Presses Polytechniques Et Universitaires Romandes

  • Le réemploi des éléments de construction est aujourd'hui devenu une ambition dans de nombreuses politiques publiques en matière de gestion des ressources. Les principes d'urban mining, de métabolisme urbain et de bouclage des flux de matériaux s'installent progressivement dans les esprits et les pratiques, mais de nombreux défis techniques, législatifs, sociaux et culturels freinent encore l'évolution des usages vers un modèle d'économie véritablement "circulaire" pour le secteur de la construction.
    Rassemblant des chercheurs et des concepteurs spécialisés dans les questions d'économie matérielle, le groupe Rotor présente ici un état des lieux sans précédent du réemploi des matériaux de construction. Il expose les obstacles qui subsistent, les solutions permettant d'y remédier, illustre le propos d'exemples remarquables et replace cette pratique dans sa dimension historique. Fruit d'une expérience internationalement reconnue, notamment dans le cadre de Rotor Deconstruction, entreprise active dans la valorisation d'éléments de construction de réemploi, cette référence fait également le point sur les dimensions et les perspectives économiques de cette pratique.
    Largement illustré et tout en couleur, ce livre s'adresse aux étudiants et praticiens actifs dans le domaine de la construction (architectes, ingénieurs civils) ou concernés par le réemploi des matériaux de construction (bureaux d'études, commanditaires, pouvoirs publics, consultants en environnement).

  • Les performances fabuleuses de la construction moderne ont ouvert la voie vers un énorme pluralisme des formes au risque de confondre leurs significations premières et de laisser libre cours à l'arbitraire. Si l'architecture est un fait culturel, elle n'est pas pour autant un produit de mode. Elle n'est pas assez éphémère pour cela. Cet ouvrage propose une approche des multiples aspects et thèmes fondamentaux de cette discipline complexe et parfois mystérieuse.

    La première partie est forgée autour de références à la grammaire des formes architecturales. Quatre ou cinq mille ans d'histoire démontrent la persistance de quelques principes fondamentaux et intrinsèques de cette discipline qui organise en trois dimensions l'espace et lieu de la vie des hommes. Dans la deuxième partie, l'auteur exprime sa propre position face au rapport entre espace et lieu et entre forme et matériaux, la raison utilitaire et la raison constructive n'ayant jamais suffi, à elles seules, à donner forme à la maison et à la ville.

    Ni dictionnaire ni encyclopédie, cet ouvrage cherche à combler une lacune : proposer une introduction au projet et à la critique architecturale vue à la lumière de notre époque.

  • Véritable référence pour les professionnels du bâtiment, ce livre est le seul existant en France sur les surélévations en bois. Directement concerné par la construction écologique et le développement durable, il répond aux besoins de place des locataires et permet de remettre une habitation existante aux normes énergétiques actuelles.

    Les nombreuses illustrations en couleur et les études de cas existants en font un ouvrage complet et agréable à consulter.

  • On a peine à le croire, mais c'est la réalité: jusqu'aux débuts de la Renaissance, aucun comptable ou commerçant de chez nous ne pouvait effectuer une addition par écrit; tout simplement parce qu'il ne disposait que des chiffres romains, et que ceux-ci ne se prêtent pas au calcul écrit. Il devait s'installer à une table de compte, et y représenter ses montants par des jetons, qu'il déplaçait sur des lignes ou dans des colonnes. Ce qui a tout changé, c'est l'arrivée des chiffres arabes. Car eux permettent le calcul écrit. Et pas seulement l'addition, mais tout ce que nous entendons par calcul élémentaire. La transition a pris des dizaines d'années, amorcée ici et là par un auteur courageux désireux de faire connaître le nouveau calcul. Et devenu ainsi, dans sa langue et dans son pays, un père du calcul écrit. C'est aux plus marquants de ces auteurs que l'on rend ici hommage, dans un livre qui veut être agréable comme une promenade: on y expose brièvement leur vie, et l'on y commente pour chacun d'eux cinq problèmes très simples, tirés de l'ouvrage par lequel il a ouvert la voie. C'est l'occasion d'évoquer au passage un travers moderne, le syndrome du rétroviseur, qui brouille parfois l'image qu'on se fait du calcul écrit à ses débuts.

  • Exhaustif, synthétique et abondamment illustré par de nombreux exemples construits, cet outil de référence pour les architectes et les ingénieurs présente une vaste gamme de formes, de moyens et de techniques d'assemblage, de conceptions d'appui et de systèmes porteurs, etc.

