Tallandier

  • Une médecine existe chez les premiers hommes, un désir de guérir, quelques recettes, quelques usages, fragilement transmis de génération en génération. Vers 3 500 avant notre ère, entre l'Asie Mineure et les rives du Nil, les premiers médecins apparaissent : prêtres égyptiens, chirurgiens grecs, archiatres romains. La médecine révèle, dès son essor, une certaine cohérence, une continuité subtile, une sorte de fil rouge ténu qui trame toute son histoire en Occident. À travers les progrès parfois chaotiques de l'art de guérir, grâce à ses praticiens brillants comme à ses docteurs obscurs, avec leurs convictions, leurs angoisses, et leur passion, des fragments d'ossements paléolithiques aux prières aux dieux, de la philosophie grecque aux querelles entre l'Eglise et la science, de l'aspiration des Lumières aux terrifiants progrès dus aux guerres, ce sont finalement tous les cheminements de la recherche médicale qui s'offrent à notre regard.
    Au carrefour de l'anthropologie, de l'histoire culturelle, de l'histoire scientifique et de la philosophie, le livre de Roger Dachez nous plonge au coeur d'une extraordinaire aventure intellectuelle et humaine, avec ses génies connus ou méconnus, ses trouvailles révolutionnaires, ses périodes de stagnation et, finalement, d'extraordinaires progrès. L'augmentation de notre espérance de vie en Occident n'est-elle pas là pour en témoigner ?
    Un livre exceptionnel, accessible à tous.

  • Une préhistoire des femmes est-elle possible ? Claudine Cohen fait état des nouveaux questionnements qui, à rebours des idées reçues, ont renouvelé la vision de la femme dans le cadre des sociétés et des cultures de la préhistoire.

    Chercher les femmes, au-delà des idées reçues et des stéréotypes échevelés qui ont régné des décennies durant : tel est le propos de ce livre. Aujourd'hui, de nouvelles découvertes et de nouveaux questionnements rendent enfin visibles ces femmes qui vécurent aux temps lointains de la Préhistoire, de l'aube du Paléolithique jusqu'aux confins de l'âge du fer.
    Que savons-nous des transformations évolutives de leurs corps et de leur apparence ? Quelles images les Préhistoriques nous en ont-ils laissées ? Comment penser le rôle de ces femmes dans la reproduction et la famille ? Quelles preuves pouvons-nous avoir de leurs tâches quotidiennes, de leurs réalisations techniques, de leurs talents artistiques ? De quels savoirs, de quels pouvoirs disposaient-elles ? Revenant sur les figures magnifiées et mythiques de la matriarche ou de la Déesse, Claudine Cohen s'interroge aussi sur les rapports de domination, de violence, d'exploitation que les femmes ont pu endurer dans ces sociétésdu passé.

    En éclairant sous un angle neuf la vie matérielle, familiale, sociale, religieuse des mondes de la Préhistoire, cet ouvrage vise à ancrer la réflexion actuelle sur la différence des sexes et le statut social des femmesjusque dans la profondeur des millénaires.

  • Dans ce dernier tome, c'est peut-être plus à travers l'événement que par le
    dépaysement des lieux, que l'auteur recrée le mystère et les limites d'une
    époque. Broadway 1959, c'est par le biais du théâtre que les signes avant-
    coureurs des affrontements raciaux se manifestent. Et puis, toujours aux États-
    Unis, c'est la société des alcooliques anonymes. Enfin, le procès Eichmann, en
    1961, résurgence d'un passé qui marque le présent. Journaliste, aviateur,
    résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les
    Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du
    xxe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les
    guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine,
    les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • Les civilisations grecque et romaine ont tant façonné notre culture qu'outre notre langage, elles en imprègnent aujourd'hui encore chaque mode d'expression, du théâtre à la politique, en passant par la poésie, la musique, la philosophie ou la peinture.
    Se familiariser avec le monde complexe de leur mythologie, c'est mieux repérer les nombreux modèles que notre propre société a empruntés au monde antique. Grâce à ses articles érudits et détaillés, ce dictionnaire nous guide à travers les très riches récits qui nourrissent les mythes grecs et romains, dans lesquels monstres, guerres et intrigues sont légion et où les généalogies s'entrecroisent.

