Belin

  • Le grec et le latin n'irriguent pas seulement notre culture littéraire et artistique. Ils ont aussi, chacun à leur façon, construit notre langue.
    Connaître les racines grecques et latines, c'est découvrir un trésor en accédant aux sources d'une multitude de mots du français courant et du vocabulaire technique et scientifique. C'est aussi comprendre comment se créent les mots nouveaux qui enrichissent chaque jour le français. C'est ainsi que ces langues dites anciennes prennent une part active à notre modernité.
    Un classement clair, l'humour mêlé à la rigueur linguistique, quelques défis ludiques lancés au lecteur font de ce livre un ouvrage de référence accessible à tous et facile à consulter grâce à un double index (mots et racines).

  • Connaître son propre nom n'est pas un grand exploit. En connaître la signification est une autre affaire, car les plus transparents ont leurs secrets, leur histoire et, souvent, leurs origines lointaines.
    Quelque 5 000 noms de familles sont étudiés ici, certains articles étant agrémentés d'une courte biographie d'un personnage illustre, porteur de ce nom. Ces notices tissent, entre l'histoire de notre pays et celle de ses familles, un réseau remarquable de correspondances à travers les siècles.
    De même, chaque nom de commune a sa signification, d'apparence parfois trompeuse : non, Bordeaux n'est pas la ville du bord de l'eau, Lille n'évoque aucune île, et Oreilla n'a rien à voir avec l'ouïe. Ce livre donne la clef de plus de 4000 noms de villes ou villages. Il montre comment s'est construite notre toponymie et nous fait revivre, à travers les noms qui en portent la marque, les moments décisifs de l'histoire de la France.

  • Pourquoi à Rome ne parlait-on pas romain ? Ce livre est sans doute le premier à poser cette question, qui implique que les Romains ne s'identifiaient pas totalement avec cette langue que nous appelons le latin et que nous distinguons soigneusement - trop sans doute - du grec.
    A Rome, selon le moment ou le lieu, selon le sexe, selon le statut social, selon l'image qu'on veut donner de soi, on écrit un poème en grec ou en latin, on parle philosophie en grec ou en latin, on s'insulte en grec ou en latin. Et plus souvent encore en mélangeant les deux. César selon Suétone serait mort dans les deux langues, s'adressant en latin à ses ennemis politiques, en grec à son fils. Les Romains n'étaient pas bilingues car le grec et le latin forment à Rome un seul langage, celui de la civilisation romaine dont ils servent deux imaginaires différents et inséparables.
    Le grec exalte les plaisirs de la ville, des bains du banquet, tous les raffinements de la culture matérielle et intellectuelle ; le latin fait entendre la majesté du peuple et du sénat, le mos maiorum - l'identité d'avant -, et c'est en latin qu'on s'adresse aux dieux.

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