Somogy

  • Chaillot, aujourd'hui Théâtre national de la Danse, s'affirme depuis ses origines comme un acteur majeur du monde culturel. Lieu de spectacle emblématique né lors de l'Exposition universelle de 1878, emblème du style Art déco suite à sa reconstruction en 1937, Chaillot a accueilli la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948 par les Nations unies, avant de se réinventer à l'aube du XXIe siècle.

    Rassemblés sous la conduite des historiens Pascal Ory et Pascal Blanchard, une quarantaine d'auteurs et de grands témoins nous font découvrir cette institution du spectacle vivant : ses oeuvres, son théâtre populaire, et surtout les femmes et les hommes qui ont fait, et font encore aujourd'hui, toute sa renommée, toute sa singularité. Une immersion inédite dans ce qui est devenu le Palais de la Danse. Une iconographie exceptionnelle, au service d'un jeu permanent entre art et histoire, créativité et destin.

  • Exposition sur la vie et l'oeuvre cinématographique et ethnographique de Jean Rouch avec des documents très divers comme des photographies, des recueils écrits de traditions orales et des reportages pour la radio.

  • Gustave Moreau (1826-1898) a conservé dans sa maison-atelier devenue musée au début du XXe siècle un grand nombre de peintures non figuratives. Les historiens de l'art s'interrogent depuis de nombreuses années sur ces oeuvres qui semblent anticiper l'art du XXe siècle alors que Gustave Moreau revendiqua toute sa vie le titre de peintre d'histoire.
    Cet ouvrage se propose de mettre en lumière de manière exhaustive, et pour la première fois, cet aspect méconnu de son art. Il examine minutieusement le statut et le rôle de ces réalisations dans le processus créatif de l'artiste, tant dans ses peintures que dans ses aquarelles. Il permet également de les replacer dans la perspective plus large des prémices de l'abstraction au XIXe siècle. Une question majeure est également posée, celle de la postérité de Gustave Moreau au XXe siècle. Un éclairage novateur et passionnant est ainsi donné sur un artiste qui souhaitait nous entraîner « vers le songe et l'abstrait ».

  • Olivier Rizzo alias Speedy Graphito expose depuis plus de trente ans son regard amusé et ironique sur le monde. Des murs peints aux expositions, ses oeuvres reflètent la mémoire de notre époque. L'histoire de l'art, le consumérisme, les nouvelles technologies... autant de sujets que de formes de représentations hautes en couleurs.
    Multipliant les styles et les médiums, il témoigne sans retenue, par sa créativité décapante, d'une liberté d'expression inspirée et joyeuse. Ses oeuvres, véritable journal de bord de son existence, résument son parcours de vie, son inlassable quête à représenter son aventure intérieure dans un monde en perpétuelle mutation.
    Désormais, c'est à ce livre que revient le rôle de dessiner les différents chapitres de l'oeuvre de Speedy Graphito et d'en faire une partie de votre histoire.
    Speedy Graphito... Une signature qui sonne comme un défi, un manifeste artistique. Rapide comme le geste vif et sûr d'un feutre glissant sur une feuille de papier, d'un coup de pinceau sur la toile ou encore de la main découpant et appliquant un pochoir.
    Rares sont les artistes qui peuvent présenter une telle boulimie de supports, de styles différents, une telle soif de créer. Speedy Graphito est de ceux-là, et son oeuvre prolifique de cesse de nous étonner, de nous questionner.

  • La construction à Marseille, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, d'un château par les frères Louis-Joseph-Denis et Honoré Borely, n'est pas une foucade improvisée de riches négociants fraîchement anoblis qu'ils étaient. Ce geste architectural est au contraire à considérer dans la perspective d'un long terme, aboutissement d'une démarche où plusieurs générations contribuèrent progressivement à l'assise économique et sociale de la famille.
    Cette demeure reconnue exceptionnelle dès l'époque - au point, pour la désigner, de substituer la dénomination de « château » à celle, traditionnelle, de « bastide » - et les biens qu'elle renferme viennent, à quinze ans de la Révolution à peine, parachever symboliquement, selon les codes de l'Ancien Régime, une ascension collective de près de deux siècles.
    /> Traiter de l'histoire du château Borely de Marseille, c'est donc en amont de son édification approcher la vie de ce groupe familial, s'attacher à la constitution du domaine sur lequel il fut érigé, détailler son chantier même. C'est ensuite étudier jusqu'à nos jours le devenir culturel des lieux entre les mains des héritiers, puis de la Ville de Marseille.
    De l'achat d'une ferme suburbaine par un négociant à la fin du XVIIe siècle à l'ouverture d'un musée consacré aux Arts décoratifs et à la Mode en 2013, est ici proposée l'histoire d'un lieu et des ambitions qui s'y exprimèrent jusqu'à nos jours.

