Sciences humaines & sociales

  • "Dans la nuit, après s'être reposés, les vaisseaux levèrent l'ancre. Celui qui portait le duc, vouant avec plus d'ardeur vers la victoire, eut bientôt, par son extrême agilité, laissé derrière lui les autres, obéissant par la promptitude de sa course à la volonté de son chef. Le matin un rameur, ayant reçu ordre de regarder du haut du mât s'il apercevait des navires venir à la suite, annonça qu'il ne s'offrait à sa vue rien autre chose que la mer et les cieux. Aussitôt le duc fit jeter l'ancre, et de peur que ceux qui l'accompagnaient ne se laissassent troubler par la crainte et la tristesse, plein de courage, il prit, avec une mémorable gaffé, et comme dans une salle de sa maison, un repas abondant où ne manquait point le vin parfumé, assurant qu'on verrait bientôt arriver tous les autres, conduits par la main de Dieu, sous la protection de qui il s'était mis. "

  • A la mi-septembre 1380, Charles V, résidant alors dans son château de Beauté-sur-Marne, ressent les premières douleurs mortelles.
    Il est à la veille d'un nouveau conflit en Bretagne avec les Anglais ; et le grand schisme de la papauté menace de déchirer les Etats de la chrétienté. Ses frères, les ducs de Bourgogne, d'Anjou et de Berry sont en campagne ; sa femme est morte ; son fils aîné encore sous tutelle. En toute hâte le roi cherche à assurer sa succession... et son salut. Peu de successions royales ont été l'objet d'autant d'enjeux et d'interprétations contradictoires.
    On trouvera rassemblés ici tous les documents la concernant ; la plupart n'avaient jamais été traduits en français.

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