Pu De Rennes

  • Ennius, l'un des premiers grands poètes de Rome, aimait à dire qu'il avait trois coeurs, parce qu'il savait, outre la langue de son enfance, le grec et le latin.

    À trop cloisonner les disciplines, l'Université française risque de se couper d'une tradition humaniste européenne, si brillamment illustrée jadis par les Estienne, les Érasme, les Ficin, et tous ceux qui se reconnaissaient héritiers d'une civilisation fondamentalement bilingue.

    Le Lexicon permet de remonter des mots français aux mots utilisés par les Romains et les Grecs, et inversement - selon trois ordres de lecture possibles : du français au grec via le latin, du latin au grec via le français, et du grec au latin via le français.

    Ce dictionnaire sans précédent s'adresse non seulement aux étudiants des filières classiques (lettres, histoire, philosophie), mais, bien plus largement, à tous les esprits curieux de retrouver les origines de leur langue et de leur civilisation, en circulant librement de Paris à Athènes via Rome.

    Post-scriptum : Cette nouvelle édition est enrichie de centaines de mots grecs, poétiques ou techniques. De plus, le lecteur novice, non rompu à la "morphologie" du grec et du latin, pourra, grâce aux tables alphabétiques, remonter aisément aux formes verbales premières.

  • L'expression "...(grec)" (autos ephên) - en latin Ipse dixit - était employée par les disciples de Pythagore pour souligner le caractère irrévocable de l'autorité de leur maître. Dans ce livre, c'est donc aux auteurs latins qu'Estelle Debouy souhaite laisser la parole : ainsi, plutôt que de lui faire réviser des règles de grammaire, elle propose au lecteur qui a le désir de perfectionner son latin, de se replonger dans la lecture des grands auteurs de l'Antiquité latine.

    A travers la lecture bilingue de proverbes latins en contexte, ce livre permettra au lecteur de se remettre de façon plaisante à l'apprentissage de la langue. Chaque extrait porte sur des expressions familières qu'il aura l'occasion de redécouvrir dans leur contexte original : il trouvera bien sûr des locutions latines employées dans la langue de tous les jours, comme Vrbi et orbi ; mais aussi un certain nombre d'expressions que les Latins employaient déjà : si certaines sont passées telles quelles en français, comme homo homini lupus, d'autres, en revanche, sont directement traduites du latin. On les emploie donc sans savoir quelles viennent de la langue de Cicéron : qui se doute que Cicéron lui-même désignait déjà l'argent comme "le nerf de la guerre" ?

    Tout en traduisant ces courts extraits, le lecteur pourra non seulement renforcer sa connaissance des principaux points de la grammaire latine, mais aussi redonner du sens à des expressions qu'il emploie quotidiennement. En somme, l'auteur l'invite à "mêler l'utile à l'agréable" !

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