Sciences Humaines

  • Une mauvaise fée aux mille visages s'est penchée sur le berceau de l'humanité : la connerie. Elle chemine avec nous, fidèle entre les fidèles, se réinventant au fil des siècles et des cultures. Elle fustige les différences, réduit en esclavage, attise la violence, cultive la cruauté, dévoie les avancées technologiques, trahit les espoirs politiques, gangrène les idéologies, et saccage la planète. Elle suivra notre espèce jusqu'à la tombe, et la creusera peut-être. Le pire, c'est que nous en sommes plus souvent les complices que les victimes ! Du Néolithique à nos jours, plus de trente historiens nous dévoilent la vérité nue et biscornue sur la connerie.

  • Ce livre dévoile une histoire méconnue : elle commence, dit-on, avec un juif nommé Jésus, qui ambitionnait de réformer le judaïsme. Elle se prolonge dans l'affrontement du dogme et des « hérésies », jusqu'au triomphe d'une idée qui va bouleverser les sociétés, se diffuser dans un premier temps d'Irlande jusqu'en Chine...
    Puis le christianisme reflue d'Asie et d'Afrique du Nord, où il était majoritaire. Il bascule, il devient européen. C'est en Occident qu'il règne en maître. Entre cathédrales et excommunications, le pouvoir spirituel l'emporte sur le matériel. Un temps, cette Chrétienté s'en prend à l'Islam, envoyant ses chevaliers en croisades.
    Notre histoire louvoie aussi dans les méandres des divisions, entre catholiques, orthodoxes, protestants, chrétiens d'Orient et d'Occident. Elle s'écrit parfois dans le sang et les larmes, quand s'élève la voix de Martin Luther. Elle s'inscrit aussi dans l'idée d'entreprise, quand les ordres organisent l'évangélisation des Amérindiens, la conversion de l'Afrique - cette Afrique qui demain abritera la plus importante population chrétienne de la planète.
    Cette histoire, comme le résume si bien Paul Veyne, c'est bien celle de notre temps.

    Avec la contribution de : Matthieu Arnold, Jean Baubérot, Marianne Carbonnier-Burkard, Justine Canonne, Vincent Capdepuy, Jean-Claude Cheynet, Fabien Cluzel, Jean-Pierre Dozon, Bruno Dumézil, Sébastien Fath, Aurélia Hetzel, Daniel-Odon Hurel, Virginie Larousse, Bernard Lavallé, Daniel Marguerat, Jean-Pierre Moisset, Pierre Musso, Clément Quintard, Mohammed Taleb, Thomas Tanase, Laurent Testot, Henri Tincq, André Vauchez, Paul Veyne, François Vouga, Jean-François Zorn.

  • Il y a dix ans, le 30 octobre 2009, Claude Lévi-Strauss, centenaire, nous quittait. Au cours de ce siècle il a accompli ce que peu de scientifiques réalisent?: une carrière d'ethnologue des Amériques, une renommée d'écrivain et un rôle de déclencheur d'une révolution intellectuelle nommée « structuralisme ».

    Aujourd'hui, ouvrons quelques portes dans l'oeuvre du scientifique, du philosophe, du mémorialiste. Au présent, avec les exposés des meilleurs connaisseurs de son oeuvre ou de ceux qui eux-mêmes l'ont eu pour maître et guide dans leurs études. Au passé?: avec des textes de Claude Lévi-Strauss, dont certains rarement vus, regroupés sous le titre « Regards éloignés » du numéro de mai 2008 du Courrier de l'Unesco et qu'une heureuse collaboration nous a permis de reproduire ici.

    Au-delà des allégeances et des clichés, le temps autorise l'examen critique, mais aussi la relecture attentive de ce que les modes ont tendance à occulter, ainsi dans ce livre vous retrouverez entre autres Laurent Barry, Emmanuel Desveaux, Philippe Descola, Françoise Héritier (entretien de 2008) nous expliquant ce qui, dans leurs travaux sur la parenté, les mythes et les modes de pensée, prolonge les grandes intuitions de Lévi-Strauss. Vincent Debaene revenant sur l'histoire des succès multiples de Tristes tropiques, Wiktor Stoczkowski sur les ambiguïtés d'un différentialisme trop précoce, ou bien encore Maurice Bloch nous rappelant que ce fut un pas, souvent incompris, vers les sciences cognitives.

