieux où nous vivons et travaillons. En quoi l'un et l'autre influent sur notre mode de pensée, nos comportements, notre existence au quotidien, tel est le sujet de L'Architecture du bonheur. Avec une éblouissante érudition (et beaucoup d'humour), Alain de Botton nous entraîne à travers le monde, de Paris à Tokyo, de Londres à Brasilia, à la recherche de la maison idéale.

  • L'historien, qui fut le collègue et l'ami de Michel Foucault, livre dans cet ouvrage un portrait amical et intime de l'homme et de sa pensée et fait découvrir des aspects inattendus de ce "monument" de la vie intellectuelle française qu'est encore Michel Foucault. En réalité, nous dit Paul Veyne, Foucault était un philosophe sceptique, un empiriste proche de Montaigne et non le structuraliste que l'on a dit.

  • De Pierre Abélard à Zone, de l'installation des Gaulois Parisii aux projets du « Grand Paris », ce dictionnaire rassemble tout ce qui a tissé l'histoire et forgé la personnalité de la Ville lumière : personnages marquants, édifices emblématiques (ponts, églises, musées, palais..), événements historiques, hauts lieux de la vie culturelle et artistique, quartiers, anecdotes... Paris offre mille visages, plus surprenants et passionnants les uns que les autres. On passe ainsi de la Journée des Farines au Boulevard du crime, du Lapin Agile aux Pirogues de Bercy, de Clovis aux Cocottes... On y apprend encore ce qui s'est passé à la tour de Nesle, la longueur des égouts, qui était Etienne Marcel, et ce que criait le marchand de jonc dans les rues...

    Plus de 400 articles rédigés par près de 50 spécialistes (historiens, conservateurs, enseignants,...).
    200 pages illustrées en couleurs.

  • Après L'Amour en plus, histoire de l'amour maternel, Elisabeth Badinter aborde le problème de l'ambition féminine à travers le destin de deux grandes dames du XVIIIe siècle. Madame du Châtelet, qui fut la compagne de Voltaire, traduisit le grand oeuvre de Newton et fut l'égale des savants de ce temps. Madame d'Epinay, amie de Grimm, imagina une nouvelle pédagogie, critique de Rousseau, et traça le destin des futures mères.
    Ces deux ambitieuses, au sens le plus noble du terme, refusaient d'accepter les limites que la société leur assignait. Elles voulurent se donner toutes les chances dont elles se sentaient capables, en dépit de leur sexe.
    Madame du Châtelet incarne l'ambition personnelle, Madame d'Epinay, l'ambition maternelle, deux figures entre lesquelles se partage la vie des femmes.
    Emilie, Emilie, un livre passionnant qui nous conduit au coeur du XVIIIe siècle sans perdre de vue le présent actuel.

  • L'Europe et la culture occidentale sont nées, il y a un peu plus de deux mille quatre cents ans, au moment où un petit pays a inventé, presque d'un seul coup, la littérature, l'art, la philosophie et la politique : c'est cela le miracle grec. Qui ne souhaiterait pouvoir disposer, avec un seul ouvrage, surtout s'il est de lecture facile et agréable, de ce qui fait l'essentiel du message de cette Grèce antique ? Et qui, mieux que Jacqueline de Romilly, pouvait ainsi montrer au public le plus large combien cette culture grecque est vivante et actuelle ? Ses nombreuses publications, son combat incessant en faveur de l'enseignement du grec ancien ont rendu le nom de Jacqueline de Romilly familier à tous. Dans ce nouveau livre, elle a choisi la forme éminemment grecque du dialogue, pour raconter la Grèce et se raconter elle-même. Son interlocuteur est Alexandre Grandazzi, professeur de littérature latine à la Sorbonne. Dans ces " Entretiens ", qui ont toute la vivacité d'une vraie conversation, Alexandre Grandazzi interroge Jacqueline de Romilly sur tous les thèmes qu'elle a abordés dans l'ensemble de son oeuvre : sept chapitres, où abondent les formules particulièrement heureuses et dont l'humour n'est jamais absent, permettent à Jacqueline de Romilly de s'exprimer sur tous les sujets qui lui tiennent à coeur.

