Livres en VO

  • Christine de Pizan, née en 1364 à Venise et morte en 1430 à Poissy, a connu de son vivant une très grande renommée et a occupé une place majeure dans la vie intellectuelle et les débats d'idées de son temps. Poète certes, elle écrit aussi avec une autorité reconnue dans les domaines politiques, historiques, philosophiques et est généralement considérée comme la première femme ayant vécu de sa plume.

    Cependant son oeuvre tombe dans l'oubli après la Renaissance et il faut attendre le XXe siècle pour qu'on la relise, regain d'intérêt qui est l'oeuvre de féministes qui voient en elle, souvent à juste titre , une pionnière de leur cause. Elle s'est par exemple opposée vivement à Jean de Meung et à la misogynie du Roman de la rose. Il est temps de relire et redécouvrir une oeuvre dont Jacques Roubaud considère qu'elle atteint un sommet dans l'art de la ballade. C'est Jacqueline Cerquiglini-Toulet qui présente ici, avec enthousiasme et empathie, les fameuses ballades accompagnées d'une traduction en français moderne. Cette parution est autant un événement littéraire qu'une justice rendue.

  • Ecrit pour une conférence, en 1930, Jeu et théorie du duende «donne une leçon simple sur l'esprit caché de la douloureuse Espagne.» Le «duende» est un mot espagnol sans équivalent français. Il dérive, au sens étymologique du terme, de l'expression : «dueño de la casa» (maître de la maison). Le duende serait un esprit qui, d'après la tradition populaire, viendrait déranger l'intimité des foyers. Le second sens du terme est enraciné dans la région andalouse. Le duende désignerait alors «un charme mystérieux et indicible», rencontré dans les moments de grâce du flamenco. Ses manifestations s'apparenteraient à des scènes d'envoûtement. Les deux significations se rejoignent dans l'évocation d'une présence magique ou surnaturelle. Si le duende est universel et concerne tous les arts, c'est dans la musique, la danse et la poésie clamée qu'il se déploie pleinement, puisque ces arts nécessitent un interprète. Or, le duende n'existe pas sans un corps à habiter. Il s'incarne dans un embrasement obscur du soliste et du public, laÌ ouÌ les notions d'inteìrieur et d'exteìrieur n'ont pas lieu d'être. Ce minuscule décalage du regard qui donne à voir l'intervalle entre les choses, bouleverse le mode de pensée cartésien. Le duende, personnifié en esprit malicieux, semble être celui qui se produit, lors des représentations flamenco, drapé dans les gestes des danseuses et les voix des chanteurs. Garcia Lorca nous invite à pénétrer cet état comme on pénètrerait l'Etat espagnol, sa profusion de culture, sa fraîcheur, son obscurité tout à la fois.

  • Né en 1431 ou 1432, mort " après 1463 ", François de Montcorbier, ou des Loges, est passé à la postérité sous le nom de son supposé bienfaiteur, Guillaume de Villon. Si la vie du poète a toujours été entourée de mystère, son oeuvre, en revanche, a très vite été imprimée et diffusée : seize éditions se sont succédé de 1489 (Pierre Levet) à 1532 (Clément Marot). Aujourd'hui, la syntaxe et le vocabulaire ont tellement évolué depuis le XVe siècle que la langue de Villon est devenue difficile à comprendre pour nos contemporains. C'est donc une " traduction véritable qui est proposée dans ce livre, sous une forme " bilingue " - et bicolore : en noir et gros caractères les strophes " originales " à l'orthographe modernisée ; en bleu et petits caractères la traduction en français contemporain. Le savoir ne s'oppose pas au goût : comprendre les vers de Villon non seulement n'empêche pas de les goûter mais, au contraire, permet d'en saisir à la fois la portée, l'humour, la force et la grâce.

  • Paris

    Collectif

    Covering Paris, this work features highlights of the city, including: Palais du Louvre, the streets of the Marais, Sacre Coeur and Montmartre, the Latin Quarter, Jardin du Luxembourg, Musee National d Orsay and the Eiffel Tower. It is ideal for pleasure seeking city breakers.

