Pu De Rennes

  • Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours.

    Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies; ruine quelques évidences...

    La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf.

    Émergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen...

    Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien.

    Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h.

    Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.

  • Ennius, l'un des premiers grands poètes de Rome, aimait à dire qu'il avait trois coeurs, parce qu'il savait, outre la langue de son enfance, le grec et le latin.

    À trop cloisonner les disciplines, l'Université française risque de se couper d'une tradition humaniste européenne, si brillamment illustrée jadis par les Estienne, les Érasme, les Ficin, et tous ceux qui se reconnaissaient héritiers d'une civilisation fondamentalement bilingue.

    Le Lexicon permet de remonter des mots français aux mots utilisés par les Romains et les Grecs, et inversement - selon trois ordres de lecture possibles : du français au grec via le latin, du latin au grec via le français, et du grec au latin via le français.

    Ce dictionnaire sans précédent s'adresse non seulement aux étudiants des filières classiques (lettres, histoire, philosophie), mais, bien plus largement, à tous les esprits curieux de retrouver les origines de leur langue et de leur civilisation, en circulant librement de Paris à Athènes via Rome.

    Post-scriptum : Cette nouvelle édition est enrichie de centaines de mots grecs, poétiques ou techniques. De plus, le lecteur novice, non rompu à la "morphologie" du grec et du latin, pourra, grâce aux tables alphabétiques, remonter aisément aux formes verbales premières.

  • Une histoire du peuple de Nantes, de la Préhistoire à nos jours, cela n'avait jamais été tenté : envisager la traite négrière sous l'angle des marins et des esclaves renouvelle l'approche habituelle, centrée sur l'économie et les armateurs. Envisager les quarante dernières années du point de vue des ouvriers orphelins des chantiers ou des femmes en colère, cela modifie l'image de la métropolisation heureuse. Envisager la terrible famine comme élément majeur de l'année 1532 suggère que le rattachement de Nantes au royaume de France n'est pas alors la préoccupation première du peuple...

  • À Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des refigions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.

  • Moine bénédictin puis abbé de Saint-Vaast d'Arras, nommé évêque de Chartres par le pape Clément VII en 1380, Jean Le Fèvre reçoit l'office de chancelier de Louis Ier d'Anjou en février 1381, une charge qu'il conserve après la mort de celui-ci (en 1384) auprès de sa veuve Marie de Blois et de son fils Louis II, jusqu'à sa propre mort survenue à Avignon en janvier 1390. Au cours de ces années, de 1381 à 1388, il tient un journal dans lequel il consigne au jour le jour des notes détaillées sur ses activités et ses interlocuteurs ainsi que la liste des actes (près de 3 200) que, en raison de son office, il revêt du sceau princier. Par ses fonctions, Jean Le Fèvre se trouve au coeur de la vie politique de la Chrétienté occidentale au cours des années 1380.

    Son journal est riche de détails sur les évènements qui touchent la cour de France et celle du pape Clément VII à Avignon ainsi que sur la reprise en main difficile du comté de Provence et du royaume de Naples par les princes de la seconde maison d'Anjou. Ni chronique raisonnée, ni ouvrage d'histoire, le Journal rassemble, sous une forme tout à fait originale, les notes prises par cet acteur engagé qui est aussi un excellent témoin des grands bouleversements de son temps.

  • Encore une Histoire de Bordeaux ? En réalité, celle-ci n'a rien de commun avec ses devancières. Cet ouvrage obéit au désir très précis d'une écriture synthétique, allant à l'essentiel, et abondamment illustrée. En d'autres termes, réaliser un beau livre s'appuyant sur des fondements scientifiques incontestables. Un livre qui fera honneur à notre ville, à l'école historique bordelaise actuelle et qui contribuera à mieux faire connaître une cité qui est sortie de sa gangue de pierre pour courir vers le million d'habitants. Une ville qui attire aussi bien ces Parisiens qui se précipitent le matin vers la capitale dans les tunnels de la gare Saint-Jean que les touristes que déversent les bateaux de croisière sur des quais où les hangars et les grues n'existent plus que dans la mémoire des plus anciens et sur les photos de notre livre.

