Pu De Rennes

  • Du XVIe au XVIIIe siècle, l'essor des consommations européennes s'accompagne d'un renouvellement des marchandises disponibles telles que les produits tropicaux alimentaires (sucre, café, tabac), les matières premières du textile (coton, colorants), et les produits manufacturés (cotonnades imprimées, porcelaines) transformant les goûts européens. Cet ouvrage présente les différentes étapes de la circulation des produits ultramarins et éclaire le fonctionnement des économies européennes, en particulier les capacités d'adaptation des acteurs du commerce et de l'industrie.

    Avec le soutien de l'université de Nantes.

  • Ce volume propose une réflexion collective sur les liens entre les Européens et les Antilles, avec la volonté de multiplier les points d'observation et de dépasser les cadres nationaux. Pour ce faire, il ne convient pas seulement de regarder cet espace géographique depuis le continent européen, mais de traverser l'océan Atlantique pour examiner ce qui se passe sur place. Le temps court du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle doit par ailleurs permettre d'observer la montée en puissance des colonies antillaises, durant une époque moins étudiée que celle du siècle suivant, marqué par l'apogée des colonies de plantations esclavagistes.

    L'ouvrage a été construit autour de deux grandes parties : il s'agit d'abord de voir comment la Caraïbe a été un théâtre d'affrontements entre les puissances européennes; ensuite, grâce à une étude centrée sur les possessions françaises des Antilles, l'attention sera portée sur la mise en valeur des territoires, le ravitaillement et les échanges, non seulement entre la métropole et ses colonies mais aussi entre les colonies américaines.

  • Les historiens ont inventé ces derniers temps une multitude de champs qui se croisent sans cesse, se superposent, se répondent : histoires atlantique, connectée, globale, mondiale, toutes à leurs manières cherchent à dépasser le cadre national du récit historique et à établir des connexions entre les différentes parties du monde en traitant ces dernières à parts égales.
    Il s'agit dans ce volume de ne penser qu'un segment d'un monde interconnecté en faisant porter la focale sur les relations entre non pas entre la France et les Etats-Unis bien entre les Français et les Etats-Unis, entre 1789 et 1815, au temps de la Révolution et de l'Empire côté français, mais aussi entre la Constitution et la fin de la Guerre de 1812 côté états-unien : les dates ont ainsi un sens fort pour les deux parties en question.
    Les Français plutôt que la France car le second terme aurait pu laisser à penser à une histoire des relations internationales au sens le plus classique du terme, alors que l'objectif ici était justement non de la renouveler mais, d'une certaine manière, de l'oublier en interrogeant plutôt les acteurs d'une relation transatlantique multiforme : diplomates, missionnaires, marchands, exilés...

  • Si l'histoire religieuse des populations littorales a suscité de nombreux travaux, elle a souvent omis d'étudier les expressions de la foi des hommes embarqués en mer. Les périples nautiques ne sont pourtant pas une ellipse temporelle hors de l'histoire : les navigations hauturières durent longtemps et bien des missionnaires embarqués ont forgé leur foi dans l'épreuve des flots. La charge des âmes à bord soulève quantité de préventions historiques, qu'il s'agisse de l'encadrement religieux ou qu'il s'agisse de la délivrance des sacrements.

  • Les textes réunis ici aident à mieux saisir la figure de l'« autre » à travers le Moyen Âge. Ils s'attachent, en développant des perspectives temporelles, thématiques, géographiques et culturelles variées, à interroger ce qui distingue et ce qui unit, ce qui fait que le « nous », parfois, est un « autre » - aujourd'hui comme hier - et que l'« autre » résonne en « nous », participant de nos appartenances et servant de façon décisive à les forger.

    Publié avec le soutien de l'université de Nantes.

  • L'objectif du colloque « La Loire, la guerre et les hommes. Histoire géopolitique et militaire d'un fleuve », qui s'est tenu le 22 mars 2012 au musée du Génie à Angers, est ambitieux : replacer dans leurs réalités géographiques et aborder les différentes facettes de l'histoire militaire de ce fleuve depuis la conquête romaine jusqu'aux événements de la Seconde Guerre mondiale, donc sur les quatre périodes antique, médiévale, moderne et contemporaine, sans privilégier l'histoire de l'événement par rapport à l'histoire culturelle, architecturale, ou économique, mais en la rapportant constamment au fait militaire, étroitement inséré dans les autres facettes de l'histoire. Ainsi passent le temps des Gaulois et de la paix romaine, puis celui de la réorganisation féodale avec une frontière entre Bretagne et pays francs, où elle devient une France intermédiaire, espace dominé par l'Angleterre des Plantagenêts entre France du Nord et France du Sud. La guerre de cent Ans voit un théâtre ligérien d'opérations avant que sous Louis XI la vallée ne devienne celle des châteaux devenus résidences politiques ou civiles. Après la tragédie des guerres religieuses, la valorisation du bassin de la Loire répond pendant trois siècles à des impératifs logistiques et contribue à la prospérité de ses villes. Front idéologique entre pays républicain et pays catholique et monarchique au temps de la Révolution, la Loire redevient lieu de guerre, ce qu'elle est à nouveau pour une période brève et violente en 1870-1871. En même temps, au XIXe siècle, la région accueille écoles (Saumur pour la cavalerie, tours pour le train, Angers pour le génie) et régiments. Elle devient l'un des axes de la Victoire avec l'arrivée des Américains à Saint-Nazaire en 1917, puis un nouveau front de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale, en même temps qu'un pôle de la Résistance - jusqu'à mériter le titre de compagnon de la Libération à la ville de Nantes, devenue désert militaire depuis le printemps 2010.

  • Cet ouvrage réunit une vingtaine de spécialistes et couvre de nombreux espaces géographiques : l'Afrique romaine, l'Asie mineure, l'Étrurie, la Grèce et Rome, sans compter les terres du midi, la Vendée ou encore le Rhin. Les questions qui sont abordées touchent à l'organisation et à la défense des territoires (bornes, arpentage, frontières, fortifications), à l'armée, à l'architecture, à l'urbanisme et au pouvoir, aux rapports ville/campagne ou encore à la construction et à l'évolution des sociétés (peuplement, métissage, acculturations).

empty