Seuil

  • Hubert Reeves, astrophysicien, a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans l'azur, Poussières d'étoiles, Je n'aurai pas le temps, L'Univers expliqué à mes petits-enfants, J'ai vu une fleur sauvage qui ont rencontré la faveur d'un très large public. Il est président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité et de la nouvelle Agence française pour la biodiversité.
    Près de l'étang de Malicorne, face au grand saule pleureur qui se reflète dans l'eau calme, se trouve un banc de bois : "Le banc du temps qui passe".
    Je m'y assois pour tenter de sentir ce mince filet du temps qui nous porte tout au long de notre existence.
    Après un moment de silence, me viennent à l'esprit des pensées qui prolongent ma constante interrogation sur le monde. Méditer sur ce monde qui m'émerveille, me fascine et m'inquiète à la fois, c'est aussi chercher à me rassurer.
    Ce livre est destiné à tous ceux qui se posent des questions sur le grand mystère de la réalité dans laquelle nous sommes projetés pour un temps. Je veux partager ici mes réflexions sur des thèmes qui me tiennent à coeur. Je cherche à exprimer ce qui se dégage de mes expériences de vie et de mon métier d'astrophysicien, pour livrer à ceux qui me font l'honneur de s'y intéresser mes convictions intimes, celles qui jouent pour chacun un rôle majeur quand nous avons à juger d'une situation ou à prendre une décision concrète.
    Mais rien de ces pages n'est définitif. Tout y est provisoire et à remettre à jour - indéfiniment.
    H. R.

  • « Le but de ces pages est de faire connaître un des domaines les plus admirables de la nature : celui des fleurs sauvages dans nos campagnes. Des splendeurs à portée de chacun, mais que l'on peut piétiner toute sa vie sans jamais se pencher pour les admirer. On passe ainsi à côté de joies, à coup sûr renouvelables chaque année. Ce plaisir intense exige un apprentissage : savoir reconnaître ces fleurs demande un peu de patience mais se révèle gratifiant au possible, tant est grande la diversité des fleurs sauvages et leurs variations selon les moments de leur vie - et de la nôtre. Pour faciliter cette initiation, j'ai souhaité livrer mon rapport personnel à chacune de ces fleurs. » H. R.

    Chaque fleur est illustrée par de superbes photos couleur de Patricia Aubertin, prises dans la campagne de Malicorne.

    Sur le site compagnon www.herbier-hubert-reeves.fr, retrouvez en complément plus de 600 photos originales, à toutes les saisons et sous tous les angles.

  • Comment sommes-nous devenus humains ? Si la question de l'origine de l'Homme fascine le grand public, et souvent les chercheurs eux-mêmes, celle de l'évolution humaine et de ses processus est méconnue. Mais aussi cruciale pour la connaissance de notre espèce que l'apparition des « premiers Hommes » est la longue histoire du développement des traits qui nous caractérisent, la culture et le langage au premier chef.

    Comment les « arbres » de l'évolution humaine sont-ils construits ? Comment les nombreuses espèces d'Hominines connues sont-elles définies et situées sur leurs rameaux ? Comment la génétique des populations et la biologie moléculaire s'accordent-elles avec les conclusions tirées de l'étude des fossiles ? Comment penser l'articulation de l'évolution biologique et du devenir culturel ? Les transformations du cerveau éclairent-elles l'émergence de la cognition humaine, et celle du langage ? Quelle place les « scénarios d'hominisation » donnent-ils à la femme dans l'histoire du devenir humain ? Comment, enfin, concevoir l'« exception humaine » dans l'histoire du vivant ?

    Ce livre s'attache à dévoiler les concepts, les présupposés et les implications des sciences de l'évolution humaine aujourd'hui. Il éclaire ainsi la question - qui résume toutes les interrogations philosophiques : qu'est-ce que l'Homme ?

  • À l'heure où prospèrent sur les réseaux sociaux les attaques les plus diverses et les plus régressives contre la théorie de l'évolution, voici un bref vade-mecum de défense et illustration de cette théorie, trop souvent mal comprise.
    En une trentaine de questions-réponses concises sont discutés et réfutés les arguments critiques les plus couramment développés : « Si l'Homme descend du Singe, pourquoi reste-t-il des singes ? » ; « Ce n'est qu'une théorie ! Cela veut dire que personne n'a de certitude » ; « La nature est trop bien faite pour être le fruit du hasard » ; « La probabilité de formation spontanée d'une molécule biologique est infime », etc.

