Rocher

  • Des origines de l'Homme aux conflits d'aujourd'hui, au fil de 250 cartes accompagnées de notices explicatives, cet atlas inscrit sur la longue durée, fait le bilan des connaissances historiques autour du continent africain à travers les permanences et les ruptures qui expliquent les crises actuelles et qui permettent d'annoncer celles de demain.Cet ouvrage, sans équivalent, est l'outil de référence indispensable à tous ceux qui veulent connaître les constantes historiques et ethniques qui fondent la géopolitique de l'Afrique, ou plus exactement des Afriques, et sans la connaissance desquelles tout ce qui est dit ou écrit sur ce continent relève de l'artificialité.
    Bernard Lugan a écrit plus de 30 ouvrages consacrés à l'Afrique. Il est universitaire et expert auprès du TPIR (ONU). Il fut professeur à l'École de Guerre et aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il dirige la revue par internet l'Afrique Réelle.

  • Issu des plus récentes études sur les Sioux des Plaines, cet ouvrage est à ce jour l'un des plus abouti sur cette tribu qui, presque à elle seule, synthétise sur son nom la résistance et la funeste destinée des Indiens d'Amérique du Nord.

    Jeffrey Ostler démontre - avec solides arguments à l'appui, témoignages irréfutables de toutes les parties et documents officiels - comment l'Histoire peut aspirer dans sa spirale, pour mieux le broyer, un peuple entier comme les Sioux lakotas, notamment face au processus de colonisation qu'a, au départ, plus que symbolisé l'expédition de Lewis et Clark de 1804 ordonnée par le président Jefferson. Dans une parfaite et claire chronologie, Ostler rapporte les événements et les engrenages militaire, géopolitique, diplomatique, juridique et économique qui ont réduit à portion congrue les immenses contrées des Indiens des Plaines et tous les éléments ayant inéluctablement concouru au massacre de trois cents Sioux dans le Dakota du Sud, à Wounded Knee, en décembre 1890 quelques jours après le meurtre de Sitting Bull.

  • Une initiation aux hiéroglyphes à travers des thèmes clés de la civilisation égyptienne : les dieux, le pharaon, la maison, la momification, l'astronomie. Un ouvrage ludique avec un « petit plus » en fin de chaque chapitre sur des points de grammaire faciles à comprendre (ponctuation, singulier, masculin/féminin.), suivi d'exercices de mise en pratique et de jeux où l'enfant dessine, distingue des sons, compte, traduit, lit et écrit les hiéroglyphes de gauche à droite ou inversement !
    Bienvenue à l'école des petits scribes offre des outils pédagogiques simplifiés pour apprendre en s'amusant.

  • Comme toute histoire, celle de l'Europe a ses ombres, mais elles n'évincent pas les idéaux élevés nourris en son sein avant de contribuer à les faire croître : ces idéaux qu'elle a donnés en héritage au monde, il appartient plus particulièrement aux siens de continuer à les faire vivre. Pour cela il leur faut savoir d'où ils sont : c'est pourquoi le présent ouvrage raconte ce qui a fait l'Europe, depuis son émergence jusqu'au seuil de notre époque. La pédagogie retenue organise cette histoire en onze noeuds, c'est-à-dire autour de moments durant lesquels le sort de l'Europe s'est noué, pour le meilleur ou pour le pire. Bâtie à partir d'une trame chronologique forte, l'histoire de l'Europe racontée ici tient que cette histoire a un sens, qu'elle procède de l'avant à l'après, et est intelligible au prix d'une synthèse raisonnable.
    Après la prise de conscience des Grecs soudés par des valeurs communes les distinguant fortement des Orientaux qui ont alors la figure des Perses, l'Europe ainsi émergente prend sa première forme avec la constitution d'un Empire romain d'ampleur méditerranéenne mais qui reste occidental par bien des aspects, le christianisme donnant finalement un contenu original à cette forme. Dans une Europe qui se regarde désormais comme chrétienne et considérée partout comme telle, l'Empire renaît et ouvre à nouveau la voie d'une construction fédérale néanmoins concurrencée par des royaumes qui s'inscrivent en revanche dans une vision confédérale, alors que, dans le même temps, le monachisme donne à l'Europe sa forme la plus proche de l'Europe actuelle. La modernité naît quant à elle sur fond de conflits, entre la science et la foi, puis entre des Églises concurrentes : l'Europe perd alors ce qui faisait son unité, les rivalités entre puissances n'étant finalement plus réglées par la recherche d'un consensus mais par celle d'un équilibre des forces en présence. Après avoir mené à son terme l'entreprise de désenchantement du monde, amorcée depuis le coeur du Moyen Âge et accentuée lors de l'entrée dans les Temps modernes, les « Lumières » provoquent des ébranlements très profonds. À l'époque contemporaine, ils menacent d'emporter l'héritage européen du fait de l'avènement des régimes totalitaires.

