Pu De Rennes

  • On entend aujourd'hui par caricature une "image tendant, par déformation ou accentuation des traits d'un modèle, des caractères d'une scène, à les rendre grotesques ou risibles" (La Grande Encyclopédie Larousse). Qu'en est-il pour les sociétés de l'Antiquité ? La plupart des spécialistes modernes de la caricature ont considéré qu'il s'agissait d'une invention de la fin du XVIe siècle, inadaptée aux cultures et aux sociétés du monde antique. Confrontant pour la première fois sur ce sujet les points de vue de spécialistes des textes et des images, cet ouvrage a pour ambition de partir à la recherche d'une possible caricature antique, en discutant ses conditions d'existence, en essayant d'identifier des auteurs d'oeuvres caricaturales, des domaines et des genres artistiques et littéraires plus particulièrement propres à la production de caricatures, en mettant en relief aussi des problèmes de sources ou de catégorisations.

  • À Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des refigions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.

  • Comparée à l'Indochine et l'Algérie, la décolonisation en Afrique occidentale française (AOF) est souvent présentée comme une décolonisation "réussie" et "exemplaire" tout en étant moins bien connue. Comblant cette lacune, Tony Chafer montre que si ce moment a effectivement été moins conflictuel en AOF que dans les autres colonies françaises, ce n'est pas la conséquence d'une stratégie réfléchie. Cela relève, à l'inverse, d'un processus complexe, fragmentaire et imprévisible dans la foulée de la Seconde Guerre mondiale, que les hommes politiques, tant français qu'africains, ne maîtrisaient que partiellement.

    En se basant sur une analyse détaillée des archives et sur des entretiens avec des acteurs de l'époque, cet ouvrage apporte des éléments cruciaux pour la compréhension du processus de décolonisation en Afrique de l'Ouest. Interrogeant le récit d'une indépendance octroyée par des hommes politiques français bienveillants, il propose une analyse nouvelle. Il met ainsi en perspective le rôle des pouvoirs français d'une part, et celui des leaders et du mouvement nationaliste africain d'autre part. L'éclairage proposé permet de mieux comprendre le contexte historique des relations complexes qu'entretient la France avec cette région du monde.

  • Le thème des rapports entre corps et voix dans les danses du théâtre antique touche à une forme originale de spectacle dont certains aspects peuvent apparaître très contemporains : plusieurs chorégraphes actuels font parler leurs danseurs, ou les font évoluer sur un support sonore de paroles (ou de chants). La problématique de l'ouvrage rejoint donc certaines questions qui se posent dans les spectacles d'aujourd'hui, même si le théâtre grec conserve ses caractéristiques spécifiques (notamment le port du masque, la langue grecque, la musique hellénique). Elle croise différentes approches (iconographie, mise en scène, métrique, musicologie, chorégraphie).

  • En 1626, une première compagnie par actions est formée à l'initiative de Richelieu pour mener la colonisation des Petites Antilles et organiser le trafic transatlantique. Elle repose sur les associés, des proches du cardinal, qui en possèdent le capital et en assurent la direction.
    En 1635, elle est réorganisée afin de pouvoir satisfaire d'une façon plus efficace les objectifs qui lui ont été fixés par la monarchie, à savoir, conquérir et peupler des terres et favoriser le commerce. Elle prend alors le nom de Compagnie des îles de l'Amérique. Sous sa conduite, les Français déjà établis à Saint-Christophe s'installent à la Guadeloupe et à la Martinique et affichent des prétentions sur la Grenade, Sainte-Croix, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
    Plusieurs milliers de colons tentent l'aventure en franchissant l'océan à la quête d'un meilleur avenir et de richesses. Les terres sont exploitées pour satisfaire les besoins de la métropole. Quelques grands domaines s'appuyant sur une main-d'oeuvre constituée d'esclaves africains développent de nouvelles productions comme le sucre et l'indigo. Mais la Compagnie est bientôt confrontée à de multiples difficultés qui remettent en cause son fonctionnement et ses finalités.
    Les tensions dans les îles et les faibles retombées de sa politique économique conduisent les associés à cesser progressivement leurs activités à partir de 1649. Sa fin pourtant ne signifie pas l'échec de la colonisation française des Petites Antilles. L'héritage quelle lègue va fructifier durant les décennies suivantes et donner naissance au premier empire colonial français.

