Pu De Rennes

  • Dix-sept poétesses ont composé en Occitanie médiévale entre 1170 et 1240 des pièces lyriques, des lettres et des débats. Pour autant nous ne détenons de cet âge d'or, antérieur à la Croisade des Albigeois, que des fragments épars, des pièces isolées, des capitales ornées et de rares notations musicales. Il est pourtant assuré que trobairitz et troubadours disposèrent d'un réseau d'échanges et mobilisèrent des jongleurs pour relayer leur production poétique sur de vastes territoires. Ce sont approximativement trente-quatre poèmes qui nous sont parvenus, soit 1,2 % de la lyrique occitane. Ces poétesses composèrent en langue d'oc, une langue de culture relativement homogène. Leur appartenance à la noblesse, leur éducation et la liberté probable dont elles jouissaient les y disposaient. On redécouvre aujourd'hui qu'elles furent considérées en leur temps, et par leurs pairs, comme des autrices à part entière, pratiquant des genres littéraires qui n'étaient pas mineurs. Aucun "genre des genres", selon l'expression de Christine Planté, n'est à déplorer les concernant, pas de territoire inférieur où l'écriture, parce que "féminine", se serait exercée en des formes littéraires basses et marginales. Elles embrassèrent ce qu'il y avait de mieux : cansos, tensos, sirventés et saluts.

  • S'appliquant au concept de littérarité remis récemment en débat, la réflexion proposée ici s'intéresse au domaine latin, qui reste de ce point de vue largement inexploré. L'arc diachronique représenté, de l'Antiquité au Moyen Âge et à la Renaissance, offre à l'étude un espace culturel où la notion de tradition est vivante, marqué initialement par l'appropriation des codes culturels hellénistiques, et qui a vu ensuite le passage du paganisme au christianisme engendrer ses propres effets. Par une attention portée tour à tour aux positions de l'auteur et du récepteur, aux modes de production et aux mécanismes de validation, aux définitions en creux ou par défaut de la littérarité, les contributions mettent au jour un certain nombre de critères en fonction desquels il apparaît qu'un texte est perçu ou défini comme « littéraire ». Cette diachronie longue permet d'éclairer l'évolution qui a progressivement amené un resserrement de la notion, notamment à propos de genres qui, de nos jours, ne sont plus jugés relever de « la littérature » (histoire, littérature spirituelle ou didactique...). Cette réflexion sur la nature du fait littéraire se situe ainsi au confluent de divers champs d'expression ou disciplines et a vocation à éclairer la conception de la littérarité dans l'Europe classique et contemporaine tandis que son avenir suscite interrogation à l'heure où la disparition du livre de papier est presque annoncée. Avant de pouvoir se demander si d'autres configurations peuvent présider à une nouvelle naissance du fait littéraire, on est revenu à son moment d'origine, dont il ressort une mise en valeur du sens sociétal et personnel des productions littéraires en continuel réaménagement.

  • L'éveil renvoie à la naissance, dont il renouvelle et banalise le miracle ; et il s'oppose au sommeil ou plutôt à l'endormissement, pris comme retrait dans un monde intérieur et anticipation de la mort. Mais qu'y a-t-il de commun entre l'éveil physiologique, propre à tous les animaux, et l'éveil spirituel, réservé à quelques élus, en passant par toutes sortes d'éveils spécifiques qui touchent la sensibilité, l'imagination, l'intelligence, la créativité, etc. ? Qui éveille, à quoi et pourquoi ? Et qui s'éveille ? Est-ce "l'âme" ? Est-ce "moi", "soi", "on" ? L'éveil est-il finalement rendu impossible par la mort ou bien peut-il s'accomplir après sa survenue à travers diverses formes de survie ou de résurrection ?

    La méthode choisie est celle d'une approche concrète, proche de la vie, mais toujours soucieuse de ses provenances. Cette "pensée en amont", comme on pourrait l'appeler, ne cesse de solliciter l'histoire des religions, de la philosophie, des langues, des arts et des sciences. Mais elle refuse l'hégémonie d'une seule de ces disciplines et privilégie la créativité, en assignant à la musique et aux beaux-arts un rôle central dans le renouvellement de la pensée.

