Paleo

  • Cette édition rassemble plus d'une centaine de recettes et dix menus, tirés de l'ensemble des ouvrages de cuisine du Moyen Age et de la Renaissance.
    C'est une véritable promenade gourmande allant du brouet le plus ordinaire à l'entremet le plus spectaculaire. Chapons, chevreuils, maquereaux, huîtres, écrevisses, veaux, pigeons, perdrix, porcelets, pâtés, tartes, flancs, purées, pâtisseries, gelées, sauces, riz, ravioles, foies, plats pour jours maigres ou gras, plats pour les festins ou pour les malades ; sans oublier les boissons avec la recette du vin clairet et de l'hypocras.
    Ces textes, traduits de l'Anglo-normand, de l'ancien et du moyen français, sont tous accompagnés d'une présentation, et chaque terme culinaire répertorié et expliqué.

  • Guerre de Flandre ; Conflits avec l'Angleterre et avec la papauté ; installation des papes à Avignon ; affermissement des rois d'Aragon ; manipulation des monnaies ; scandale de la Tour de Nesle ; procès des templiers...
    Le règne de Philippe le Bel est riche en événements. Ceux-ci ont été rapportés avec beaucoup de précision par Guillaume de Nangis et ses continuateurs, alors moines de l'abbaye de Saint-Denis.

  • Le livre 14 des Antiquités rapporte l'histoire de la Judée de 67 à 37 av. J-C. La guerre civile entre Hyrcan et Aristobule pousse alors les romains à intervenir. Appelés en aide par les deux partis, c'est Pompée qui s'en rend maître, en s'emparant de Jérusalem (63 av. J.-C). Le Temple est pillé par Crassus ; le protectorat romain est instauré. Mais une autre lutte se fait jour, qui a pour acteur principal le jeune Hérode. César domine alors la scène, et c'est l'occasion pour Josèphe de rappeler les décrets pris par le dictateur, comme par le sénat, en faveur des Juifs. Après la mort de César, Hérode cherche l'appui de Rome pour lutter contre le dernier descendant des roi hasmonéens. En 37 il peut célébrer ses noces dans Jérusalem conquise.

  • Il existait aussi chez les Egyptiens une loi très singulière concernant les voleurs.
    Elle ordonnait que ceux qui voudraient se livrer à cette industrie se fassent inscrire chez le chef des voleurs et qu'ils lui rapportent immédiatement les objets qu'ils auraient dérobés. Les personnes au préjudice desquelles le vol avait été commis devaient à leur tour faire inscrire chez ce chef chacun des objets volés, avec l'indication du lieu, du jour et de l'heure où ces objets avaient été soustraits.
    De cette façon on retrouvait aussitôt toutes les choses volées, à la condition de payer le quart de leur valeur pour les reprendre. Dans l'impossibilité d'empêcher tout le monde de voler, le législateur a trouvé un moyen de faire restituer, par une modique rançon, tout ce qui a été dérobé.

  • La feuillée était faite de rameaux verts recouverts de larges feuilles ; le sol était jonché d'herbe. Yseut se couche la première, puis c'est au tour de Tristan. Il tire son épée et la pose entre eux. Ce jour-là Yseut portait sa chemise. Si elle avait été nue, une terrible aventure se serait produite ! Ecoutez la façon dont ils se sont allongés. La reine glissa l'un de ses bras sous le cou de Tristan et comme je le pense, posa l'autre sur lui. Elle le serrait contre elle et lui l'entourait de ses bras. Leur amour était tout à fait visible ! Leurs lèvres étaient proches l'une de l'autre, mais elles ne se touchaient pas. Autour de la feuillée, pas un souffle de vent, pas une feuille ne bougeait ! Un rayon de soleil éclairait le visage d'Yseut, plus brillant que la glace. Voilà comment les amants étaient endormis, sans penser à mal.

