Picard


  • aucun autre pays que le japon n'a fait une telle place à le corbusier, à ses disciples et aux architectes qu'il a longtemps inspirés.
    nulle part ailleurs, ses écrits n'ont été si rapidement traduits, publiés et commentés. ce sont les jeunes architectes japonais, attirés par le prestige des textes de le corbusier, qui ont donné le départ d'un formidable intérêt pour l'agence de la rue de sèvres ; cet intérêt pour l'architecte était d'ailleurs sélectif, il laissait de côté aussi bien l'urbanisme que l'oeuvre plastique du dessinateur ou du peintre, et combinait plusieurs images successives de le corbusier, qui était d'abord, dans les années 1920 et 1930, un " jeune héros ", puis, après 1945, un " maître " du modernisme, et enfin, l'architecte de référence d'une nouvelle approche de l'espace qu'au japon, en raison des conditions d'une intense démarche de modernisation, on expérimente avec passion.
    jusqu'à présent cependant cette relation de le corbusier avec le japon n'avait pas fait l'objet d'une étude. a côté des grandes sagas, celle de le corbusier en amérique latine, celle de le corbusier en urss, la relation de le corbusier avec le japon était demeurée une page blanche, qui attendait son approche, son écriture, ses interprétations. c'est ce qu'apportent les travaux du colloque réuni à tokyo en 1997, que nous présentons ici aux lecteurs de langue française.


  • Le milieu des années 50 marque un tournant dans les rapports de la Caisse des dépôts à la difficile question de l habitat « populaire ». Alors qu elle n était jusque-là qu une banque de prêts pour les collectivités publiques et les organismes constructeurs de logements, cet acteur majeur de la politique financière, économique et sociale du pays décide de s engager lui-même dans la réalisation d opérations d envergure. La création, le 11 juin 1954, d une première filiale technique, la Société centrale immobilière de la Caisse des dépôts (SCIC), inaugure une fonction nouvelle dans l histoire de l établissement : celle de maîtrise d ouvrage. Celle-ci s impose rapidement comme le plus important constructeur français. Le 31 décembre 1958, jour où est publié le décret des « Zones à urbaniser en priorité » (ZUP), elle aura lancé la réalisation de 76 455 logements sur plus de 400 programmes distincts. Cette performance rend compte d une véritable innovation dans la définition des problèmes de construction et d urbanisme comme dans le choix des modes opératoires pour tenter de les résoudre. La Caisse des dépôts devient ainsi l initiatrice d une nouvelle échelle d appréciation et d intervention : de l investissement direct au montage d opération, du groupe d habitation à la cité nouvelle, de la ville au territoire. Son rôle sera déterminant dans la définition de la politique urbaine des années 1960.

  • Cet ouvrage collectif qui réunit 53 contributions d'architectes, universitaires et archéologues, témoigne de l'éclectisme de Pierre Pinon, professeur  à l'école d'architecture de Paris-Belleville : les rapports entre ville et architecture, entre archéologie et architecture, notamment dans le monde ottoman et au Moyen-Orient.

  • Au sein de l'histoire de l'architecture du XXe siècle, ce livre explore l'histoire des relations internationales et de la profession d'architecte après la Seconde Guerre mondiale, en particulier au travers des grands concours d'architecture et d'urbanisme.
    Pris ici comme une métaphore architecturale des tensions diplomatiques de la période, les compétitions internationales connaissent un regain d'intérêts après 1945, notamment grâce à l'action de l'Union internationale des architectes (UTA). La politique de régularisation et de défense de la qualité architecturale menée par cette ONG de l'architecture se lit au travers d'une analyse thématique d'une centaine de concours internationaux, qui éclaire les questions de la maîtrise d'ouvrage, de l'exportation de ce procédé essentiellement européen, de la programmation et de la critique architecturale.
    Certains d'entre eux font l'objet d'une étude approfondie: les concours d'architecture de la Basilique de Syracuse (1956), de l'OMS à Genève (1959) et des logements de la CECA (1965), d'urbanisme de Berlin (1958), de Tunis (1961), ou encore ceux du siège de l'Unido à Vienne (1969) et du centre Pompidou (1971). Au moment où le statut d'architecte libéral commence à connaître une profonde transformation sous l'effet de la concurrence économique et technique, les compétitions apparaissent comme un outil de défense ultime de cette spécificité.
    Ils laissent entrevoir l'émergence d'une nouvelle génération d'architectes urbanistes acquis aux valeurs du mouvement moderne, et l'organisation de la profession sur le modèle occidental dans des pays extra-européens. Les concours suscitent encore des débats. Cette étude critique d'une période révolue apporte des arguments en faveur d'une démocratisation de la procédure, fondée sur la compétition et l'expertise.