    « Ce que nous allons chercher à des milliers de kilomètres ou tout près, ce sont des moyens supplémentaires de comprendre comment fonctionne l'esprit humain », ajoutait encore Lévi-Strauss en 1988. C'est à cette conviction d'anthropologue, pour lequel le proche se dissimule dans le lointain, que se mesure la portée de son oeuvre. Par son approche de la nature et des dangers que fait peser sur elle la modernité, elle prend toute son ampleur aujourd'hui.

    Avec la contribution de : Laurent Barry, Maurice Bloch, Vincent Debaene, Philippe Descola, Emmanuel Désveaux, Françoise Héritier, Nicolas Journet, Frédéric Keck, Jean-Patrick Razon, Carlo Severi, Jasmina Sopova, Wiktor Stoczkowski, Anne-Christine Taylor.

  • Vous tenez entre vos mains l'histoire de l'humanité.

    Ce livre résume, pour la première fois en français, l'histoire globale du genre humain, de ses premiers pas en Afrique il y a 3 millions d'années à son entrée dans le 21e siècle, alors que nous prenons conscience de ce que nous sommes devenus une force géologique plus puissante que les volcans ou les glaciations, capable d'altérer le climat et les biotopes.

    Chaque chapitre s'ouvre sur une carte donnant à voir, à l'échelle planétaire, les événements en cours, et se clôt sur une chronologie évoquant les moments décisifs de la période considérée. Le texte, puisant dans le trésor de connaissances accumulé au magazine Sciences Humaines depuis près de trente ans, conjugue les acquis de l'histoire, de l'archéologie, de l'anthropologie, de l'économie, de la géographie, de la démographie..., pour camper une synthèse de ce que nous savons aujourd'hui des passés de l'humanité.

    Vous tenez entre vos mains l'histoire de l'humanité, car comprendre pourquoi la Chine a été l'hyperpuissance du Monde jusqu'au milieu du 18e siècle, pourquoi les voyages de Christophe Colomb ont fait entrer la planète dans une nouvelle ère, et comment l'Occident a construit le Monde d'aujourd'hui, c'est se donner les clés d'un savoir dont nous aurons besoin, demain, pour éviter le scénario du pire.

  • Savons-nous vraiment qui était Mahomet ? Dans quelles circonstances le Coran a-t-il été écrit ? Pourquoi cette hostilité entre chi'ites et sunnites ? D'où vient l'idée de jihâd ? Ces interrogations posées dès l'origine sont fondamentales, tant elles sont instrumentalisées dans les débats contemporains, et une solide connaissance des fondations de l'islam est indispensable à l'heure où des extrêmes de tous bords essaient d'en imposer des visions aussi partiales que mensongères. Si l'islam est aujourd'hui, au grand dam de la majorité de ses pratiquants, au centre de toutes les attentions, la géopolitique montre des islams très variés dans des sociétés pétries de tensions, entre manne pétrolière, extrême pauvreté, régimes politiques trop souvent autoritaires... Hélas, des décennies de discours radicaux ont convaincu nombre de musulmans qu'il convenait de revenir à un islam mythifié, celui des premiers temps, pour purifier les sociétés de leurs problèmes - les jihadistes entendent appliquer ce programme par l'ultraviolence. Simultanément, des processus mondialisés font leur oeuvre, ainsi s'esquisse un islam consumériste, qui se vit à travers diverses stratégies individualistes.

    La conclusion de cet itinéraire historique et géopolitique s'impose : l'islam d'aujourd'hui, comme celui d'hier, est pluriel.

  • Le langage Ouvrage collectif coordonné par Jean-François Dortier Collection Petite Bibliothèque de Sciences Humaines Qu'est-ce que le langage ? Comment fonctionne-t-il ? Quels sont les liens entre le langage et la pensée ? Comment se fait l'acquisition du langage chez l'enfant ? Quels sont les principaux troubles du langage ? Comment se forment et évoluent les langues ? D'où vient le sens des mots ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage, réalisé par un ensemble de spécialistes - linguistes, philosophes, psychologues, neuroscientifiques, historiens. En présentant les différentes théories qui ont marqué l'histoire de la linguistique et de la communication, ainsi que les acquis de la psychologie et des neurosciences, il constitue un outil de référence pour tous ceux qu'intéresse la communication humaine dans toute sa complexité. Ouvrage collectif, coordonné par J.-F. Dortier, avec les contributions de : S. Auroux, J. P. Bronckart, C. Hagège, A. Karmiloff-Smith, J.-M. Klinkenberg, V. Nyckees, A. Peyraube...