  • César marcha par les sentiers les plus étroits jusqu'au Rubicon, où l'attendaient ses cohortes.
    Là il s'arrêta quelque peu, et, réfléchissant à la grandeur de son entreprise, il s'adressa à ceux qui l'entouraient : "Nous pouvons encore, dit-il, retourner sur nos pas ; une fois que nous aurons franchi ce faible pont, il nous faudra tout décider par les armes." Tandis qu'il hésitait, un prodige se manifesta. Un homme d'une taille et d'une beauté remarquables lui apparut subitement : il était assis à peu de distance et jouait du chalumeau.
    Plusieurs soldats se rassemblèrent pour l'entendre ; il y avait parmi eux des trompettes. Cet homme s'empara alors de l'instrument de l'un d'eux, se leva, et, faisant retentir des sons mâles et guerriers, se dirigea vers l'autre rive. César alors s'écria : "Eh bien, allons où nous appellent les prodiges des dieux et l'iniquité de mes ennemis. Que le sort en soit jeté !"

  • Le livre III de l'Histoire des Francs relate l'histoire des quatre fils de Clovis : Théodoric I, Clodomir, Childebert I et Clotaire I. Le livre s'achève avec la mort de Clotilde, leur mère, le 3 juin 545. La période est marquée par la guerre entreprise contre les Burgondes. Seul survivant de ses frères, Clotaire réunit sous sa main l'ensemble du royaume. A sa mort en 561 un nouveau partage est effectué au profit de ses quatre fils : Caribert I, Gontran, Sigebert I (qui épouse Brunehaut), et Chilpéric I (qui épouse Frédégonde). La période rapportée dans le livre IV est marquée par la rivalité de ces quatre frères, cristallisée autour des figures de Brunehaut et Frédégonde ; et l'arrivée des Lombards en Italie. Le livre se clôt sur l'assassinat de Sigebert.

  • Après l'assassinat de Commode (193), les conjurés s'entendent sur le nom de Pertinax et le proclament empereur. Il ne réussira à régner que quelques mois avant de succomber sous les armes des prétoriens. L'empire, est mis aux enchères ; le plus offrant, Didius Julianus, revêt alors la pourpre. Pour quelques mois seulement ; il est assassiné. Une compétition meurtrière s'ouvre alors entre les trois meilleurs généraux de l'époque : Pescennius Niger, Clodius Albinus et Septime Sévère. L'Histoire Auguste, recueil de biographies impériales écrit au IIIe siècle, présente de manière détaillée chacun de ces personnages : aspect physique, traits de caractère, paroles mémorables ou surprenantes, habitudes vestimentaires et alimentaires, éducation et formation...

  • Guillaume de Nangis fut moine de l'abbaye de Saint-Denis en France.
    Il y fut notamment chargé des archives, avec le titre de garde des chartes, de 1289 à 1299. Il est l'auteur d'une Vie de saint Louis IX et d'une Vie de Philippe III le Hardi. Mais il est principalement connu pour sa Chronique Universelle, écrite en latin, et qui s'étend depuis les origines du monde jusque vers l'an 1300. Claire et précise, c'est une des sources les plus fiables pour l'histoire politique du XIIIe siècle.
    Elle a d'ailleurs servi de base aux rédacteurs des Grandes Chroniques de France. Nous présentons pour le présent volume l'intégralité des chapitres concernant le règne de saint Louis.

  • Les années 56 et 55 av JC, marquent les premières vraies difficultés de César dans sa guerre des Gaules.
    Partout ses légions sont menacées dans leurs cantonnements ou forcées de se retirer. A Rome même l'opposition au proconsul prend de l'ampleur. César doit faire front partout à la fois. Il réaffirme d'abord ses précédentes conquêtes, puis entreprend l'occupation de l'ensemble des territoires bordant l'Atlantique. C'est notamment l'occasion pour son armée de faire l'apprentissage du combat naval (contre les Vénètes).
    Soucieux de frapper les esprits, César met ensuite sur pied deux grandes expéditions : l'une sur la rive droite du Rhin, grâce à la construction d'un pont inédit sur ce fleuve. L'autre, et c'est une grande première pour les Romains, en débarquant en Grande-Bretagne.