  • L'étude de l'histoire de la villa Cavrois, (Robert Mallet-Stevens architecte) s'étend de 1925 à 2001. Le contexte local de la commande, l'histoire détaillée de la conception et de l'édification, l'analyse de l'édifice et de sa situation dans le contexte des années trente mettent en évidence la dimension manifeste de la réalisation ainsi que la stratégie professionnelle de Robert Mallet-Stevens dans le Nord de la France. L'usage de l'édifice est étudié dans une durée (1939-1985) qui comprend son occupation militaire, ses transformations, la réception familiale et l'historiographie. Le processus de patrimonialisation ; (1986-2001) comprend, de manière simultanée, la reconnaissance historique, un changement de propriétaire, la dispersion du mobilier, la dégradation matérielle et les premières protections administratives. Les aléas politico-administratifs du dossier ainsi que l'étude du caractère patrimonial de sa réception terminent le récit qui s'achève avec l'achat de l'édifice par l'État. Le récit ne néglige ni le maître de l'ouvrage ni les usagers en impliquant tous les faits et les acteurs proches et lointains de l'oeuvre proposant ainsi des perspectives méthodologiques sur l'histoire de l'architecture.

  • L'essentiel sur les réalisations contemporaines (1920-2007) les plus marquantes qui font la singularité architecturale de la Côte Ouest américaine.
    Sur la côte ouest américaine, les architectures préfigurant le Mouvement moderne datent des années 1920, avec, notamment, les maisons de Rudolph Schindler, Richard Neutra et Frank Lloyd Wright.
    Fortement inspiré des traditions locales (comme les pueblos de style colonial) et de la douceur du climat qui favorise les ouvertures vers l'extérieur, ce modernisme californien s'est développé dès l'après-guerre en privilégiant les critères de pragmatisme, de rationalité et d'économie.
    Dans la culture américaine d'alors, l'architecture s'élevait au rang de bien de consommation de masse : primauté de l'habitat individuel et du confort domestique, mécanisation des intérieurs, standardisation et préfabrication,
    quand ce n'est pas autoconstruction, recours à grande échelle aux nouveaux matériaux (alliages, acier, béton, résines, matières plastiques.), intérêt moindre pour la décoration et la monumentalité.
    Progressivement, et sans jamais abandonner vraiment le principe d'ouverture vers l'extérieur, des architectes venus du monde entier ont continué de concevoir des habitations originales, tout en projetant parallèlement des
    architectures plus monumentales, dans le cadre d'importantes commandes publiques ou privées.
    Qu'il s'agisse des constructions de Moss, Gehry, Morphosis, Botta ou Moneo., l'heureuse hybridation entre une approche naturaliste et des solutions high-tech offre des réalisations architecturales d'exception.

    Les architectes
    Tadao Ando - Blank Studio - Mario Botta - Santiago Calatrava - Charles et Ray Eames - Peter Eisenman - Craig Ellwood - Albert Frey - Frank O. Gehry - Bruce Goff - Myron Goldsmith - Herb Greene - Herzog & de Meuron - Steven Holl -
    Arata Isozaki - Wes Jones - Bernard Judge - Louis I. Kahn - Pierre Koenig - John Lautner - Legorreta+Legorreta - Daniel Libeskind - Richard Meier - Rafael Moneo - Morphosis - Eric Owen Moss - Walter A. Netsch - Richard Neutra -
    Rem Koolhaas - Renzo Piano - Antoine Predock - Randy Brown Architects - Richärd+Bauer - Paolo Soleri - Paul Schweikher - Venturi, Scott Brown & Associates - Frank Lloyd Wright

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