Littérature générale

  • On préfère de nos jours parler d'éthique plutôt que de morale. Les deux termes renvoient pourtant à une même réalité. Comment expliquer cette réticence ? Comment expliquer aussi que fleurisse l'expression « c'est une belle personne », qui ne veut rien dire, mais qui exprime ce refus de toute référence à la morale ? Serait-ce parce que la morale rappelle la "leçon de morale", entre punition et contrainte ? Pourquoi est-il si difficile d'être quelqu'un de bien ? Pourquoi nous sentons-nous obligés d'ajouter, lorsque nous disons de quelqu'un qu'il est gentil, que c'est là un compliment ? La gentillesse serait-elle un défaut et la méchanceté un signe d'intelligence, à tout le moins de lucidité ? Qu'est-ce que la méchanceté ?
    /> Philosophie du bien et du mal, des gentils et des méchants, cet ouvrage fait appel, sans jargon mais avec le sérieux requis, aux thèses, souvent radicales, et aux critiques, parfois étonnantes, des philosophes pour interroger notre rapport au bien et au mal, et pour tenter de déterminer ce qui peut faire de nous quelqu'un de bien.

  • « Ce recueil d'impromptus obéit aux mêmes principes que le précédent, Impromptus, publié chez le même éditeur, il y a une vingtaine d'années : il s'agit toujours de textes brefs, écrits sur le champ et sans préparation, entre philosophie et littérature, entre pensée et mélancolie, sous la double invocation de Schubert, qui donna au genre ses lettres de noblesse musicale, et de Montaigne, philosophe «imprémédité et fortuit». Je m'y suis interdit toute technicité, toute érudition, toute systématisation.
    Ces douze textes, dans leur disparate, dans leur subjectivité, dans ce qu'ils ont de fragile et d'incertain, visent moins à exposer une doctrine qu'à marquer les étapes d'un cheminement. Un impromptu est un essai, au sens montanien du terme, donc le contraire d'un traité. Si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres. » André Comte-Sponville

  • Une bonne culture générale vaut son pesant de papier. Il lui fallait donc un poids lourd : la somme des connaissances censées être acquises au sortir de l'adolescence, et qui pourtant nous échappent sans cesse, est désormais à votre portée. Littérature, histoire, philosophie, sciences et arts : ces domaines se croisent ici en bonne harmonie.
    L'expérience de plus de v ingt ans d'enseignement nous a permis d'écrire ce guide unique en son genre car :
    - il couvre l'ensemble des principales cultures existant dans le monde ;
    - il s'étend sur la totalité de l'histoire, de la formation de la Terre à nos jours ;
    - il présente toutes les grandes activités culturelles pour chaque période et chaque pays ;
    /> - sa présentation claire permet tous les choix de lecture : au fil du livre, par périodes historiques, par thèmes ou par pays ;
    - un index de plus de 9 000 entrées permet de toujours tout trouver.

  • Du Paléolithique à Emmanuel Macron, tout ce qu'il faut savoir pour briller en ville ou aux concours, pour ne pas s'ennuyer de soi-même ou acquérir la sérénité.
    Au fil des périodes chronologiques classiques (Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge, Époque moderne et Époque contemporaine), on trouvera ici l'histoire, les arts, les lettres, les sciences et techniques, la philosophie, tout ce qui fait la spécificité de la culture générale française, sans oblitérer les influences qui l'ont modelée. Pédagogique et ludique, comme son grand-frère le Kilo de culture générale, un livre à consommer sans modération et à offrir.