  • « Je ne pourrais croire qu'à un Dieu qui saurait danser... maintenant je suis léger, maintenant je vole, maintenant je me vois au-dessous de moi, maintenant un dieu danse en moi. » F. NIETZSCHE, Ainsi parlait Zarathoustra, 1891 Au sein du foisonnant panthéon yoruba, Shango est l'une des divinités les plus puissantes : il incarne une force de la nature redoutable qui frappe avec la foudre et les météorites. À la fois homme, roi et force de la nature, il est un support particulièrement complexe de la pensée yoruba au Bénin et au Nigeria, entre énergie et équilibre.
    Dans le cadre de son culte, les fidèles s'entourent d'objets à la symbolique remarquable. Le oshe, bâton orné d'une double hache, est le plus varié de tous : tenu en main lors de la danse de possession, il prolonge le bras et les gestes de celui qui le tient et les met en valeur par son esthétique raffinée, parfois très descriptive, ou au contraire très abstraite. Il concourt à affirmer par sa beauté et sa diversité la magnificence de l'autel où se répandent offrandes alimentaires et libations.
    Cet ouvrage restitue la richesse du patrimoine matériel et de la pensée d'Afrique, à travers de nombreux chefs-d'oeuvre inédits.

  • Vermeer, ou « le sphinx de Delft ». Cette expression, forgée au XIXe siècle, a figé la personnalité de Johannes Vermeer (1632-1675) dans une pose énigmatique et solitaire.
    Cet ouvrage original permet au contraire de découvrir que ce génie universel s'inscrivait dans un riche réseau d'influences, très loin du splendide isolement avec lequel il fut longtemps associé.
    La scène de genre élégante hollandaise connaît son âge d'or vers 1650-1680. Cette peinture, mise en scène luxueuse d'activités qui n'ont de quotidiennes que le nom, permet à la République des Provinces-Unies de s'affirmer face aux monarchies. Vermeer en est l'un des maîtres, aux côtés de Gerard Dou, Gerard ter Borch, Frans van Mieris, Gabriel Metsu, Pieter de Hooch... Ces peintres, actifs à Leyde, Deventer, Amsterdam ou Delft, ont eu connaissance du travail des uns et des autres. Leurs rapports alternent hommages, citations détournées, métamorphoses. Vues de la sorte, les sublimations de Vermeer prennent un sens nouveau : celui de ses rejets et de ses admirations.

  • Servir les dieux

    Gombert-Meurice Flor

    • Somogy
    • 14 Novembre 2018

    A Thèbes , il y a 3000 ans, des milliers de prêtres et de pretresse servaient le dieu Amon dans son domaine. C'est à la rencontre de cette société du temple de Karnak, à un moment troublé de l'histoire de l'Egypte, la troisième Période intermédiaire (1069-655 av JC), qu'invite cet ouvrage. Il a été conçu à partir d'un ensemble de cercueils, conservés au musée de Grenoble, ayant appartenu à des chanteuses d'Amon. Qui étaient ces femmes et que faisaient-elles ?

  • L'histoire du jardin des Tuileries au temps de Louis XIV est liée à celle, plus large, du Louvre, un complexe monumental toujours en chantier. Pour offrir au Roi-Soleil un palais achevé et doté d'un beau jardin au coeur de Paris, Colbert demande à Louis Le Vau, côté cour, et à André Le Nôtre, côté jardin, de s'atteler aux Tuileries. Majesté du dessin, inventivité des partis et harmonie des végétaux, tout concourt à faire de ce jardin un chef-d'oeuvre du Grand Siècle.
    Dans la vie de son génial maître d'oeuvre, le jardin des Tuileries occupe également une place à part. Depuis trois générations, la famille Le Nôtre habite aux Tuileries et, privilège royal, le jardinier y demeurera jusqu'à sa mort. Véritable lieu de vie dont les plus grands artistes du XVIIe siècle ont foulé les allées - Jean-Baptiste Lulli ou encore Nicolas Poussin, dont le jardinier collectionneur possède plusieurs toiles -, le jardin royal, ouvert au public, est une promenade privilégiée des Parisiens.
    Aux tuileries, on marche, on joue, on montre et se montre, on aime avec ardeur, on guerroie aussi. Mais au-delà de l'incroyable transformation du jardin, c'est un projet d'urbanisme abouti que dessine André Le Nôtre en créant ce qui deviendra la plus célèbre perspective de Paris : les Champs-Elysées.