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses...
    À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire.
    Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

  • 1948. Le monde vit dans une paix fragile. Et voici qu'au Proche-Orient les
    armes recommencent à faire feu. On pouvait cependant espérer que l'indépendance
    et la reconnaissance de l'État d'Israël allaient enfin mettre un terme
    pacifique aux deux mille ans d'errance et de persécutions d'un peuple qui
    venait, précisément, de connaître le drame le plus sanglant de son histoire.
    Mais cette fois ce sont les pays arabes qui entendent priver Israël de la vie.
    C'est sur cette première guerre palestinienne que s'ouvre le quatrième tome de
    ses Grands reportages. Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante
    du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel
    (1898-1979) fut l'un des grands reporters du xxe siècle. Ami de Malraux, de
    Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et
    espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de
    l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire.
    De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien ! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français".
    Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.

  • Les gaulois

    Jean-Louis Brunaux

    Des Gaulois, il faut retenir la brillante civilisation. Beaucoup de ce qu'on a attribué aux Romains leur revient. C'est tout un monde à redécouvrir.
    Les Gaulois ont exploité toute la Gaule, y installant de vastes exploitations agricoles ; ils y ont tracé de grandes voies rectilignes, facilitant déplacements et commerce. Curieux et ingénieux, ils sont à l'origine de nombreuses inventions dans la métallurgie, les métiers du bois, de l'habillement, etc. Par leur spiritualité, ils se distinguent de leurs voisins latins et grecs : des sages et savants (les druides) les ont initiés à l'immortalité de l'âme, à sa réincarnation ; mais, par leur vie politique et religieuse, ils en sont très proches : institutions de type « démocratique », magistratures annuelles, religion d'État se déroulant dans d'authentiques sanctuaires.
    Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que Jean-Louis Brunaux nous convie.

  • Dans cette nouvelle édition, la première en poche, revue et augmentée, le géographe Jean-Robert Pitte livre des clefs pour la compréhension de notre environnement et affirme la centralité de l'aménagement du paysage dans la naissance et le développement de l'identité française.
    De la préhistoire aux aménagements les plus récents, l'auteur suit pas à pas les innombrables transformations du cadre de vie, dont nous sommes à la fois les héritiers, les auteurs, les utilisateurs et les observateurs. Urbanisme monumental et espace symétriquement ordonné de la Gaule romaine ; villes encloses de murailles et « blanc manteau d'églises » de la France médiévale ; cités nouvelles du grand siècle, surgies de l'imagination des princes; landes reboisées, marais asséchés, villes remodelées par l'industrie triomphante ; campagnes défigurées et surexploitées, mornes banlieues du XXe siècle : autant d'aspects, parmi d'autres, d'une aventure riche et fascinante, qui fait du paysage un témoin privilégié de notre histoire culturelle.
    En vingt ans, L'Histoire du paysage français est devenue : un classique, alliant la qualité de l'écriture, la saveur de l'érudition, l'originalité des idées et la volonté d'être accessible. Alors que la qualité de la vie et la qualité des paysages, inextricablement liées, constituent une préoccupation essentielle des Français, cette édition revue et mise à jour est plus que jamais d'actualité.

  • Elle avait 29 ans, il en avait 19 et leur rencontre fut un coup de foudre. Ainsi commence l'une des plus extraordinaires histoires d'amour et de politique du Moyen Age, celle d'Aliénor d'Aquitaine, reine de France, mal mariée à Louis VII, qu'elle va bientôt quitter pour Henri, le jeune fils du comte d'Anjou, qui accèdera au trône d'Angleterre deux ans plus tard. Au-delà de cette union passionnée, Henri et Aliénor ont un sens inné de la politique. Tous deux vont en effet bâtir l'empire Plantagenêt qui, à son apogée, s'étendra de l'Irlande et l'Angleterre à la Normandie, la Bretagne, et jusqu'à la Guyenne. Ils auront huit enfants dont deux régneront sur l'Angleterre : Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre. Les historiens lui ont longtemps fait grief d'avoir été à l'origine des guerres qui pendant deux cents ans, ont opposé les royaumes de France et d'Angleterre. Mais sans conteste, sa personnalité écrasante domine tout le XIIe siècle occidental. Philippe Delorme rend donc à Aliénor d'Aquitaine sa véritable stature : celle d'une femme maîtresse de son destin, d'une souveraine lucide et lettrée, protectrice des artistes et des troubadours, qui s'éteignit à l'âge, exceptionnel pour l'époque, de quatre-vingt-deux ans.