  • La cour de Versailles n'est pas la prison dorée de la noblesse, elle est le coeur du système politique français de l'Ancien Régime. Depuis la fin de la Fronde, la puissance du monarque repose sur un compromis tacite : ce dernier garantit à une partie de l'ancienne noblesse son implantation dynastique dans les grandes charges de la cour. C'est ainsi que moins d'une centaine de familles, dans leur très grande majorité issues de la noblesse d'épée, dominent le monde curial pendant plus d'un siècle.
    Proches du trône, ces grands courtisans, après avoir été les alliés nécessaires des ministres, les ont bientôt supplantés. Ce n'est pas le fruit des événements, mais celui de stratégies complexes, élaborées autour du souverain et en fonction de sa personnalité, soutenues par l'organisation de factions orientées vers la conservation à tout prix du pouvoir.
    Pour saisir une telle évolution, cette étude s'appuie donc non seulement sur la reconstitution des événements, mais sur un important répertoire prosopographique établi à partir d'un corpus de 4 798 individus (titulaires de charges de cour, ministres, grands militaires, gouverneurs de province, ambassadeurs, cardinaux, princes, ducs et membres de l'ordre du Saint-Esprit). Ce répertoire est mis à disposition en version numérique sur les sites du Centre de recherche du château de Versailles et des Presses universitaires de Rennes.

  • L'étude des serviteurs des ducs de Bretagne de la maison de Dreux et plus largement du duché de Bretagne à cette époque étaient sujet en friche depuis au moins 50 ans. Aux origines de l'État breton. Servir le duc de Bretagne aux XIIIe et XIVe siècles décrit la construction de l'État breton à ses débuts. Loin de la doctrine des Montforts, les ducs de la maison de Dreux administrent entre 1213 et 1341 leur principauté en bons pères de famille, efficaces, économes et sans trop de scrupules. Ils achètent, confisquent, volent parfois les terres de leurs vassaux et renforcent leur principauté en la bardant de châteaux forts qui sont autant de centres administratifs et de symboles de leur pouvoir. Entourés et aidés de quelques centaines d'officiers et de fermiers, ils administrent de façon très rigoureuse leur domaine. Cette politique très efficace est remise en cause par la guerre de Succession (1341-1364) qui ouvre une nouvelle époque en Bretagne. Grâce à une étude systématique des sources et à un important travail de prosopographie des serviteurs des ducs, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la Bretagne des XIIIe et XIVe siècles.

  • Ce livre retrace l'évolution de l'aspect et de la structure du manuscrit en occident, de l'époque carolingienne au XVe siècle. On y voit les auteurs s'impliquer de plus en plus concrètement dans le processus d'écriture, sous l'influence des usages documentaires. Les bibliothèques, détentrices de la mémoire et de l'autorité, ont pour mission d'encadrer une pratique de la lecture exclusivement finalisée à l'étude, à l'enseignement et à l'argumentation, tant écrite qu'orale. Les bibliothèques sont aussi de véritables institutions qui, à la fin du Moyen Âge, sont appelées à canaliser la demande d'un public de lecteurs de plus en plus large.

    Avec le concours de l'Institut de recherche et d'histoire des textes (UPR 841 du CNRS).

  • Cet ouvrage propose une autre lecture des évènements politiques et militaires du Ve siècle dans l'Occident romain, longtemps résumés par les visions catastrophistes de la chute de l'Empire et des grandes invasions. Il s'intéresse tout particulièrement au devenir des Goths et parmi eux, à ceux qui vont devenir les Wisigoths du royaume de Toulouse puis de Tolède. Comment les élites romaines ont-elles affronté ces transformations radicales ? Comment les Barbares et Constantinople ont-ils conjointement mis en place le nouvel ordre en Occident ?

    Avec le soutien du CRAHAM, UMR 6273, université de Caen-Normandie/CNRS.