  • La règle de saint Benoît, réformée par Robert de Molesme, Étienne Harding et Bernard de Clairvaux à partir de la fin du XIe?siècle, structure la journée du moine entre prière et travail. Fondée sur l'exploitation par les convers de l'immense patrimoine foncier, une économie puissante et multiforme se met en place au sein de laquelle l'industrie occupe une place essentielle qui participe des innovations technologiques du Moyen Âge et de l'époque moderne. En témoignent les études monographiques consacrées aux forges monastiques, à l'énergie hydraulique, aux exploitations minières ou aux carreaux de pavement qui se sont développées au cours des cinquante dernières années.
    Ce colloque, le premier entièrement consacré à ce thème, aborde, à la faveur de sources archivistiques et archéologiques renouvelées, les questions des arts du feu (terre cuite, verre, métallurgie du fer et des non ferreux), des activités minières (sel, pierre, argent) et textiles. De l'Angleterre et du Pays de Galles à la péninsule ibérique, en passant par la France, les Pays-Bas et l'Europe de l'Est, les meilleurs spécialistes internationaux proposent études de sites, posters et synthèses régionales. Prolongement de cette activité séculaire, certains monastères maintiennent, aujourd'hui encore, une industrie cistercienne vivante.

  • Le mythique Bateau-Lavoir, situé place Émile-Goudeau, à quelques pas de l'actuel musée de Montmartre, deviendra, au début du xxe siècle, le berceau de l'art moderne où se rencontrent et échangent, dans un esprit indépendant, Picasso, Braque, Derain, Vlaminck, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, Otto van Rees et bien d'autres. Kees van Dongen y emménage à la fin de l'année 1905, sans doute sur l'invitation de Picasso qui y résidait depuis avril 1904, dans l'ancien atelier de Paco Durio. Il y restera jusqu'au début de l'année 1907. Cet ouvrage passionnant montre à quel point le court séjour de Kees van Dongen au Bateau-Lavoir fut déterminant pour l'évolution de sa carrière. Plusieurs oeuvres phares présentées illustrent les moments-clés de cette période.

    At the beginning of the twentieth century, the legendary Bateau-Lavoir-located on Place Émile-Goudeau, near the present-day Musée de Montmartre-, where the artists Picasso, Derain, Vlaminck, Van Rees, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, and many others would meet and exchange ideas in an independent spirit, became the cradle of modern art. Kees van Dongen moved in around December 1905, very probably invited there by Pablo Picasso, who had been living in Paco Durio's former studio since April 1904. He stayed there until 1907. This fascinating book illustrates the extent to which Kees van Dongen's brief stay in the Bateau-Lavoir had a decisive influence on his subsequent career. Several significant works illustrate the key phases in this period.

  • L'arrivée au musée du Louvre d'un objet ayant appartenu aux collections royales est toujours un événement singulier, une sorte de retour, puisque le musée fut constitué à la Révolution à partir des trésors de la Couronne. Elle est ici particulièrement émouvante, car il ne s'agit pas de l'une de ces peintures ou sculptures collectionnées par les souverains pour être admirées, mais d'un objet précieux et intime, dont la préservation tient du miracle.
    Acquis par François Ier, passé en Angleterre pendant plus de trois siècles, le livre d'heures retrouve au musée les très rares oeuvres des collections des Valois qui nous soient parvenues et permet de faire revivre un peu de la splendeur de cette période faste. Cet extraordinaire objet est passé entre les mains des plus grands collectionneurs.
    Philippe Malgouyres nous conte les pérégrinations au terme desquelles le livre revint à Paris, et nous invite à nous pencher sur ce joyau unique afin de comprendre comment il fut conçu et de découvrir qui le reçut des mains de François Ier.

