Picard

  • Une vaste fresque du monde romain, véritable somme par Yann Le Bohec, professeur émérite d'histoire romaine de l'université Paris IV-Sorbonne.
    La chronologie est essentielle pour l'histoire, il a fallu commencer par là. Ensuite, une déclinaison thématique :
    Institutions, armée (jadis négligée), économie, société, culture (souvent oubliée) et religions (au pluriel). On a ajouté à cela une ouverture sur la vie quotidienne. L'étendue de l'empire imposait également de brosser un tableau des différentes régions qui le composaient.
    Après ces descriptions du Principat, un retour à la chronologie s'imposait, lié à la thématique et à la diversité géographique.
    La crise du IIIe siècle fut surtout militaire, et aussi économique (conjoncturelle, ce qui a échappé aux historiens) ;
    Les conséquences sont connues, mais pas les causes.
    Le Bas-Empire, pour finir, reprend le même schéma, chronologique et thématique, avec une problématique particulière. L'étude de cette période conduit à deux questions : quand et pourquoi l'empire romain est-il mort ?
    Un ouvrage destiné aux étudiants de master et aux nombreux amateurs d'histoire romaine qui reconnaissent en Yann Le Bohec un pédagogue éclairé. S'appuyant sur une illustration abondante, l'auteur balaye toute la destinée de l'empire romain et en restitue la vie et l'esprit. Un livre incontournable.

  • Au cours de son expansion en Méditerranée, à partir du IIe siècle avant l'ère chrétienne, Rome ne pouvait manquer de rencontrer la Judée ainsi que nombre de communautés juives déjà présentes dans plusieurs des nouvelles provinces de son Empire. Elle découvrit alors une religion très différente de celles qui lui étaient familières. Sans qu'il y eût jamais de persécution systématique, les relations entre Rome et les Juifs finirent par se gâter au point de susciter trois révoltes juives antiromaines entre la fin du il' siècle et la première-moitié du ler siècle de l'ère chrétienne. Ces événements qui ont eu une incidence considérables sur la suite de l'histoire, au moment même où commençait à se diffuser le christianisme, sont peu présents dans la littérature romaine subsistante et sont de ce fait trop souvent ignorés des historiens modernes de la romanité. Cet ouvrage, qui utilise à la fois des sources littéraires juives, grecques, romaines et chrétiennes, s'appuie autant que faire se peut sur l'archéologie. Au-delà du récit des événements, il s'attache à analyser la confrontation de deux cultures. Il devrait ainsi contribuer à donner toute leur place à la Judée et aux Juifs sur la carte de l'Empire romain.

  • L'abondante documentation transmise par les auteurs de l'Antiquité donne à Athènes une place exceptionnelle dans l'étude des cités grecques : pour le Ve siècle, ces sources, pour la plupart d'origine athénienne, attestent le rôle de premier plan joué dans les faits par la patrie de Sophocle, d'Aristophane et de Thucydide. Cet ouvrage, faisant le point sur les recherches récentes consacrées à tel ou tel aspect du génie athénien, s'attache à mettre en lumière la singularité de cette cité. Une fois la crise sociale surmontée par le gouvernement tyrannique de Pisistrate, les conditions sont réunies pour la mise en place de l'isonomie avec les réformes de Clisthène en 508/507 ; le système politique évolue par étapes jusqu'à la démocratie péricléenne, alors que la cité, grâce au rôle qu'elle a joué dans les guerres médiques, maintient comme hégémôn de la Ligue de Délos sa domination sur bon nombre de cités insulaires et côtières. L'ouvrage, après avoir étudié la nature de cette hégémonie, s'intéresse aux relations que le régime politique de la cité entretient avec la domination maritime, puis met en évidence le lien entre le régime démocratique et la " culture " athénienne, qui prend valeur de modèle pour le monde grec : tandis que s'épanouissent l'éloquence judiciaire et politique et la réflexion historique, le genre dramatique profite de la suprématie athénienne dans le cadre des fêtes fastueuses consacrées aux divinités de la cité hégémonique, qu'honorent encore les édifices somptueux de l'Acropole. Athènes présente ainsi au Ve siècle, jusqu'à sa défaite de 404 face à Sparte, l'image d'une cité dynamique et ambitieuse, que son infatigable énergie pousse à vouloir toujours entreprendre davantage.

  • Aujourd'hui, grâce aux connaissances qui se sont considérablement élargies les préhistoriques deviennent familiers au public dont l'intérêt pour sa propre histoire s'est accru ces dernières décennies sous l'influence des médias.
    La télévision, la radio, la presse, le cinéma, le disque... Contribuent à rendre plus accessible et populaire l'approche des premières civilisations. Qui n'a pas entendu prononcer le nom de l'abbé H Breuil ou écouté Yves Coppens lors d'une émission radiodiffusée ou télévisée ? Qui n'a pas visité la grotte de Lascaux ou son fac-similé, et plus récemment admiré les images télévisées réalisées dans les prodigieuses grottes Cosquer et Chauvet ? Que ce soit à travers un cours, une conférence, une interview, une exposition...
    L'information existe et utilise des supports variés. Mais l'immensité des temps préhistoriques sur environ quatre millions d'années, peut dérouter le profane qui, souvent, ne garde de l'enfance que le souvenir d'images floues de chasseurs traquant les rennes ou de " sorciers " dessinant quelques silhouettes de mammouths sur les parois de leur grotte. Cet ouvrage écrit dans un souci pédagogique, vise à fournir aux amateurs, des notions élémentaires qui leur permettront d'approfondir les connaissances acquises par les moyens classiques de diffusion.
    Il s'adresse également aux étudiants désireux de combler d'inévitables lacunes. Sans tomber dans une vulgarisation facile, il n'est cependant pas possible d'être exhaustif, et seules les notions essentielles admises par tous, seront abordées. Seront formulées toutefois les hypothèses récentes et les perspectives originales suscitées par les progrès de la recherche. Mais, pour l'essentiel il s'agit d'un ouvrage de synthèse.

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