  • En inscrivant le propos dans la longue durée, ce livre permet de poser des jalons de la construction des autorités religieuses, de leur remise en question puis des formes d'adaptation aux situations nouvelles. En offrant des possibilités de mise en regard avec, par exemple, le sunnisme et le confucianisme, il ouvre la voie d'un comparatisme fécond, qui existe en anthropologie mais qui reste encore trop rare en histoire.

    Avec le soutien de l'université du Maine.

  • Les notions grecques et romaines, telles que oikos, oikia, domus, que nous traduisons par « famille » ou « maisonnée », sont assurément polysémiques et désignent un groupe de personnes réunies sous une même autorité, liées entre elles essentiellement par des relations de parenté ou des rapports de dépendance, et partageant au quotidien la même résidence et des activités communes ; dès lors, ces mêmes notions peuvent également désigner la composante matérielle de ce groupe, son patrimoine et son habitat. Considérée par les Anciens eux-mêmes comme l'unité primordiale de toute société, cette « famille » est ainsi perçue comme la cellule sociale et économique de base, susceptible de répondre aux besoins élémentaires de ses membres, et assurant ainsi, d'un point de vue économique, les fonctions de production, d'échange et de consommation, d'un point de vue social, les fonctions de reproduction, de socialisation, d'assistance et de transmission. Ce sont ces multiples dimensions que cet ouvrage se donne pour objet de présenter, dans une démarche que nous avons souhaité interdisciplinaire, comparative et didactique.

  • Ce livre sur l'histoire du service de formation des jeunes en Algérie (SFJA) est le fruit d'une recherche collaborative menée avec l'Association nationale-SJFA. Le SFJA a été conçu en 1958 à la suite de la crise du 13 mai. Si à l'origine son objectif était d'encadrer les adolescents non scolarisés dans le cadre de la contre- insurrection, à la suite du discours de Constantine ses missions furent élargies pour en faire un des acteurs de la généralisation de la scolarisation en Algérie, le SFJA intervenant là où l'Education nationale n'était pas présente. Organisme hybride, civil et militaire, son rôle était de prendre en charge l'instruction générale et préprofessionnelle des jeunes non alphabétisés. Le SFJA a été une expérience inédite d'une politique menée au titre de la jeunesse dans un contexte de contre-insurrection, la volonté des pouvoirs publics étant de lui faire porter un discours en faveur de "l'Algérie nouvelle" puis de "l'association". Pour ce faire des équipes mixtes de monitrices ("européennes" et "musulmanes" selon les termes de l'époque) furent organisées pour travailler avec les filles et les femmes afin de les instruire et de faire passer ce message d'intégration. Les monitrices du SFJA sont parmi les premières femmes envoyées par l'armée en zone opérationnelle pour travailler au contact entre civils et militaires, à l'image des "unités de mission féminine" créées en 2009 par les Etats-Unis pour intervenir en Irak et en Afghanistan. En effet, cette histoire méconnue inspire aujourd'hui les stratèges. Pour réaliser cette recherche, les archives civiles et militaires ont été confrontées à l'expérience des témoins. Le livre propose ainsi une écriture originale articulant l'histoire du SFJA à une biographie collective des ex-monitrices sous la forme d'un récit choral, permettant de connaître au plus près les formes prises par cette politique de la jeunesse, pour les filles et les garçons, dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie.

  • La mer et le désert, l'île et l'oasis, des objets qui entrent a priori assez rarement en relation mutuelle. Pourtant, depuis Hérodote, qui décrit les oasis du désert Libyque comme des « îles des Bienheureux », une connivence a souvent été entrevue entre ces deux entités, et le parallèle s'est prolongé jusqu'aux époques contemporaines. Ce volume rassemble les contributions de spécialistes de toutes les périodes historiques et de disciplines diverses, autour d'un rapprochement à la fois stimulant et porteur d'interrogations.

    Avec le soutien de l'université de Poitiers.