  • Très peu montrées, presque inédites, cent quinze des plus belles feuilles de la collection de dessins du XIXe siècle du musée de Grenoble composent ce parcours chrono-thématique, du romantisme aux prémices du symbolisme, illustrant le regard sur le passé et l'histoire nationale, les voyages en Orient ou en Italie, l'intérêt pour le pittoresque et le patrimoine, l'art officiel et monumental, la question des artistes confrontés à la guerre, l'illustration et la caricature, les réalismes ou encore la sensibilité au paysage.
    Une invitation à redécouvrir la diversité des approches graphiques des artistes dans un siècle bouleversé par les révolutions et les progrès intellectuels et scientifiques.

  • Louis-Philippe et Versailles

    Collectif

    • Somogy
    • 24 Octobre 2018

    Dès le début de son règne, Louis-Philippe décida de transformer le château de Versailles et de l'ouvrir à tous. Il avait compris que le Versailles de Louis XIV était un mythe qui ne pouvait être conservé qu'en devenant un musée consacré « à toutes les gloires de la France », comme l'indique l'inscription aux frontons des pavillons.
    Travailleur acharné, le roi suivit les travaux de son architecte Frédéric Nepveu pendant quinze ans. Autour de la résidence royale, au coeur du palais, dans les ailes du Nord et du Midi, des travaux ont fait naître des Galeries Historiques consacrées aux batailles du Moyen Âge, aux croisades, aux guerres de la Révolution et de l'Empire, à la conquête de l'Algérie. Mille récits dessinent une histoire, car au lieu de nier le passé, Louis-Philippe favorisa le dialogue : le nouveau Versailles répond à celui de Louis XIV, opposant la galerie des Batailles à la galerie des Glaces et rivalisant dans la somptuosité et la richesse décorative. Passionné par toutes les nouveautés techniques, le roi n'a pas hésité à introduire des structures métalliques dans l'architecture du XVIIe siècle, afin d'éclairer les immenses galeries par des verrières zénithales : la galerie des Batailles ou les salles d'Afrique.
    Éclectique, complexe, arbitraire dans ses partis pris, le Versailles de Louis-Philippe est celui que nous connaissons aujourd'hui.

  • Plus de 200 oeuvres provenant de prestigieuses collections nationales et internationales, parmi lesquelles certaines des pièces les plus fastueuses des collections impériales chinoises, dressent une épopée historique et esthétique du jade.

    Depuis les sources de la Chine la plus ancienne, où le jade puise ses valeurs fondamentales, jusqu'aux années 1920, quand cette pierre, « plus précieuse que l'or » devint source d'inspiration de bijoux et d'objets d'art modernes, cet ouvrage lève le voile sur l'histoire d'une expression majeure de la civilisation chinoise.

    Les sages de l'Antiquité comparaient la vertu au jade Il est l' image de la bonté, parce qu' il est doux au toucher, onctueux De la prudence, parce que ses veines sont fines compactes et qu' il est solide Du ciel parce qu' il ressemble à un arc-en-ciel De la terre parce que ses émanations sortent des montagnes et des fleuves Confucius

  • Née américaine, d'une famille d'origine française, Mary Cassatt a voué toute sa vie un véritable amour à la France, où elle débuta sa carrière artistique à l'âge de 22 ans. Femme, peintre, impressionniste, agent des artistes, elle a bravé les difficultés de sa condition et gagné l'admiration et la reconnaissance des plus grands, Edgar Degas, Camille Pissarro, John Singer Sargent, Durand-Ruel, Emile Zola ou encore Joris Karl Huysmans...
    Isabelle Enaud-Lechien nous plonge dans la vie de cette personnalité d'avant-garde et passionnée, indissociable des révolutions artistiques parisiennes et du marché de l'art de la seconde moitié du XIXe siècle.

  • « Afrique. Les religions de l'extase » propose une introduction à la diversité des pratiques religieuses actuelles en Afrique et dans sa diaspora : du Sénégal à l'Éthiopie, de l'Égypte à l'Afrique du Sud, de Genève à Haïti !

    Abondamment illustré d'images saisissantes de cultes, de pèlerinages et autres rituels, prises par des photographes renommés, Theo Eshetu, Jacques Faublée, Christian Lutz, Mohau Modisakeng, Santu Mofokeng, Fabrice Monteiro, Jean-Pierre Grandjean, Anthony Pappone, Johnathan Watts et par l'auteur Boris Wastiau, ce livre nous immerge dans les systèmes magico-religieux africains, les cultes de possession et des ancêtres, et au coeur de l'expression du christianisme et de l'islam d'aujourd'hui.