  • Le personnage de Rollon appartient autant à la légende qu'à l'histoire. Grand chef Viking de Norvège et du Danemark, il lança de nombreux raids sur l'Europe occidentale. Il est connu pour avoir conclu un traité avec le roi de France en 911 dans lequel il accepte de cesser ses incursions en France en échange d'un territoire qui deviendra la Normandie.
    Rollon "le marcheur" se livra aux pillages en Angleterre puis en France à partir de 870. Il établit son camp à l'embouchure de la Seine avant de prendre Rouen où il installe ses quartiers. En 886, il remonte le cours de la Seine et participe au siège de Paris.
    Après avoir saccagé Évreux, Bayeux, Nantes, Angers, Le Mans, il échoue devant Chartres, en juilllet 911. C'est à ce moment que Charles le Simple, souverain de la Francia Occidentalis, incapable de s'opposer militairement aux invasions normandes, engage des négociations. Il propose à Rollon un accord garantissant la sécurité de son royaume en échange d'un territoire situé "entre l'Epte et la mer" et une terre à piller "pour tirer de quoi en vivre". C'est ainsi qu'il y a plus d'un millénaire, au cours de l'automne de l'année 911, La Normandie voyait le jour à Saint-Clair-Sur-Epte.
    Ce livre sur Rollon tente de montrer de quelle façon un chef viking a réussi à créer une principauté autonome, alors que toutes les fondations scandinaves contemporaines en France et dans les îles Britanniques connaissaient une fin tragique.

  • Dans une épigramme adressée à sa femme, Martial écrivait : « Je veux bien que tu sois une Lucrèce pendant le jour tout entier, mais c'est une Laïs qu'il me faut la nuit. » Ce vers décrit tout le paradoxe de l'érotisme féminin dans l'Antiquité romaine.
    Comme une même femme ne pouvait pas être tout à la fois le parangon de la chasteté et une amante dépravée, Virginie Girod montre que les femmes furent classées en catégories et comment leur statut social encadrait leur vie sexuelle en fonction de règles morales établies par les mythes politiques romains et par la religion.
    La femme mariée, la matrone, se trouvait cantonnée dans un rôle reproducteur dénué de sensualité. C'était aux prostituées (esclaves, affranchies ou plus rarement libres) qu'il incombait de distraire sexuellement les hommes.
    Alors, le corps féminin érotique et le corps féminin reproducteur étaient-ils deux choses résolument différentes ? Comment les femmes vivaient-elles la sexualité au quotidien ? Quelles pratiques étaient autorisées ou non et pour qui ? Les grandes figures féminines de l'Empire telles que Messaline ou Agrippine la Jeune étaient-elles représentatives de la vie quotidienne de toutes les Romaines ?
    Finalement, les Romains étaient-ils des débauchés prêts à toutes les transgressions pour leur plaisir ou ont-ils posé les jalons des normes qui ont régi, des siècles durant, la sexualité occidentale ?
    À l'aide d'une documentation considérable, Virginie Girod répond à ces questions pour apporter une nouvelle réflexion sur la condition de la femme romaine.