    Ces Entretiens sont attachés à un lieu qui leur donne son nom : La Garenne Lemot, une villa néoclassique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane. En cet endroit l'on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi de tolérance et d'amitié. Organisés sous la responsabilité de l'Association Les Entretiens de La Garenne Lemot, ces XXIe Entretiens ont pu avoir lieu grâce au soutien de l'université de Nantes, en particulier du Laboratoire "L'Antique, le Moderne - L'AMo", du Conseil départemental de Loire-Atlantique et de la mairie de Nantes. Nous remercions également Monsieur Charles Pain, de Panzoult, et Monsieur Denis Heuzé, de Bordeaux, pour leur généreux soutien. La gestion de la publication de ces Entretiens est due à Alfrieda Pigeaud.

  • L'histoire, dans ses aspects les plus célèbres comme dans ses particularités les plus ignorées, se présente aux créateurs comme un réservoir irremplaçable de personnages étonnants, d'intrigues surprenantes, de lieux et d'époques qui suscitent l'imaginaire. C'est pourquoi les liens complexes entre littérature et histoire ne cessent de passionner la critique littéraire : comment la littérature fabrique-t-elle l'histoire ? Comment, en s'emparant des événements et des personnages historiques, transforme-t-elle les faits, transmue-t-elle les vérités, métamorphose-t-elle les êtres ? Pourquoi, dans quelle direction, avec quelle orientation, au service de quelles idées, pour quel public, ces métamorphoses ont-elles lieu ? La construction légendaire, parce qu'elle se situe à la confluence de l'histoire et de la littérature, parce qu'elle donne à lire ce qui doit être lu, c'est-à-dire ce qu'il faut connaître et ce qu'il faut comprendre de l'histoire, apparaît comme le lieu privilégié de la transmutation d'un réel en imaginaire ou, autrement dit, d'un récit scientifiquement vraisemblable en un discours tenu sur le passé adressé à un présent.

    Professeure à l'université de Nantes, Nathalie Grande s'intéresse depuis longtemps à la question de l'accès des femmes à l'écriture, aux genres qu'elles pratiquent, à leur place dans le champ littéraire du XVIIe siècle. C'est en s'interrogeant plus généralement sur les liens réciproques entre littérature et société qu'elle en est venue à la question de la réception des autrices et des représentations des figures historiques. Elle vient de publier un volume de la revue canadienne Tangence (n°114 - 2017) consacré à Viol et littérature XVIe-XIXe siècle.

  • « L'identification de l'homme et de la bête remonte aux plus lointaines origines. Elle a donné naissance aux fables et aux dieux de toutes les civilisations anciennes. » Cette phrase de Jurgis Baltrušaitis a permis de poser la question de l'élaboration du portrait dans une perspective ouverte qui met en relation les concepts d'humanité et d'animalité comme synthèse constructive. Ces travaux concernent le portrait littéraire et iconographique depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Apulée, Cervantès, Calderón, Kafka mais aussi Léonard, Goya, Klee et César... sont évoqués dans les pages de ce volume.

    Avec le soutien de l'université d'Angers.

  • Fille, soeur et épouse de cinq rois de France, Marguerite de Valois (1553- 1615) est devenue après sa mort la première autrice d'un best-seller avec ses Mémoires, publiés en 1628, prototype et modèle reconnu d'un genre littéraire fécond... avant d'être saisie par la légende et transformée en "reine Margot". Sa vie durant, jeune princesse, puis reine de Navarre, puis reine exilée, et enfin - une fois démariée - Reine Marguerite réhabilitée dans sa cour parisienne, elle s'entoura de femmes et d'hommes de lettres qui fréquentèrent ses cercles ou la choisirent pour dédicataire. Elle-même écrivit des discours, des poésies, des centaines de lettres, et entreprit le récit de sa vie.

    Les contributions réunies dans cet ouvrage examinent d'abord, outre certains de ses propres écrits, (es textes de poètes, prosateurs et traducteurs qui l'entourèrent ou s'adressèrent à elle, afin de cerner l'influence culturelle qui fut la sienne. Un second volet s'intéresse au foisonnement des oeuvres inspirées par sa figure, du calomnieux pamphlet qui fit sa légende noire aux fictions télévisuelles des années 60 et 70, en passant par les écrits des princesses qui prirent la plume à son image, les dictionnaires qui colportèrent sa double réputation de femme savante et de débauchée, et les artistes qui la mirent en scène, au roman comme à l'opéra.