  • L'idéal de la souveraineté nationale confère une légitimité aux États modernes. Les gens qui font partie d'une nation prétendent assumer des liens d'association privilégiés ; ils s'imaginent avoir des intérêts convergents et partager des valeurs et des aspirations semblables. Quelle est la nature de ces croyances et des illusions qu'elles entretiennent ? Ont-elles un substrat fantasmatique commun ? Les nations furent inventées comme des projets d'émancipation collective, mais comment comprendre les conflits politiques et les violences qu'elles ont entretenus dans le passé, les tragédies guerrières qu'elles ont inspirées au XXe siècle et qu'elles continuent d'influencer dans le cadre des ethnonationalismes contemporains ? La défense des solidarités nationales implique le nationalisme, à savoir l'exacerbation des frontières identitaires à l'encontre des étrangers et des minorités. Les études historiques et sociologiques de ces phénomènes ne manquent pas. Elles peinent toutefois à interpréter les origines et les conséquences émotionnelles des représentations imaginaires de la nation.

    Guidé par l'éclairage de la psychanalyse, Pierre de Senarclens revisite l'histoire des nations et des nationalismes depuis la fin du XVIIIe siècle et renouvelle la compréhension de leurs fanatismes identitaires qui ont suscité et continuent d'engendrer tant d'évènements funestes dans l'histoire contemporaine.

  • Un étrange animal est apparu sur terre il y a deux millions d'années. Il s'est mis à parler, à fabriquer des outils, à produire des oeuvres d'art, à enterrer ses morts et à inventer des dieux.
    Comment expliquer l'émergence de ces comportements nouveaux ? Y aurait-il entre eux une relation cachée ?
    Les recherches sur les cultures animales, l'émergence du langage, l'évolution du cerveau, les origines de l'art et de la religion renouvellent constamment la question du " propre de l'homme ".

    Dans cette nouvelle édition de son ouvrage à succès L'Homme, cet étrange animal, Jean-François Dortier prolonge et actualise, à la lumière des recherches récentes, le roman vrai des origines de l'humanité.

  • Nos origines ne sont plus ce qu'elles étaient. En vingt ans, le scénario des origines de l'humanité a été bouleversé.
    Hier encore, on pensait que la pensée symbolique était apparue en Europe, il y a 40 000 ans avec le langage et l'art. On sait désormais que c'est faux. L'art et le langage sont bien plus anciens et sont apparus sur d'autres continents.
    On a longtemps cru que la guerre, le pouvoir, les inégalités étaient contemporaines du néolithique et de l'invention des richesses. Leurs apparitions respectives sont beaucoup plus anciennes.
    D'Homo erectus à Homo sapiens, en vingt ans, ce ne sont pas simplement les portraits de famille des ancêtres qui ont changé, c'est notre façon de concevoir les scénarios d'évolution. De nouvelles hypothèses sont apparues sur l'apparition des mythes, des religions, de la morale et des cultures. Les facteurs clés de l'évolution humaine prennent en compte non seulement l'évolution du langage ou des techniques, mais aussi le pouvoir, l'imaginaire et. la cuisine.
    La théorie de l'évolution intègre désormais d'autres facteurs que la sélection naturelle : sélection sexuelle, sélection de groupe, sélection culturelle.

    Dans ce livre, Jean François Dortier a réuni des contributions de spécialistes de renom, français et étrangers, qui ont accepté de relever un défi : présenter dans un format court, clair et pédagogique les découvertes et hypothèses qui éclairent d'un jour nouveau les scénarios de nos origines.


    Avec les contributions de : Jean Guilaine, Jean Paul Demoule, Paul Bahn, Sophie A. de Beaune, Brian Hayden, Alain Testart, Maurice Godelier, Jean-Loïc Le Quellec, etc.

  • Aujourd'hui comme hier, dans la vie publique comme dans la vie privée, le mensonge et son contraire, la vérité, mais aussi le secret occupent une place ambivalente.

    En politique, le rêve d'une société transparente à elle-même a abouti au cauchemar totalitaire. Qui peut accepter l'idée d'un contrôle s'exerçant jusque sur les consciences individuelles, ou le projet de substituer le mythe à la vérité, l'idéologie et le mensonge permanent à la science ? Le mensonge est à première vue incompatible avec l'idéal démocratique, qu'il pervertit. Pourtant, le mensonge semble devenu inhérent à l'activité politique, en même temps qu'il est aussi rendu plus difficile qu'avant avec les technologies nouvelles de communication. Mais les succès des théories du complot, qui décrivent des univers dominés par le mensonge, le secret ou la manipulation doivent également beaucoup aux nouvelles technologies de la communication. N'y a-t-il pas ici une expression de la crise politique contemporaine, voire une faille de la démocratie ?