    Le présent ouvrage est conçu pour informer les esprits curieux et pour tous ceux qui préparent des concours et examens nécessitant un bon niveau de culture générale.

  • L'Afrique du Nord est composée de l'Egypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc.
    Dans l'appellation courante, l'Afrique du Nord est divisée en Machrek (Egypte et Libye) et en Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc), deux mots arabes signifiant « Levant » pour le premier et « Couchant » pour le second.
    A partir de la fin du IIe  siècle av.J.C, Rome imprégna toute la région de sa marque, à l'exception toutefois de l'actuel Maroc qui ne fut qu'à peine effleuré par la romanisation puis par la christianisation.
    Successeur de Rome, l'empire byzantin s'établit de l'Egypte jusqu'à l'est de l'actuelle Algérie, mais, dans l'actuel Maghreb, à l'exception des villes, partout, la « reconquête » berbère eut raison du vernis romano chrétien.
    /> Aux VIIe -VIIIe  siècles, l'islamisation de l'Afrique du Nord entraîna plusieurs mutations et ruptures. A partir du XVe siècle, puis au XVIe, toute l'Afrique du Nord fut concernée par l'expansion ottomane, à l'exception du Maroc qui réussit à maintenir son indépendance en s'alliant avec l'Espagne chrétienne.
    Durant la période coloniale, l'Afrique du Nord fut partagée entre quatre puissances européennes.  Après 1945, l'évolution fut différente au Machrek et au Maghreb. Après les indépendances, les cinq pays d'Afrique du Nord eurent des destins très différents.
    Différences qui se retrouvèrent dans l'épisode dit des « printemps arabes » qui ne concerna que la Tunisie et l'Egypte.

  • Depuis l'apparition de l'islam, l'Europe et, singulièrement, ce territoire qui deviendra la France entretiennent des liens ininterrompus avec le monde musulman. Si l'actualité a fait de l'islam un sujet sensible, et, donc, d'autant plus nécessaire à aborder, l'auteur se propose de le remettre en perspective, en parcourant plusieurs siècles de relations, parfois fructueuses, souvent méfiantes, plusieurs fois hostiles, alternant périodes pacifiques et phases d'affrontement, moments de découverte mutuelle et temps d'incompréhension jusqu'à l'antagonisme.
    Depuis la Gaule romaine, l'auteur retrace le fil d'une longue histoire, souvent méconnue, voire inattendue, à travers tous les événements clés qui ont tissé ces liens complexes et ambivalents : l'arrivée du christianisme, l'invasion des Francs, les batailles de Sens et de Poitiers, les tentatives de reconquête outre-Pyrénées de Charlemagne, le déclenchement des croisades, l'alliance avec Soliman le Magnifique, la diplomatie fluctuante de Louis XIV vis-à-vis des Turcs, les Lumières et l'islam, la question de l'Algérie, de la décolonisation...
    Connaître son histoire est ce qui permet à chacun de combattre l'instrumentalisation des esprits. Gerbert Rambaud, diplômé en droit et en histoire, est avocat aux barreaux de Paris et de Lyon.