  • Ces Entretiens sont attachés à un lieu, qui leur donne son nom : La Garenne Lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane.
    En cet endroit l'on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. Ces Entretiens sont annuels. Cette année-là il s'agissait de Miroirs : de leurs fonctions philosophique, scientifique et spéculative ; de leurs fonctions picturale, musicale, littéraire et architecturale. Car, de l'antiquité à l'époque contemporaine et dans tous les champs du savoir comme des pratiques, les miroirs sont des instruments de connaissances et de rêves ; de vérité, de beauté et d'illusion ; de splendeur et d'obscurité.
    Les vingt-deux études publiées ici explorent, chacune à leur manière et sur un objet singulier, l'ambiguïté des miroirs : à la fois leur dimension critique et leur puissance de fascination ; à la fois la vertu de leur éclat ou de leurs images et la perversion de leurs reflets ou de leurs simulacres.

  • Ces Entretiens sont attachés à un lieu qui leur donne son nom : La Garenne Lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane. En cet endroit on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. Cette année nous avions choisi la limite comme sujet de nos Entretiens, continuant ainsi à proposer des lieux communs à la réflexion.

  • Cet ouvrage propose une approche de l'imaginaire associé aux objets de la mesure du temps. Il souligne la cohabitation au Moyen Âge de plusieurs représentations temporelles et l'ambivalence symbolique fondamentale des cloches et horloges, entre instabilité et régulation temporelle, menace et protection, croyances païennes et chrétiennes. Dans le genre romanesque et les formes poétiques médiévales, cloches et horloges reflètent moins l'essor d'un temps rendu abstrait par le décompte technique qu'une intériorisation croissante du temps par un homme qui cherche à s'en assurer la maîtrise pour conjurer l'angoisse de la mort.

  • Voyages

    Pigeaud

    Ces entretiens sont attachés à un lieu, qui leur donne son nom : la garenne lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la sèvre, dans l'évocation de la toscane.
    En cet endroit l'on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. ces entretiens sont annuels. le lieu est essentiel. il communique un charme et une grâce qui ouvrent à la beauté. il engage à l'absence de raideur que nous avons rêvée, chacun à travers nos disciplines et nos imaginaires. c'est d'ailleurs ainsi que nous entendons ces entretiens. des sujets vagues, dirait-on, des lieux communs, mais affrontés avec rigueur.
    Il y a longtemps que nous nous exerçons à ce que j'appelle l'élucidation critique des lieux communs de l'imaginaire. nous sommes très loin de tout dogmatisme. tout le monde a rêvé au bord d'une source ou sur le rivage d'une mer. mais nous sommes invités, comme les historiens de l'imaginaire que nous voulons être, à prendre les chemins de nos disciplines, à les regarder se rencontrer, il est difficile d'organiser une présentation.
    Chercher une conclusion est impossible. le lecteur est invité à la table de la garenne. cette année-là il s'agissait de voyages. je pense qu'il y aura matière à rêver, sur le chemin des articles.

  • Ces Entretiens sont attachés à un lieu, qui leur donne son nom : La Garenne Lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane.
    En cet endroit l'on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. Ces Entretiens sont annuels. Le lieu est essentiel. Il communique un charme et une grâce qui ouvrent à la beauté. Il engage à l'absence de raideur que nous avons rêvée, chacun à travers nos disciplines et nos imaginaires. C'est d'ailleurs ainsi que nous entendons ces Entretiens. Des sujets vagues, dirait-on, des lieux communs, mais affrontés avec rigueur.
    Il y a longtemps que nous nous exerçons à ce que j'appelle l'élucidation critique des lieux communs de l'imaginaire. Nous sommes très loin de tout dogmatisme. Nous sommes invités, comme les historiens de l'imaginaire que nous voulons être, à prendre les chemins de nos disciplines, à les regarder se rencontrer, Il est difficile d'organiser une présentation. Chercher une conclusion est impossible. Le lecteur est invité à la table de La Garenne.
    Cette année-là il s'agissait de Métamorphoses. Je pense qu'il y aura matière à rêver.

