Magellan & Cie

  • En 1900, les membres de la société secrète chinoise du Yihetuan, « Poings de justice et de concorde », surnommés « Boxers », se soulèvent contre la présence étrangère. Les puissances coloniales, présentes en Chine depuis la guerre de l'Opium de 1840, réagissent aussitôt, obligeant l'impératrice douairière Cixi à s'enfuir de Pékin. Voyageur sans pareil autour du monde, Pierre Loti (1850-1923), marin en mission, est témoin de cette répression. Il traverse les campagnes pour se rendre à Pékin où il fait deux séjours en 1900 et en 1901. Au sein de cette « Babel inouïe », il en profite pour découvrir une partie de la Chine jusque-là inconnue de l'Occident. Pour la première fois, ces lieux sacrés, temples, palais, jardins somptueux et énigmatiques, dévoilent leurs secrets. Entre l'horreur de la guerre et la splendeur de l'architecture chinoise, Pierre Loti contemple et admire des trésors longtemps ignorés : le temple du Ciel, la Cité interdite, le temple des Lamas, les fabuleux tombeaux des empereurs de Chine... et constate qu'une civilisation disparaît sous ses yeux.

  • David Livingstone (1813-1873) était un médecin, missionnaire protestant et explorateur écossais.
    Entre 1849 et 1856 il explore l'Afrique et devient, grâce à cette expédition, le premier européen à avoir traversé l'Afrique d'ouest en est. Il arrive à l'Océan Indien en mai 1856. Il réalise ensuite plusieurs missions afin d'explorer et cartographier le continent africain.
    En 1866 il part à la recherche des sources du Nil.
    Malade et abandonné par ses porteurs, il finit par perdre le contact avec l'Europe.
    C'est pourquoi en 1869, Henry Morton Stanley, financé par le New-York Herald part à sa recherche.
    C'est ce périple long de plusieurs mois que raconte Henry Morton Stanley dans cet ouvrage. Cette mission délicate l'amena à négocier avec des chefs de tribus vénaux, à traverser les marécages parfois dangereux, à vaincre la fièvre et à assurer l'intendance de son convoi en punissant les désertions et en récompensant les actes de bravoure. Il retrouve finalement Livingstone le 10 novembre 1871 à Ujiji, malade et à court de vivres. La légende selon laquelle Stanley se serait adressé à Livingstone en ces termes « Doctor Livingstone, I presume ? » auquel Livingstone aurait répondu « Yes, That is my name. » s'est très vite répandue même si l'on ne sait pas si elle est véridique.
    Livingstone accompagne Stanley explorer le nord du lac Tanganyika, mais refusa de le suivre lorsqu'il retourna en Angleterre. Il meurt le 1er mai 1873 de dysentrie, sur les bords du lac Bangwelo dans l'actuelle Zambie, toujours à la recherche des sources du Nil.
    Stanley raconte son périple à son retour en France, il sera publié en 1876.

  • « Il est, au milieu du Grand Océan, dans une région où l'on ne passe jamais, une île mystérieuse et isolée ; aucune autre terre ne gît en son voisinage et, à plus de huit cents lieues de toutes parts, des immensités vides et mouvantes l'environnent. Elle est plantée de hautes statues monstrueuses, oeuvres d'on ne sait quelle race aujourd'hui dégénérée ou disparue, et son passé demeure une énigme.
    J'y ai abordé jadis, dans ma prime jeunesse, sur une frégate à voiles, par des journées de grand vent et de nuages obscurs ; il m'en est resté le souvenir d'un pays à moitié fantastique, d'une terre de rêve.
    Sur mes cahiers de petit aspirant de marine, j'avais noté au jour le jour mes impressions d'alors, avec beaucoup d'incohérence et d'enfantillage.
    C'est ce journal d'enfant que j'ai traduit ci-dessous, en essayant de lui donner la précision qui lui faisait défaut. ».
    Texte écrit en 1872, retranscrit et publié dans Reflets sur la sombre route en 1899.

