Soteca Napoleon 1er

  • La formation des officiers de la Grande Guerre, du sous-lieutenant au colonel Former des officiers pour la revanche devient, après 1871, une ardente obligation. L'insuffisance des officiers n'est pas la moindre des causes de la défaite. Quand la République entreprend d'instruire la Nation avec les lois Ferry, l'armée se lance dans la formation de ses officiers. A partir de 1881, nul ne peut être nommé sous-lieutenant s'il ne sort d'une école.
    A côté de Polytechnique et de Saint-Cyr sont créées les écoles d'armes à Saint-Maixent, Saumur, Versailles, Fontainebleau et Vincennes. L'idée s'impose aussi que l'instruction initiale doit être complétée par une formation en cours de carrière. Parallèlement, sont instruits des officiers de complément pour encadrer les unités de réserve. Au prix du limogeage d'un général sur deux, de la mort d'un Saint-Cyrien sur deux, au cours des premières semaines de guerre, l'armée apprend la guerre.
    Des écoles sont ouvertes pour instruire en cinq mois de futurs aspirants, qui remplacent les officiers tués et bientôt constituent l'ossature des unités. L'armée de 1918 détenant les clés de la victoire néglige de se remettre en cause en adaptant sa doctrine aux conditions du combat aéroterrestre, elle se réfugie derrière la ligne Maginot, immobile, dans l'attente des coups qui bientôt la frappent.
    1940 est en gestation dans l'armée et son corps d'officiers de 1918.

  • La politique algérienne de Napoléon III est certes coloniale mais elle se distingue par son humanisme, sa justice et son respect à l'égard de la population autochtone appelée « indigène ».
    L'Empereur tente par tous les moyens de concilier les habitants de l'Algérie en leur attribuant les mêmes droits, tâche ô combien difficile pour un homme qui veut être le souverain de tous les Algériens : Chrétiens, Musulmans et Juifs. Dans un contexte difficile, à une époque dominée par les conquêtes, et avec courage, contrairement à ses prédécesseurs comme ses successeurs, l'Empereur adopte vis-à-vis de l'Algérie une attitude digne qui, au demeurant, mérite d'être soulignée car tolérante et loyale. Son rôle doit être considéré tant sur le plan politique et économique qu'à travers l'action qu'il porte sur les grandes réalisations, la préservation du patrimoine ainsi que la mise en valeur de l'élément local, représenté par la population berbère et arabe, à travers sa culture et sa religion. L'Empereur subit la séduction de cet Orient que la tradition napoléonienne lui impose et, en fervent défenseur des nationalités, il ne peut supporter l'idée d'étouffer la nation arabe au point qu'il envisage la création d'un royaume arabe. Aussi veut-il faire de l'Algérie un exemple de réussite de sa stratégie méditerranéenne et du rayonnement de la France, et construire une haute diplomatie sous l'égide du leadership arabe qu'il incarne en portant le titre de « Sultan des Arabes » du Maghreb (Couchant) au Machrek (Levant ou Orient arabe).

  • En avril 1917, l'offensive du chemin des dames est un échec sanglant.
    Le général nivelle ne réussit pas à percer les lignes allemandes et la déception des poilus est à la mesure de leurs espérances et de leurs souffrances : la paix victorieuse n'est pas en vue. réalisé par le magazine 14-18 en coopération avec le conseil général de l'aisne, l'album photos du chemin des dames présente plus de soixante-cinq documents, souvent inédits, et toujours émouvants. bataille majeure de la première guerre mondiale, il y a 90 ans, le chemin des dames est entré dans la mémoire collective...

  • Revue semestrielle, Nouvelle-France, Histoire et Patrimoine a pour ambition de proposer de manière simple et abordable à un public passionné par l'histoire du fait français en Amérique du Nord la synthèse des travaux les plus récents des historiens, tous spécialistes des différents sujets qui y sont abordés. Il s'agit ainsi d'une revue de vulgarisation de la recherche historique, s'adressant au plus grand nombre.
    Chaque numéro est constitué d'un dossier consacré à un sujet majeur de l'histoire de la Nouvelle-France, un évènement, un personnage, un lieu, un groupe social, ou bien encore une thématique sociale, économique ou culturelle.
    De plus petits textes, sans lien avec le dossier, viennent compléter la revue, sur des sujets variés et originaux. Enfin, plusieurs rubriques régulières complètent le sommaire de la revue et présentent un site archéologique, un ouvrage historique marquant, un objet, un document d'archives, un lieu de mémoire (musée, centre d'interprétation, demeure historique).
    La revue est illustrée d'images aussi bien en couleurs qu'en noir et blanc, qui peuvent être des documents d'archives, des cartes, des peintures, des objets, des lieux.
    Á l'occasion de son 260e anniversaire, la célèbre bataille des Plaines d'Abraham du 13 septembre 1759 sera le sujet principal du premier numéro de Nouvelle-France, Histoire et Patrimoine. Des historiens français et québécois racontent le contexte dans lequel la bataille a eu lieu, son déroulement, la mort du général Montcalm, et s'attachent à montrer ses traces aujourd'hui à Québec et ses représentations artistiques.
    Le numéro 2 de Nouvelle-France sera consacré à la vie quotidienne des premiers habitants du XVIIe siècle, à l'époque de Champlain, et le numéro 3 au « Grand dérangement » subi par les Acadiens chassés de leur pays en 1755.