  • Les tranchées de la Grande guerre fourmillaient de soldats français et étrangers. Parmi eux, les Indiens d'Amérique du Nord sont arrivés en nombre. Dès 1914, 4000 Indiens du Canada débarquent en France et en 1917, 15000 Indiens des Etats-Unis les rejoignent, retrouvant ainsi leur dignité de guerriers. Comment ont-ils été recrutés ? Quelles étaient leurs compétences particulières ? A quelles tâches ont-ils été employés ? Sioux, Cheyennes, Comanches, Apaches, Crows, Choctaws, Blackfeet, Navajos, combattirent au coude à coude avec les Doughboys ou les Tommies, les Tirailleurs sénégalais et les Australiens.
    Eux qui n'avaient pas même la nationalité américaine, ils se sentirent pleinement Américains pour combattre les soldats du Kaiser et mourir, couverts de boue, dans les tranchées. C'est leur histoire, émouvante et superbe que nous raconte, dans un livre tout public et néanmoins extrêmement documenté, Jacques Rouzet, grand spécialiste des tribus "Natives".

  • La grande pyramide de Khéops renferme une grande quantité de mystères que la science n'est, jusqu'à présent, jamais parvenue à percer. Et ce, en dépit des tentatives d'explication des égyptologues et architectes. Tous ont en fait omis une nécessité fondamentale ;l'étude des outils. Identifier les méthodes et les moyens de construction de la pyramide de Khéops, voilà le grand défi de l'auteur. Jean Kuzniar s'est penché avec précision sur les outils utilisés, lesquels lui ont permis de comprendre la méthode de construction de la grande pyramide.
    Chaque outil est abordé avec minutie et son utilisation précisée grâce à des dessins et des photos. L'auteur a reproduit à l'échelle ces outils et les a manipulés avec des blocs de béton pesant entre 1, 3 et 6 tonnes, ce qui témoigne de la puissance de sa démonstration. Les berceaux-oscillants, les pierres de pivotement, les chaises de stockage, les billots, les leviers, les rouleaux etc... avec des principes simples de physique classique, les énigmes sont enfin résolues.
    Jean Kuzniar a remis au jour un savoir-faire perdu grâce à sa formation d'artisan, de compagnon forgeron-ferronnier. Ce livre exceptionnel va marquer d'une pierre blanche le domaine de l'égyptologie tant sa démonstration est imparable et concrète. Ce n'est pas un livre de plus sur la pyramide de Khéops, c'est le livre incontournable pour la compréhension du monument. Préfacé par Bernard Matthieu, le travail de Jean Kuzniar fera date.

  • La politique étrangère des pharaons du nouvel empire, marquée par des batailles célèbres comme celles de qadesh ou de mégiddo, est généralement conçue comme une phase d'expansion " impérialiste " conduite par des souverains belliqueux, tels ramsès ii ou thoutmosis iii, animés du seul désir d'exhiber leur puissance et de subjuguer des peuples jugés inférieurs, quoique riches de ressources utiles à l'égypte.
    Une relecture critique des sources ainsi que la prise en compte de données géographiques jusqu'ici sous-évaluées révèlent au contraire que la guerre, bien moins fréquente d'ailleurs qu'on ne le conçoit, ne fut, avec la diplomatie, que l'un des moyens employés par les pharaons pour assurer leur approvisionnement régulier en étain, métal indispensable à la fabrication du bronze, sur lequel était fondée toute leur technologie.
    L'égypte, qui s'était auparavant procuré cette ressource par des voies commerciales, dut, à partir de thoutmosis ier, défendre militairement et diplomatiquement ses intérêts dans ce domaine, au cours de deux grands conflits, contre les ambitions contraires de deux grandes puissances du proche-orient, le mitanni et le hatti, non moins dépendantes à l'égard de l'étain, et avides d'en soumettre le commerce à leur monopole.
    Cet ouvrage est l'histoire de ces conflits, de la pensée stratégique qui leur servit de guide et des solutions négociées qui leur servirent de conclusion.