  • Les Notes sur la mélodie des choses datent de 1898. A la lumière de ce que sera l'oeuvre de Rilke, c'est sa poésie même qui, ici, se cherche. Le livre, d'une grande beauté, annonce magistralement son art poétique. L'ouvrage traite de cette atmosphère qui pousse les êtres à sor tir de leur individualité, pour se rejoindre en un choeur mélodieux, summum de l'accomplissement en art. Un autel sur lequel brûle une flamme sacrée figure, pour l'auteur, cet accomplissement.Rainer Maria Rilke a 23 ans lorsqu'il écrit ses Notes. Il a rencontré Lou Andrea Salomé l'année précédente, à Munich, où il étudie la philosophie et l'histoire de l'art. On peut supposer qu'elle lui a longuement parlé de Nietzsche. On trouve dans ces Notes, l'influence implicite de la Naissance de la tragédie. La distinction premier-plan/arrière-fond, l'articulation entre solitude et communauté renvoient aux considérations nietzschéennes sur l'apollinien et le dionysiaque. Rilke, comme Nietzsche, appelle de ses voeux une réforme de la scène qui soit, du même coup, un bouleversement dans la culture et jusque dans la vie, et mette en rapport les opposés. Or l'art, jusqu'ici, n'a pas oeuvré en ce sens.La mélodie des choses ne quittera jamais Rainer Maria Rilke. L'extrême attention portée à la fois au tout proche et à l'immensité de l'ouvert sera, jusqu'à la fin, l'un des traits constants de sa poésie ; la solitude en sera l'élément vital. Ce sont ses poèmes qui dresseront vraiment le théâtre de la mélodie des choses.

  • Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas pour William Blake deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. D'où ce titre ingénieux, Le Mariage du Ciel et de l'Enfer. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Quand il évoque Jésus, c'est pour montrer les manquements du Sauveur aux dix commandements. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.

  • Au titre-jeu de mots, ce recueil a paru pour la première fois en 1927, vingt ans après Musique de chambre, qui lui avait valu l'admiration de poètes déjà reconnus, notamment Ezra Pound et T.S.Eliot. Avant d'être romancier, Joyce est d'abord poète ou. poémier. Pour lui, la poésie est un jeu, «art mineur», dit-il, mais aussi un véritable laboratoire de recherches linguistiques. Tout le ressort de l'oeuvre romanesque se retrouve là, dans ces po(è)mmes. Pourtant, sans jamais cesser d'être des jeux de l'esprit, ceux-ci distillent un sentiment de désenchantement. Ils sont en e. et marqués du sceau d'une dérive, physique (Dublin, Trieste, Zurich et Paris) et morale. Ils sont amers. Les pommes d'or du jardin des Hespérides réservent des surprises. « Tout un monde dans une coquille de noix. »

  • On connaît tous l'adage «Carpe diem.» Ce qui est moins connu, en revanche, c'est qu'il est tiré des « Odes » d'Horace. Tout imprégné d'épicurisme, ces poèmes célèbrent le bonheur d'une vie simple, à l'abri des tentations de l'ambition ou de la richesse, et la sagesse de vivre pleinement l'instant, que la perspective du déclin et de la mort rend plus émouvant encore. Ce livre, grâce aux notes et à la traduction proposée en regard, permet au lecteur de redécouvrir une oeuvre qui inspira profondément Ronsard, La Fontaine, Molière, ou encore Hugo ; bref une oeuvre à la source de notre propre littérature.