  • Albert Londres est un phénomène ! Il est né à Vichy en 1884, et sa carrière de journaliste commence à Paris, au Matin, en 1906. Et ce que peu de gens savent, c'est qu'en 1914, réformé, il se rend à Reims, pendant le bombardement de la ville, comme correspondant de guerre. Ses papiers sur les débuts tonitruants de la guerre ont un énorme retentissement.
    Les assauts et les destructions subis par la cathédrale de Reims, décrits avec son style inimitable, émeuvent l'opinion publique, majoritairement catholique, et fièrement attachée à ce symbole. Il poursuit son périple en Belgique, sur la ligne de front, et donne ses papiers à un ryhtme très soutenu, toujours au Matin, puis au Petit Journal. La guerre vue par ses yeux prend une dimension humaine qui étonne, et son indépendance d'esprit s'exprime déjà en toute franchise. Il est près du peuple combattant, rencontre et interroge les haut-gradés, les généraux, et quelques têtes couronnées aussi déboussolées que leurs populations par la tournure des événements.
    Albert Londres se rend ensuite sur le front de l'Est et rend compte de ce qu'il intitule les « Questions d'Orient ». Comme Curzio Malaparte après lui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, Albert Londres est partout et ne s'en laisse pas compter. Tout mérite sa curiosité, au mépris du danger. À la lecture de ses papiers, la surprise est grande de vivre la guerre ainsi, survolant les lieux de combat, à la recherche de la vérité :
    La Serbie, la Grèce, les Dardanelles... On y est. Et quand il s'agira de faire le « procès » moral des immenses carnages causés par le conflit, et de l'aveuglement et de l'acharnement de leurs responsables, le journaliste dénoncera sans hésiter le « bourrage de crâne » : une leçon !

  • La Nouvelle-Calédonie, archipel d'Océanie situé dans l'océan Pacifique à 1 500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande, est encore une terre lointaine de France.
    Distante de la métropole de près de 17 000 kilomètres, cet ancien territoire d'outre-mer située en Mélanésie relève de la souveraineté française depuis 1853. Elle dispose d'un statut particulier de large autonomie sui generis (ou « de son propre genre ») instauré par l'accord de Nouméa.
    Un référendum local portant sur son statut institutionnel est prévu entre 2015 et 2018. L'accord de Nouméa précise que : « La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle- Calédonie des compétences régaliennes, l'accès à un statut international de pleine responsabilité et l'organisation de la citoyenneté en nationalité ». Ainsi, s'offre à la Nouvelle- Calédonie un ensemble de choix sur son futur statut (État associé à la France, indépendance, large autonomie au sein de la République française, etc.).
    C'est sur cette distance que ses habitants ont construit leur propre identité culturelle, qu'elles que soient leurs origines, et la littérature qui est proposée dans ce nouveau volume de la collection Miniatures en témoigne.

  • Alors que sa fille est mourante, lamartine, partagé entre l'émerveillement et la douleur, nous emmène à jérusalem.
    Flamboyante prose poétique clamée d'un seul souffle, véritable peinture d'une ville envahie par la peste, ce récit romantique incroyable de modernité est un chant déchirant, une succession d'avalanches sombres et d'aurores incendiaires.

  • Ces récits d'Ukraine vous emmènent à la découverte de ses traditions et de sa culture Kiev, Odessa, Sébastopol : ces villes d´Histoire et de culture parlent à notre imaginaire. Elles sont en Ukraine. Aux portes de l´Asie, mais très ancrées en Europe centrale. Comment en serait-il autrement en ayant des frontières avec la Pologne, la Russie, la Roumanie, la Moldavie, la Slovaquie, la Hongrie, le Belarus ? Au contact du monde méditerranéen par sa façade sur la Mer Noire, l´Ukraine reconstruit son identité et lutte depuis des siècles pour son indépendance et sa liberté. Les nouvelles réunies ici, qui fourmillent de références à la vaste culture ukrainienne depuis Nicolas Gogol et Taras Chevtchenko, témoignent de la diversité de ce grand pays européen et d´une véritable renaissance littéraire.
    La collection Miniatures vous offre ici un recueil de nouvelles ukrainiennes, vous emmenant dans un formidable voyage littéraire EXTRAIT Du point de vue d´un brin d´herbe, le meilleur commence au printemps et s´achève à l´automne, juste avant les premières neiges.
    Dans le village de Lipovka, non loin de Kiev, le soir tombait quand le vent se leva. Il arriva à point nommé, car on avait allumé des feux dans presque chaque cour. Les paysans y jetaient, comme dans une chaudière, les feuilles mortes déjà sèches, les branches taillées du jardin et toutes sortes de déchets susceptibles de se transformer en fumée et en un petit tas de cendres. Le vent mêlait la fumée de tous les feux en une brume vespérale qu´il emportait finalement vers ce qui était, encore aujourd´hui, le champ du kolkhoze, juste derrière le potager de Baba Olia.