  • Les enfants au musée !

    Stéphanie Buhot

    • Rocher
    • 31 Janvier 2018

    Vous craigniez que vos enfants ne s'ennuient au musée ? Détrompez-vous! Avec ce guide, vous les initierez facilement à l'art sous toutes ses formes : peinture, sculpture, arts décoratifs, châteaux et jardins...
    Vous trouverez des repères chronologiques, des résumés sur les courants artistiques, des définitions et des explications sur les oeuvres religieuses, mythologiques, le portrait, la nature morte, l'abstraction, la perspective, le jardin à la française, l'art africain, océanien... Autant de clés pour répondre aux questions des enfants, leur apprendre à regarder tout en faisant confiance à leur sensibilité.
    Sont également dispensés des conseils pratiques, des idées de jeux avec le fameux « cherche et trouve », et autres astuces pour capter l'attention de l'enfant.
    Enfin, cet ouvrage recense les musées et châteaux incontournables, et les adresses utiles qui proposent des audioguides, des animations et des équipements adaptés pour les enfants...
    Un outil indispensable pour une initiation à la fois pédagogique et amusante, illustré d'une trentaine d'oeuvres et agrémenté de témoignages de parents et d'historiens d'art, de conservateurs. Un guide idéal pour préparer et réussir une visite en famille !

  • Histoire des guerres sur le continent africain de 5000 avant J.-C. jusqu'à aujourd'hui. Cet ouvrage aborde les périodes cruciales de cette histoire comme l'Afrique d'avant les Blancs, les guerres de conquête coloniale ou les guerres anti-coloniales (1919-1960) et les problèmes de frontières qui ont coupé artificiellement les territoires et séparé les peuples.

  • La façon dont les enfants étaient perçus, intégrés et élevés au sein de la famille et de la communauté établit les fondements même de la société égyptienne. Ce livre est consacré à la vie quotidienne des jeunes Égyptiens ayant dépassé le stade de la petite enfance.

    Richement documenté et illustré par presque deux-cents planches et dessins, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l'enfance en Égypte ancienne.

  • Découvrir Toutankhamon

    Zahi Hawass

    • Rocher
    • 20 Novembre 2015

    Ecrit par un grand égyptologue personnellement impliqué dans les recherches autour du jeune pharaon énigmatique, cette nouvelle étude complète et entièrement illustrée présente l'état actuel de nos connaissances sur la vie, la mort et l'enterrement de Toutankhamon à la lumière des dernières enquêtes archéologiques et des technologies de pointe. Zahi Hawass replace le pharaon dans le contexte plus large de l'histoire égyptienne, démêle la relation complexe entre les différents membres de la famille royale, et les circonstances entourant la vie de Toutankhamon.
    Il explique également succinctement le contexte religieux et les croyances complexes dans l'au-delà qui ont défini les nombreuses caractéristiques de la tombe de Toutankhamon. L'histoire de l'exploration de la Vallée des Rois est évoquée. Le tombeau et découvertes les plus importantes sont décrites et illustrées, et la momie du roi est présentée en détail. La description du dernier examen de l'ADN des momies de Toutankhamon et les membres de sa famille est l'une des parties les plus étonnante du livre et démontre que les méthodes scientifiques peuvent produire des résultats inédits

  • Chaque chapitre à partir des rencontres de l'auteur avec des formateurs, des gens du voyage ou des spécialistes de l'équitation aborde un thème en relation avec la pratique équestre et la relation avec l'animal.

