Rivages

  • Un roman envoûtant et sensuel. Le tableau émouvant d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices. Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d'autres horizons.

  • Ce livre fait l'éloge de la prise de risque à une époque où la sécurité nous est donnée comme valeur volontaire et l'exacerbation des peurs de toutes sortes. Cet éloge traite dans de courts chapitres des divers registres où l'on rencontre le risque : la vie amoureuse, la séparation, la dépendance mais aussi la vie sociale, le langage, les biotechnologies, etc. Autour de cette question centrale : qu'est-ce que risquer sa vie, à savoir prendre le risque de vivre vraiment ?

  • Dans un monde où la civilisation s'est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d'acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l'espoir et l'humanité au milieu de la désolation.  Finaliste du National Book Award aux Etats-Unis, ce roman fera date dans l'histoire de la littérature d'anticipation. 500 000 exemplaires vendus en Amérique du Nord, 150 000 dans les îles Britanniques. « Profondément mélancolique, mais magnifiquement écrit, et merveilleusement élégiaque. » George R. R. Martin  « Mandel est capable de faire ressentir l'intense émotion d'existences fauchées par une époque terrible. » «The New York Times»

  • Avec son style acéré, Céline Minard nous offre un roman brillant sur les jeux et les enjeux d'une solitude volontaire confrontée à l'épreuve de la nature. Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d'un massif montagneux, une femme s'isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ? C'est dans l'espoir d'une réponse qu'elle s'est volontairement préparée, qu'elle a tout prévu : longues marches, activités de survie, rédaction d'un journal de bord...  Tout, sauf la présence d'une ermite, surgie de la roche et du vent, qui bouleversera ses plans et changera ses résolutions.

  • Walter et Rosanna Langdon caressent un rêve : posséder une ferme à eux, un giron protecteur où fonder une famille. C'est sur les terres sublimes de l'Iowa que se bâtit la légende des Langdon et de leurs enfants, qui vont connaître, de près ou de loin, les bouleversements de la première moitié du XXe siècle. Cette traversée commence en 1920, à l'aube de la Dépression, et s'achève en 1953. Le temps pour une génération d'éclore ; pour une autre de voir le monde changer. Dans cette puissante saga familiale, Jane Smiley épouse le rythme de la vie-même, les caprices du temps, du hasard, de l'Histoire. Elle excelle à camper des personnages attachants, incarnant avec humanité et tendresse leur Amérique. 

  • Une grande fable baroque sur le Venezuela, onirique et picaresque, autour de la figure d'un paysan analphabète qui se réapproprie sa propre Histoire : le premier roman de Miguel Bonnefoy, lauréat en 2013 du Prix du Jeune Ecrivain de langue française.

  • Au soir de ses quatorze ans, dans une boutique désaffectée de Harlem, au milieu des prières et des trépignements cadencés de ses frères, au rythme hallucinant des tambourins, John Grimes traverse un moment essentiel, une nuit de révélation personnelle, entre crise existentielle et épiphanie. Dans ce premier roman écrit en 1952, James Baldwin raconte, avec des accents d'une sincérité déchirante, à la fois son expérience et une odyssée collective, celle d'une famille aux attitudes violemment contrastées, celle d'un peuple venant du Sud rural dans un ghetto du Nord. Ce texte, devenu un classique, est un des premiers livres sur la condition des Noirs.

  • En cas d'amour : que faire ? Axe autour duquel tourne toute vie : aimer, être aimé. Avec toutes ses déclinaisons : reconnaissance, peur d'être abandonné, mesure de la jalousie, désir de possession, envie, délivrance, haine, détachement, paix.
    L'événement de l'amour est au coeur de ce livre. Depuis les histoires imaginaires que l'on se forge quand on est amoureux jusqu'au désir de vengeance de celui qui est quitté en passant par la jalousie, la fascination, la fusion amoureuse, la relation fraternelle, la dispute, le livre explore différentes figures de la passion et des blessures de l'attente amoureuse.
    On y rencontre l'écoute attentive et les désarrois d'une psychanalyste recueillant dans la chambre des secrets les mots de ceux qui viennent déposer là leur espérance.

  • Toute mère est sauvage. Sauvage en tant qu'elle fait serment, inconsciemment, de garder toujours en elle son enfant. De garder inaltéré le lien qui l'unit à lui. Ce serment se perpétue, secrètement, de mères en filles et en fils. L'enfant doit rompre ce serment pour devenir lui-même, accéder à sa vérité, à son désir. Cet essai expose au grand jour le versant noir de la maternité. Il cherche à cerner, à travers des séances de psychanalyse ou des oeuvres littéraires, ce noyau inconscient de la transmission maternelle et ses conséquences sur le psychisme humain.

  • L'amitié pour Aristote est absolument nécessaire à la vie. Les livres VIII et IX de l'«Ethique à Nicomaque», que nous proposons ici dans une nouvelle traduction, forment un tout intégralement consacrée à l'amitié.