  • Parmi les 227 titres qui composent le catalogue des oeuvres de Plutarque, on trouve de très nombreuses mentions des Gaulois. Nous les avons toutes réunies dans ce volume, et regroupées par ordre chronologique. On y retrouve l'histoire de ces guerriers déferlant sur l'Europe, combattant nu dans la neige, assiégeant et rançonnant la ville de Rome, pillant le trésor des Grecs à Delphes. Puis la série de combats les opposant aux généraux romains : Marius, dans le sud de la Gaule ; puis César, jusqu'au Rhin, la Meuse et la Manche. Enfin leur intégration dans l'empire romain, sous les premiers empereurs Auguste, Tibère, Caligula, Claude et Néron.

  • J'ai parcouru les pays depuis la mer supérieure jusqu'à la mer inférieure ; j'ai soumis à mes pieds les rois des régions et ils m'ont envoyé des présents. J'ai agrandi la superficie de Ninive, j'ai fait reconstruire son mur d'enceinte et ses remparts qui n'existaient plus, je les ai rendus hauts comme des montagnes. J'ai arrosé ses environs qui étaient complètement dévastés par le manque d'eau, et dont les habitants ne connaissaient pas les eaux d'irrigation et se préoccupaient de la pluie du ciel.

  • L'accession de Septime Sévère à la tête de l'empire, marque un tournant dans l'histoire romaine. Avec lui le pouvoir s'affirme désormais ouvertement monarchique, héréditaire, militaire et provincial. Hérodien, ancien fonctionnaire impérial, est une des sources principales de ce règne. "Sévère s'avança ensuite à la tête de son armée jusqu'aux portes de Rome. Cet appareil redoubla la crainte du peuple déjà étonné de tant de résolution. Les citoyens sortirent avec le sénat, tenant à leurs mains des branches de laurier, et vinrent au-devant de ce prince, le premier et peut-être le seul qui, sans répandre de sang et sans courir de risques, ait connu et exécuté une entreprise si délicate. Les sénateurs vinrent le complimenter à la porte de la ville, et le conduisirent à son palais, après qu'il eut visité les temples des dieux, dans lesquels il offrit les sacrifices rituels".

  • Les Trente sont nommés aussitôt que les Longs Murs et les fortifications du Pirée ont été abattues, ce qui se fait avec la plus grande rapidité. Elus pour rédiger les lois qui devaient servir de base au gouvernement, ils repoussent sans cesse leur rédaction et leur publication ; mais, en attendant, ils organisent le conseil et les autres magistratures comme ils l'entendent. Ils délibèrent ensuite sur les moyens de gouverner Athènes à leur gré, et, pour cela, ils envoient Eschine et Aristote à Sparte, avec mission d'obtenir une garnison. Dès que les Trente ont reçu la garnison, ils ne se contentent plus de saisir les scélérats et les gens de rien, ils jettent en prison ceux qu'ils regardent comme les moins disposés à supporter des injustices et les plus capables de rassembler un grand nombre de partisans en cas de résistance.

  • Théophilus, prêtre et moine, vécu dans la première moitié du XII' siècle.
    Artiste lui-même, et sans doute orfèvre, ses Essais sont à la fois le témoignage de l'homme de métier, et une compilation de tous les savoirs artistiques de son temps. "Ainsi, mon bien aimé fils, toi que Dieu a rendu parfaitement heureux en ce sens qu'on t'offre ici gratuitement ce que beaucoup d'autres n'acquièrent que par de pénibles efforts, en fendant les flots de la mer au plus grand péril de leur vie, exposés aux rigueurs de la faim et du froid, ou bien assujettis au long esclavage de l'école, et tourmentés par l'insatiable désir d'apprendre ; saisis avec des regards avides cet Essai sur divers arts ; lis-le avec une mémoire fidèle ; embrasse-le avec un amour ardent".

  • Pendant mon séjour à Memphis, j'appris encore d'autres choses dans les entretiens que j'eus avec les prêtres d'Héphaïstos...
    Les prêtres disent que Khéops ferma d'abord tous les temples, et interdit les sacrifices aux Egyptiens ; il les fit après cela travailler tous pour lui. Les uns furent occupés à fouiller les carrières de la montagne d'Arabie, à traîner de là jusqu'au Nil les pierres qu'on en tirait, et à passer ces pierres sur des bateaux de l'autre côté du fleuve ; d'autres les recevaient, et les traînaient jusqu'à la montagne de Libye.
    On employait tous les trois mois cent mille hommes à ce travail. Quant au temps pendant lequel le peuple fut ainsi tourmenté, on passa dix années à construire la chaussée par où on devait traîner les pierres. La pyramide même coûta vingt années de travail.

