Arts et spectacles

  • " L'oeuvre d'art est une tentative vers l'unique, elle s'affirme comme un tout, comme un absolu et, en même temps, elle appartient à un système de relations complexes [.]. Elle est matière et elle est esprit, elle est forme et elle est contenu [.]. Elle est créatrice de l'homme, créatrice du monde et elle installe dans l'histoire un ordre qui ne se réduit à rien d'autre. " Un Éloge de la main complète ce texte. " La main arrache le toucher à sa passivité réceptive, elle l'organise pour l'expérience et pour l'action [.]. Elle se mesure avec la matière qu'elle métamorphose, avec la forme qu'elle transfigure. Éducatrice de l'homme, elle le multi-plie dans l'espace et dans le temps. ".
    Henri Focillon : 1881 - 1943. Historien de l'art.

  • Qu'est-ce que l'urbanisme et pourquoi un Dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement ? «L'urbanisme n'est-il pas à la fois théorie et pratique, solidaire du projet de société dans son institution imaginaire comme dans ses institutions réelles, tributaire de savoirs multiples, scientifiques ou non, de savoir-faire, traditionnels ou novateurs, de coutumes et d'habitudes ?», s'interroge Françoise Choay.
    «L'aménagement est une discipline de l'espace, ou des espaces, car on peut disposer avec ordre à l'échelle du territoire, voire de la planète, comme à celle de la plus petite unité physique. L'aménagement est donc inséparable de l'histoire, du patrimoine comme de la prospective. L'aménageur ne peut être inculte, il doit être imaginatif», précise Pierre Merlin. Interventions volontaires de l'homme sur son environnement, l'urbanisme comme l'aménagement sont des disciplines nécessitant une praxis plurielle, une action au coeur de laquelle se retrouvent les pratiques des architectes, des élus et responsables administratifs, mais aussi des juristes, des historiens et des citoyens.
    Autant dire que plusieurs disciplines sont associées dans ce «champ de l'action humaine, pluridisciplinaire par essence, ancré à la fois dans le passé, le présent et l'avenir» et qu'un dictionnaire s'avère indispensable pour ordonner et donner un sens aux mots et concepts utilisés.

  • Au moment où la ville se défait et disparaît dans de vastes conurbations sans bornes, le regard anthropologique est plus nécessaire que jamais pour retrouver, sans préjugé ni modèle a priori, les genèses et les processus qui recréent l'espace partagé de la ville. L'anthropologue Michel Agier défend et décrit une approche situationnelle et dynamique prolongeant les trois traditions d'enquête urbaine de l'Ecole de Chicago, de l'Ecole de Manchester et de l'anthropologie française du contemporain.
    La réflexion se fonde sur des ethnographies urbaines mises en oeuvre depuis plusieurs années dans les quartiers périphériques, les «favelas» et les campements en Afrique noire, au Brésil, en Colombie, au Proche-Orient et en Europe. L'ethnographie urbaine et réflexive permet de repenser la ville à partir des citadins et des logiques sociales, politiques et culturelles qui la font naître et se transformer.
    La question du faire-ville est ainsi au centre de la réflexion. Elle débouche sur une relecture actuelle, une mise en oeuvre et un dépassement du «droit à la ville» comme mythe et parole politique.

  • La mondialisation contemporaine ne se résume pas à une simple mondialisation économique. Elle correspond aussi à une mondialisation urbaine. L'urbanisation contemporaine signifie que les moeurs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Habiter se décline pour tous, à toutes les échelles et à toutes les vitesses. Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local L'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. La démocratie politique ne peut pas se soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine.

  • La collection est dirigée par Lucien Bély, professeur d'histoire moderne à l'Université de Paris IV - Sorbonne, Claude Gauvard, professeur d'histoire du Moyen Age à l'Université de Paris I - Sorbonne, Jean-François Sirinelli, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Paris. Les ouvrages publiés veulent montrer que l'Histoire n'existe pas sans les questions posées par les historiens et les lecteurs.


