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  • Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.

    Plus encore qu'un livre de voyage, il s'agit cette fois d'un livre sur le voyage. Sans renoncer aux détails pittoresques offerts par les sociétés indigènes du Brésil central, dont il a partagé l'existence et qui comptent parmi les plus primitives du globe, l'auteur entreprend, au cours d'une autobiographie intellectuelle, de situer celle-ci dans une perspective plus vaste : rapports entre l'Ancien et le Nouveau Monde ; place de l'homme dans la nature ; sens de la civilisation et du progrès.

    Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du "voyage philosophique" illustrée par la littérature depuis le XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle, c'est-à-dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fart oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

  • La grande aventure du pôle Nord, les expéditions, les découvertes, l'évolution de la vie des Esquimaux du XIXe siècle à nos jours.

  • On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du palmier d'eau. Isolée dans la jungle de haute Amazonie, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie.
    Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance. Philippe Descola y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années en tant qu'anthropologue. Ce témoignage exceptionnel sur une manière libre et presque oubliée de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

  • Ce livre a été écrit à partir des paroles de Davi Kopenawa, chaman et leader des Indiens yanomami du Brésil, recueillies dans sa langue par Bruce Albert, ethnologue français auquel le lie une amitié de plus de trente ans.

    Davi Kopenawa retrace sa vocation de chaman depuis l'enfance et révèle une métaphysique séculaire basée sur l'usage de puissants hallucinogènes. Il relate, à travers son histoire personnelle souvent dramatique, l'avancée dévastatrice des Blancs dans la forêt et ses voyages à l'étranger pour défendre son peuple.

    Ce témoignage exceptionnel est à la fois le récit d'une vie hors du commun, un vibrant manifeste chamanique et un cri d'alarme face à la crise écologique mondiale vue depuis le coeur de l'Amazonie.
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    Véritable Tristes Tropiques de la pensée sauvage, c'est un événement dans l'histoire de l'anthropologie.

  • À observer les troubles qui agitent les tribus libyennes de 2016 et persistent, hélas, à maintenir dans le pays une anarchie politique et religieuse extrêmement nocive, on ne peut s'empêcher d'y reconnaître comme en miroir la Libye du tout début du XIXe siècle, celle que les premiers voyageurs occidentaux redécouvrirent, souvent au péril de leur vie, après plusieurs siècles d'effacement. C'est dans le sillage de Jean-Raimond Pacho, grand explorateur, que Jean-Marie Blas de Roblès nous invite à parcourir les sites archéologiques parmi les plus importants au monde tels que Apollonia ou Leptis Magna.
    Construit autour de larges extraits du Récit de voyage de Jean-Raimond Pacho (publié en 1827), que l'auteur commente et met en perspective, cet ouvrage nous conduit au coeur des racines grecques et carthaginoises de la Libye.

  • Avec le peuple le plus septentrional de la terre, les inuit du nord du groenland, jean malaurie s'interroge, dans la ligne de lamarck, sur les lois et le " projet caché " de la nature dans l'arctique.
    Il cartographie 300 kilomètres de côtes, étudie géocryologiquement les pierres et se spécialise dans les processus géodynamiques des éboulis. il relate, avec beaucoup de présence et de vie, les expéditions qui l'ont précédé et qui ont fait passer ce peuple mythique de thulé du stade de la découverte à celui de l'invasion. ce livre est un journal d'exploration étonnamment vivant, qui permet au lecteur de suivre pas à pas son auteur dans son questionnement sur les coutumes et le chamanisme des inuit.
    Jean malaurie nous fait partager sa recherche de la pierre à l'homme. il est le premier français à avoir atteint en traîneau le pôle géomagnétique nord (29 mai 1951), et le second dans l'histoire après r. e. peary (1895). offrant une suite au grand classique " les derniers rois de thulé " (le livre le plus diffusé au monde sur les inuit, avec 23 traductions et une célèbre adaptation télévisée) - dans lequel il dénonçait le crash d'un bombardier de l'us air force le 29 janvier 1968 avec 4 bombes h, dont trois se sont pulvérisées en contaminant les eaux et les glaces, la quatrième n'ayant toujours pas été retrouvée -, l'auteur s'interroge sur l'avenir du peuple groenlandais, qui a acquis son autonomie en 1975.

  • Trente-deux missions, du groenland à la sibérie.
    Parmi les inuit de la baie d'hudson et du pôle magnétique au nord du canada, jean malaurie partage intimement la vie des chasseurs de morses, de caribous et d'ours. il s'interroge sur la rudesse de leur vie, qui se traduit par l'euthanasie sociale et par l'échange des femmes, pour faciliter dans ces tous petits groupes le renouvellement. " beati pauperes ! " récemment convertis au christianisme, les inuit, dans leur grande austérité, s'interrogent dans leurs igloos de neige, sur les vertus évangéliques de la pauvreté, porte étroite vers l'éternité.
    Consultant des autorités canadiennes dans l'arctique central et à nunavik, au nord du québec, il proteste contre la nocivité des politiques néo-coloniales poursuivies ; il est l'avocat résolu d'une politique d'autonomie réaliste qui, par-delà les lois, reste à inventer par les inuit eux-mêmes en ce siècle de mondialisation accélérée.

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