Nicolas Chaudun

  • Qui ne connaît ces photos d'élégantes posant au volant de décapotables profilées ? la ligne des premières se prolongeant harmonieusement sur la carrosserie des secondes (si ce n'est le contraire) ! Mais peu savent qu'elles sont l'oeuvre de Boris Lipnitzki (1897-1971), photographe russe émigré en France.
    Cette première monographie conduite par l'historienne Françoise Denoyelle (auteur de Studio Harcourt (1934-2009), Éditions Nicolas Chaudun) nous plonge dans la fébrilité du Paris des Années folles et l'avidité affichée de l'après-guerre. Des modèles de Poiret, Schiaparelli, Chanel côtoient des hommes et femmes de lettres, de théâtre, de musique, d'opéra et de danse (Anouilh, Bardot, Cocteau, Colette, Giraudoux, Lifar, Prokofiev, Stravinsky). Pour légitimer son goût des mondanités et des jolies courbes, Lipnitzki avait créé son propre studio, qui couvrit l'actualité des sorties parisiennes jusqu'à la fin des années 1960.

  • Réédition du texte de Roald Amundsen, l'un des derniers grands explorateurs de terres inconnues, qui fut le premier à découvrir les Pôles nord et sud.

  • Regards croisés de jeunesses du début du XXème siècle qui, à l'occasion d'un voyage en Grèce, s'émancipent de leurs héritages classiques.

  • « C'est vraiment trop drôle ! C'est étincelant de verve et d'esprit ! » s'exclama Goethe lorsqu'il lut les premiers récits du Genevois Rodolphe Toepffer.
    Milan-Côme-Splügen en zig-zag est de cette veine, pétillante de malice, débordante d'invention. Dessinateur, caricaturiste hors pair, théoricien de la peinture, précurseur de la bande dessinée, directeur d'école, mais aussi écrivain salué par Sainte-Beuve, Rodolphe Toepffer conte avec finesse et vivacité, dans des pages d'une étonnante modernité, les tribulations d'un pensionnat et de ses touristicules et autres voyageurs d'avant-garde en excursion scolaire en Italie et dans les Alpes.
    On en redemande.

  • Histoire de l'actuel Carreau du Temple, dans le 3ème arrondissement de Paris, qui fut successivement l'enclos du Temple, plus grande commanderie templière de France, la prison de Louis XVI et de la famille royale avant son exécution en 1793, puis un marché aux habits. L'inauguration du "nouveau" Carreau du Temple aura lieu au premier trimestre 2014.

  • Nous continuons d'explorer la verve mordante de notre « homme pressé » en attaquant la face insulaire de l'Europe :
    La Grance Bretagne. Il y sera croqué des chasseurs à cour, des gentlemen farmer et autres sportsmen qui n'ont d'égal qu'eux-même : un esprit libertaire et snob souffle sur cette bohême aristo.

  • Edifiés entre 1759 et 1763 par la volonté de Louis XV, admirés de toute l'Europe au XVIIIe siècle, les hôtels jumeaux de la Guerre et des Affaires étrangères à Versailles furent les premiers immeubles français conçus pour les besoins spécifiques d'une administration. Après avoir abrité jusqu'à la Révolution les ministères de la Guerre, de la Marine et des Affaires étrangères, ils sont aujourd'hui occupés, l'un par le Service d'infrastructure de la Défense et l'autre par la Bibliothèque municipale de Versailles, dont les collections de manuscrits et d'imprimés sont parmi les plus riches de France. Traitant à la fois d'architecture, d'histoire et de bibliophilie, le présent ouvrage décrit les murs et les occupants de ces deux hôtels, où furent écrites quelques-unes des belles pages d'histoire militaire, diplomatique et culturelle de la France. Sa réalisation est le fruit d'une équipe d'auteurs réunie sous la direction commune de Basile Baudez, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne, Elisabeth Maisonnier, conservateur des bibliothèques à la bibliothèque de Versailles, et Emmanuel Pénicaut, conservateur du patrimoine au Service historique de la Défense.