  • L'histoire a retenu de Gandhi qu'il fut un partisan de la désobéissance civile. Et ce fut bien le cas ! Les écrits d'Henry David Thoreau, inventeur de l'expression, le marquèrent profondément. Cette influence pourtant n'aboutit pas à une simple reprise ou imitation. Gandhi préféra discuter les enjeux de la désobéissance civile et mettre celle-ci en résonance avec sa vision, plus générale, de la résistance non violente : le Satyagraha. Réunissant un ensemble de textes inédits en français, cet ouvrage suit le chemin de la pensée et de l'action du Mahatma. S'efforçant d'en restituer toute l'intelligence, il nous conduit bien au-delà de l'icône muette à laquelle on réduit trop souvent ce grand homme du xxe siècle. Inédit

  • « Ce petit livre a pour but de faire connaître, d'une manière aussi exacte que possible, la théorie de la relativité à ceux qui s'intéressent à elle au point de vue général, scientifique et philosophique, mais qui ne possèdent pas l'appareil mathématique de la physique théorique. L'auteur n'a pas ménagé sa peine pour présenter les idées fondamentales d'une manière claire et simple et, en gros, dans l'ordre et la connexion dans lesquels elles ont réellement pris naissance. Puisse ce livre être un stimulant pour beaucoup de lecteurs et leur faire passer quelques heures agréables. » ( Albert Einstein)

  • L'essai sur La personne et le sacré, qu'a écrit Simone Weil à Londres dans la dernière année de sa vie, ne cesse de nous interpeller. D'abord parce qu'il critique sans réserves le concept de personne, à tort jugée comme sacrée. Ensuite, pour sa recherche acharnée et passionnée d'un principe qui se place au-delà des institutions, du droit et des libertés démocratiques, et sans lequel celles-ci perdent tout sens et toute utilité. Un texte plus que jamais actuel pour comprendre l'effondrement des droits de l'homme, comme le souligne la magistrale préface signée par Giorgio Agamben.

  • Écrit en 1942, ce petit texte s'interroge sur ce qu'il advient de la pensée et du rapport à soi dans la force des affects et de l'attachement à autrui. Alliant une psychologie fine de l'attachement à autrui, une mystique du détachement et de l'amour désintéressé, et une philosophie du rapport à l'altérité, Simone Weil propose une réflexion sur la dimension relationnelle de notre existence et sur les contradictions auxquelles elle nous confronte.

  • Les principes fondamentaux de la République sont-ils contraires au colonialisme ? Quels impacts la colonisation a-t-elle sur un État qui se transforme en métropole d'un empire ? Et quels sont ses effets intérieurs ? Dans ces articles, écrits entre 1936 et 1943, le verdict de Simone Weil est sans appel : coloniale, la France opprime des peuples et perd ses principes. La colonisation rend impossible l'amitié entre les peuples (ce qui posera problème, dit-elle, si la France veut de nouveau enrôler les populations des colonies dans une guerre). Ces réflexions sur la colonisation pensée comme déracinement vont la conduire à son oeuvre majeur : «L'Enracinement».

  • « Au mois de décembre 2014, il m'a été permis de prendre part à une expédition au Venezuela, dans l'Etat de Bolívar, plus précisément dans la municipalité de la Gran Sabana, pour y écrire un livre. Il était question de gravir la montagne de l'Auyantepuy, de la traverser et de la redescendre en rappel par la gorge du Diable, où se situe la cascade la plus haute du monde, le Kerepakupai Venà. Nous avons vécu pendant quinze jours au milieu d'un paysage fait de torrents et de marécages, de bois serrés et pluvieux, dans la chaleur épaisse des forêts équatoriales. Nous étions quatorze hommes. Avant le départ, je lus tout ce que je trouvais sur le sujet. Du vieux manuscrit jusqu'au traité de biodiversité, je m'enfermai dans des bibliothèques et des librairies, je rencontrai des archéologues et des géographes, des journalistes spécialisés dans les exploitations minières et des poètes de Ciudad Guayana. J'abattis le travail de plusieurs hommes pour dresser une monographie régionale de la Gran Sabana. Je dois confesser ici que, lorsque je posai le premier pied dans la jungle, je compris que mon effort avait été vain. Toutes les pages des bibliothèques ne peuvent rien devant l'architecture d'une fleur. » Après «Le voyage d'Octavio,» son premier roman (2015), Miguel Bonnefoy nous livre dans une langue ciselée et poétique le récit de son étourdissante expédition dans la jungle vénézuélienne. Un voyage éblouissant au coeur d'une nature sauvage, dont l'auteur tire une magistrale leçon d'écriture.         

  • «La religion de mon temps» sort en mai 1961, au moment Pasolini commence sa carrière cinématographique. Il revient d'Inde où il s'est rendu avec Alberto Moravia et où l'a rejoint Elsa Morante. C'est à elle qu'il le dédie. Son amie est mystique, et même catholique. Il a, lui, avec la religion un rapport plus complexe, dont témoigne en particulier ce recueil. Comme dans tous ses recueils, Pasolini utilise la poésie de plusieurs façons : intime, politique, descriptive, sociale, provocatrice, réflexive. Invectives et prières, clamées ou murmurées, confessions et dénonciations, contemplations et méditations, récits et dialogues alternent dans ces poèmes animés comme il aimera le dire plus tard d'une « vitalité désespérée ». Témoin, compagnon, amoureux des pauvres, il tente de décrire un monde de la nuit et de la misère, riche d'une lumière qu'il ne sait pas avoir.