  • Dernier texte majeur en langue d'oc resté inédit, et unique manuscrit mathématique conservé écrit dans cette langue, l'Arithmétique composée par un auteur inconnu à Pamiers vers 1430 est pourtant destinée à occuper une place de choix dans l'histoire des mathématiques. On y trouve d'abord la première acceptation d'un nombre négatif, à savoir pour l'une des inconnues d'un système d'équations linéaires.

    L'auteur explique ensuite, lors de sa recherche d'approximations de racines carrées ou cubiques d'entiers, comment on peut construire une suite infinie de fractions rationnelles entre deux entiers voisins ; ceci l'amène à se poser la question de la comparaison de deux ensembles infinis, celui des naturels et celui des fractions.

    Cet ouvrage intéressera non seulement les étudiants et les enseignants de mathématiques, mais aussi toute personne curieuse de suivre l'exposé fort clair d'un enseignant du XVe siècle initiant ses lecteurs aux applications commerciales des mathématiques tout en soumettant à leur réflexion quelques questions menant bien au-delà de l'enseignement conventionnel.

  • La relation entre photographie et architecture est aussi ancienne que l'invention de la photographie elle-même. La toute première image photographique jamais réalisée, en 1826 ou 1827, par Joseph Nicéphore Niépce, représente les édifices présents dans la cour de la demeure familiale. Au fil du temps, ces liens se sont développés, instituant progressivement la photographie comme l'outil privilégié des architectes contemporains pour documenter les phases d'un projet ou le résultat final de son exécution.

    Sur la base d'une interaction forte entre texte et images, l'auteur retrace ici l'évolution de la photographie d'architecture, depuis sa conception au XIXe siècle, entre art et source documentaire, et entre production amateur et proto-professionnelle, jusqu'au rôle essentiel qu'elle joue aujourd'hui.

    De Daguerre à Baldus, Moholy-Nagy ou Couturier, et de Viollet-le-Duc à Mies van der Rohe, Le Corbusier ou Pagano, cette référence constitue la première synthèse ample et structurée de l'histoire de l'iconographie photographique d'architecture, des origines à nos jours. Cette édition constitue une version révisée et augmentée de l'édition italienne originale.

  • La prise de conscience des conséquences induites par l'étalement urbain conduit à promouvoir des stratégies territoriales visant à réorienter le bâti vers l'intérieur. Cette démarche ne se limite pas aux centres des villes, mais concerne également de vastes territoires situés dans les couronnes suburbaines des agglomérations. Certains de ces secteurs constituent des opportunités particulièrement stratégiques pour la métamorphose des régions urbaines, en particulier ceux qui se situent à proximité des arrêts - existants ou futurs - de transports publics et qui présentent simultanément le potentiel d'accueillir de nouvelles constructions.

    Dans une optique de durabilité visant la prise en compte optimisée d'aspects environnementaux, socioculturels et économiques, la problématique ne se limite de loin pas aux seuls aspects de localisation et de densification du bâti. Elle pose toute une série de questions stimulantes au projet architectural, en lien notamment avec la création de nouvelles polarités au coeur de paysages hétérogènes, qui s'inscrivent plus largement dans les enjeux liés à l'émergence de vastes régions métropolitaines.

    Dans ce contexte, l'ouvrage s'interroge sur les modalités de conception de nouveaux quartiers durables dans les territoires suburbains. Il présente neuf visions projectuelles envisageables pour un secteur représentatif de l'Ouest lausannois, dont l'identité future reste à inventer. Plusieurs travaux de recherche développent par ailleurs des approches évaluatives sur ce même cas d'étude. Ces réflexions deviennent ainsi source d'un questionnement théorique plus vaste, lié à l'évolution du rôle de l'architecte dans les franges urbaines déjà largement bâties.

  • Les marchés financiers et les grandes banques ont atteint une taille, une complexité et un degré d'opacité particulièrement inquiétants, qui leur permet d'accroître encore plus leur pouvoir.
    Au niveau international, les dirigeants élus, qu'ils soient de gauche ou de droite, n'appliquent le plus souvent qu'une seule et même politique économique, celle qui répond aux intérêts de l'aristocratie financière, et qui ne fait qu'accentuer la crise et assombrir les perspectives d'avenir : il est paradoxal qu'une petite minorité de la population mondiale soit en situation d'imposer sa volonté à l'ensemble de la société. Aujourd'hui, c'est au nom de la satisfaction de marchés financiers, qui par nature demeurent insatisfaits, que les générations actuelles souffrent. En 1914, au nom de la nation, la jeunesse européenne fut sacrifiée dans les charniers d'une longue et cruelle guerre.
    Hier comme aujourd'hui, la démocratie est mise en échec, puisque les politiques suivies ne correspondent ni aux intérêts ni aux aspirations du plus grand nombre. Résoudre cette crise, soigner ce cancer qui ronge la société requiert essentiellement le respect de principes de base, plutôt que l'utilisation de recettes au goût amer : d'une part, il faut réanimer la démocratie - la sortir de son coma -, d'autre part, il s'agit de remettre la sphère financière à sa place, c'est-à-dire au service de l'économie et de la société.
    C'est ce à quoi s'intéresse Marc Chesney dans cet essai implacable, dans lequel il montre comment les lobbies du secteur financier s'activent pour bloquer tout type d'avancées dans ce domaine.