    Une indispensable contribution à la salubrité intellectuelle collective !

  • Depuis son éclosion sur Terre, la vie a connu plusieurs crises majeures durant lesquelles la plupart des espèces animales et végétales ont disparu. La plus célèbre de ces « extinctions en masse » est celle des dinosaures et de bien d'autres espèces, il y a 66 millions d'années, qui a ouvert la voie à l'ascension des mammifères et à l'émergence d'Homo sapiens. Ce livre fait le point sur ces grandes extinctions, leurs causes et leurs conséquences, à la lumière des plus récentes découvertes scientifiques.
    Une nouvelle crise se profile aujourd'hui. Le développement de l'humanité s'est accompagné du massacre de la mégafaune de l'âge glaciaire, et l'essor de notre civilisation entraîne la disparition d'un nombre toujours croissant d'espèces. Parmi les causes identifiées se cumulent la surexploitation des ressources, la destruction et la fragmentation de l'habitat, l'introduction d'espèces invasives et le réchauffement climatique.
    Qu'en est-il de ce péril planétaire ? Quelles sont les espèces déjà éteintes et celles qui sont menacées ? Pouvons-nous encore freiner ou inverser la tendance ? Et finalement, l'espèce humaine ne risque-t-elle pas, elle aussi, de disparaître ?

  • Découvert il y a un siècle et demi, l'homme de néandertal a longtemps été considéré comme une brute épaisse et simiesque.
    Puis, au xxe siècle, son image s'humanise, et l'anthropologue carleton coon prétend en 1939 que, bien rasé, coiffé et habillé, un néandertalien passerait inaperçu dans le métro de new york. aujourd'hui, la position de ces hominidés dans notre arbre généalogique fait toujours l'objet de virulents débats. l'homme de néandertal apparaît comme un révélateur essentiel dans l'histoire de la paléontologie humaine.
    Ses multiples représentations imagées, dont ce livre offre une passionnante anthologie, sont chargées de tous les enjeux mythiques idéologiques, religieux, politiques, qui traversent les sciences de la préhistoire. c'est en définitive que l'homme de néandertal pose à l'humanité la question de son évolution, de sa place dans le monde vivant - et de son unicité même.

  • Les trois tomes s'enchaînent selon une logique chronologique (1. De la Renaissance aux Lumières; 2. Modernité et globalisation, 1770-1914; 3. Le siècle des technosciences, depuis 1914 ) mais sont structurés selon une même organisation thématique. Ils dégagent dans un premier temps ce qu'est la science à chaque époque et comment elle s'inscrit dans la société et la culture de la période, puis offrent un panorama approfondi de l'évolution des principaux champs et disciplines phares, et enfin replacent les évolutions scientifiques dans l'histoire globale et dans les enjeux de gouvernement (de la nature, des corps, des savoirs, de la société, du progrès, de ses risques, etc.).
    Savants, médecins, administrateurs, artisans et amateurs composent le monde des sciences à l'époque moderne. Des mathématiques mixtes au triomphe de l'histoire naturelle, de la cartographie à la question des races, de la philosophie naturelle à l'économie politique, et des jardins botaniques aux théâtres d'anatomie, les circulations sont nombreuses qui nous permettent d'enrichir les histoires disciplinaires. Mais cet ancien régime des sciences et des savoirs ne se limite pas à l'Europe, il s'embarque avec les marins, les marchands et les missionnaires, dans l'océan Indien, au Mexique, en Chine - à la conquête du monde.
    Premier tome d'une ambitieuse Histoire des sciences et des savoirs depuis la Renaissance, cet ouvrage, écrit par les meilleurs spécialistes, propose une autre lecture du lien entre sciences et première modernité. En suivant les savants au travail, il nous permet aussi d'en finir avec les représentations trop classiques de la « révolution scientifique ».