  • À la fin du XIXe siècle, la photographie devient le témoin privilégié de l'ouverture forcée de la Chine au Monde et de l'inévitable démission de son gouvernement impérial. En cette époque des concessions internationales, l'Impire du Milieu subit un régime semi-colonial et constitue un théâtre d'opération pour les grandes puissances occidentales, en particulier lors de la Seconde guerre de l'Opium (1858-1860) et au cours de la révolte des Boxers (1900).
    Dans cette course à l'appropriation des richesses chinoises, la France déploie ses ambitions et missionne de nombreux militaires qui, pour certains, ne manqueront pas d'associer à leur périple la photographie pratiquée en amateur. Les images qu'ils rapportent de leur expédition dévoilent leur fascination pour le pittoresque et l'exotisme de la société traditionnelle chinoise : portraits, scènes de genre, architecture et paysages.
    En observateurs attentifs, ces officiers photographes s'attachent également à rendre compte de leur activité militaire : l'espionnage pour le capitaine Albert d'Amade, ou la démonstration de photographie aérienne mise en oeuvre par la section d'aérostiers du génie lors de l'intervention armée internationale de 1900-1901 en Chine.
    À mi-chemin entre activité officielle et loisir privé, le parcours original de ces officiers offre un bel exemple de la photographie exploratrice, bien avant la création officielle de la section photographique de l'armée (SPA) en mai 1915.
    En présentant deux fonds d'archives photographiques inédites, l'Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) propose un voyage au coeur de la Chine impériale, à travers une centaine de clichés réalisés et collectionnés par quatre capitaines entre 1887 et 1901.

  • Depuis bientôt un siècle, dix-huit carnets, conservés dans une bibliothèque privée, gardaient précieusement les secrets d'un aumônier bénévole de la Grande Guerre.
    Mobilisé en août 1914, comme secrétaire dans une ambulance de campagne, Omer Denis ne tarde pas, dès la bataille de la Marne, à exercer auprès des blessés, « sans titre officiel », les fonctions d'aumônier.
    En 1916, estimant ne plus être en mesure d'accomplir son ministère dans des conditions satisfaisantes, il demande et obtient un poste de brancardier dans un régiment d'artillerie de canons de 75.
    Ce personnage, qui a le sens de l'humour et de l'anecdote, se lance au fil des pages, dans de très intéressantes digressions qui sont autant de tableaux de la vie en cette période troublée. Ne négligeant jamais les bonnes relations, il n'hésite d'ailleurs pas à recourir à sa condition de prêtre pour améliorer le quotidien ! Bien au-delà de l'ecclésiastique en campagne, le lecteur découvre là un personnage aussi truculent qu'attachant.
    Partant de la masse considérable de notes des plus diverses, soigneusement consignées d'août 1914 à mars 1919, Denise et Allain Bernède, tous les deux rompus aux techniques du maniement des archives militaires, se sont livrés, après avoir transcrit les 1 356 feuillets du document, à un véritable travail de vérifications pour mettre en valeur ce « matériau pour l'Histoire », toujours difficile à traiter, que sont les témoignages.

  • Pourquoi ont-ils tenu si longtemps dans les tranchées ? les français s'interrogent aujourd'hui sur les raisons qui ont fait rester tant d'hommes, aussi longtemps, dans des conditions si difficiles.
    Il est vrai que la société de la première décennie du xxie siècle n'est plus la même que celle de 1914. les valeurs qui la construisaient alors se sont considérablement estompées aujourd'hui. pour comprendre l'attitude des hommes dans les tranchées, il faut rappeler les traits de la société de l'époque. les soldats ont-ils été menés à la baguette, contraints d'obéir sous peine d'être immanquablement fusillés par les leurs ? à cette lecture qui relève de la culture pacifiste, s'oppose aujourd'hui une lecture qui affirme que les combattants ont "consenti" à la guerre, tout au long du conflit, par patriotisme essentiellement.
    Les deux interprétations sont-elles si exclusives que cela l'une de l'autre ? à travers l'exemple des soldats français, certains célèbres, d'autres complètement anonymes, françois cochet montre les complexités du monde du front et des sentiments qui y cohabitent. il décrypte les éléments de contrainte, mais aussi leur adaptation sur le terrain. il décrit le consentement et ses essoufflements sur la durée de la guerre.

    L'importance des solidarités qui traverse le monde combattant, les nouvelles dimensions de la guerre industrielle constituent autant de moments forts dans les rythmes du front.


  • a l'occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire de la bataille de verdun, l'etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (ecpad) publie urne centaine de photographies, sélectionnées parmi les milliers de clichés pris dans la région fortifiée de verdun par les opérateurs de la section photographique de l'armée.
    des premières images prises en janvier 1916, avant le déclenchement de l'offensive allemande, aux débuts de la reconstruction de la ville, en août 1919, les photographes de l'armée nous plongent au coeur de verdun. ces images ont été tirées de l'oubli grâce à un patient travail documentaire et à la numérisation des plaques de verre originales. le lecteur trouvera enfin d'ouvrage un cahier illustré pour en savoir plus sur les conditions de production et de diffusion de ces photographies pendant la première guerre mondiale.
    a l'heure oú la france commémore les batailles de verdun et de la somme, ce livre se veut un hommage aux combattants qui vécurent l'enfer de la grande guerre.

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