  • « Fouché, bien sûr, ne m'était pas un inconnu. Fouché de Nantes, le bourgeois impécunieux, le petit professeur en soutane des collèges de l'Oratoire, Fouché le conventionnel, le tueur de roi, le proconsul de Nevers et de Moulins, le mitrailleur de Lyon, le tombeur de Robespierre et le cauchemar de Napoléon, le ministre de tous les régimes, l'inventeur de la police moderne, le bâtisseur d'État, le théoricien et l'homme d'action, l'aventurier, le conspirateur et le parvenu. Assurément l'un des hommes les plus puissants de son époque, en tout cas l'un des plus étonnants. Rares sont ceux qui inventèrent de nouvelles règles du jeu sans attendre la fin de la partie. Fouché a été de ceux-là. » Emmanuel de Waresquiel fouille jusque dans ses moindres recoins la vie d'un homme aussi dissimulé que contradictoire. À l'aide de larges fonds d'archives - dont beaucoup sont inédits -, il dessine le portrait brillant d'un incroyable personnage jusqu'ici incompris et desservi par sa légende noire. Il nous donne ce faisant un Fouché d'une surprenante actualité.

  • Les Jours de l'aventure, second tome de son anthologie Témoin parmi les hommes, est imprégné de cet esprit d'aventurier, propre au journaliste français. Témoin lucide sur les événements et la nature humaine de son époque, Joseph Kessel décrit d'abord sa lutte contre les derniers marchands d'esclaves dans le bassin de la mer Rouge. " Je venais de songer à des hommes noirs, taciturnes et résignés que j'avais remarqués trois ans plus tôt en terre arabe... Ces hommes étaient des esclaves. " Il ne s'agit pas du siècle dernier, mais de 1930 ! Puis c'est une autre grande aventure, européenne celle-là : l'Allemagne avant Hitler et la prise du pouvoir par le Führer. Kessel enchaînera sur New-York, l'Amérique de 1933 au bord de " l'abîme ", celle de la crise. Et pour finir, l'Espagne : " Ce fut à Port-Bou que je passai la frontière le 3 octobre 1934. Pour une fois je n'allai pas vers la tragédie ou l'aventure, elles m'attendaient au rendez-vous. " Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • Pourquoi l'odorat, ce sens primordial d'adaptation au danger comme de repérage du meilleur partenaire sexuel, demeure-t-ilsi méconnu ?

    Son histoire paradoxale, pour peu qu'on s'y attache, est des plus captivantes. Dans cette synthèse sans équivalent, Robert Muchembled mène l'enquête et présente les extraordinaires mutations de l'odorat en Occident, de la Renaissance au début du XIX e .
    Les sources utilisées sont multiples et riches : manuels de physiognomonie ; oeuvres de médecins, philosophes, poètes, conteurs, théologiens, polémistes, moralistes; traités de civilité; traité de « Secrets pour dames » ; édits royaux ; règlements du métier de gantier parfumeur ; inventaires après-décès (apothicaires, gantiers parfumeurs); iconographie du sens olfactif...
    Muchembled s'empare de cet extraordinaire ensemble et dresse l'histoire du puissant refoulement qui, depuis un demi-millénaire, nous a fait considérer l'odorat comme le plus méprisable des sens avant de le hisser au rang du plus affûté.
    Des miasmes exhalés par les concentrations humaines aux émanations intimes nauséabondes, des senteurs « excrémentielles » (musc, civette et ambre) prétendument protectrices de la peste aux condamnations des moralistes, de la révolution olfactive du XVIII e siècle, qui transforme la goutte de parfum floral ou fruité en vecteur d'hédonisme jusqu'aux dernières découvertes scientifiques, c'est à un extraordinaire voyage olfactif dans la civilisation des moeurs que Muchembled convie son lecteur.

  • Les vikings fascinent et laissent dans la mémoire collective des images fortes et contradictoires : pirates redoutables semant la terreur, navigateurs intrépides explorant des terres lointaines ou guerriers et commerçants en quête de richesses. Mais que sait-on réellement du mouvement viking et de ses dynamiques ? Quel monde naît de la rencontre des vikings avec les autres sociétés ?
    Parfois présentés comme les précurseurs d'une globalisation, les vikings et leur histoire s'interprètent en termes de routes, de réseaux et de diaspora, et non plus seulement sous l'angle des invasions. Le temps des vikings fut une période de circulation des hommes, de migrations qui contribuèrent à façonner certaines régions de l'Europe, voire au-delà, des terres de l'Atlantique nord (Islande, Groenland) jusqu'en Russie ou aux mondes byzantin et islamique. Les objets, les idées, les influences artistiques et religieuses, les objets culturels au sens large circulent, s'échangent, s'adaptent. Les transferts culturels qui y sont associés et leurs manifestations forment le fil conducteur de ce livre.
    La guerre et la violence restent au coeur des représentations associées aux vikings. Cependant, la confrontation n'était pas une fin en soi et elle laissait ouverte les voies à des compromis politiques et culturels. Les vikings rencontrèrent en effet des sociétés différentes, s'établirent au contact d'autres populations ou sur des terres vides d'habitants. Suivre ces expériences revient à s'interroger sur des situations « d'entre-deux », de cohabitation ou de rejet qui colorent le phénomène viking de manière singulière. La lecture de cet ouvrage novateur aidera ainsi à penser l'unité et la diversité des vikings.