    Le mensonge, et en tout cas le secret, ne sont-ils pas aussi, dans certaines circonstances, associés à des valeurs supérieures, ne faut-il pas mentir pour assurer la paix sociale - ou celle du ménage ? Ne faut-il pas accepter l'existence de secrets d'État, ou de secrets de familles, pour rendre possible le vivre ensemble ? Le secret est aussi ce qui permet de résister à un pouvoir, une domination, une oppression ; il ménage l'espace privé, toujours menacé d'intrusion, il autorise des équilibres, il va de pair avec l'idée de raison d'État.

    Ce livre propose de réfléchir aux conditions qui pourraient permettre de renforcer la démocratie, les solidarités, la capacité de vivre ensemble en réduisant la part du mensonge (et celle du secret) à ce qui serait un strict minimum. Mais lequel ?

    Avec les contributions de : Henri Atlan, Laëtitia Atlani-Duault, Jean Bauberot, Régis de Castelnau, Olivier Chopin, Pierre Conesa, Monique Dagnaud, Patrice Decormeille, Jean Dhombres, Pascal Dibie, Jean-Pierre Dozon, Pascal Engel, Michel Foucher, Philippe Fremeaux, Éric Guichard, Werner Hadorn, Jean-Vincent Holeindre, Daniel Keller, Hervé Le Bras, Dominique Leglu, Christian Lequesne, Nobutaka Miura, Alexandre Moatti, Anne Muxel, Pascal Perrineau, Myriam Revault D'allonnes, Patrice Rolland, Daniel Schneidermann, Michèle Skowron, Valentine Zuber.

  • Toutes les sociétés humaines connaissent des religions : les cultes des peuples de chasseurs cueilleurs (chamanisme, totémisme, animisme), les cultes polythéistes de l'Antiquité que l'on retrouve en Égypte, en Grèce, à Rome, mais aussi chez les Incas, les Aztèques, les Mayas, les spiritualités d'Orient (hindouisme, taoïsme, bouddhisme...), les grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam).
    D'où vient le besoin de croire ? Comment expliquer l'omniprésence des religions dans l'histoire humaine ? Et qu'est-ce qu'une religion ? Dans ce livre, le phénomène religieux est abordé à partir de trois éclairages complémentaires :
    - La première partie s'interroge sur le « pourquoi » des religions. Les sciences humaines apportent de multiples réponses à cette question. Sociologues et anthropologues invoquent des causes sociales. Psychologues et psychanalystes se penchent plutôt sur le « besoin de croire ».
    - La deuxième partie explore les formes du phénomène religieux à travers l'histoire. Des religions de la préhistoire aux Églises et « grandes religions » modernes, l'histoire n'a cessé de recréer de nouvelles configurations qui s'adaptent, se figent, déclinent et renaissent tour à tour.
    - La dernière partie s'interroge sur les liens entre religion et modernité. Alors que le XIXe siècle avait prophétisé la « mort de Dieu » vouant ainsi les religions à disparaître, les voilà qui semblent resurgir aujourd'hui : renouveau de l'islam, essor du protestantisme évangélique, réapparition des cultes en Chine, etc.

    Sous la direction de Jean-François Dortier et Laurent Testot.

  • Qu'est-ce qui fait le propre de l'homme ? Comment la pensée humaine s'est-elle développée ? Pour tenter de répondre à ces interrogations fondamentales, Peter Gärdenfors et son fidèle Egon, respectivement chercheur en sciences cognitives et macaque rhésus aux rares compétences linguistiques, partent sur les chemins des origines de l'homme, et cherchent à comprendre ce qui fait la spécificité d'Homo sapiens sur l'arbre de l'évolution. En convoquant des disciplines telles que la psychologie cognitive, la psychopathologie, la linguistique, l'archéologie, l'anthropologie, l'ethologie et la philosophie, P. Gärdenfors et son acolyte mènent un immense travail de détective sur les conditions d'apparition des processus mentaux que sont l'attention, les émotions, la mémoire, la planification, la conscience de soi, le libre arbitre et le langage. Dans un style volontairement simple et accessible malgré l'exigence et la précision des sujets traités, ils nous permettent ainsi de décrypter certains des grands mystères de l'humanité : Comment fonctionne notre cerveau ? L'homme est- il le seul à disposer du libre arbitre ? À quoi sert le raisonnement causal ? Comment se fabriquent les rêves et les mythes ? Pourquoi l'homme vit-il en société ?