  • Si elles jouissent actuellement d'un regain d'intérêt, les infrastructures de mobilité doivent être repensées. Soumises à des logiques de mutualisation des potentiels, des investissements et des risques, elles tendent à se combiner avec d'autres types de programmes - habitat, travail, loisirs, équipements publics -, et apparaissent comme de puissants leviers de transformation urbaine et de rééquilibrage territorial. Dès lors, comment relever le pari de concevoir de nouveaux types d'"architectures infrastructurelles" complexes et contextualisées, capables d'intégrer d'autres fonctions que la mobilité, mais aussi un environnement climatique, social, urbain et paysager spécifique?

    La présente publication explore ce champ d'innovation à partir des travaux de recherche et des projets produits au cours des cinq dernières années, sous la direction de la Professeure Inès Lamunière, dans le cadre du Laboratoire d'Architecture et de Mobilité Urbaine (LAMU) de l'EPFL. A travers une série de contributions issues de différentes disciplines - architecture, génie civil, art, histoire -, la première partie du livre apporte autant de points de vue sur la problématique aux multiples facettes des infrastructures intégratives. Quant à la seconde partie de l'ouvrage, elle propose une sélection de projets qui mettent en oeuvre les méthodes et outils de conception développés au sein du LAMU, et témoignent tous, par leur diversité, de la capacité du projet d'architecture à réinvestir la culture de l'infrastructure.

    Dans la mesure où elles prennent le pari d'intégrer plutôt que de dissocier, d'entrer en relation avec le contexte plutôt que de s'en abstraire, d'innover plutôt que de reproduire des solutions standardisées, les démarches de conception défendues ici sont toujours productrices d'"objets risqués". C'est précisément en cela qu'elles ouvrent, à l'ère de la métropolisation, de nouvelles perspectives en matière de projet architectural et urbain.

  • Ce livre est la traduction de la 2e édition de Einführung in die Geschichte der Architekturtheorie parue en 1987. En tant que discipline, la théorie de l'architecture se situe d'abord dans le champ de la littérature artistique et se manifeste par des traités autant que par des chroniques, des pamphlets, des textes romanesques, voire des utopies. La tradition scientifique du traité remonte aux 'Dix livres de l'architecture' de l'ingénieur-architecte Vitruve, ouvrage dédié à l'empereur Auguste.

    En Italie, en France, en Angleterre et en Allemagne, le discours lettré sur l'architecture répercute jusqu'au XIXe siècle l'écho du texte fondateur. D'ovp cette affirmation, cette amplification et ce déclin du vitruvianisme en tant que doctrine cardinale, sujette aux remises en cause de l'histoire. Partant de ce texte fondateur, le livre proposé examine le retentissement de Vitruve sur la théorie de l'architecture au Moyen Age, à la Renaissance et dans les Temps Modernes. Emanant de cours et de séminaires donnés à l'Université de Bâle, et donc destiné à l'enseignement, il propose un aperçu de l'exégèse vitruvienne et vise à mettre en place des jalons qui renvoient à la lecture des textes.

  • Ce livre révèle, de l'époque romaine au 19e siècle, l'extraordinaire richesse d'une Afrique de l'Ouest trop longtemps restée dans l'ombre de l'histoire. Qui étaient les populations qui y vivaient? Quelle était la nature politique de ces sociétés? A-t-il réellement existé, aux périodes précoloniales, de véritables "Empires"? L'ouvrage décrit, dans leurs mécanismes sociaux, les village à chefferies, le développement de l'exploitation de l'or et des esclaves, les marchés et échanges locaux et le grand commerce des pistes transsahariennes.