    Stéphane Van Damme est Professeur d'histoire des sciences au département d'histoire et civilisation à l'Institut universitaire européen (Florence). Ses recherches portent sur le rôle des savoirs scientifiques dans la culture européenne entre 1650 et 1850. Il a récemment publié À toutes voiles vers la vérité. (Seuil, 2014).

  • Les trois tomes s'enchaînent selon une logique chronologique (1. De la Renaissance aux Lumières; 2. Modernité et globalisation, 1770-1914; 3. Le siècle des technosciences, depuis 1914) mais sont structurés selon une même organisation thématique. Ils dégagent dans un premier temps ce qu'est la science à chaque époque et comment elle s'inscrit dans la société et la culture de la période, puis offrent un panorama approfondi de l'évolution des principaux champs et disciplines phares, et enfin replacent les évolutions scientifiques dans l'histoire globale et dans les enjeux de gouvernement (de la nature, des corps, des savoirs, de la société, du progrès, de ses risques, etc.).
    Se donnant comme « la Modernité », les années 1770 à 1914 sont le temps de l'industrialisation et de l'expansion impériale et coloniale. La science est victorieuse, la technique est reine, la Terre est quadrillée et mesurée, les populations sont mises en nombres, les races sont cartographiées. Laboratoires, universités et musées se répandent à l'échelle planétaire.
    Réunissant les contributions de spécialistes des quatre coins du monde, ce deuxième tome de l' Histoire des sciences et des savoirs nous parle des sciences physiques et des mathématiques, des sciences et des savoirs en Inde, de la révolution Meiji et du « provincialisme » colonial des sciences américaines. Il raconte aussi l'avènement des microbes et leur impact sur les sociétés, l'engouement populaire pour les expositions universelles et, déjà, les inquiétudes des contemporains face à la détérioration du climat.
    Un livre concret qui brosse un XIXe siècle fascinant et. inquiétant.

    Kapil Raj est directeur d'études à l'EHESS, historien des interactions culturelles entre Européens et Asiatiques dans le domaine des savoirs et des sciences. Il a publié Relocating Modern Science (2007).
    Otto Sibum est Professeur d'histoire des sciences à l'université d'Uppsala. Il a codirigé avec David Aubin et Charlotte Bigg, The Heavens on Earth (2010).

  • Un nouveau livre de l'auteur, dans la lignée du Ver qui prenait l'escargot comme taxi, encore plus original et alerte. Comme le précédent, cet ouvrage est un recueil de douze histoires naturelles, à la manière de S. J. Gould, dont Jean Deutsch s'avère décidément suivre les traces avec talent, en renouvelant les problématiques traitées au vu des développements les plus récents de la théorie de l'évolution.
    Choisies tant pour leur portée scientifique que pour leur intérêt narratif, chacune illustrant un problème de la théorie actuelle de l'évolution biologique, ces histoires mettent en scène des corbeaux intelligents, des poissons aveugles, des mouches à quatre ailes, des animaux sans sexe, des vers sans tête, des araignées sauteuses, des linaires prodigieuses, sans oublier nos cousins les hobbits.

  • Depuis l'aube du XVIIIe siècle, les recherches scientifiques sur l'origine et le devenir de l'Homme sont profondément liées à l'imaginaire de nos sociétés.
    Mais reconnaître que ces savoirs ont pris à certains égards la place des mythes et des religions, qu'ils ont besoin du récit et de la fiction pour s'énoncer et se construire, n'invalide pas pour autant leur quête de vérité. A travers les questions vives de la préhistoire et de la paléoanthropologie contemporaines et leur inscription dans des textes scientifiques, philosophiques, littéraires, ce livre original et brillant met au jour, illustrations à l'appui, la manière dont depuis près de trois siècles ont été élaborées nos représentations du passé préhistorique de l'humanité.
    Les spéculations sur le sexe et l'érotisme dans la préhistoire, les avatars de la notion de race humaine, l'incidence du mythe du déluge sur les représentations de l'Homme fossile, la mise en scène des thèmes de la paléontologie et de la préhistoire dans la littérature - des grands romans préhistoriques aux portraits de Hugo et au Bouvard et Pécuchet de Flaubert -, autant d'exemples ici analysés de ces interactions entre savoir et fiction en préhistoire.