  • L'esprit critique est sur toutes les lèvres. Depuis l'explosion des fake news diffusant sur Internet, des rumeurs trompeuses, des théories du complot poussant certains jeunes sur la voie de la radicalisation, il semble que nous vivions dans un monde parsemé de pièges pour nos cerveaux trop enclins à croire.
    Des philosophes et des chercheurs tentent de comprendre ce qui nous rend si prompts à adhérer à des idées parfois farfelues, pourquoi notre raison, en général efficace, recèle quelques « bugs », que d'aucuns ne se privent pas d'utiliser. De leur côté et dans le même objectif de défense intellectuelle, des vidéastes, des journalistes, des médiateurs et des enseignants tentent de développer l'hygiène mentale de leurs contemporains par divers moyens.
    Dans cet ouvrage, les chercheurs exposent certaines failles mentales qui nous rendent vulnérables aux erreurs, tandis que les médiateurs témoignent des pratiques qu'ils ont mises en place pour participer à l'effort pédagogique. Ensemble, ils imaginent une approche critique de l'autodéfense intellectuelle, une collaboration à venir pour un enseignement de l'esprit critique fondé sur les preuves.

  • Un jour d'ouragan, dans l'aéroport d'une île, Cratyle et Diana se retrouvent. Ils s'aimaient quinze ans plus tôt, mais la vie les a emmenés dans des voies différentes. Cratyle a mis au point un algorithme pour racheter le langage, certifier le devenir chose des mots, et prendre une commission sur ce devenir. Une thèse de doctorat ratée sur Wittgenstein, ainsi qu'un travail dans le secteur des big data, l'ont poussé à concevoir ce projet aussi fou que moderne. Quant à Diana, elle montait sur l'île des installations d'hologrammes capables de rendre visibles les vents. Quand Cratyle lui expose son projet démesuré, c'est tout son rapport au langage, à la technologie, à l'argent et à ce qui fait la valeur des mots, qu'elle voit menacé.
    Cette pièce de théâtre est l'histoire de leur rencontre.

  • L'interdit est-il l'ennemi de la liberté ? Celle-ci est-elle toujours du côté du permis ? Cet ouvrage montre que la réponse à ces questions n'est pas si simple. Le consentement et le contrat ne suffisent pas à garantir la liberté, et ils en sont même parfois les fossoyeurs ; à l'inverse, l'interdit ou la dignité n'en sont pas toujours les ennemis.
    La simple non-ingérence de l'État ne suffit en réalité pas pour assurer l'autonomie des personnes et le pluralisme des choix de vie. Le droit a alors un rôle à jouer pour soutenir la liberté, entendue comme le projet et le processus d'émancipation de tous et de chacun. La liberté des modernes et les droits de l'homme doivent être défendus, mais conforter les acquis de la liberté individuelle suppose de s'intéresser à ce dont elle a besoin pour être instituée, et ce afin d'éviter qu'elle ne se délite ou ne se retourne contre les plus faibles. La liberté ne peut pas être la liberté de détruire ce qui protège et garantit la liberté.

  • Un nouvel objet vient enrichir le champ d'investigation des sciences humaines :
    Le « fait alimentaire ». Ce dictionnaire est le premier à exposer la diversité et la richesse de sens que cette expression recèle.
    Penser l'alimentation, c'est l'inscrire naturellement au coeur des dialectiques culturelles et sociales : celles du terroir et de la mondialisation, de l'authentique et de la standardisation des denrées, du symbolique et du réel, de l'animalité et de l'humanité.
    Du don à la privation, de l'aide à l'arme alimentaire, de la malnutrition à l'engraissement, de la pensée sauvage à la rationalité industrielle, de la nutri-génétique à la nutri-génomique, de l'herbivore à la vache folle, du restaurant au fast-food, du besoin au rituel... manger, c'est dépendre d'une culture.
    Plus de 230 études, rédigées par 162 spécialistes d'horizons extrêmement divers, composent le menu du Dictionnaire des cultures alimentaires. Penser la transformation des conceptions nutritionnelles au miroir des connaissances acquises sur les modèles alimentaires mondiaux est le défi humaniste / humanitaire de cette entreprise collective.

  • La littérature du Moyen Age naît avec le français lui-même. Mais existe-t-il une littérature à une époque où ce mot a un sens très éloigné du nôtre ? Peut-on réunir sous le nom de littérature française les littératures de langue d'oc et de langue d'oïl ? Ces questions et bien d'autres sont abordées dans ce manuel qui, non seulement expose clairement les faits et présente les textes, mais propose également une réflexion pour donner au lecteur le désir d'aborder directement les oeuvres.