  • À partir de 1528, François Ier reconstruit le château de Fontainebleau au coeur d'une immense forêt dans laquelle il se plaît à chasser. Il s'attache également à créer des jardins : jardin de la Reine, jardin du Roi, jardin du clos de l'étang... Les remaniements successifs leur confèrent la majesté qu'on leur connaît aujourd'hui : construction du Grand Canal sous Henri IV, réaménagement du Grand Parterre par Le Nôtre sous Louis XIV, création du jardin anglais sur l'ancien emplacement du jardin du clos de l'étang sous Napoléon Ier. « Maison des siècles », comme l'appelait Napoléon, le château de Fontainebleau et ses jardins forment un ensemble unique. S'émancipant des poncifs de l'étude architecturale et de l'analyse symbolique, cet ouvrage est pensé comme une promenade historique hantée par le souvenir de François 1er et de l'Impératrice Joséphine. Souvenir ressuscité par le texte vif et enlevé de Vincent Droguet, conservateur, et les superbes photographies de Laurence Toussaint.

  • Isabelle Emmerique crée des laques depuis 1980. Elle a gardé son fond d'archives, mémoire de ses oeuvres, toutes parties rejoindre des collections !
    Pour connaître son travail, il faut aller à Vienne en Autriche où elle a reconstitué chez un particulier un salon 1930, dans une villa contemporaine de Moscou ou bien un hôtel design de Paris. Ses derniers chantiers l'ont amenée à concevoir non plus des oeuvres isolées mais les éléments décoratifs d'un décor global : panneaux de laque, tapis, luminaires. Comme ses illustres prédécesseurs, Isabelle devient ensemblier-décorateur. Parallèlement, elle continue ses recherches autour d'un thème qui nous emporte au coeur du monde.
    En ouvrant ce livre, le parfum de la térébenthine, l'ambiance silencieuse et studieuse d'un atelier de laque imposent instantanément leur séduction.

  • Le 27 janvier 1964, le général de Gaulle décide d'établir des relations diplomatiques avec la Chine communiste. A l'occasion du cinquantenaire de cette reconnaissance, l'auteur, Consul général de France à Chengdu au Sichuan de 2005 à 2010, retrace le rapport entre la France et la Chine de Saint-Louis à l'époque actuelle.

  • qui se souvient que, jetant l'ancre à tahiti, bougainville baptisa " nouvelle cythère " cette île merveilleuse ? sur le pont de la boudeuse, un de ses jeunes compagnons partage cet enchantement.
    son journal en conserve la fraîcheur, digne d'un candide des lumières.

  • Paul et Virginie, un exotisme enchanteur : exposition, Le Havre, Maison de l'armateur, du 28 novembre 2013 au 16 mai 2014 .

  • Pour les fêtes de fin d'année 2012, nous réunissons les quatre titres de Paul Morand publiés dans la collection Philéas Fogg dans un coffret intitulé Mon plaisir en géographie. Comprend D'autres Venise, Entre Rhin et Danube, Bains de soleil, So british !

  • Nicolas Colombel

    Karen Chastagnol

    Bien représenté en France et à l'étranger, notamment aux États-Unis, l'oeuvre de Nicolas Colombel est pourtant mal connue du public. Originaire de Sotteville-lès-Rouen, il se forme à Paris avant de commencer sa carrière à Rome en 1678 où il est le seul français de sa génération à être reçu à l'Accademia di San Luca et au sein de l'Accademia dei Virtuosi al Pantheon. En 1694, il est admis à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture en tant que peintre d'histoire. La suite de sa carrière se déroulera dans le cadre de cette institution.
    Il est sans doute l'artiste de sa génération qui a assumé le plus rigoureusement l'héritage de Poussin à une période charnière de l'histoire de la peinture française. Colombel puise également directement à la source des modèles italiens contemporains.
    Le catalogue de l'exposition réunit pour la première fois l'ensemble des oeuvres du peintre Nicolas Colombel.

  • Le 20 juillet 1879, l'explorateur Adolf Erik Nordenskjöld réussit, à bord du Véga ce que nombre de navigateurs avaient vainement tenté depuis plus de trois siècles : le passage du Nord-Est.
    Mais ce ne fut qu'au terme d'un hivernage long de dix mois près des côtes de la Tchoukotka. L'expédition internationale qu'il dirige en profite pour étudier les moeurs des peuples de ces confins de la Sibérie, les Tchouktches. Nordenskjöld relate cette aventure et cette rencontre dans une longue lettre adressée à son mécène Oskar Dickson. Jamais réédité depuis lors, ce texte est présenté par l'écrivain voyageuse Karin Huet, qui est partie en 2009 sur le Manguier, suivre les traces de Nordenskjöld et franchir le passage du Nord-Est.