    Une nouvelle Histoire de Bordeaux était aussi une nécessité parce qu'en quarante ans, au rythme des fouilles archéologiques qui se sont multipliées avec les différents chantiers urbains, mais aussi avec les innombrables thèses, notre vision de la ville a été modifiée de fond en comble. De nouvelles modes historiographiques sont apparues sans parler de fortes attentes sociales comme celle autour de la traite négrière ou de la Seconde Guerre mondiale et de l'occupation. Depuis, les archives se sont ouvertes, les découvertes se sont multipliées, des livres ont été écrits et des colloques se sont tenus, par exemple sur l'affaire Papon. L'un des grands objectifs de ce livre est de répondre à cette attente, de faire un bilan et plus globalement de suivre les centres d'intérêt actuels de l'historiographie.

  • Dix-sept poétesses ont composé en Occitanie médiévale entre 1170 et 1240 des pièces lyriques, des lettres et des débats. Pour autant nous ne détenons de cet âge d'or, antérieur à la Croisade des Albigeois, que des fragments épars, des pièces isolées, des capitales ornées et de rares notations musicales. Il est pourtant assuré que trobairitz et troubadours disposèrent d'un réseau d'échanges et mobilisèrent des jongleurs pour relayer leur production poétique sur de vastes territoires. Ce sont approximativement trente-quatre poèmes qui nous sont parvenus, soit 1,2 % de la lyrique occitane. Ces poétesses composèrent en langue d'oc, une langue de culture relativement homogène. Leur appartenance à la noblesse, leur éducation et la liberté probable dont elles jouissaient les y disposaient. On redécouvre aujourd'hui qu'elles furent considérées en leur temps, et par leurs pairs, comme des autrices à part entière, pratiquant des genres littéraires qui n'étaient pas mineurs. Aucun "genre des genres", selon l'expression de Christine Planté, n'est à déplorer les concernant, pas de territoire inférieur où l'écriture, parce que "féminine", se serait exercée en des formes littéraires basses et marginales. Elles embrassèrent ce qu'il y avait de mieux : cansos, tensos, sirventés et saluts.

  • Le Dictionnaire du patrimoine breton est devenu un « classique » incontournable, qui en est aujourd'hui à sa troisième édition. Il propose une conception large et vivante du patrimoine : ethnographie, culture, histoire, nature, dès lors qu'ils correspondent à une originalité bretonne et sont liés à la Bretagne et aux Bretons d'aujourd'hui. Une oeuvre collective d'une ampleur jamais égalée jusqu'ici, une iconographie d'une richesse incomparable, le fruit d'un travail colossal de sept années.

    Reprise de l'édition parue chez Apogée en 2001.

  • Le sel a joué un rôle fondamental dans l'histoire des régions atlantiques. Utile pour ses qualités de conservation des aliments, élément du pouvoir royal ou seigneurial, le sel atlantique a été un des moteurs du commerce maritime en Europe. À partir du XXe siècle, les avancées technologiques et la concurrence du sel industriel a été à l'origine de bouleversements économiques et paysagers. Servi par une iconographie exceptionnelle, cet ouvrage aide à la connaissance de cette culture riche et variée du sel.

  • 1533, Catherine de Médicis épouse le futur Henri II. La jeune adolescente apporte avec elle l'excellence de la table italienne. Le palais des aristocrates français s'en trouvera bouleversé à jamais. De cette rencontre naîtra la cuisine française réputée... Bien connue, l'anecdote est répétée à satiété depuis le XVIIIe siècle. Entre mythes et réalités de la table, ce livre déconstruit le récit des origines italiennes de la cuisine française, inventé au XVIIIe siècle, et revient sur ce que les sources de la Renaissance nous disent des relations entre la France et l'Italie du point de vue du boire et du manger.

  • Comparée à l'Indochine et l'Algérie, la décolonisation en Afrique occidentale française (AOF) est souvent présentée comme une décolonisation "réussie" et "exemplaire" tout en étant moins bien connue. Comblant cette lacune, Tony Chafer montre que si ce moment a effectivement été moins conflictuel en AOF que dans les autres colonies françaises, ce n'est pas la conséquence d'une stratégie réfléchie. Cela relève, à l'inverse, d'un processus complexe, fragmentaire et imprévisible dans la foulée de la Seconde Guerre mondiale, que les hommes politiques, tant français qu'africains, ne maîtrisaient que partiellement.

