Somogy

  • Olivier Rizzo alias Speedy Graphito expose depuis plus de trente ans son regard amusé et ironique sur le monde. Des murs peints aux expositions, ses oeuvres reflètent la mémoire de notre époque. L'histoire de l'art, le consumérisme, les nouvelles technologies... autant de sujets que de formes de représentations hautes en couleurs.
    Multipliant les styles et les médiums, il témoigne sans retenue, par sa créativité décapante, d'une liberté d'expression inspirée et joyeuse. Ses oeuvres, véritable journal de bord de son existence, résument son parcours de vie, son inlassable quête à représenter son aventure intérieure dans un monde en perpétuelle mutation.
    Désormais, c'est à ce livre que revient le rôle de dessiner les différents chapitres de l'oeuvre de Speedy Graphito et d'en faire une partie de votre histoire.
    Speedy Graphito... Une signature qui sonne comme un défi, un manifeste artistique. Rapide comme le geste vif et sûr d'un feutre glissant sur une feuille de papier, d'un coup de pinceau sur la toile ou encore de la main découpant et appliquant un pochoir.
    Rares sont les artistes qui peuvent présenter une telle boulimie de supports, de styles différents, une telle soif de créer. Speedy Graphito est de ceux-là, et son oeuvre prolifique de cesse de nous étonner, de nous questionner.

  • La construction à Marseille, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, d'un château par les frères Louis-Joseph-Denis et Honoré Borely, n'est pas une foucade improvisée de riches négociants fraîchement anoblis qu'ils étaient. Ce geste architectural est au contraire à considérer dans la perspective d'un long terme, aboutissement d'une démarche où plusieurs générations contribuèrent progressivement à l'assise économique et sociale de la famille.
    Cette demeure reconnue exceptionnelle dès l'époque - au point, pour la désigner, de substituer la dénomination de « château » à celle, traditionnelle, de « bastide » - et les biens qu'elle renferme viennent, à quinze ans de la Révolution à peine, parachever symboliquement, selon les codes de l'Ancien Régime, une ascension collective de près de deux siècles.
    /> Traiter de l'histoire du château Borely de Marseille, c'est donc en amont de son édification approcher la vie de ce groupe familial, s'attacher à la constitution du domaine sur lequel il fut érigé, détailler son chantier même. C'est ensuite étudier jusqu'à nos jours le devenir culturel des lieux entre les mains des héritiers, puis de la Ville de Marseille.
    De l'achat d'une ferme suburbaine par un négociant à la fin du XVIIe siècle à l'ouverture d'un musée consacré aux Arts décoratifs et à la Mode en 2013, est ici proposée l'histoire d'un lieu et des ambitions qui s'y exprimèrent jusqu'à nos jours.

  • L'histoire du jardin des Tuileries au temps de Louis XIV est liée à celle, plus large, du Louvre, un complexe monumental toujours en chantier. Pour offrir au Roi-Soleil un palais achevé et doté d'un beau jardin au coeur de Paris, Colbert demande à Louis Le Vau, côté cour, et à André Le Nôtre, côté jardin, de s'atteler aux Tuileries. Majesté du dessin, inventivité des partis et harmonie des végétaux, tout concourt à faire de ce jardin un chef-d'oeuvre du Grand Siècle.
    Dans la vie de son génial maître d'oeuvre, le jardin des Tuileries occupe également une place à part. Depuis trois générations, la famille Le Nôtre habite aux Tuileries et, privilège royal, le jardinier y demeurera jusqu'à sa mort. Véritable lieu de vie dont les plus grands artistes du XVIIe siècle ont foulé les allées - Jean-Baptiste Lulli ou encore Nicolas Poussin, dont le jardinier collectionneur possède plusieurs toiles -, le jardin royal, ouvert au public, est une promenade privilégiée des Parisiens.
    Aux tuileries, on marche, on joue, on montre et se montre, on aime avec ardeur, on guerroie aussi. Mais au-delà de l'incroyable transformation du jardin, c'est un projet d'urbanisme abouti que dessine André Le Nôtre en créant ce qui deviendra la plus célèbre perspective de Paris : les Champs-Elysées.

  • Créée en 1868 par Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique de Napoléon III, l'École pratique des Hautes Études a traité depuis ses origines des disciplines extrêmement variées, et parfois très rares, tout en mettant l'accent sur la méthode expérimentale, que ce soit dans les laboratoires des disciplines scientifiques dites exactes ou dans les séminaires (« conférences ») des sciences appelées aujourd'hui humaines et sociales.
    En cent cinquante ans, l'École pratique des Hautes Études a vu défiler une remarquable série de savants qui en ont fait une institution d'apprentissage appuyée sur un dynamisme exceptionnel : ainsi Émile Benveniste, Claude Bernard, Marcellin Berthelot, Alfred Binet, Michel Bréal, Paul Broca, George Dumézil, Étienne Gilson, Sylvain Lévi, Claude Lévi-Strauss, Gaston Maspero, Gabriel Monod, Gaston Paris, Louis Pasteur, Ferdinand de Saussure, Germaine Tillion, etc.
    Sans en être toujours consciente, l'Université a progressivement adopté des méthodes, ainsi celle du séminaire, qui ont d'abord été mises au point, pour la France, à l'EPHE.
    Cet ouvrage retrace l'histoire extraordinairement riche d'un projet d'enseignement combiné à un idéal scientifique élevé qui n'a que peu d'équivalents dans le monde.

  • Le 1er janvier 1867, le Paris haussmannien s'éveille et Sainte-Anne, encore en construction, se dévoile. Devant le portail monumental, on aperçoit au bout de la longue allée qui mène au centre de l'asile, Questel, l'architecte, discutant avec des ouvriers. Quelques années plus tard, voici Magnan examinant les premiers patients au bureau d'admission puis Ball enseignant à la Clinique des maladies mentales et de l'encéphale.
    Le XXe siècle débute. Les infirmières laïques investissent le récent pavillon de chirurgie, et plus largement l'asile, et l'hospitalisation libre à l'hôpital Henri-Rousselle devient une réalité. Après la Seconde Guerre mondiale, le site se densifie, la culture se diffuse, et l'on assiste à des avancées scientifiques d'envergure et à l'émergence de spécialités : Delay et Deniker et les neuroleptiques, Talairach et la stéréotaxie, Mâle et la pédopsychiatrie, Lacan et l'enseignement de la psychanalyse, Daumézon et le Centre psychiatrique d'orientation et d'accueil...
    Les années 1970 et 1980 voient naître la psychiatrie "hors les murs", au plus près des Parisiens, prémices d'une vision moderne du "patient", qui sera illustrée au début du XXIe siècle par l'ouverture de la première Maison des usagers. Parallèlement, le centre Raymond-Garcin, actuel Neuro-Sainte-Anne, propose une offre de soins globale des affections du système nerveux. Sainte-Anne voit enfin la création du Centre psychiatrie et neurosciences qui, en 2017, accueillera les innovations du millénaire actuel.
    On observe une émulation permanente portée par une communauté de professionnels qui, avec l'aide d'historiens, narrent dans cet ouvrage l'épopée de la psychiatrie et des neurosciences dans la capitale.

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