Picard

  • Cet ouvrage constitue une synthèse inédite sur l'un des champs documentaires les plus riches de l'Égypte ptolémaïque et romaine. En effet, la production des figurines de terre cuite véhicule un nombre de thèmes sociétaux et religieux qui ne connaît pas d'équivalent dans les aires culturelles du pourtour méditerranéen à l'époque gréco-romaine. Ce livre se veut marquer une étape au regard des approches habituelles : il ne s'agit ni d'un catalogue de collections, ni d'une monographie archéologique ; il restitue les réalités de la vie de tous les jours, de l'image idéalisée des jeunes filles mortes avant le mariage, les célèbres « femmes drapées », aux dieux obscènes, garants de la fertilité, grecs tout autant qu'égyptiens, des prêtres aux animaux sacrés et familiers. Grâce à la multiplicité de ces témoignages et par le prisme des figurines de terre cuite, on approche ainsi la société égyptienne, ses dieux, son cadre de vie et ses activités.

  • Cet ouvrage témoigne d'un travail durant de longues années sur les textes antiques, pour mettre en lien la littérature gréco-romaine et les peintures et mosaïques de la même époque. Ces recherches témoignent de la richesse de la pensée et de la représentation antiques à partir du thème de la nature morte, thème qui allait prendre une place considérable dans l'art occidental.

  • La peinture allégorique apparaît dans les décors intérieurs des maisons romaines à la fin des années 80 avant J.-C.
    Elle disparaît une quarantaine d'années plus tard avec la génération qui l'avait mise à la mode, dans les convulsions politiques qui ont succédé à l'assassinat de César, aux Ides de mars 44 avant J.-C. Les somptueuses compositions représentant des architectures en partie imaginaires et vides de toute présence humaine ont été pieusement préservées par les propriétaires successifs des demeures, en raison sans doute de la qualité de ceux qui les avaient commandées, jusqu'à ce que l'éruption du Vésuve les conserve à son tour et nous permette de les admirer.
    On suit ici cette mode décorative, depuis sa naissance probable au Palatin, chez un des chefs de la faction conservatrice de l'aristocratie sénatoriale, jusqu'à sa phase finale dans des villas de la riche zone résidentielle du golfe de Naples. La signification de ces peintures est analysée en détail, par une tentative de retrouver le regard des propriétaires qui les ont fait exécuter. Il s'agit aussi bien de reconstruire dans tous ses aspects la mémoire de ces personnages que leurs habitudes de perception visuelle.
    Parmi le groupe des jeunes aristocrates décidés à résister aux entreprises des populares, et qui étaient allés chercher chez les philosophes d'Athènes des raisons de croire en leur destin, se détache la grande figure de Cicéron, qui possédait une résidence sur le territoire de Pompéi. C'est une des ambitions de cet ouvrage que d'essayer de faire revivre quelque chose de ce qui fut le regard de Cicéron.

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