  • Dans les forêts du Royaume du Milieu se cache le secret de la soie, le Bombyx Mori, chenille gourmande, ignorante des querelles, conquêtes et massacres qui seront commis pour le précieux fil dont est fait son cocon. Cocon prodigieux, dans lequel la chenille s'enroule, effectuant trois cent mille rotations de la tête. Nüwa, déesse solitaire à l'écart des querelles divines, façonne l'homme afin de tuer son ennui. C'est elle qui aurait aussi créé le ver à soie. Lei Zu, épouse de l'empereur Houang-ti, apprit aux Chinoises le travail de la soie. Tuant le papillon dans son cocon, elle donne à la Chine son plus grand trésor. La route de la soie est ouverte par Alexandre le Grand, nouvel Achille, parti de Grèce pour gagner les portes de l'Asie. Cette voie reliant les hommes est le théâtre de la cruauté, des célèbres "supplices de la soie", d'une perversité rare, mais aussi de scènes devenues mythiques: Cléopâtre est cachée dans un tapis de soie, déroulé aux pieds de César. Leur union symbolise le rêve de la monarchie universelle de l'Orient et de l'Occident. Jacqueline Dauxois dénoue les fils de la grande aventure humaine, d'Alexandre le Grand à Marco Polo, ponctuée d'anecdotes surprenantes, qui ne manquent ni de faire rire, ni de terrifier. Ce livre conte l'histoire de la route la plus ancienne du monde, chemin terrestre vers la " cité céleste", lien physique témoignant du rêve de synthèse spirituelle entre l'Orient et l'Occident.

  • En Égypte ancienne, le principal rôle que l'on attendait de la femme était celui de mère car il ancrait sa place dans son foyer mais également dans sa communauté. Le désir de maternité pouvait être biologique mais il était avant tout social : l'absence d'héritier entraînait une déconsidération pouvant aboutir à la répudiation. Dieux, magiciens, médecins et revenants étaient donc sollicités afin d'aider l'Égyptienne à devenir enceinte.
    La maternité n'était pas sans risque et nombre de tests, prescriptions et autres incantations permettent d'appréhender l'obstétrique telle qu'elle était pratiquée en ces temps reculés.
    Lorsque les femmes déjouaient la malveillance de Seth, que l'on rendait responsable des fausses-couches, et parvenaient au terme, advenait la naissance attendue et redoutée à la fois. La venue au monde d'un enfant était perçue comme un don des dieux, mais elle ne mettait pas fin à l'inquiétude des parents. On estime, en effet, qu'un tiers des enfants n'atteignait pas l'âge de 5 ans en dépit des efforts conjugués des parents, médecins et magiciens pour le protéger.
    Mère et nouveau-né passaient par divers rites de passage qui procédaient de leur (ré-)intégration dans la communauté. Le nourrisson, source de multiples attentions, y occupait toutefois une place à part. Il n'obtenait un véritable statut social que lorsque les menaces (sur)naturelles planant sur sa vie et sa santé étaient enfin écartées, c'est-à-dire lorsqu'il sortait de la petite enfance.
    Richement documenté et illustré par quelque 80 planches et dessins, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur la maternité et la petite enfance en Égypte ancienne.

  • Au soir du 26 novembre 1721, après plusieurs jours de procès en La Tournelle criminelle - tribunal permanent érigé par François 1er -, l'arrêt du Parlement tombe : Louis Dominique Cartouche, dit Lamarre ou Petit ou Bourguignon, et huit complices, sont condamnés à mort. L'un d'eux étant décédé dans sa cellule, on décide que chaque accusé subira séparément un interrogatoire. Cartouche dénonce ses complices avant d'être exécuté.
    C'est la fin pour ce brigand et chef de bande séduisant. C'est aussi le début d'une bienveillance et une fascination pour ce personnage qui a traversé les siècles et qui va inspirer de nombreux livres et films. Une histoire vraie qui se lit comme un roman.