    En se basant sur une analyse détaillée des archives et sur des entretiens avec des acteurs de l'époque, cet ouvrage apporte des éléments cruciaux pour la compréhension du processus de décolonisation en Afrique de l'Ouest. Interrogeant le récit d'une indépendance octroyée par des hommes politiques français bienveillants, il propose une analyse nouvelle. Il met ainsi en perspective le rôle des pouvoirs français d'une part, et celui des leaders et du mouvement nationaliste africain d'autre part. L'éclairage proposé permet de mieux comprendre le contexte historique des relations complexes qu'entretient la France avec cette région du monde.

  • Le thème des rapports entre corps et voix dans les danses du théâtre antique touche à une forme originale de spectacle dont certains aspects peuvent apparaître très contemporains : plusieurs chorégraphes actuels font parler leurs danseurs, ou les font évoluer sur un support sonore de paroles (ou de chants). La problématique de l'ouvrage rejoint donc certaines questions qui se posent dans les spectacles d'aujourd'hui, même si le théâtre grec conserve ses caractéristiques spécifiques (notamment le port du masque, la langue grecque, la musique hellénique). Elle croise différentes approches (iconographie, mise en scène, métrique, musicologie, chorégraphie).

  • Ce livre étudie l'alimentation au pays de Rabelais, de Vatel et d'Antonin Carême au moment où la cuisine française se sépare nettement des autres cuisines européennes et acquiert une flatteuse et durable réputation d'excellence. Du Moyen Âge finissant au commencement de l'époque contemporaine, Florent Quellier dresse le panorama des discours et des pratiques du boire et du manger des Français d'hier, ses contraintes techniques, diététiques et religieuses et le détournement hédoniste de l'alimentation dans les deux derniers siècles de l'Ancien Régime.

  • Examiner dans le rapport à l'art et à la nature la construction du paysage, la façon dont il se façonne et dont il façonne le regardeur : tel est un des objets majeurs du présent ouvrage. C'est la question du rapport à la nature, dans la pratique des peintres et des artistes contemporains, qui est posée. Ce volume se situe dans un courant d'études sur le paysage à la jonction entre plusieurs disciplines - histoire de l'art, esthétique et philosophie - dont le fil d'Arianne est le regard : celui de l'artiste, celui du commanditaire et celui du spectateur.

    Avec le soutien des associations AEPHAE et ACC, Marseille.

  • Cet ouvrage prolonge les 17es Rencontres internationales en urbanisme de l'APERAU tenues à Rennes en 2015 pour tenter d'éclairer la fabrique de la ville, cette boîte noire si mystérieuse. De nouveaux objets sont appréhendés, des référentiels apparaissent et se diffusent tout en étant rapidement questionnés, des modalités d'action plus soucieuses d'équité surgissent autour de projets cristallisant conflits et exigences nouvelles de gouvernance, en apparence au prix d'une moindre efficacité.

    Les multiples analyses réunies ici convergent pour nous dire que le temps de l'aménagement unilatéral et statique est révolu. Voici venir le temps de la ville inclusive, citoyenne, flexible, participative, négociée, régulée. Malgré la distance persistante entre objectifs et résultats, malgré ses aléas et les imperfections de son évaluation, malgré les oppositions de valeurs et les divergences stratégiques, cet ouvrage invite plutôt à l'optimisme, car en dépit de leur dimension critique, les textes rassemblés ici entrevoient des évolutions positives dans une fabrique en constante recomposition.

  • L'archéologie nous intrigue et nous fascine tous. 135 archéologues vous emmènent sur "leurs terrains" et vous dévoilent leurs plus belles découvertes faites depuis une trentaine d'années dans la France de l'Ouest ; pas forcément les plus spectaculaires, mais celles qui ont apporté du nouveau ou qui ont bouleversé des données considérées comme acquises.

    Avec eux, prenez la mesure du temps, depuis la conquête du feu par des Homo erectus il y a 465 000 ans sur une falaise du Finistère, jusqu'aux bombardement de 1944 dans le Calvados.