  • En ce début du XXIe siècle, la guerre est à la fois absente et omniprésente. Absente, car les États occidentaux ne vivent plus dans l'horizon de la guerre, comme ce fut le cas durant la première moitié du XXe siècle et la majeure partie des siècles qui ont précédé. La paix semble avoir durablement pris le dessus, au point qu'on imagine mal aujourd'hui à quoi peut ressembler une société en guerre.
    Omniprésente, car la guerre hante à nouveau les esprits. Un climat belliqueux s'est installé sur la scène internationale à la faveur des attentats du 11-Septembre 2001, qui ont conduit la première puissance mondiale, les États-Unis, à adopter une posture martiale. Parallèlement, de nouvelles menaces de conflit, entre Iran et Israël par exemple, se sont fait jour.
    Doit-on parler d'un retour de la guerre ? La réponse est difficile, la guerre ayant pris mille visages à travers le temps et l'espace.
    Elle est ce « caméléon » que décrivait Karl von Clausewitz, très difficile à repérer et à identifier.
    Pour y voir plus clair, cet ouvrage propose un grand voyage dans l'histoire : de la Grèce au Soudan, de Rome aux États-Unis, des samouraïs aux Moghols... Une histoire globale de la guerre, qui remonte aux origines de l'humanité, ne se limite pas à l'aire occidentale, ne se réduit pas à l'étude des stratégies et des tactiques. Car la guerre n'est pas seulement un phénomène militaire.
    À travers elle se jouent les grandes évolutions sociales, économiques, culturelles et politiques qui façonnent l'histoire humaine.
    Elle est un prisme permettant de mieux saisir l'évolution des sociétés. Ce livre, qui fait appel à des spécialistes de tous horizons, se propose donc de mieux appréhender la guerre. Sans fascination ni rejet, mais avec une réelle volonté de comprendre et de transmettre. Car penser la guerre, c'est travailler à la paix.

  • Il est impossible de s'intéresser à l'art et à la préhistoire, donc à la préhistoire de l'art, sans rencontrer un jour ou l'autre la notion d'archétype. Des auteurs avancent, par exemple, que les peintures pariétales de Lascaux illustreraient les archétypes suivants : animal, grotte, chasse. L'existence d'un archétype de la mère serait pareillement suggérée par la présence de nombreuses figurines féminines dans l'art mobilier préhistorique, et d'autres archétypes sont couramment mobilisés pour expliquer romans, films, poèmes, tableaux, contes, mythes.
    Mais qu'est-ce qu'un archétype ?
    La notion attribuée à Jung désignerait, selon les spécialistes, des structures invariantes de l'inconscient collectif, des représentations symboliques d'une personne, d'un objet, sortes de structures psychiques a priori qui seraient universellement répandues.
    Oui, mais voilà, où sont les preuves ? - s'interroge J.-L. Le Quellec dans cet ouvrage. " J'ai très souvent croisé le concept d'archétype au cours de mes lectures, écrit-il, et, désireux d'en savoir plus, je me suis aperçu d'une part qu'il était pratiquement impossible d'en trouver une définition claire, d'autre part que nombre de mythologues, anthropologues et préhistoriens l'avaient souvent employé sans qu'aucun ne semble avoir jamais tenté de le mettre à l'épreuve des faits de leur discipline. Cette situation me parut d'autant plus surprenante que l'archétype est réputé être, par définition, de tous les temps et de tous les lieux. " À travers ce livre, l'auteur tente d'apprécier la validité de la notion d'archétype, d'en faire l'historique, d'en examiner la construction et les présupposés, d'en évaluer la solidité au regard des données de l'anthropologie, de la mythologie et de la préhistoire. Il dresse ici un catalogue des petits arrangements avec l'histoire et le réel qui émaillent une certaine littérature, et démonte de façon magistrale un mythe contemporain, celui de l'existence d'archétypes tels que Jung, et de nombreux auteurs après lui, les ont théorisés.

  • Mondialisation, capitalisme, modernité, échanges, changements environnementaux. De nombreux " objets " ne peuvent aujourd'hui s'appréhender que dans une perspective élargie, qu'entend apporter l'histoire globale : une analyse renouvelée, à nouvelles échelles temporelles et s'affranchissant des frontières disciplinaires, dans une démarche associant l'histoire, l'économie, l'anthropologie, la géographie, la science politique, l'archéologie.
    Cet ouvrage expose une première cartographie des travaux relevant de l'histoire globale. Les thèmes envisagés, les débats épistémologiques, les grands questionnements y font l'objet d'un panorama.
    En annexe, le géohistorien Vincent Capdepuy livre des analyses de documents comme autant d'exemples d'une " Histoire globale par les sources ", afin de promouvoir l'enseignement d'une nouvelle histoire mondiale.

empty