  • Réfugié à Goa, comptoir portugais des Indes orientales, le secrétaire du connétable de Bourbon raconte la vie de son maître en lui donnant le beau rôle. Ce grand féodal, connétable de France n'avait pas supporté la saisie de ses immenses domaines par François 1er. Il était passé au service de l'empereur Charles Quint. En 1525, à Pavie, le connétable eut la satisfaction de faire prisonnier François 1er.
    En 1527, Charles Quint le laissa marcher sur Rome pour châtier Clément VII. Mais le connétable fut tué en montant à l'assaut de ses remparts, le 5 mai. A l'histoire du connétable, le vieux secrétaire ajoute ses inquiétudes. Il craint le pire car il est détenteur d'un terrible secret. A de rares exceptions près, tous les personnages, ont existé et sont évoqués dans cette fiction dans des situations certifiées.

  • Des sept Merveilles du monde, le phare d'Alexandrie reste celui qui frappe les imaginaires et marque encore aujourd'hui la mémoire collective de l'humanité. L'antique Phare se trouve inexorablement lié au passage d'hommes et de femmes illustres, de César à Antoine, en passant par le conquérant Amr ibn al-Ass. A l'instar de la Bibliothèque d'Alexandrie, seules les images ont le pouvoir de raconter non seulement le Phare, mais aussi la légende qu'il a nourrie au long des siècles. Fruits de plus de mille ans de songes, images et textes se mêlent ici pour lui rendre sa lumière matérielle et spirituelle.

  • «Walafrid, qu'on surnomma le Louche, naquit en 807 ou 808 dans le pays des Suèves. La légende l'a cependant prétendu Anglo-Saxon, en fait ce fut un Germain de bonne famille et de caractère studieux. Novice, puis clerc et moine, il se fit remarqué comme un lettré et un philosophe singulier.
    Le Louche est en premier chef un homme de cette Renaissance carolingienne qui faillit devancer la véritable de plus de sept cents ans.
    La tradition humaniste n'est point lettre morte pour ce moine; et, tout chrétien qu'il est, il ne vit pas moins en pleine Antiquité.
    Son poème du Jardinet indique assez en lui un lettré des moins naïfs et aussi une âme virgilienne.
    Il y avait à Saint-Gall, comme dans toute abbaye, un petit verger cultivé par les cénobites et qui les fournissait de fleurs et de plantes médicinales. Le Louche se propose donc de célébrer ce clos pharmaceutique, tant pour louer chaque herbe particulière «la sauge, la rue, l'aurone, la citrouille, les melons, l'absinthe, le marrube, etc.» que pour remercier le Créateur d'avoir dispensé de tels dons.
    C'est le caractère inspiré de ce livre qui lui fait échapper à l'étroite vulgarité des oeuvres didactiques.
    On ne le saurait donc pas confondre avec les herbiers du Moyen-Age dont il a pourtant donné ici le modèle ».

    Cette nouvelle édition correspond à l'édition présentée et traduite en français par André Thérive en 1925, dans la collection «les Amis d'Edouard».

  • Au IIe siècle de notre ère, l'empire romain connaissait une situation privilégiée, car l'ordre à l'intérieur de l'empire, et la paix à l'extérieur, donnaient à chaque homme, sous la politique des Antonins, une prospérité qui garantissait la paix sociale et l'essor économique pour tous. Le blé, la vigne, l'olivier, fécondaient la terre et personne ne connaissait la faim.

    Mais un orage vint déchirer ce ciel serein. Il y eut d'abord une alerte sous Marc-Auréle, l'empereur philosophe (161-180). L'armée romaine si souvent victorieuse connaît ensuite de sérieux revers, dans des guerres longues et dévastatrices, menées contre des ennemis Alamans, Goths, Iraniens... etc.

    Ce que l'on a appelé «la crise du IIIe siècle» a été souvent étudiée, et elle reste un des thèmes de prédilection des programmes de licence jusqu'à l'agrégation. Quant au grand public, il est passionné par cette période de l'histoire.

    C'est le mérite et l'originalité de ce livre d'avoir cherché les vraies causes de ces désastres et étudié les ennemis, si différents des Romains, qui les provoquèrent.

    L'auteur, spécialiste des questions militaires antiques, en France et à l'étranger, présente ici un travail remarquable par son érudition et novateur sur les batailles perdues d'un empire jusqu'alors toujours victorieux.