    Regardez d'un oeil nouveau vos territoires, découvrez les ultimes traces de campement des premiers hommes, parcourez les premiers villages du Néolithique vers 4 500 ans av. J.-C., les premières agglomérations gauloises installées derrière leurs remparts monumentaux, les capitales romaines à l'origine de nos métropoles, les chantiers urbains du Moyen Âge. Approchez les organisations sociales de jadis à travers leurs diverses expressions : les mégalithes et les habitats collectifs du Néolithique, les chefferies de l'âge du Bronze, la noblesse gauloise, les grands propriétaires romains, l'aristocratie médiévale.

    Voyez enfin les hommes habiter, produire, commercer, naviguer, se battre ou prier, bref vivre et mourir. Observez la variété des modes de sépulture et contemplez enfin d'un oeil neuf les premières manifestations artistiques : les grottes ornées en Mayenne il y a 25 000 ans, les décors des mégalithes, les bâtiments publics de l'Antiquité ou la simple beauté des objets du quotidien.

  • Le port de Nantes tient une place prépondérante dans le phénomène de commerce dit «triangulaire», et l'activité des négociants et commerçants, des capitaines et armateurs, des artisans des métiers de marine et des manufacturiers, des colons et propriétaires, se lisent au travers de documents conservés dans les fonds et collections des Archives départementales de Loire-Atlantique. Tous ces témoignages du commerce atlantique, de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions interpellent, questionnent et donnent des clés de compréhension d'une histoire dont le poids marque encore les mémoires.

  • La cour de Versailles n'est pas la prison dorée de la noblesse, elle est le coeur du système politique français de l'Ancien Régime. Depuis la fin de la Fronde, la puissance du monarque repose sur un compromis tacite : ce dernier garantit à une partie de l'ancienne noblesse son implantation dynastique dans les grandes charges de la cour. C'est ainsi que moins d'une centaine de familles, dans leur très grande majorité issues de la noblesse d'épée, dominent le monde curial pendant plus d'un siècle.
    Proches du trône, ces grands courtisans, après avoir été les alliés nécessaires des ministres, les ont bientôt supplantés. Ce n'est pas le fruit des événements, mais celui de stratégies complexes, élaborées autour du souverain et en fonction de sa personnalité, soutenues par l'organisation de factions orientées vers la conservation à tout prix du pouvoir.
    Pour saisir une telle évolution, cette étude s'appuie donc non seulement sur la reconstitution des événements, mais sur un important répertoire prosopographique établi à partir d'un corpus de 4 798 individus (titulaires de charges de cour, ministres, grands militaires, gouverneurs de province, ambassadeurs, cardinaux, princes, ducs et membres de l'ordre du Saint-Esprit). Ce répertoire est mis à disposition en version numérique sur les sites du Centre de recherche du château de Versailles et des Presses universitaires de Rennes.

  • L'étude des serviteurs des ducs de Bretagne de la maison de Dreux et plus largement du duché de Bretagne à cette époque étaient sujet en friche depuis au moins 50 ans. Aux origines de l'État breton. Servir le duc de Bretagne aux XIIIe et XIVe siècles décrit la construction de l'État breton à ses débuts. Loin de la doctrine des Montforts, les ducs de la maison de Dreux administrent entre 1213 et 1341 leur principauté en bons pères de famille, efficaces, économes et sans trop de scrupules. Ils achètent, confisquent, volent parfois les terres de leurs vassaux et renforcent leur principauté en la bardant de châteaux forts qui sont autant de centres administratifs et de symboles de leur pouvoir. Entourés et aidés de quelques centaines d'officiers et de fermiers, ils administrent de façon très rigoureuse leur domaine. Cette politique très efficace est remise en cause par la guerre de Succession (1341-1364) qui ouvre une nouvelle époque en Bretagne. Grâce à une étude systématique des sources et à un important travail de prosopographie des serviteurs des ducs, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la Bretagne des XIIIe et XIVe siècles.

  • Du XVIe au XVIIIe siècle, l'essor des consommations européennes s'accompagne d'un renouvellement des marchandises disponibles telles que les produits tropicaux alimentaires (sucre, café, tabac), les matières premières du textile (coton, colorants), et les produits manufacturés (cotonnades imprimées, porcelaines) transformant les goûts européens. Cet ouvrage présente les différentes étapes de la circulation des produits ultramarins et éclaire le fonctionnement des économies européennes, en particulier les capacités d'adaptation des acteurs du commerce et de l'industrie.

    Avec le soutien de l'université de Nantes.