  • Ce livre est une réflexion sur l'intégration et l'identité nationale, en France et plus généralement en Europe. Il analyse la manière dont se constituaient les nations et se forgeaient les identités, à la fois sous et contre l'influence de forces émanant des capitales des États et de leurs élites politiques. Caroline Ford a réussi à remettre en question cette perspective et a montré comment les hommes et les femmes dans un département de Basse Bretagne (le Finistère) s'étaient opposés à un État qui, à la fin du XIXe siècle, s'efforçait d'intégrer ces régions dites périphériques à une culture politique commune.

    Avec le soutien de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne.

  • Au cours de l'Antiquité gréco-romaine, nombreuses furent les crises qui scandèrent les relations entre les Juifs et le pouvoir politique. Les relations complexes que les Juifs entretinrent avec les maîtres successifs du Levant sud suscitent depuis longtemps un vif intérêt. Le présent ouvrage se propose d'élargir la réflexion à l'ensemble des pratiques liées à l'exercice du pouvoir dans la région. Les grands événements auxquels ils furent associés sont ainsi successivement réexaminés, notamment le massacre des Pharisiens et les révoltes juives.

    Cette histoire des Juifs dans l'Antiquité gréco-romaine repose sur une approche qui puise à differents types de sources, allant de l'épigraphie à la numismatique, en passant par la papyrologie. Surtout, elle fait largement appel aux sources archéologiques, dont l'apport a été jusqu'à présent trop négligé dans les études francophones menées sur la question.

    Préface de Maurice Sartre.

  • Quel meilleur moyen qu'un dictionnaire pour approcher un objet aussi difficilement saisissable, omniprésent et d'évidence, qu'est le corps humain ? Quel meilleur moment que l'Antiquité gréco-romaine, période créatrice de modèles et de canons de représentations ? Qu'a donc de spécifique ce corps antique, en quoi est-il fondateur d'une certaine manière d'appréhender notre propre surface corporelle, notre rapport à nous-mêmes ?

    Des historiens, des archéologues, des historiens de l'art ou de la religion, des spécialistes de la médecine antique, des philosophes, des philologues et des anthropologues sont mobilisés pour éclairer des mots antiques et des mots modernes, des mots grecs et des mots latins, des mots familiers et des mots savants, des mots courants et des mots techniques, toujours replacés dans leur environnement documentaire et leur contexte historique. En quelque 320 entrées, il s'agit de proposer des lectures multiples, de varier les focales, de multiplier les approches pour circonscrire au mieux cet objet d'histoire.

    Prendre aux mots le corps antique, c'est d'abord et avant tout, savoir de quoi l'on parle. D'Abstinence à Yeux, c'est un monde corporel qui se décline, étrange et pourtant familier, lointain et pourtant si proche, révélateur au fond de notre façon de penser l'Antiquité aujourd'hui. Plus précisément, de nos façons de penser l'Antiquité.

  • Tout au long du Moyen Âge, les sculpteurs, les peintres et les poètes ont utilisé l'image d'un homme puni en enfer avec une bourse autour du cou pour dépeindre les avares, les usuriers, les pécheurs. Le livre suit les traces de cette représentation infamante, de la Byzance du IXe siècle à l'Auvergne du XIe, du Dijon du milieu du XIIIe siècle aux communes italiennes de l'époque de Dante et Giotto. Il dresse l'histoire unique d'une figuration qui, tout en restant fidèle à sa fonction, a connu une évolution graduelle et constante.
    Avec le soutien de la COMUE Paris-Est et du laboratoire ACP de l'UPEM.