  • Que signifie « l'exceptionnalisme » japonais ? Le pays est-il toujours une grande puissance industrielle ? Les traditions bloquent-elles les évolutions sociales ? Quelles sont les conséquences de la chute du taux de natalité ? Les relations sino-japonaises sont-elles vouées au conflit ? Le Japon peut-il être un acteur majeur sur la scène internationale ?
    Après avoir dominé la scène économique mondiale jusqu'à la fin du xxe siècle, le Japon semble céder la place au miracle chinois. Ses défis sont aujourd'hui multiples : croissance stagnante, population vieillissante, condition des femmes difficile, sentiment de déclin et d'entre-soi, loin d'un monde globalisé et pluriel.
    Pourtant, le Japon conserve une efficacité et une capacité de résilience hors normes héritées de ses multiples épreuves : bombardements atomiques en 1945, tremblements de terre, catastrophe de Fukushima... Terre d'innovations constantes, place financière incontournable, le pays le plus « occidental » d'Asie affirme ses valeurs libérales et démocratiques, son attachement à sa politique strictement défensive, tout en affichant une ambition plus importante en matière de sécurité.
    À l'heure où commence l'ère Reiwa (« Belle harmonie »), Valérie Niquet nous donne les clés pour mieux comprendre ce pays qui fascine autant qu'il déroute, ses spécificités, ses limites, mais aussi ses atouts qui prouvent qu'il est loin d'être hors course.

  • Depuis deux siècles, le mystère archéologique de la civilisation maya fascine. La découverte des palais de pierre, des temples et autres monuments dissimulés sous la végétation dense de la jungle, mais aussi l'astrologie, la cosmologie et le calendrier des Mayas ne cessent de captiver savants et amateurs. Arthur Demarest ressuscite ici cette civilisation perdue. Grâce aux acquis récents de l'archéologie, de la paléoécologie et de l'épigraphie, il met en lumière l'extraordinaire adaptation des Mayas à la forêt subtropicale humide, qui explique l'épanouissement de leur brillante civilisation dans un milieu à la fois hostile et fragile. En explorant les sociétés complexes des cités-états des Mayas et leur histoireversatile, l'auteur nous livre les clefs du prétendu« effondrement» maya.

  • Toujours redoutées, souvent dénoncées et parfois brillées, les sorcières hantent l'imaginaire occidental. Elles sont de tous les âges. Les Grecs avaient les leurs et nos sociétés contemporaines continuent d'en cultiver l'image. Mais que sait-on vraiment des sorcières et de leurs charmes ? Quelles fonctions leur ont été attribuées ? Et surtout, quelles représentations a-t-on projetées sur ces créatures surnaturelles, tour à tour magiciennes, fées ou diablesses ? Colette Arnould retrace ainsi l'étrange histoire de la sorcellerie depuis l'Antiquité jusqu'au XXe siècle, depuis les magiciennes Médée et Circé jusqu'aux adeptes contemporains du satanisme. S'appuyant sur des exemples tirés de la littérature autant que sur les grands textes sacrés ou les sinistres manuels de l'Inquisition, l'auteur éclaire le monde des peurs ancestrales. Ce panorama exhaustif dépasse alors largement la simple chronique : au fil des pages se profilent quelques grandes questions telles que la place des femmes dans la société, la tolérance ou la fascination pour le mal et la violence. Autant de sujets d'une actualité inquiétante.