  • Formulé pour la première fois en 1953 dans un article consacré au jazz publié dans la re v ue Merkur, le concept d'Entkunstung (désartification) marque la pensée tardive d'Adorno qui s'exprime dans sa Théorie esthétique. Ce néologisme désigne chez lui l'idée que l'art, au cours du XXème siècle, a été progressivement « privé de son caractère artistique » (Kunst wird entkunstet ) par le développement de ce qu'il nomme l'industrie culturelle. Productrice de divertissements faciles, d'expériences pauvres (compréhension aisée de significations simples, effets dramatiques faciles, émotions stéréotypées), celle-ci est aux antipodes des exigences du grand art qui ennoblit. L'industrie culturelle produit un succédané de culture, très proche de ce que Greenberg, à la même époque, désigne par le terme de Kitsch.
    Plus d'un demi-siècle après sa première formulation, quelle pertinence conserve l'expression adornienne de désartification de l'art, et que vaut son diagnostic ? Comment se présente aujourd'hui ce qu'il nomme industrie culturelle ?
    Au cours du XXème siècle, s'est produit une extension indéfinie des frontières de l'art.
    On été labellisés « art », des pratiques nouvelles (photographie, vidéo, graffiti), des activités non issues d'une intentionnalité artistique (masques africains, peinture sur sable des Indiens Navajo, dessins d'aliénés...), des gestes et des attitudes empruntés à l'ordinaire extra-artistique (performances et les happenings), des inventions scientifiques (arts technologiques, bio art), etc. L'extension d'un concept variant en raison inverse de sa compréhension, la dé-définition de l'art (H. Rosenberg) ne peut pas ne pas affecter sa consistance.
    C'est cet ensemble de question que se propose d'instruire ce dossier qui est somme toute celui de la mutation d'une idée moderne de l'art qui a vu le jour à la Renaissance et qui parvient sans doute aujourd'hui au terme du développement de ses possibilités.

  • Le Mortifiement de Vaine Plaisance, " la mortification du plaisir vain " : titre austère, qui s'accorde mal avec l'idée qu'on se fait du " bon roi René " (1409-1480).
    Une vie où les épreuves n'ont pas manqué et une dévotion profonde expliquent pourtant qu'il ait composé en 1455 cet âpre et saisissant traité de spiritualité entre le Livre des Tournois et le Livre du Coeur d'Amour Épris. Mais plus encore qu'un écrivain, René est un protecteur passionné des arts, au goût éclairé et sûr. Il veille avec soin à la réalisation des manuscrits somptueux qui conservent ses ouvrages et confie leur illustration aux peintres les plus doués et les plus novateurs de son temps.
    Le plus remarquable, le génial " Maître du Coeur ", identifié aujourd'hui à Barthélémy d'Eyck, a inspiré les miniatures de plusieurs copies du Mort f eurent, en particulier celles de l'admirable manuscrit de la collection Bodmer, qui ont sans doute été exécutées par Jean Colombe.

  • La Revue d'assyriologie et d'archéologie orientale est l'héritière d'une longue tradition, puisqu'elle a vu le jour en 1884. Elle est depuis restée fidèle à son but initial:
    Communiquer les résultats de la recherche sur l'histoire et les civilisations du Proche- Orient antique. Elle est un élément essentiel dans le dispositif de la recherche internationale La revue comprend des articles couvrant des aspects très divers de l'assyriologie : histoire politique, géographie historique, histoire du droit, histoire de l'art, religions, histoire des sciences, etc. ; des chroniques bibliographiques ; des comptes rendus: plus brefs, ils permettent au lecteur de se tenir au courant de manière critique des publications récentes.

  • La mondialisation contemporaine ne se résume pas à une simple mondialisation économique. Elle correspond aussi à une mondialisation urbaine.
    L'urbanisation contemporaine signifie que les moeurs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages.
    Habiter se décline pour tous, à toutes les échelles et à toutes les vitesses.
    Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local L'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. La démocratie politique ne peut pas se soustraire aux exigences de la démocrati e sociale et de la démocratie urbaine.
    Ce numéro poursuit notamment les réflections de la revue sur les nouvelles conditions auxquelles l'enseignement de l'architecture et de l'urbanisme doit aujourd'hui faire face.

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