  • « Diseur d'obscénités » pour Épictète, « pourceau » pour d'autres, Épicure a suscité des débats acharnés. Appel à la libération individuelle vis-à-vis des craintes et des illusions, attaque en règle de la superstition, sa philosophie était peut-être trop novatrice. Elle passa à la postérité grâce au De rerum natura de Lucrèce, et à la Vie d'Épicure de Diogène Laërce qui retranscrit les Abrégés philosophiques du maître et ses Maximes capitales - avant que la découverte, à Herculanum, d'une bibliothèque philosophique ne fasse resurgir d'autres écrits épicuriens. Ce volume s'ouvre sur l'indispensable témoignage de Diogène Laërce, puis il offre, pour la première fois en français, une traduction des fragments retrouvés de La Nature d'Épicure. Suivent les recueils de témoignages et de fragments relatifs aux disciples de la première génération (Métrodore, Hermarque.), dans une présentation identique à celle du volume que la Pléiade a consacré aux Présocratiques. Des disciples du Jardin qui fleurirent au tournant des IIe-Ier siècles avant notre ère, on donne les quelques textes, de Zénon de Sidon, de Philodème, qui nous sont parvenus, et bien entendu le poème de Lucrèce, ici publié dans une nouvelle traduction. En contrepoint s'impose le témoignage de Cicéron, un des principaux détracteurs de l'épicurisme. Enfin, on s'attache à l'épicurisme des Ier-IIIe siècles, connu surtout à travers des témoignages (Plutarque, Sénèque, Galien). Le volume se clôt sur Diogène d'oenoanda qui voulut donner à lire aux habitants de sa cité les préceptes épicuriens en les gravant sur un mur. Ainsi nous est restituée la philosophie épicurienne, avec laquelle s'est constituée toute une dimension de la modernité.

  • Première publication consacrée à cette photographe étonnante : restée inconnue de son vivant, Vivian Maier prit plus de 10 000 clichés dans les rues de Chicago et d'autres villes. Ses images, retrouvées récemment dans un grenier, lui valent une notoriété posthume d'ampleur mondiale.

  • Un ouvrage de vocabulaire qui associe richesse du contenu et lisibilité de la présentation pour un apprentissage motivant. Organisé en sections de deux pages, il propose une sélection de mots véritablement utiles selon un classement qui facilite la mémorisation.

  • De Pline, Buffon écrit avec admiration, au fronton de sa propre histoire naturelle, qu'il « a travaillé sur un plan bien plus grand que celui d'Aristote : il a voulu tout embrasser, et il semble avoir mesuré la nature et l'avoir trouvée trop petite encore pour l'étendue de son esprit ». Le monumental livre de Pline n'est pas seulement l'un des documents les plus précieux que l'Antiquité nous ait laissés, il est surtout le signe d'une érudition bien singulière dans un tempérament parfaitement original. Nous ne saurons jamais avec certitude ce qui motiva cet homme de guerre et d'État à l'écriture d'une oeuvre dont l'esprit se pose au contraire de ce qui semble devoir constituer sa situation. Et l'on ne cessera jamais non plus de s'émerveiller face à l'étrangeté d'un livre qui non seulement recueille si vastement la totalité, traitant d'astronomie, de physique, de géographie, d'agriculture, de commerce, de médecine, d'histoire, de minéralogie, de botanique, d'art, de théologie ou de philosophie, mais également pose sur l'univers qu'il a rendu visible un regard de satiété dont ressort constamment la conclusion que les dieux sont pauvres et que cette totalité où ils habitent ne suffit pas.
    L'émerveillement sincère devant tant d'objets, d'animaux, de parfums, de pierreries, de faits d'armes, de pays, de coutumes, de doctrines, de cultures et de cultes s'accompagne chez Pline d'une autre sincérité : celle d'une conscience d'homme ressentant la capacité du mystérieux recul dans lequel elle envisage la totalité et ses parties, s'y impliquant ou, précisément, bâtissant dans la neutralité l'encyclopédie du monde. Derrière l'entreprise gigantesque de Pline ressort non pas seulement la singulière richesse d'un contenu, mais la pensée qui s'en est détachée.
    Au I er siècle de notre ère, Pline vient à la fois offrir la plus belle des encyclopédies R il reste aujourd'hui le seul auteur à rapporter certains phénomènes ou à constituer la source de nombreux faits R et donner expression à la conscience qu'elle ne se réduit pas à la totalité, si vaste soit-elle. L'Histoire naturelle est ce livre étrange et magistral qui dit d'un seul geste le contenu du savoir dans la condition de l'homme : tenant au creux de sa main l'univers entier qu'il transmet à tous, il est traversé en même temps par un souffle marginal, en qui est ressentie la preuve que son écriture n'est possible que si l'esprit est étranger à ce monde rempli d'étrangetés. C'est ainsi depuis un regard jeté du haut de sa condition que, dans cette oeuvre odysséenne, le lecteur assiste à l'éclosion de chaque détail du monde au sein de l'histoire d'homme.

  • Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da Vinci écouter, dit Leonardo da Vinci), né à Vinci le 15 avril 1452 et mort à Amboise le 2 mai 1519, est un peintre italien et un homme d'esprit universel, à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste « Je ne décris pas ma méthode pour rester sous l'eau ni combien de temps je peux y rester sans manger. Et je ne les publie et ne les divulgue pas, en raison de la nature maléfique des hommes, qui les utiliseraient pour l'assassinat au fond de la mer en détruisant les navires en les coulant, eux et les hommes qu'ils transportent. »

  • Avec la publication de« Purgatoire», deuxième volet de cette traduction novatrice de la «Divine Comédie »par Danièle Robert, Actes Sud se donne pour mission de contribuer à faire rayonner cette oeuvre unique, véritable monument du patrimoine mondial.

  • Yves Klein

    Yves Klein

    Yves Klein est né le 28 avril 1928 à Nice et mort le 6 juin 1962 à Paris.
    « Il ne suffit pas bien sûr, de dire ou d'écrire ou de proclamer : «J'ai dépassé la problématique de l'art !», il faut encore l'avoir fait, comme je pense l'avoir fait. » Événement :
    Yves Klein, Rodez, musée Soulages, du 21 juin au 3 novembre 2019

  • Berthe Morisot est née le 14 janvier 1841 à Bourges et morte le 2 mars 1895 à Paris.

    « Le désir de glorification après la mort me paraît une ambition démesurée. La mienne se bornerait à vouloir fixer quelque chose de ce qui passe : oh ! quelque chose !
    La moindre des choses. Eh bien, cette ambition-là est encore démesurée ! » Berthe Morisot, Paris, musée d'Orsay, du 18 juin au 22 septembre 2019.

  • Depuis le XIXe siècle, le succès de François Villon (1431-1463 ?) ne s'est plus démenti. Sa vie, réelle ou légendaire, fascine ; son oeuvre a inspiré écrivains, illustrateurs et compositeurs. Des chanteurs comme Georges Brassens ont définitivement assuré son succès auprès d'un large public, surtout en France. Mais, si le " povre escollier " est le plus célèbre parmi les poètes du Moyen Âge, il reste à nos yeux un auteur des plus difficiles à cerner. Les multiples études qui lui sont désormais consacrées placent les ballades, le Lais et le Testament sous des éclairages trop changeants pour ne pas dérouter le lecteur. Le temps était venu de refaire le point. Grâce aux éditions d'un nombre important d'oeuvres du XVe siècle, il est aujourd'hui possible de mieux percevoir la place qui revient à François Villon entre la culture de la ville et la culture des cours, mais aussi de comprendre pourquoi cette oeuvre, si ancrée dans le Paris de son époque, en partie écrite dans le jargon des Coquillards, a pu traverser les siècles.

  • Henri de Toulouse-Lautrec (dit Toulouse-Lautrec) est né le 24 novembre 1864 à Albi et mort le 9 septembre 1901, au château Malromé, à Saint-André-du-Bois.

    « Je voudrais vous parler un peu de ce que je fais, mais c'est tellement spécial, tellement hors la loi. » Principales collections en France :
    - Albi, musée Toulouse-Lautrec ;
    - Paris, musée d'Orsay.

    Événement :
    Toulouse-Lautrec : absolument moderne, Paris, Grand Palais, du 9 octobre 2019 au 27 janvier 2020.

  • Victor Brauner

    Victor Brauner

    Victor Brauner, est né le 15 juin 1903 à Piatra Neam? en Roumanie et mort le 12 mars 1966 à Paris.

    D'abord dadaïste, Brauner fut l'une des figures les plus fortes et les plus déroutantes de la peinture surréaliste.
    « En deçà de la réalité apparente, se trouve une réalité subversive qui a ses lois, monde caché et secret, monde lyrique d'où naît l'héroïsme et l'exaltation du danger. » Victor Brauner L'oeuvre de Victor Brauner est présente dans de nombreux musées français et étrangers, et particulièrement :
    - Paris, musée national d'Art moderne, Centre Pompidou - Paris, musée d'Art moderne de la Ville de Paris - Sables-d'Olonne, musée de l'Abbaye Sainte-Croix - Saint-Étienne, musée d'Art moderne et contemporain de Saint-Étienne métropole - Strasbourg, musée d'Art moderne et contemporain

  • Édouard Manet est né le 23 janvier 1832 à Paris et mort le 30 avril 1883 à Paris.