  • L'Angleterre n'est pas une île. Elle occupe la partie méridionale d'un archipel, dont elle a lentement, méthodiquement, effectué l'exploration et la conquête. Poursuivant sa quête impériale pour s'étendre jusqu'aux confins du globe, l'Angleterre, « voisine d'aucun par la terre » est devenue au cours des âges « la voisine de tous par la mer ».
    Ainsi Bernard Cottret résume cette longue mutation commencée il y a près de mille ans avec Guillaume le Conquérant. Dans une approche originale, s'arrêtant sur des épisodes et des personnages à ses yeux significatifs,il offre la synthèsebrillante et limpideque l'on attendait.

    Bernard Cottret retrace, de Guillaume le Conquérant à nos jours, en passant par la révolution industrielle et l'ère des impérialismes de 1848 à 1914, près de mille ans de règnes successifs, de guerres, de révolutions et de crises économiques auxquels la France a été étroitement mêlée.

  • Un livre illustré qui permettra aux 9-12 ans de découvrir ce qu'était l'Égypte des pharaons en 50 drôles de questions.

    L'Égypte des pharaons est la plus incroyable histoire de tous les temps. Avec son décor époustouflant, ses gigantesques pyramides, ses colosses dressés en plein désert, son écriture longtemps top secrète et ses héros aux noms qui font rêver : Ramsès, Akhénaton, Toutankhamon, Néfertiti ou encore la star Cléopâtre qui séduit une autre vedette incontestéede l'Histoire,le RomainJules César.
    Sophie Lamoureux nous invite à remonter le temps pour découvrir tous les secrets de l'Égypte antique en 50 questions/réponsessérieuses,drôles ou plus insolites :

    Pourquoi les Égyptiens construisent-ils des pyramides ? Un pharaon, c'est comme un roi ? C'est quoi la malédiction de Toutankhamon ? Pourquoi le pharaon porte-t-il une barbichette ? Pourquoi faut-il se méfier du sphinx ? Néfertiti a-t-elle gagné le titre de Miss Égypte ? Pourquoi Ramsès II est-il aussi célèbre ?

  • Les Romains étaient-ils vraiment les bons vivants éclairés, libres dans leurs moeurs et dans leurs pensées, comme le laissent imaginer leurs statues, leurs poèmes érotiques et leur réputation de décadents ?

    Paul Veyne présente plutôt une société puritaine, dans laquelle on ne fait l'amour que la nuit sans allumer les lampes de peur de souiller le soleil, et qui semble avoir inventé le mariage chrétien avant les chrétiens ! Il n'en reste pas moins que les tabous existent pour être transgressés et que toutes les formes de perversion (sexuelles ou sociales), ainsi que la corruption politique, font partie intégrante de la vie des Romains dans l'Antiquité. C'est tout cela que nous pouvons découvrir à travers ce recueil de textes qui traitent entre autres de l'éloge de la virilité, de l'avortement, de l'homosexualité, des gladiateurs ou encore de la corruption...

  • Nos ancêtres les Gaulois ! Que savons-nous d'eux? Étaient-ils des barbares moustachus qui aimaient surtout guerroyer, avant d'être civilisés par les Romains ? Derrière ce vocable uniforme de « Gaulois » se cache en réalité des peuples multiples qui possèdent leurs assemblées politiques, leurs croyances, leurs coutumes, et qui sont d'excellents agriculteurs ! Mais comme ils n'ont pas pu écrire leur histoire, Sophie Lamoureux nous la raconte:
    Les Celtes et les Gaulois, c'est la même chose ?
    Pourquoi les jeunes Gaulois sont-ils si fiers d'avoir 10 ans ?
    Parlent-ils tous la même langue ?
    Boivent-ils vraiment de la potion magique ?
    Pourquoi Vercingétorix perd-il la bataille d'Alésia ?

    En 50 questions sérieuses, drôles ou insolites, offrez-vous un voyage à travers la Gaule. De Lutèce aux champs de batailles de Gergovie, en passant par les Alpes à dos d'éléphant, découvrez ce peuple à qui nous devons non seulement notre côté vantard et querelleur, mais aussi notre vitalité et notre ingéniosité. Plus une minute à perdre, par Toutatis!

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