  • Cette histoire intellectuelle de l'art médical dans les civilisations dites occidentales (monde méditerranéen d'abord, puis les pays de l'Europe de l'Ouest et du Nord, enfin tous les continents, Amérique du Nord en tête) tient pour essentielles les relations qu'entretiennent les connaissances médicales avec les mentalités, la philosophie et les diverses sciences et techniques. Au lieu de thésauriser les faits et de se limiter aux abondantes listes des noms, dates et découvertes qui jalonnent l'histoire de l'art médical, cet ouvrage veut en dégager les idées-guides.
    La reconstruction historique des transformations lentes comme des mutations brusques subies par les théories et pratiques médicales présente tant les diverses influences exercées sur le développement de la pensée médicale que l'impact de cette pensée sur les autres branches du savoir et sur le comportement humain. L'étude de pathocénose, c'est-à-dire l'ensemble des états pathologiques caractérisant chaque population historique, amène à retracer aussi les grandes lignes de la réalité changeante des maladies.
    Les différents volumes de cet ouvrage ont été réalisés avec le concours d'une équipe internationale de spécialistes maîtrisant les méthodes adaptées aux diverses époques et aux problématiques particulières. Médecins et biologistes, historiens et sociologues, philologues et philosophes ont collaboré dans un cadre qui assure à l'ensemble son unité sans gommer la spécificité de chaque regard. M. G.

  • Ce troisième volume couvre la période au cours de laquelle s'est formée la médecine scientifique qui a bouleversé les conditions de notre vie.
    On y passe de l'approche philosophique de la médecine romantique à la révolution scientifique qui caractérise le XIXe siècle et aux avancées et controverses de notre temps : la formation de la théorie cellulaire, l'essor de la physiologie expérimentale ; les bases neurologiques du psychisme et la naissance de la psychiatrie ; les succès de la microbiologie médicale et la genèse de l'immunologie ; les transformations du concept moderne de maladie ; le processus cognitif du diagnostic et les moyens nouveaux de l'exploration du corps ; la crise des thérapies traditionnelles et la découverte des médicaments nouveaux ; l'essor de la chirurgie ; la constitution des spécialités médicales ; l'évolution de la morbidité, la transition épidémiologique et les maladies dominantes ; la situation sociale de la profession médicale et, enfin, un aperçu de la révolution biomédicale du XXe siècle.
    M. G.

  • Les trois tomes s'enchaînent selon une logique chronologique (1. De la Renaissance aux Lumières; 2. Modernité et globalisation, 1770-1914, 3. Le siècle des technosciences, depuis 1914) mais sont structurés selon une même organisation thématique. Ils dégagent dans un premier temps ce qu'est la science à chaque époque et comment elle s'inscrit dans la société et la culture de la période, puis offrent un panorama de l'évolution des principaux champs et disciplines phares, et enfin replacent les évolutions scientifiques dans l'histoire globale et dans les enjeux de gouvernement (de la nature, de la société, etc.).
    Du pouvoir de l'atome au consumérisme high-tech, de la guerre à la médecine et à l'agriculture, du pilotage de l'innovation et la gestion du social à la surveillance du climat, rares sont les fragments de notre réalité qui n'ont pas été transformés par les sciences, les techniques et les savoirs au cours de ce dernier siècle.
    Ce troisième tome nous fait entrer dans les coulisses des mondes universitaires, administratifs et économiques. Il explore la fabrique des savoirs, éclaire leur mise en économie, la manière dont les questions sanitaires et écologiques sont gérées, comme la diversité des connaissances produites par les amateurs, les associations et les think tanks. Un volume novateur écrit par les meilleurs spécialistes et qui donne toute la mesure des sciences et des savoirs dans notre monde contemporain - pour le meilleur. et pour le pire.

    D. Pestre est directeur d'étude à l'EHESS, au Centre A. Koyré. Il s'intéresse aux transformations des régimes de savoirs et à une réflexion historiographique et théorique sur l'étude des sciences en société. Il a récemment publié À contre-science (2013).
    C. Bonneuil est chargé de recherche au CNRS, au Centre A. Koyré. Il s'intéresse aux transformations des savoirs biologiques et des formes de gouvernement de la nature et de l'agriculture. Il a publié L'Évènement Anthropocène (2013, avec J.-B. Fressoz).