    « Montrer est la question vitale, le sine qua non pour l'artiste, car il arrive après quelques contemplations qu'on se familiarise avec ce qui surprenait, et, si l'on veut, choquait. Peu à peu, on le comprend et on l'admet.
    Le temps lui-même agit sur les tableaux avec un insensible polissoir et en fond les rudesses primitives.
    Montrer, c'est trouver des amis et des alliés pour la lutte.
    M. Manet a toujours reconnu le talent où il se trouve et n'a prétendu ni renverser une ancienne peinture, ni en créer une nouvelle. Il a cherché simplement à être lui- même et non un autre. »

  • Auguste rodin

    Auguste Rodin

    Paroles d'artiste est une collection de format poche pour découvrir ou redécouvrir les grands maître de l'art ancien, moderne et contemporain.
    Cette série d'ouvrages monographiques permet d'envisager l'univers d'un artiste à travers une sélection de trente reproductions représentatives de l'ensemble de son oeuvre. Chaque reproduction est associée à une citation extraite d'un entretien, d'une correspondance ou d'un écrit de l'artiste lui-même.
    Afin de rendre accessible cette collection aux très nombreux visiteurs étrangers de nos musées et collections publiques françaises, Paroles d'attiste est bilingue anglais-français.
    En 64 pages, quelque .30 reproductions et pour seulement 6,50 euros, le lecteur se retrouve immergé dans l'esprit et l'oeuvre de l'artiste.

  • Henri Michaux est né à Namur (Belgique) le 24 mai 1899. Naturalisé en 1955, il est mort à Paris le 19 octobre 1984.

    « Je peins comme j'écris. Pour trouver, pour me retrouver, pour trouver mon propre bien que je possédais sans le savoir. Pour en avoir la surprise et en même temps le plaisir de le reconnaître. Pour faire ou voir apparaître un certaine vague, une certaine aura où d'autres veulent ou voient du plein.
    Pour rendre l'impression de «présence» partout, pour montrer (et d'abord à moi) les emmêlements, les mouvements désordonnés, l'animation extrême des «je ne sais quoi» qui remuent dans mes lointains et cherchent à prendre pied sur le rivage. »

  • Eugène Delacroix est né le 26 avril 1798 à Charenton- Saint-Maurice et décédé à Paris le 13 août 1863.
    Proche de Géricault au début de sa carrière, Delacroix a été très vite reconnu et est considéré comme le principal représentant du romantisme dans la peinture française du XIX e siècle. Peintre prolixe, il a laissé, outre de nombreux dessins et croquis, des gravures et lithographies, quelques articles publiés en revue et un célèbre Journal où s'affirme un réel talent littéraire.

    « Ce qu'il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions que je crée avec ma peinture. Le reste est un sable mouvant. »

  • Paul Gauguin

    Paul Gauguin

    Paul Gauguin, né le 7 juin 1848 à Paris et décédé le 8 mai 1903 à Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises.

    Paul Gauguin, peintre postimpressionniste, chef de file de l'Ecole de Pont-Aven, également inspirateur des Nabis, est un peintre français majeur du XIX e siècle et un des précurseurs les plus influents de l'art moderne aux côtés de Cézanne. C'est en 1886 qu'il fait la rencontre du peintre Emile Bernard, à Pont-Aven et son style évoluera sous son influence vers quelque chose de plus naturel et synthétique. En 1888, il tente vainement à Arles l'expérience de vivre avec Van Gogh. Gauguin produit des chefs-d'oeuvre mais reste sans succès. En 1891, ruiné, il s'embarque pour la Polynésie où il finit sa vie en insoumis et toujours inspiré.

    « Au fond la peinture est comme l'homme, mortel mais toujours en lutte contre la matière. » Lettre de Gauguin à Emile Bernard.

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