  • C'est un rêve d'enfant que pierre loti (1850-1923) exauce lorsqu'il fait le voyage d'angkor en 1901.
    En révélant au célèbre voyageur le sens de son existence de ce périple devient un pèlerinage, sagesse que le crépuscule de la vie seul pouvait rendre lisible. les pensées mélancoliques du voyageur et les descriptions de ce site incomparable, témoin ultime de la civilisation khmère, se mêlent intimement pour créer un texte magnifique qui signe la naissance d'angkor à la littérature occidentale

  • Ces récits de Tunisie vous emmènent à la découverte de ses traditions et de sa culture Le « Printemps tunisien » déclenché par l´immolation de Mohamed Bouazizi, qui est aussi devenu le « Printemps arabe », est également un printemps litéraire. Une apiration à la liberté de parole et d´écriture, qui ne s´était pas exprimée avec autant de force depuis longtemps, s´est emparée de beaucoup sur un axe allant de Casablanca à Sanaa. Au centre, la Tunisie a ouvert la voie. Et des voix se sont élevées de ce beau pays méditerranéen, trop longtemps réduit à une image de carte postale.
    La collection Miniatures vous offre ici un recueil de nouvelles tunisiennes, vous emmenant dans un formidable voyage littéraire EXTRAIT « Lève-toi, derviche, murmura-t-il, il est temps que tu partes. » Cette voix inconnue retentit à mes oreilles rouillées, assoupies depuis trois siècles.
    « Lève-toi, Maître, dit-elle, nous sommes au moment précis de l´histoire dont tu seras l´acteur, nous en sommes sûrs, pardonne-nous... » J´entrouvris les yeux. De ma chemise ouverte sur ma poitrine me parvint l´odeur de moisi, et je réalisai que mes poils s´étaient agglutinés au tissu comme de petits vers blancs. Après cette découverte, je tournai les yeux vers le propriétaire de la voix, c´était un beau garçon. Je l´embrassai sur les lèvres, le bout de sa langue toucha la mienne, je le mordis, je crois, l´odeur de chanci fit place à un parfum de sang. Le garçon ferma les yeux dans un râle, et, tout en tétant le bout de ma lèvre inférieure, saisit ma main en s´allongeant. Il avait de surcroît un nom tout à fait papal : Slim Jib XII. Slim était son véritable prénom. En arabe, Slim signifie « saint ».

  • Le premier chrétien qui ait réussi à entrer dans Tombouctou sans y laisser la vie était-il un conquérant, un colonisateur, ou un explorateur scientifique ? Venait-il y faire du commerce ou de la politique ? Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, le jeune homme qui pénétrait dans Tombouctou en 1828 n'était rien de tout cela. au péril de sa vie et au prix de nombreuses souffrances, René Caillié entreprit ce voyage au coeur de l'Afrique occidentale sans autre but que d'être celui qui entrerait dans la cité mystérieuse.

  • Henri Focillon (1881-1943) est un prestigieux historien de l'art. Il a été, entre autres, directeur du musée des beaux-arts de Lyon, professeur au Collège de France et à l'université de Yale aux États-Unis, représentant de la France à la commission des Lettres et des Arts de la Société des Nations aux côtés de Paul Valéry, et engagé auprès du général de Gaulle dès juin 1940. Pour le moins, il dispose d'une certaine clairvoyance. Au milieu de ses activités de poète, graveur et pédagogue, ce spécialiste de l'art du Moyen-Âge et du cinéma, touche-à-tout de génie, est aussi un théoricien de grande envergure et un commentateur particulièrement avisé de tous les arts de son temps. C'est dire que, quand il rencontre celui du plus grand des Japonais, qui a tout inventé (!), le propos est élogieux. Le texte de Focillon sur Hokusai, paru en 1914, est publié ici en version intégrale, enrichi d'un nombre conséquent des estampes qui allaient révolutionner le monde de l'art tout entier.