  • L'image que l'on se fait souvent de Nietzsche (1844-1900) est celle du penseur solitaire, errant et sans attaches. Seul, il n'était pourtant pas sans amis. En témoignent ses relations avec Richard Wagner, Paul Rée, Malwida von Meysenbug ou Lou Andreas-Salomé : amitiés spirituelles, passionnées, orageuses, débouchant parfois sur une violente inimitié, à la hauteur de l'espérance que lui inspirait l'objet de son sentiment. Embrassant une décennie entière, de la parution d'«Humain, trop humain» à l'écriture d'«Ecce Homo», le présent volume propose pour la première fois, dans une nouvelle traduction, un choix d'aphorismes et de poèmes où Nietzsche expose ses vues sur l'amitié, à la fois déroutantes, provocantes et paradoxales. Le philosophe ne fait-il pas dire en effet à son Zarathoustra qu'il faut voir en l'ami son meilleur ennemi ?

  • Est-ce que notre aptitude à juger, à distinguer le bien du mal, le beau du laid, est dépendante de notre faculté de penser ? Tant d'années après le procès Eichmann, Hannah Arendt revient dans ce bref essai, écrit en 1970, à la question du mal. Eichmann n'était ni monstrueux ni démoniaque, et la seule caractéristique décelable dans son passé comme dans son comportement durant le procès et l'interrogatoire était un fait négatif : ce n'était pas de la stupidité mais une extraordinaire superficialité. La question que Hannah Arendt pose est : l'activité de penser en elle-même, l'habitude de tout examiner et de réfléchir à tout ce qui arrive, sans égard au contenu spécifique, et sans souci des conséquences, cette activité peut-elle être de nature telle qu'elle conditionne les hommes à ne pas faire le mal ? Est-ce que le désastreux manque de ce que nous nommons conscience n'est pas finalement qu'une inaptitude à penser ?

  • «Dans la jungle», nouvelle parue initialement dans le recueil «Many Inventions», voit la première apparition du personnage le plus célèbre de Rudyard Kipling : Mowgli. Un Mowgli non pas enfant, mais adulte, qui a grandi dans la jungle. C'est à partir de cette nouvelle que Kipling entreprendra de raconter l'enfance de Mowgli, à travers le chef-d'oeuvre qui fera sa gloire. Mais «Dans la jungle» montre aussi la confrontation entre le réel le plus prosaïque qu'incarnent l'Office des forêts et Gisborne, et le monde à la fois naturel et surnaturel de la jungle et de Mowgli. Une fois encore, Kipling déploie tous ses talents de conteur dans le décor d'une Inde complexe et mystérieuse.

  • Une maison qui brûle à l'horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu'il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un dîner perdu en plein milieu de l'Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu'elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur.
    Qu'est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ? Jérémy Fel nous livre ici un grand puzzle feuilletonesque à l'atmosphère énigmatique et troublante entre Twin Peaks, Stephen King et Joyce Carol Oates.

  • David Lodge nous fait l'honneur de publier 2 nouvelles inédites pour célébrer la nouvelle édition de «L'Homme qui ne voulait plus se lever», un des best-sellers de la maison, avec plus de 116 000 exemplaires vendus. Dans ce recueil, on retrouve la quintessence du talent de Lodge : le sens de l'observation aiguisé, le génie de la comédie de moeurs, les personnages attachants et hilarants... 

  • Peu de rencontres ont suscité autant d'intérêt que celle de Rimbaud et Verlaine en septembre 1871. À son arrivée à Paris, le jeune poète ardennais apparaît à l'auteur des «Poèmes saturniens »comme un enfant « au visage parfaitement ovale d'ange en exil ». Ce sera le début d'une relation tumultueuse et féconde, qui prendra brusquement fin en juin 1873 à Bruxelles. L'intensité de cette liaison s'est transmise à la création des deux écrivains, qui dès 1872 partagent leurs élans de renouvellement poétique. Verlaine devient ainsi un témoin privilégié de son compagnon tant sur le plan humain que littéraire. C'est à travers ce rôle de témoin que Verlaine a « inauguré la gloire » de Rimbaud, comme il l'admettra lui-même, en publiant plusieurs de ses poèmes inédits et en les commentant. Ces pages, souvent émues, restituent le visage authentique du poète de Charleville.

  • Cette nouvelle traduction voudrait affirmer un ton diffèrent de celui que les autres versions du «Zarathoustra» de Nietzsche ont perpétué jusqu'ici. Elle vise à conserver en français la force du texte original, en se tenant aussi près de l'allemand qu'il a paru concevable ; souvent cette fidélité a semblé la meilleure façon d'en faire passer la splendeur emportée.

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