  • C'est la coutume, en ces rencontres, de tout suspendre à un thème général.
    R chacun de jouer avec ses armes, dans son champ favori, attentif aux variations des autres champions. Tout le contraire d'un sujet technique. Un espace est donné, pour le plaisir. Comme un jeu, mais très sérieux. Jamais sans doute ces Entretiens n'ont été aussi fluides. Est-ce le sujet ? Libre, l'eau. Créer des séquences, c'est construire des digues et des barrages. Ces 10e Entretiens doivent être lus dans le courant qui fut le leur.

  • c'est la coutume en ces rencontres, de tout suspendre à un thème général.
    a chacun de jouer avec ses armes, dans son champ favori, attentif aux variations des autres champions. tout le contraire d'un sujet technique. un espace donné, pour le plaisir. comme un jeu, mais très sérieux. le thème cette année était la couleur. les couleurs dans leur variété et leur variation. on revient toujours au poikilon grec, au miroitement du monde. sujet redoutable, mais qui sollicite l'imagination.
    sujet inépuisable, mais le but de ces entretiens est l'invention, l'explication, dans la liberté. la couleur, la lumière, l'éblouissement, l'émerveillement, mais aussi les noirs, les gris ; mais aussi la rencontre de la forme et de la couleur , et naissent les problèmes esthétiques.

  • Ces Entretiens sont attachés à un lieu, qui leur donne leur nom : La Garenne Lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane. En cet endroit on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. Ces Entretiens sont annuels. Le lieu est essentiel. Il communique un charme et une grâce qui ouvrent à la beauté. Il engage à l'absence de raideur que nous avons rêvée, chacun à travers nos disciplines et nos imaginaires. C'est d'ailleurs ainsi que nous entendons ces Entretiens. Des sujets vagues, dirait-on, des lieux communs, mais affrontés avec rigueur. Il y a longtemps que nous nous exerçons à l'élucidation critique des lieux communs de l'imaginaire. Nous sommes très loin de tout dogmatisme. Nous sommes invités, comme les historiens de l'imaginaire que nous voulons être, à prendre tes chemins de nos disciplines, à les regarder se rencontrer, Il est difficile d'organiser une présentation. Chercher une conclusion est impossible. Le lecteur est invité à la table de La Garenne. Cette année-là il s'agissait de la Rencontre entre les Arts.

  • Ces Entretiens sont attachés à un lieu qui leur donne son nom : La Garenne Lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane. En cet endroit on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. Cette année nous avions choisi l'arbre comme sujet de nos Entretiens, continuant ainsi à proposer des lieux communs à la réflexion.

  • À travers un parcours des attestations arthuriennes allant des années 1270 au début du XVIe siècle, cet ouvrage réunit des articles mettant en évidence l'évolution des usages de la matière arthurienne, entre intertextualité, transfictionnalité, pratique de l'allusion et réminiscences vagues. La matière arthurienne est donc ici vue à la fois comme tradition littéraire, comme phénomène culturel, voire comme phénomène de mode.

    Publié avec le soutien de la Maison des sciences de l'homme en Bretagne.

  • Ce livre prend le « parti-pris des choses », à la confluence de l'histoire, l'histoire de l'art, |'archéologie, l'anthropologie et la philosophie en interrogeant les spécificités de l'objet au Moyen Âge en littérature. Pas encore doté d'une autonomie matérielle propre, l'objet médiéval, carrefour herméneutique, fonctionne comme signe d'une grande plasticité, apte à référer à autre chose qu'à lui-même, à assurer un rôle médiateur et une fonction identitaire ou transactionnelle. Il nécessite donc de prendre en considération son rapport avec le sujet.

    Avec le soutien du Cellam de l'université Rennes 2.