  • Cet ouvrage propose une autre lecture des évènements politiques et militaires du Ve siècle dans l'Occident romain, longtemps résumés par les visions catastrophistes de la chute de l'Empire et des grandes invasions. Il s'intéresse tout particulièrement au devenir des Goths et parmi eux, à ceux qui vont devenir les Wisigoths du royaume de Toulouse puis de Tolède. Comment les élites romaines ont-elles affronté ces transformations radicales ? Comment les Barbares et Constantinople ont-ils conjointement mis en place le nouvel ordre en Occident ?

    Avec le soutien du CRAHAM, UMR 6273, université de Caen-Normandie/CNRS.

  • "Architecture : On ne sait pas ce que c'est mais on y travaille." C'est avec humour et bienveillance que Jean-François Roullin adresse aux étudiants ce dictionnaire. Il espère qu'ils en sortiront avec une foi et une intelligence de l'architecture, une envie d'apprendre sans cesse.

  • Ce livre sur l'histoire du service de formation des jeunes en Algérie (SFJA) est le fruit d'une recherche collaborative menée avec l'Association nationale-SJFA. Le SFJA a été conçu en 1958 à la suite de la crise du 13 mai. Si à l'origine son objectif était d'encadrer les adolescents non scolarisés dans le cadre de la contre- insurrection, à la suite du discours de Constantine ses missions furent élargies pour en faire un des acteurs de la généralisation de la scolarisation en Algérie, le SFJA intervenant là où l'Education nationale n'était pas présente. Organisme hybride, civil et militaire, son rôle était de prendre en charge l'instruction générale et préprofessionnelle des jeunes non alphabétisés. Le SFJA a été une expérience inédite d'une politique menée au titre de la jeunesse dans un contexte de contre-insurrection, la volonté des pouvoirs publics étant de lui faire porter un discours en faveur de "l'Algérie nouvelle" puis de "l'association". Pour ce faire des équipes mixtes de monitrices ("européennes" et "musulmanes" selon les termes de l'époque) furent organisées pour travailler avec les filles et les femmes afin de les instruire et de faire passer ce message d'intégration. Les monitrices du SFJA sont parmi les premières femmes envoyées par l'armée en zone opérationnelle pour travailler au contact entre civils et militaires, à l'image des "unités de mission féminine" créées en 2009 par les Etats-Unis pour intervenir en Irak et en Afghanistan. En effet, cette histoire méconnue inspire aujourd'hui les stratèges. Pour réaliser cette recherche, les archives civiles et militaires ont été confrontées à l'expérience des témoins. Le livre propose ainsi une écriture originale articulant l'histoire du SFJA à une biographie collective des ex-monitrices sous la forme d'un récit choral, permettant de connaître au plus près les formes prises par cette politique de la jeunesse, pour les filles et les garçons, dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie.

  • En 1626, une première compagnie par actions est formée à l'initiative de Richelieu pour mener la colonisation des Petites Antilles et organiser le trafic transatlantique. Elle repose sur les associés, des proches du cardinal, qui en possèdent le capital et en assurent la direction.
    En 1635, elle est réorganisée afin de pouvoir satisfaire d'une façon plus efficace les objectifs qui lui ont été fixés par la monarchie, à savoir, conquérir et peupler des terres et favoriser le commerce. Elle prend alors le nom de Compagnie des îles de l'Amérique. Sous sa conduite, les Français déjà établis à Saint-Christophe s'installent à la Guadeloupe et à la Martinique et affichent des prétentions sur la Grenade, Sainte-Croix, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
    Plusieurs milliers de colons tentent l'aventure en franchissant l'océan à la quête d'un meilleur avenir et de richesses. Les terres sont exploitées pour satisfaire les besoins de la métropole. Quelques grands domaines s'appuyant sur une main-d'oeuvre constituée d'esclaves africains développent de nouvelles productions comme le sucre et l'indigo. Mais la Compagnie est bientôt confrontée à de multiples difficultés qui remettent en cause son fonctionnement et ses finalités.
    Les tensions dans les îles et les faibles retombées de sa politique économique conduisent les associés à cesser progressivement leurs activités à partir de 1649. Sa fin pourtant ne signifie pas l'échec de la colonisation française des Petites Antilles. L'héritage quelle lègue va fructifier durant les décennies suivantes et donner naissance au premier empire colonial français.

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