  • Pour Carlo Ossola, l'unité européenne a bien un sens, celui de l'histoire, des mythes de l'Antiquité et de la chrétienté. Elle ne peut être ramenée à son seul territoire, mais doit être considérée comme un ensemble de peuples, de cultures et de nations liés depuis des millénaires. Pour étayer son propos, il s'appuie sur la Bible, les écrits d'auteurs classiques (Boccace et Dante en particulier), de philosophes, mais aussi de poètes de tout temps, dont les extraits viennent relever la plume alerte de Carlo Ossola. Voyage littéraire et philosophique à la recherche des racines d'une culture commune faite de traditions comme d'ouvertures.

  • La sémiotique est une démarche rationnelle, à vocation scientifique, qui, à la suite des travaux de Ferdinand de Saussure, donne forme à ce qui "fait sens".
    Les deux essais qui composent Les enjeux de la sémiotique s'attachent à montrer la ligne claire (Hergé) qui trame les travaux si difficiles (parce que si radicalement nouveaux) menés par l'École sémiotique de Paris dans le dernier tiers du XXe siècle. Enfin réunis en un seul volume, les deux ouvrages de 1979 et 1983 proposent aujourd'hui encore un parcours suffisamment explicite pour que les bases incontournables de cette nouvelle manière de travailler soient désormais rapidement accessibles à tous.
    Le résultat est une oeuvre de découverte, qui garde la trace des surprises et des éblouissements suscités par les nouveaux espaces mentaux ainsi révélés. C'est la raison pour laquelle nous avons résisté à la tentation de modifier ce texte ancien. Nous l'avons respecté comme un document authentique et daté. Trente ans plus tard, il serait temps de bâtir un Cours de sémiotique, mais il ne ferait pas double emploi avec Les enjeux, vue d'ensemble et carnet de route élaboré au rythme de la recherche.

  • On ne résumera pas ici les contenus, qui sont ceux qu'on peut attendre d'une telle histoire de la littérature, depuis les épopées médiévales (La Chanson de Roland) jusque, pour ce premier volume de la série, aux Essais de Montaigne. L'important est de saisir l'esprit dans lequel ce livre a été élaboré.
    1. Il participe d'une histoire de la littérature française depuis les origines jusqu'à nos jours, conduite par un seul auteur - avec des collaborations de spécialistes selon les périodes considérées il s'agit donc d'un livre qui fait entendre une voix et présente l'histoire selon un regard.
    2. Il rend compte du rôle culturel de la littérature en présentant les auteurs dans le contexte de leur temps et de leur société, selon l'état des sensibilités et des pratiques artistiques et littéraires, dans une perspective d'anthropologie historique.
    3. Il donne à saisir la culture commune des oeuvres majeures, de façon à montrer comment celles-ci sont significatives, y compris dans leur originalité.

  • Evocation à travers une galerie de portraits de femmes dans la littérature et au cinéma, de personnages de mégères et de la folie au féminin.

  • Epître d'Othéa

    Christine de Pizan

    Sans doute à Bruges, vers 1460, un copiste et un enlumineur réalisent pour Antoine, Grand Bâtard de Bourgogne, bibliophile passionné comme son père Philippe le Bon, une magnifique version d'un texte écrit soixante ans plus tôt par une femme - la première femme écrivain professionnel en France. Ce texte, intitulé "Épître d'Othéa", est une lettre adressée à un jeune chevalier de quinze ans, Hector de Troie, pour lui enseigner son métier et ses devoirs moraux et spirituels (Othéa est la déesse Prudence, derrière laquelle se cache l'auteur). Il s'agit de cent histoires de Troie, histoires qui, selon la forme moyenâgeuse, comportent à la fois récit et images. Il constitue ainsi un miroir des princes tout autant qu'un dictionnaire de mythologie. L'ouvrage représente un ensemble exceptionnel de textes et de miniatures qui fixent dans la mémoire les souvenirs de la fable antique et de l'enseignement chrétien.
    Une très complète introduction de Jacqueline Cerquiglini-Toulet (professeur de Littérature française médiévale à la Sorbonne - Paris IV, membre de l'Institut universitaire de France) présente à la fois l'auteur et cette oeuvre.