  • Il y a beaucoup d'argent dans l'Inde ; les mines de ce métal ne sont pas profondes.
    Elles le sont cependant davantage que dans la Bactriane. On y trouve aussi de l'or, non dans les fleuves, comme on en trouve dans le Pactole, mais dans beaucoup de grandes montagnes. Ces montagnes sont habitées par des gryphons. Ce sont des oiseaux à quatre pieds, de la grandeur du loup, dont les jambes et les griffes ressemblent à celles du lion. Leurs plumes sont rouges sur la poitrine, et noires sur le reste du corps.
    Ces animaux sont cause qu'il est très difficile d'emporter l'or, quoiqu'il soit abondant dans les montagnes.

  • Le plaidoyer pour Sextus est le premier discours de Cicéron.
    Jeune avocat, encore peu connu, il fut choisi pour cette raison même. Les esprits étaient alors encore sous la crainte des récentes proscriptions de Sylla, et les ténors du barreau s'étaient prudemment désistés. Par son audace et son courage à défendre Sextus, contre certains protégés des puissants du jour, Cicéron s'acquit alors un nom.

  • Licinius était Gaulois d'origine : pris par les Romains et devenu esclave de César, il fut affranchi par lui, et constitué par Auguste procurateur de la Gaule. Ce personnage, avide comme un barbare et orgueilleux comme un romain, savait trouver beaucoup d'argent pour les besoins du service qui lui était assigné ; il en recueillait beaucoup aussi pour lui-même et pour les siens. Il en vint à ce point de méchanceté que, certains tributs dans ce pays-là se payant par mois, il en porta le nombre à quatorze, alléguant que celui qui est appelé Décembre était en réalité le dixième, et qu'il fallait, pour cette raison, en compter deux autres, qu'il nommait l'un le Onzième, l'autre le Douzième... Les textes rassemblés ici sont ceux de trois grands historiens grecs des Ier et IIe siècles ap. J.-C. : Flavius Josèphe, Appien d'Alexandrie et Dion Cassius. Les faits qu'ils rapportent concernent les anciens Gaulois, les différentes étapes de la conquête romaine, et la vie des Gallo-romains sous les premiers empereurs (Auguste, Tibère, C aligula, Claude et Néron).

  • L'histoire de Cyrus, le fondateur de l'empire perse, est l'occasion pour Hérodote de rapporter ce qu'il a appris sur les différents peuples et pays qui ont fait l'objet de la conquête du Grand roi.
    On y retrouve l'histoire des Assyriens (Ninive), des Mèdes (Cyaxare, Astyage) et des Perses (Cambyse, Cyrus). Celle des tyrans Thrasybule (à Milet), Périandre (à Corinthe) et Pisistrate (à Athènes) ; des législateurs Solon et Lycurgue ; de la Pythie de Delphes ; ou encore des souveraines de Babylone (Sémiramis, Nictoris) et du Caucase (Tomyris). La description des peuples (Lydiens, Babyloniens, Perses, Phocéens, Massagètes) est un véritable exposé de leurs moeurs, de leurs coutumes et croyances.
    Et toujours le récit d'Hérodote est agrémenté d'anecdotes saisissantes : Arion le citharède, la chasse d'Atys, le tombeau d'Oreste, le fils muet de Crésus, le festin d'Harpage... Rompant avec les seules énumérations des victoires et des monuments à la gloire exclusive de tel ou tel puissant, Hérodote parle et raconte, en homme, la diversité du monde et de ses habitants, sa voix ouvre les chemins de l'histoire.

  • Ce livre est consacré aux origines, plus ou moins fabuleuses, de la ville de Rome : Arrivée d'Enée en Italie ; Fondation d'Alba ; Naissance de Romulus et Rémus ; Fondation de Rome.
    Puis il se poursuit avec l'histoire des sept rois de Rome : Romulus, Numa, Tullus Hostilius, Ancus Marchas, Tarquin l'Ancien, Servius Tullius et Tarquin le Superbe. Il se clôt par la révolution de 509.

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