  • Locarno Muralto, Genève Vernier, Lausanne, Fribourg et Zurich... En moins de cinq ans, Dominique Perrault a remporté quatre concours et un mandat pour des projets d'envergure sur sol helvétique. Cette émergence soudaine du travail de l'architecte français en Suisse n'est pas le fruit du hasard, mais l'aboutissement d'un processus de longue haleine, qui l'a fait participer à de nombreux concours. En un peu plus de deux décennies, l'agence Dominique Perrault Architecture (DPA) a ainsi développé plus de 30 projets pour ce pays. Chacune des cinq propositions qui sont actuellement en cours de réalisation repose sur une forte réflexion urbanistique, même dans le cas de périmètres d'études restreints à un îlot, comme à Fribourg et à Zurich : il s'agit toujours de créer des connexions, redéployer une spatialité, développer le projet en redéfinissant les paramètres topographiques, géographiques et urbains.

    Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'inauguration du premier bâtiment de l'architecte en Suisse, sur le campus de l'EPFL, accompagne l'exposition "Dominique Perrault Architecture - Territoires et horizons". Il présente tous les projets suisses de DPA en cours, une sélection de 16 projets suisses non construits ainsi qu'une série de projets internationaux de référence. Il offre l'opportunité de découvrir le travail d'un architecte qui, au-delà du soin porté à l'objet architectural en soi, sait mettre en oeuvre une véritable vision urbaine.

  • Le bâti moderne et contemporain apparaît aujourd'hui comme le lieu même de l'exercice du métier d'architecte, tant par son ampleur, que par les interrogations théoriques qu'il soulève. Le projet d'architecture au plus près de l'existant se définit comme projet de sauvegarde, c'est-à-dire à la fois en tant que projet de conservation, mais aussi de nouvelle matérialité. Il requiert un savoir-faire tout particulier quant aux techniques d'entretien raffiné, de conservation, de restauration, voire de "weiterbauen" à mettre en oeuvre. L'histoire matérielle du bâti constitue son assise, et elle impose une connaissance exhaustive des différents matériaux, chantiers et systèmes constructifs développés au cours du XXe siècle.

    Ce recueil d'essais et de réflexions critiques se propose de participer à la reconnaissance de cette discipline nouvelle que constituent à la fois la connaissance de l'histoire matérielle et celle du projet de sauvegarde. Un savoir actif et vivant, en lien étroit avec la pratique, la recherche et l'enseignement en architecture. Sur la base d'une approche inédite mettant en lumière les contextures matérielles, cet ouvrage de référence appelle à l'élargissement de la recherche architecturale contemporaine au projet dans l'existant, ainsi qu'aux considérations sur la préservation des qualités de notre bâti le plus récent.

  • L'observation des territoires urbains contemporains fait apparaître un paradoxe singulier. Si les politiques publiques s'efforcent de freiner la consommation de sol et les pressions sur le paysage par la promotion de stratégies pour juguler l'étalement urbain, un stock considérable de terrains situés au coeur des villes et des agglomérations n'en demeure pas moins à l'abandon. Ces friches urbaines, qui abritaient autrefois des activités industrielles, ferroviaires, militaires ou infrastructurelles, offrent pourtant de précieuses réserves de terrains constructibles.

    Selon certaines estimations récentes, une surface équivalant au double de la superficie d'une ville comme Genève sommeille actuellement au coeur des territoires urbains en Suisse. Plusieurs exemples de projets de reconversion ont mis en évidence la pertinence des démarches visant à régénérer les friches urbaines en quartiers animés, attractifs pour l'habitat et propices au déploiement d'activités économiques, sociales et culturelles.

    Cet ouvrage dresse un état des lieux précis de la situation. A l'aide de multiples exemples, il se focalise sur les stratégies de régénération des friches urbaines dans une perspective de développement territorial durable. Il fournit enfin une panoplie de propositions concrètes, visant à transférer les enseignements tirés d'expériences pionnières en matière d'intégration de la durabilité vers les pratiques courantes de la planification urbaine.

  • Jules César, après sa victoire de Bibracte sur les Helvètes en migration, en 58 av. J.-C., donna de ce peuple venu du Plateau suisse une description précise et célèbre. Gilbert Kaenel, archéologue et grand connaisseur des Celtes, accomplit le tour de force, en un ouvrage concis, de confronter cette vision écrite à un inventaire concret des principales fouilles accomplies en Suisse concernant les Helvètes au cours des deux derniers siècles précédant notre ère.

    Pour nous permettre d'entrevoir leurs activités et leur destinée, parole est donc donnée à des ponts, villes fortifiées, établissements ruraux, sépultures, dépôts d'armes, rares sculptures, outils, monnaies et restes humains, depuis les découvertes de La Tène, qui pour toute l'Europe donna son nom au Second âge du fer, jusqu'aux excavations récentes et stupéfiantes des fosses à sacrifices du Mormont.

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