  • À l'heure de la crise économique, des coupes budgétaires et des transformations du service public, de nombreuses institutions culturelles françaises sont contraintes de lever des fonds, en France mais également à l'étranger, et en particulier aux États-Unis.
    Cet ouvrage met en avant le rôle des associations d'American Friends à l'origine d'un véritable travail « d'intermédiation diplomatique » entre la France et les États-Unis, s'inscrivant dans la lignée des nouvelles formes privées de diplomatie. Ces levées des fonds transnationales participent également des évolutions récentes du monde culturel français, offrant de nouvelles reconfigurations public-privé. En prenant pour étude le point de vue des acteurs de cette philanthropie transnationale (leurs discours, leurs pratiques, leurs représentations), cet ouvrage lève le voile sur les négociations financières cachées derrière le glamour.

  • Cent ans, peu s'en faut, après sa mort, saussure continue à susciter les passions : articles et livres s'accumulent, partout dans le monde.
    Pourquoi cet intérêt pour un linguiste, au moment où la linguistique, à ce qu'on dit, commence à ennuyer ? c'est que la longue méditation de saussure sur le langage et les langues est l'une des plus profondes qui soient. avec une patience infinie, souvent teintée d'angoisse, saussure explore toutes les " cavernes " - c'est son mot - du langage. les difficultés offertes par la " duplicité " fondamentale de l'objet sont telles que saussure ne consentira jamais à publier les résultats de ses méditations : ils ne seront connus qu'après sa mort, parfois longtemps après.
    /> Mais chemin faisant, il aura rencontré les " parentés " entre le langage et ces autres " sémiologies " que sont l'écriture, la légende et la mythologie, et se sera douloureusement heurté à l'énigme des " anagrammes " dans la poésie. l'effet de cette réflexion inachevée sera déterminant, tant pour la linguistique que pour la sémiotique, et, au-delà des sciences du langage, pour toutes les sciences de l'homme : qu'on pense à merleau-ponty, à lévi-strauss ou à lacan.
    Avec une patience qu'il voudrait comparable à celle du grand linguiste, michel arrivé a cherché à explorer les " anfractuosités " de la pensée de saussure.

  • La collection est dirigée par Michel Delon, professeur à l'Université de Paris X - Nanterre et Michel Zink, titulaire de la chaire de littérature médiévale au Collège de France. Elle souhaite accompagner et rendre visible la transformation des études littéraires grâce à l'histoire des idées et des mentalités, il s'agit d'ouvrir des perspectives, de rendre possible de nouveaux objets de recherche.


  • " ecrire sur la littérature grecque, pour contribuer à la mieux faire connaître, est une joie.
    le faire brièvement est, en revanche, cruel : l'entreprise suppose une série de choix souvent difficiles et arbitraires. "le miracle grec" tient, semble-t-il à deux caractères. le premier est l'extraordinaire faculté d'invention, de découverte, de renouvellement qu'a toujours manifestée cette littérature. d'autre part (. ) cette littérature, au moins dans toute sa période ancienne, est très fortement ancrée dans la vie collective : l'auteur est d'abord et toujours citoyen ".
    epopée, rhétorique, théâtre, philosophie, histoire, poésie, roman : la littérature de la grèce antique va de découverte en découverte, elle est le point de départ de toutes les littératures européennes. d'homère à plutarque, cet ouvrage insiste sur les grandes périodes, montre le mouvement qui anime cette littérature et offre les outils d'analyse pour, d'oeuvre en oeuvre, l'appréhender.

empty