    L'historien présente ainsi le peintre, objet de son étude : « Hokusai fut d'abord un homme d'école, le camarade et l'émule de ces délicats. Puis, son indépendance géniale lui fit abandonner les systèmes et les disciplines, et tenter toutes les expériences qui sollicitèrent sa libre humeur. Il voulut ne se refuser à rien. Toutes choses prirent place dans l'immensité de son art, égale à l'immensité de l'univers. Il fut enivré par le spectacle de la vie et par la multiplicité des formes. Même dans les périodes de naturalisme intense, l'art japonais n'avait rien connu de pareil. Cette fois, l'expérience esthétique plonge au coeur même de la vie, sans réticence et sans choix. Les hommes et les bêtes, les humbles témoins de l'existence quotidienne, la légende et l'histoire, les solennités mondaines et les métiers, tous les paysages, la mer, la montagne, la forêt, l'orage, les pluies tièdes des printemps solitaires, le vent allègre des coins de rue, la bise sur la campagne rase - tout cela, et le monde des songes, et le monde des monstres -, tel est le domaine d'Hokusai, si l'on peut le limiter à des mots. »

  • Au programme : la cathédrale de monreale et son cloître paradisiaque, l'aventure d'un entomologiste pris pour un brigand, l'ascension du volcano, celle de l'etna, son histoire, les temples...
    Et la sublime taormine, qui ,emporte la préférence de guy de maupassant (1850-1893). cet ennemi (le la médiocrité est exalté par les formes majestueuses des temples antiques et par la pure sérénité des cloîtres. c'est que maupassant a fui la capitale pour retrouver dans l'aride campagne sicilienne une beauté idéale. il y parvient si bien qu'il devance ses guides et devient lui-même le meilleur des guides pour un périple très actuel

  • La baie de Rio de Janeiro.
    « Une entrée triomphale dans cette mer intérieure cerclée de hautes montagnes, hérissée de rochers en bataille, égayée de plages riantes, fleurie d'îles mystérieuses, mêlant à l'ombre claire des hautes frondaisons tous les éblouissements du ciel et de la mer dans les voluptés du soleil. À quatre heures, je suis sur le pont. Brouillard, petite pluie fine, nous ne verrons rien du tout. Des pointes de rochers émergent tout à coup des vapeurs qui, brusquement, les dérobent à nos yeux. Nous naviguons dans un nuage. Deux forts, Sao Joao et Santa Cruz, gardent l'entrée pour la bonne théorie. Dans une des dernières révolutions, ils échangèrent des coups de canon pendant tout un mois avec le fort voisin de Villegagnon, sous les yeux des habitants de Rio qui venaient se ranger aux quais pour juger les coups. Ils sont en crise de paix à cette heure.
    Plus loin, on nous signale la blanche silhouette du Minas Geraës, le formidable dreadnought qui depuis. mais n'anticipons pas. Puis ce sont les affreux clochetons de pâtisserie gothique dont l'empereur dom Pedro II crut devoir surmonter le plus ridicule palais dont jamais petite île fût déshonorée. »

  • "En remontant le Mississippi à l'aide des engins de navigation de ces temps primitifs, vous aperceviez, en même temps que les flèches blanches de la vieille cathédrale de Saint-Louis, à votre droite, au-dessous de la levée, l'habitation des Belles-demoiselles avec sa véranda immense et sa toiture de cyprès peinte en rouge, cachée parmi les saules comme un oiseau dans le nid. Cette maison était plus qu'aucune autre rapprochée du fleuve et le large perron, qui descendait vers vous d'une façon tout hospitalière, semblait vous tendre cordialement les bras." Les premières oeuvres de George Washington Cable offrent une vision inoubliable de la Louisiane multiculturelle du début du xixe siècle, une région aux idéaux aristocratiques ancrés dans une économie agricole de plantations qui favorise le conservatisme. Après avoir étudié son histoire coloniale, Cable attribue le déclin de l'aristocratie créole (descendants des colons français et espagnols du delta du Mississippi) à une fierté raciale autodestructrice.

  • Diplomate et nouvelliste, Arthur de Gobineau (1816-1882) est passé maître dans l'art d'entrelacer un récit documentaire pittoresque et une histoire d'amour.
    Son souvenir des Cyclades lui donne ici l'occasion de nous faire croire au paradis originel et - mais quelle conversion ! - à la possibilité de le mériter. Akrivie Phrangopoulo est une nouvelle extraite du recueil Souvenirs de voyage.