  • C'est l'histoire du « carré » au sens large : le carré d'étoffe imprimé, objet qui, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'aux dernières années du XXe, se joue des frontières mouvantes entre le monde militaire et la société civile, passant sans cesse de l'un à l'autre au gré des modes et des événements. Par là, il nous renseigne sur l'évolution des relations riches et complexes qui se développent entre ces deux univers. Relations que les évolutions les plus récentes - fin de la conscription, réduction des effectifs de l'armée - ont effacées des consciences de nos contemporains mais dont la trace peut encore se retrouver dans le cadre de vie quotidien, dans la langue et dans des objets familiers, si l'on veut bien prendre le temps de l'y chercher.

  • Recueil de textes décrivant le charme envoûtant et les contrastes saisissants de l'Andalousie du début du XXème siècle.

  • L'historien de l'art Fabien Bellat se passionne pour décrire les influences réciproques au niveau mondial en matière d'architecture. Pour sa thèse (soutenue en 2007), il a étudié l'influence entre la France et l'URSS du début des années 1930 jusqu'au Congrès de Moscou de 1958. Dans son ouvrage, il raconte la croisade soviétique intéressée à prendre pied dans les Amériques selon la logique ancienne de l'oeuvre d'art comme signe de conquête.
    Deux approches de l'Amérique peuvent être dessinées : l'une se saisissant de l'idée américaine tel un concept, propageant en URSS des typologies américaines réinventées ; l'autre relevant de la stratégie militaire, la réalisation de monuments soviétiques sur le continent américain apparaissant in fine comme la mise en place symbolique de postes avancés en territoire adverse.
    Ces approches concomitantes, parfois complémentaires, quelquefois divergentes, invitent à traiter tant la dimension des projets que celle des réalisations. Cellesci convergent ou divergent, dans leur chemin vers une même finalité : l'invention d'une culture architecturale mondiale où l'URSS entendit prendre l'ascendant.

  • Theìophile Gautier, c'est l'homme presseì qui voyage en zig-zag ! Pour se rendre aÌ La Haye, il aÌ Neufchâtel, Berne, Bâle, Strasbourg, Heidelberg, descend le Rhin, se perd aÌ Dusseldorf, aborde Rotterdam, gagne enfin La Haye et l'abandonne aussitôt pour Bruxelles et Paris. Il parcourt le tout en moins d'une semaine, mais avec l'oeil du critique d'art, la plume du poeÌte et la verve du feuilletoniste. Il offre là un haletant reìcit de voyage qui tient aussi du livre d'art et de l'art poeìtique.

  • Ce livre est entièrement consacré à l'oeuvre de Christophe Huet, peintre ornemaniste et auteur des Singeries des grands appartements du prince de Condé.
    Il dévoile la délicatesse et le raffinement de ces décors grotesques et satiriques qui mettent en scène singes et singesses dans le rôle des hommes et des femmes du xviiie siècle.
    Les représentations allégoriques des sens et du monde de la Grande Singerie ou la parodie des occupations féminines de la Petite Singerie font l'objet d'une iconographie chatoyante : légéreté des arabesques, luxe des décors floraux, fantaisie des représentations animalières.

  • S'il compte incontestablement parmi les promoteurs déterminants de l'unité italienne, Napoléon iii laisse aux héritiers de Garibaldi un souvenir ambigu. Fin connaisseur de l'Italie où, jeune homme, il a longuement séjourné, l'empereur s'est laissé gagner à la cause nationaliste autant par sa vieille fi bre carbonariste que par l'action de Cavour et de la belle comtesse de Castiglione. Outre une époustoufl ante galerie de peintures, l'exposition présente pour la première fois la collection photographique du célèbre studio Alinari, véritable acte de baptême du photo-reportage.

  • Ce n'est pas le dénivelé qui fait la difficulté d'une ascension mais la force et la contrariété des vents. Quand François Graveline décide de grimper La Cordillère des Landes, audelà des vagues de l'Atlantique, c'est à l'assaut de celles des souvenirs, des espoirs et des remords qu'il part. L'altitude s'y calcule en négatif. Il s'agirait plus d'une descente intérieure où la contrée à découvrir est soi-même.

empty