  • A la découverte de l'histoire de la technologie d'impression sur toile à partir du bois gravé, technique introduite par les artisans huguenots qui, fuyant la France vers la Suisse et plus particulièrement à Neuchâtel, donnent ainsi naissance aux tissus peints ou imprimés : les indiennes.

  • L'île de Rhodes, célèbre pour son Colosse, l'une des sept merveilles de l'Antiquité, et pour la présence des chevaliers de Saint-Jean à l'époque médiévale, a occupé une position stratégique dans le monde antique. Terre d'échange au croisement de nombreuses routes maritimes, elle s'est nourrie de la rencontre des cultures grecque, levantine, égyptienne et anatolienne. Elle présente le visage, encore insuffisamment connu, de la Grèce d'Orient, ici retracé aux périodes hautes de son histoire, de l'âge du bronze à l'époque archaïque (xve-ve siècle avant J.-C.).
    Le catalogue de l'exposition propose une synthèse inédite sur l'archéologie de l'île de Rhodes, nourrie des contributions des archéologues et des conservateurs des grands musées européens riches d'une importante collection rhodienne. Il évoque l'histoire précoce et continue des fouilles menées sur l'île, et souligne la richesse des influences et des échanges au travers de somptueuses pièces de céramique et d'orfèvrerie, bijoux, faïences, céramiques, terres cuites, verres, oeuvres en calcaire et en albâtre. De splendides photographies mettent en valeur des objets d'une surprenante beauté.

  • Nigeria

    Collectif

    • Somogy
    • 3 Novembre 2012

    La rivière Bénoué est le plus grand affluent du fleuve Niger, qui traverse le centre du Nigeria. Remontant le cours de la rivière sur les pas des premiers explorateurs, « Nigeria, Arts de la vallée de la Bénoué » propose un voyage spectaculaire sur les rives dans la partie basse, moyenne et haute de la Bénoué. De remarquables sculptures, en bois, céramique ou métal sont ici présentées : statues féminines ou maternités en ronde-bosse, élégantes statues-colonne, masques-heaume à visage humain, masques horizontaux stylisés (mi-homme mi-animal), récipients anthropomorphes en terre cuite et regalia finement élaborés. Ces oeuvres mettent en avant la diversité des traditions communautaires de la région et la liberté des artistes vis-à-vis des codes stylistiques locaux. Elles témoignent d'une interaction ancestrale entre les communautés et révèlent de surprenantes convergences artistiques d'un peuple à l'autre. Cet ouvrage invite à découvrir un art dynamique des différentes régions de la vallée de la Bénoué, berceau de formes d'art les plus spectaculaires jamais produites en Afrique sub-saharienne.

  • # Maurice Pialat aimait à affirmer la supériorité de la peinture sur le cinéma. Le peintre est libre de revenir sur son oeuvre ou d'en reprendre le motif. Le cinéaste n'a guère ce pouvoir. Pialat en parlait d'autorité, lui qui fut peintre avant de devenir cinéaste. Si l''expérience fut courte, de 1942 à 1946, elle a néanmoins profondément marqué l'homme, forgé son oeil, nourri sa sensibilité comme en témoignent les tableaux et dessins réunis par Sylvie Pialat et reproduits dans cet ouvrage. Vingt ans séparent le moment où Pialat abandonne la peinture et le tournage de son premier long métrage, L'Enfance nue (1968). Il y aborde les thèmes de l'abandon et de la solitude qui parcourent par la suite toute son oeuvre. Aussi bien La Maison des bois, le magnifique feuilleton qu'il réalise pour la télévision, que La Gueule ouverte, Nous ne vieillirons pas ensemble, Loulou, À nos amours et Police, sans oublier Sous le soleil de Satan (Palme d'or au Festival de Cannes en 1987) et Van Gogh, chef-d'oeuvre qui le confronte à sa vocation première. Serge Toubiana retrace le parcours du peintre devenu l'un des plus grands cinéastes français du xxe siècle. Son essai, illustré de nombreux documents inédits (scénarios non tournés, notes et correspondances, photos et affiches) et de témoignages, nous entraîne dans les arcanes de la création selon Pialat. De l'écriture au montage et à la postproduction, la réalisation du film se révèle un combat acharné pour mettre en scène, sans fards, la vie des êtres, vraie et nue.
    # Coédition La Cinémathèque française / Somogy éditions d'Art Exposition proposée par La Cinémathèque française, du 18 février au 7 juillet 2013, accompagnée d'une rétrospective intégrale de l'oeuvre filmographique, du

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