  • La littérature française naît au Moyen Age, mais elle s'inscrit dans une continuité. Elle se souvient des lettres antiques, elle est confrontée à une littérature latine toujours vivante, mais elle est l'expression d'une culture largement originale et elle a pour véhicule une langue toute neuve. Des premiers textes écrits au IXe siècle dans cette langue, qui n'est plus du latin et qui est en train de devenir le français ou la langue d'oc, jusqu'à la fin du XVe siècle elle couvre aussi une très longue période. Elle reflète ou modèle des sensibilités, un imaginaire, une esthétique, des valeurs à la fois très différents des nôtres et dont cependant nous avons parfois hérité.
    Ce petit volume tente d'offrir, sous une forme rapide et vivante, à la fois une information suffisante et un exposé raisonné, suivi et cohérent de la naissance et du développement de cette littérature. Il espère rendre ainsi service aux étudiants en lettres ou en histoire, mais aussi à un public plus vaste, curieux des débuts de notre littérature, qui pourra grâce à lui, du moins l'espère-t-on, mieux comprendre et mieux goûter les oeuvres du Moyen Age.

    Une première version de cet ouvrage a été publiée aux Presses Universitaires de Nancy sous le titre Le Moyen Age. Littérature française.

  • Ce journal a été tenu entre 1405 et 1449 par un parisien, sans doute un chanoine de notre-dame et un membre de l'université.
    Vivant, alerte, souvent saisissant, il offre un précieux témoignage sur la vie quotidienne et les mouvements d'opinion à paris à la fin de la guerre de cent ans, le temps des affrontements entre armagnacs et bourguignons, au temps de jeanne d'arc. publié intégralement pour la première fois depuis plus d'un siècle, ce texte, écrit dans une langue facile, n'est pas traduit, mais la graphie en est modernisée et il est accompagné de notes très nombreuses dues à l'une des meilleures historiennes de cette période.

  • Lettres gothiques Collection dirigée par Michel Zink La collection Lettres gothiques se propose d'ouvrir au public le plus large un accès à la fois direct, aisé et sûr à la littérature du Moyen Age.
    Un accès direct en mettant sous les yeux du lecteur le texte original. Un accès aisé grâce à la traduction en français moderne proposée en regard, à l'introduction et à des notes nombreuses. Un accès sûr grâce aux soins dont font l'objet la présentation du texte et son commentaire. La collection Lettres gothiques offre ainsi un panorama représentatif de l'ensemble de la littérature médiévale.
    LE MESNAGIER DE PARIS Vers 1393, un bourgeois de Paris, riche et vieillissant, écrit pour sa très jeune épouse un ouvrage qui mêle l'instruction religieuse et morale, des conseils d'économie ménagère et (ce qui a fait sa gloire) des recettes de cuisine très nombreuses et très détaillées : c'est Le Mesnagier de Paris.
    On mesure l'intérêt d'une telle oeuvre pour la connaissance des mentalités, de la sensibilité, de la vie quotidienne à la fin du Moyen Age.
    Le présent volume offre le texte intégral du Mesnagier, accompagné d'une traduction et d'un grand nombre d'éclaircissements qui permettent entre autres à ceux qui le souhaiteraient d'en essayer les recettes.
    Voici, accessible à tous, un texte essentiel et passionnant, susceptible d'intéresser les amateurs d'histoire aussi bien que de gastronomie.
    Traduction et notes de Karin Veltschi, professeur à l'Institut universitaire Saint-Melaine de Rennes.

  • En France, plus que jamais, le passé s'invite dans le débat d'idées, mais sur le mode polémique. Qu'il s'agisse de définir l'identité nationale ou de s'interroger sur la place de la religion dans l'espace public, que la controverse porte sur l'héritage de l'Occupation ou sur les séquelles de la décolonisation, qu'il soit question de la réforme des programmes d'histoire à l'école ou de la création d'une Maison de l'histoire de France, tout est matière à division. Mais la discussion est biaisée au départ, car les préjugés idéologiques, les tabous du moment et les intérêts partisans interfèrent dans le débat. En dix chapitres, du Jésus de l'Histoire à la place de l'islam dans notre histoire nationale, avec la même liberté de ton et la sûreté d'information qui avaient contribué à l'exceptionnel succès d'Historiquement correct, Jean Sévillia sort des chemins balisés par le politiquement correct.

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