  • De l'Antiquité à aujourd'hui, de la découverte du gorille à l'observation des primates utilisateurs d'outils et porteurs de culture, cette fascinante histoire des relations entre hommes et grands singes ouvre une fenêtre sur les comportements extraordinaires et la plasticité hors du commun des bonobos, chimpanzés, gorilles et orangs-outans. L'affirmation de la singularité de l'homme et de sa séparation d'avec les singes traduit l'angoisse d'une régression vers la bestialité. D'où vient cette séparation et quels arguments scientifiques l'ont successivement alimentée ? Comment les primates ont-ils été constitués en objets de savoir et d'expérimentation, prétextes à discours sur les races et sur les femmes ? Mais aussi comment s'affirment-ils en partenaires et semblables pour les humains ?

  • Dans la théorie néo-darwinienne classique, le mâle doit conquérir et la femelle peut choisir. La théorie de la " sélection sexuelle " a été appliquée à l'espèce humaine par la psychologie évolutionniste comme justification du viol, de l'infidélité ou de la pornographie. Roughgarden rejette cette théorie à partir des faits. Il existe, par exemple, des espèces dites " à inversion des rôles sexuels ", où c'est la femelle qui est combattive, colorée, et le mâle qui s'occupe des soins aux petits. On compte en outre chez les animaux des comportements homosexuels, des individus transgenres, et des espèces où cohabitent plus de deux " genres ".
    Toutes les explications en termes de sélection sexuelle s'inspirent également du paradigme du " gène égoïste " (Dawkins) où dans la nature tout n'est que conflit, égoïsme, profit. Mais Roughgarden propose une alternative qu'elle appelle " sélection sociale ", mettant en avant le travail d'équipe et la coopération entre les partenaires.

  • Cette histoire intellectuelle de l'art médical dans les civilisations dites occidentales (monde méditerranéen d'abord, puis les pays de l'Europe de l'Ouest et du Nord, enfin tous les continents, Amérique du Nord en tête) tient pour essentielles les relations qu'entretiennent les connaissances médicales avec les mentalités, la philosophie et les diverses sciences et techniques. Au lieu de thésauriser les faits et de se limiter aux abondantes listes des noms, dates et découvertes qui jalonnent l'histoire de l'art médical, cet ouvrage veut en dégager les idées-guides.
    La reconstruction historique des transformations lentes comme des mutations brusques subies par les théories et pratiques médicales présente tant les diverses influences exercées sur le développement de la pensée médicale que l'impact de cette pensée sur les autres branches du savoir et sur le comportement humain. L'étude de pathocénose, c'est-à-dire l'ensemble des états pathologiques caractérisant chaque population historique, amène à retracer aussi les grandes lignes de la réalité changeante des maladies.
    Les différents volumes de cet ouvrage ont été réalisés avec le concours d'une équipe internationale de spécialistes maîtrisant les méthodes adaptées aux diverses époques et aux problématiques particulières. Médecins et biologistes, historiens et sociologues, philologues et philosophes ont collaboré dans un cadre qui assure à l'ensemble son unité sans gommer la spécificité de chaque regard. M. G.

  • Comment la paléontologie et la préhistoire se sont-elles confrontées à la question de la preuve, de la reconstitution, et plus largement, au problème de leur scientificité ? Zadig, le subtil enquêteur du conte de Voltaire, sert ici de guide pour comprendre la façon dont les fossiles ont été constitués comme preuves d'une histoire des êtres vivants et de l'homme, et les cadres théoriques dans lesquels les paléontologues et les préhistoriens s'efforcent de redonner vie et cohérence aux mondes disparus. ce livre analyse aussi la manière dont ces preuves et ces démonstrations ont été présentées au public, en explorant la riche iconographie des mondes disparus.S'appuyant sur nombre de thèmes populaires - dinosaures, mammouths, hommes préhistoriques -, ce livre abondamment illustré de photographies en couleur et de gravures originales rend accessibles des questions épistémologiques complexes, et participe au combat contre les créationnismes et les obscurantismes.

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