  • Depuis le trouvère Jean Bodel qui vers 1200 différenciait les matières de France, Rome et de Bretagne et dévalorisait la dernière, trop fantaisiste, la matière apparaît comme l'une des plus anciennes notions de critique littéraire. Sa définition est cependant difficile, tant ses emplois sont divers. À partir d'une interrogation sur l'articulation entre la matière matérielle et la matière littéraire, d'une étude des valeurs de matière et de ses équivalents en latin tardif et médiéval, en particulier dans les arts poétiques, et d'un sondage de ses équivalents dans d'autres langues, dont l'anglais, le volume s'intéresse à l'ensemble de la littérature médiévale française, des origines au XVe siècle. Les emplois de matière dans les romans, les chansons de gestes, les fabliaux, les textes allégoriques et hagiographiques sont analysés, et la diversité des poétiques d'auteurs et de genres est mise en évidence. La tripartition de Jean Bodel est discutée, ses enjeux mis en valeur : aussi partielle que partiale, elle ne saurait suffire à donner un état des lieux non seulement de la littérature médiévale, mais même simplement des textes narratifs vers 1200. Renvoyer son oeuvre à une matière autoriserait finalement l'auteur à ce geste risqué qu'est la création : affirmant travailler à partir d'une matière il ne saurait se prendre pour Dieu, qui crée ex nihilo : il peut donc oeuvrer sans risquer le blasphème.

  • Qui était Jean de Meun, l'auteur de la seconde partie du Roman de la Rose, le plus grand succès de la littérature médiévale française ? Un clerc originaire de Meung-sur-Loire, certes, mais encore ? C'est donc à un auteur et à l'ensemble de ses écrits qu'est consacré le présent ouvrage, qui réunit autour de cette oeuvre, de ses enjeux et de son impact sur la longue durée, jusqu'à la Renaissance, les réflexions d'historiens de la culture et de la littérature.

    Avec le soutien de l'université d'Orléans.

  • Loin d'être un « fatras à quoi l'enfance s'amuse » (Montaigne), Perceforest est une oeuvre concertée, complexe et foisonnante. Ce volume dresse à la fois le bilan des recherches contemporaines qui lui sont consacrées et propose des champs d'investigation prometteurs. Il aborde le problème des sources, celui de la datation et de la tradition manuscrite de l'oeuvre. Il met en évidence la cohérence thématique du roman, l'habileté de son écriture et sa construction savante, ainsi que la richesse de sa réception, aussi bien dans le Parsaforesto italien du XVIe siècle qu'en français moderne.

  • Ce volume, qui fait suite à un colloque organisé à Orléans les 9 et 10 décembre 2010 dans le cadre du programme La Lettre et le Droit, ajoute une nouvelle pierre à l'édifice des études comparées entre le droit et la littérature au Moyen Age, en particulier dans la chanson de geste.
    Il apparaît à la suite de ces études qui ont permis de considérer un vaste corpus de textes, incluant deux épopées latines majeures, que nos textes épiques du Moyen Age, tout en reflétant une réalité, sont aussi les promoteurs d'une réflexion, soutenue par divers procédés fictionnels, sur les fautes humaines. Si le manichéisme épique reste toujours opérationnel, surligné par une considération négative de la vie humaine entachée systématiquement de péché, se fait jour une vision bien plus nuancée, liée à la fois aux incertitudes du droit, à l'idée forte de l'importance d'un arbitraire du juge comme à la faiblesse d'un homme soumis à sa condition et à la force du hasard comme des passions.

    D'autre part, à côté de l'esthétique de la force dominant les épopées, les jongleurs mettent en oeuvre une esthétique du judiciaire qui, en particulier, s'articule autour d'un jeu sur la faute et sur les multiples ambiguïtés de son jugement. Volume publié avec le soutien du laboratoire META (EA 4230) de l'université d'Orléans, de l'ANR Juslittera et du conseil régional de la région Centre.

  • Ce qui est frappant dans cette moisson de nuages, c'est l'intention descriptive des poètes et des peintres, comme des mathématiciens et des philosophes : la poésie n'est pas le domaine du flou et de l'à-peu-près. Le nuage, si souple et si changeant peut nous terrifier comme nous séduire. Il fait évidemment partie de notre imaginaire commun ; apte aux formes les plus diverses, les plus subtiles et les plus grotesques. Comme l'écrit Sénèque : « Personne n'est à ce point engourdi, stupide et courbé vers la terre pour ne pas relever la tête vers le ciel et se redresser avec toute son âme, surtout quand il y voit briller quelques merveilles neuves »

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