  • Si la présence du handicap dans l'histoire peut sembler un invariant, il n'en est pas de même de sa perception. En se penchant sur les sources qui permettent d'aborder une telle question, on remarque très vite qu'en dehors des restes osseux, que seul le regard d'un anthropologue peut faire parler, l'historien est confronté à une subjectivité qu'il ne peut ignorer. Saisir cette subjectivité permet de rendre la perception du handicap et la condition des êtres qui en sont atteints au sein d'une société donnée. Le regard de l'autre est l'élément qui conditionne l'existence d'un individu dans les sociétés anciennes, sa capacité à être pleinement un homme, notamment pour un citoyen romain, de sa naissance à sa mort. Dès lors, la répugnance prêtée à la société romaine pour les atteintes au corps semble être la condition de l'inclusion ou de l'exclusion des individus dans le corps social, ce qui n'est pas sans incidences, car "l'oeil du spectateur" n'est pas un simple vecteur de préjugés mais peut donner lieu à des définitions juridiques avec des répercussions politiques, sociales et religieuses. Le but de ce livre est d'étudier, en associant à la fois approche historique et démarche anthropologique, à partir d'un large dépouillement de la documentation littéraire et archéologique, les perceptions et représentations de l'atteinte corporelle du Ier s. av. n. è. au IVe s. n. è. et leurs évolutions. Il s'agit de dépeindre comment furent considérées et assistées les personnes concernées, à Rome et dans le monde romain, au travers de problématiques qui, pour certaines, sont toujours d'une saisissante actualité dans les sociétés contemporaines.

  • Dans une perspective d'anthropologie historique, ce livre présente une enquête sur les façons dont les Anciens ont pensé la division comme l'unité du corps humain. Il éclaire le sens des procédures de démembrements et de mutilations corporelles qui détruisent le corps comme unité, agissent sur l'intégrité du corps, effacent par un acte violent tout ou partie de l'identité de l'individu. Parallèlement, la question porte sur l'unité et la cohésion du corps à l'aune de ses (re)compositions, aussi bien dans les conceptions scientifiques (biologiques et médicales) et philosophiques que dans les solutions artistiques. Cela revient à comprendre comment les Anciens ont conçu un corps entier comme unité, tout ou somme de ses parties, issue parfois d'une hybridation, comment ils ont jugé ces assemblages, produits de la nature ou de l'art.
    Dix spécialistes des textes, des images et de l'archéologie classiques croisent ainsi leurs réflexions basées sur l'état de la recherche le plus récent.

  • Les premiers récits littéraires évoquant l'histoire de la Rome archaïque sont tardifs puisqu'il faut attendre la deuxième moitié du IIIe siècle av. J.-C. pour les voir apparaître. Ils prennent alors des formes diverses, poétiques ou prosaïques. Ces récits ne sortent pas du néant : ils résultent de plusieurs facteurs historiques que l'équipe de chercheurs réunis à l'occasion de ce colloque se sont attachés à définir.

    Avec le soutien de l'université de Nantes.

  • Vingt ans après la publication de La Fille d'Athènes, Mythes, cultes et société, ouvrage majeur de Pierre Brulé, il convient de suivre les traces de ces petites Athéniennes, sans doute devenues épouses et mères et, ce faisant, de revenir sur les travaux pionniers de cet helléniste hors norme. En effet, il importe de se mettre en quête de la place que le féminin tient dans les mythes et les rites grecs, de reconsidérer la vision que les hommes proposent des pratiques religieuses des femmes et de revisiter les divinités qui les concernent plus spécifiquement, autant de pistes abordées dans le présent ouvrage.

  • Les trente-quatre études réunies ici, dont une inédite en français, permettent de saisir l'ampleur et la profondeur de la pensée historique de P. Le Roux. Après un premier recueil d'articles (La Toge et les armes), ce second volume est consacré à l'Hispania romaine dont il est un spécialiste reconnu. Ce choix d'articles est complété par la traduction française révisée de quatre documents épigraphiques majeurs découverts dans la péninsule Ibérique, la lex Irnitana, la lex coloniae Genetiuae Iuliae, le sénatus-consulte de Cn. Pisone patre et la lex riui Hiberiensis.

    Avec le soutien de Pléiade, l'université Paris 13, l'IUF et Ausonius.

  • Cet ouvrage se propose d'étudier en diachronie l'émergence de la notion de théocratie dans l'Orient ancien et hellénistique, puis dans l'empire romain, avec des ouvertures dans la très longue durée pour en rechercher les origines dans les modèles mésopotamiens les plus anciens et en évaluer l'héritage dans la chrétienté médiévale.

    Avec le soutien du Crulh et de l'université de Lorraine.

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