  • A l'appui des données les plus récentes de l'histoire, Yann Le Bohec propose une relecture complète de l'affrontement qui opposa, de 264 à 146 avant J-C, l'empire romain, toute nouvelle puissance de la péninsule italienne à Carthage la subtile et mystérieuse civilisation de l'actuel Maghreb. Avec brio, il retrace la vie quotidienne et les motivations des combattants, les procédés tactiques mis en oeuvre de part et d'autre ainsi que les stratégies multiples choisies par les généraux. A l'issue de ces guerres qui firent des centaines de milliers de morts et où s'illustrèrent Hamilcar, Hannibal et Scipion l'Africain, Rome domine le bassin occidental de la Méditerranée. Et Carthage fut détruite.

  • Couronné empereur d'Occident voici mille deux cents ans, Charlemagne a fondé de l'Elbe à l'Èbre un immense Empire unifié, à l'origine de cette Europe qui cherche aujourd'hui les raisons et les moyens de son unification. La luxuriance des traditions populaires a fait de l' Empereur à la barbe fleurie un bon père, affectueux et exigeant. Mais au-delà de l'imagerie, comment ce monarque sans égal est-il parvenu à nous léguer un tel héritage ? Génie militaire, Charlemagne a mené contre les ennemis de l'Empire franc cinquante-trois expéditions victorieuses. Génie politique, il fut un législateur doué d'un formidable esprit de prévoyance, et un administrateur rigoureux qui surveillait l'exécution des lois d'un bout à l'autre de l'Empire. Génie culturel, il organisa, après deux siècles d'anarchie intellectuelle, la formation et la transmission du savoir, créant et réglementant les écoles. Chrétien fervent, il promut les réformes liturgiques et monastiques et fit appliquer les lois ecclésiastiques. Juriste, théologien, musicien et poète, il maîtrisait cinq langues et composa la première grammaire germanique. S'appuyant sur les Annales royales ainsi que sur les écrits de Charlemagne lui-même, cette biographie complète, claire et synthétique, signée par un spécialiste de l'histoire médiévale, retrace en toute rigueur le portrait d'une figure incontournable de notre histoire.

  • " L'homme est l'animal qui doit vivre en se sachant mortel et la culture est le monde que l'homme édifie pour pouvoir vivre avec ce savoir.
    " Comment la mort est-elle considérée par les Anciens Égyptiens ? Est-elle rejetée au bout de la vie ou intégrée au tissu de celle-ci ? Avec cette question, inspirée par Heidegger, s'ouvre un monde d'images. La mort est d'abord rupture physique, déchirement symbolisé par l'assassinat d'Osiris, dont Seth disloque le corps et disperse les membres. À cette image de dislocation répond celle de la quête d'Isis, qui collecte les membres d'Osiris afin de reconstituer son corps, de lui redonner forme et par là même de le ramener à la vie : la mort peut ainsi être " traitée ".
    Analysant le parcours dessiné par les mythes, Assmann montre que le trépas est passage du monde de la mort à la vie éternelle d'un esprit transfiguré. Le défunt s'intègre alors à la course solaire, qui le fait renaître chaque jour. Mais, pour les vivants, ce voyage ne peut s'accomplir qu'à travers un ensemble de pratiques et de liturgies funéraires : les rites et récitations qui visent à glorifier le mort, mais aussi à le protéger et à l'équiper ; la nuit de veillées horaires précédant l'enterrement ; le cortège funèbre et les jeux cultuels ; le rituel d'ouverture de la bouche à l'entrée de la tombe, devant la momie dressée au soleil.
    C'est ce monde disparu d'activités dans et au-delà de la mort que l'auteur fait ainsi revivre. Égyptologue internationalement reconnu, Jan Assmann offre avec ce grand livre une synthèse magistrale de la religion funéraire égyptienne et une contribution majeure à l'étude des rapports de la mort et de la culture.

empty