  • À peine arrivé au Caire, où il séjournera six mois, Gérard de Nerval (1808-1855) fuit l'hôtel anglais pour se plonger au coeur de la vie locale. Il loue une maison, flâne sur le Mousky et assiste aux fêtes traditionnelles costumé en arabe. Mais le cheik du quartier exige qu'il vive avec une femme. Ainsi commence une quête qui le mène dans les harems et dans les bazars aux esclaves du Caire.
    Ce célèbre récit d'un voyage poétique et lumineux est une véritable initiation aux coutumes et aux légendes égyptiennes.


  • les frasques sentimentales d'alfred de musset (1810-1857) avec george sand lui inspirèrent ce conte délicieux : le jeune peintre tizianello et sa tendre béatrice s'aiment clandestinement.
    or, la venise du xvie siècle semble abriter l'amour
    encore mieux que l'art et le tizianello amoureux se
    laisse griser par la magie du carpe diem aux dépens
    de ses pinceaux. un chef-d'oeuvre naîtra cependant de cet amour. le fils du titien a été publié dans la revue des deux mondes en 1838.

  • " Déterminant pour toute ma carrière, le voyage du Beagle fut de loin l'événement le plus important de ma vie. " Ce voyage n'a cependant pas été déterminant que pour la carrière de Charles Darwin : il l'est pour la science dans son ensemble, ainsi que pour la pensée sociale de l'Occident.
    Lorsqu'il embarque sur le Beagle le 27 décembre 1831, ce jeune homme de 22 ans n'est pas un croyant aveugle dans les dogmes de l'église, mais il n'est pas pour autant en rupture avec ceux-ci. c'est un naturaliste passionné et disposant d'une solide formation de terrain en entomologie et botanique, qui sait observer, récolter, conserver, identifier et nommer. Ses études de médecine lui ont apporté les connaissances nécessaires en anatomie, physiologie et dissection.
    Son séjour dans les contrées hostiles de la Terre de Feu va tout simplement révolutionner la science moderne.

  • Lors d'un séjour à florence à la fin des années 1830, alexandre dumas (1802-1870) illumine les palais et les rues de la ville aux feux des passions dont ils furent le théâtre lors des somptueuses fêtes de la renaissance.

  • Dans le récit personnel de son voyage au sein de l'ambassade envoyée à Fez au printemps 1889, Pierre Loti (1850-1923) met en scène l'Athènes africaine avec le génie d'un peintre orientaliste.
    De l'extraordinaire réception offerte par le sultan Moulay-Hassan au spectacle interdit des terrasses réservées aux femmes, il faut que la lumière brille sur des ruines pour séduire le célèbre voyageur qui se disait l'âme à moitié arabe. Texte extrait de Au Maroc, publié en 1890.


  • a laghouat, dans le sahara algérien, pendant la
    conquête française, eugène fromentin (1820-1876)
    se rassasie de lumière, de paysages sublimes et
    d'événements pittoresques.
    a son retour, pour dire ce
    que la peinture ne peut exprimer, il publie un été dans
    le sahara. défendu par gautier et sand, l'ouvrage
    consacre le jeune peintre romantique comme écrivain. texte extrait de un été dans le sahara,
    publié en 1856.

  • Le royaume de Siam, depuis 1939 la Thaïlande, est resté un État libre et indépendant, parvenant à échapper, sinon à l'influence tout au moins au protectorat ou à la colonisation des puissances impériales qui l'entouraient de toutes parts, c'est-à-dire la France et la Grande-Bretagne présentes et militairement actives dans la région à partir de la seconde moitié du xixe siècle. Si cette situation toujours fièrement évoquée par les Thaïlandais n'a pas eu un grand impact sur l'oeil du photographe, elle a eu plus probablement un effet pervers sur l'archivage des documents argentiques qui ne furent pas toujours, comme c'est le cas dans les pays voisins, copiés et expédiés pour être publiés en Europe. Même modeste, la collection de l'EFEO est donc précieuse car le Siam n'a sauvegardé que peu de documents ayant pu résister aux atteintes du climat tropical. De ce fait les originaux sur support argentique ont été souvent endommagés quand ils n'ont pas disparu totalement. Un bon nombre des plus belles photos du début du xxe siècle, conservées en Thaïlande, ne sont connues que par des copies.

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