• Arrachés violemment à leur terre et à leurs proches, ils furent des millions à se retrouver enchaînés, entassés comme des bêtes dans des bateaux, contraints à traverser à pied forêts ou déserts dans des conditions tellement inhumaines que presque la moitié d'entre eux en mouraient. Ce crime effroyable, qui a dévasté l'Afrique subsaharienne, a pris de nombreux visages au cours des siècles. Car ses exécuteurs et ses commanditaires sont issus de tous les horizons : de l'Afrique elle-même avec la traite interne, des différentes terres musulmanes avec les traites orientales, de l'Europe avec la traite atlantique.
    Pour comprendre l'ampleur et la complexité historique de l'esclavage des Noirs, il faut donc en faire la géographie, qui passe par les routes des différentes traites. C'est cette synthèse que Catherine Coquery-Vidrovitch nous présente ici avec rigueur et pédagogie, loin de toute polémique. Elle s'appuie sur son savoir immense d'historienne de l'Afrique, mais aussi sur le riche matériau réuni dans une série de quatre films intitulée Les Routes de l'esclavage, diffusée par la chaîne ARTE, dont elle a été la conseillère historique, et où interviennent les meilleurs spécialistes issus de nombreux pays.
    Un ouvrage aussi passionnant que terrible, qui révèle les rouages d'un système criminel sur lequel s'est construit en grande partie notre monde actuel.

  • De la période précoloniale aux années 2008-2009 (la fin de Mobutu et la guerre civile), en passant par lexploration de Stanley (1870), cette histoire du Congo navait jamais été écrite. Se fondant sur un travail de documentation époustouflant et des mois denquête parfois rocambolesque, voire périlleuse, David Van Reybrouck prend tour à tour la plume du romancier, du journaliste et du dramaturge pour raconter ce pays avec une inlassable curiosité, une ingénieuse rigueur et un réel courage.

    Il signe un essai total, une somme extrêmement riche, un livre de référence mais aussi un hymne jubilatoire à lextraordinaire vitalité de tout un peuple qui a déjà passionné plus de 300 000 lecteurs aux Pays-Bas et dans les Flandres.

  • L'Afrique ancienne a une histoire. Cette histoire est celle de civilisations de la diversité qui se façonnent et cohabitent, tantôt hégémoniques, tantôt fluides, dans des milieux exigeants et contrastés. Fruit de recherches accumulées depuis des décennies, c'est une histoire de l'Afrique à la fois neuve, foisonnante et inattendue que raconte ce livre. On pense aux puissants royaumes de Kerma, Aksum, Méroé, Ghâna, Kongo, ou encore aux empires islamiques et chrétiens médiévaux. On parcourt, tels des marchands grecs, arabes ou persans, des villes prospères, du Sahel au Nil et de l'Ethiopie à Madagascar. On visite Tombouctou, Lalibela et le Grand Zimbabwe, sans oublier la civilisation nomade des éleveurs de vaches, les chasseurs-cueilleurs, les innovations techniques ou les flambées artistiques.
    Si l'histoire semble se dérober quelquefois, c'est que les témoignages écrits manquent. Là réside le défi de ce livre : faire de toute trace, matérielle ou immatérielle, un document. Ce seront des vestiges d'outils, de parures, des fragments de langues, des gènes d'animaux ou de plantes, qui permettent de remonter à l'histoire d'avant l'histoire ; ce sont les peintures rupestres du Sahara et même des paysages, qui racontent les sociétés ; ce seront des épisodes remémorés et transmis oralement.
    Une somme unique, qui réunit, sous la direction de François-Xavier Fauvelle, les meilleurs spécialistes au monde, quelquefois les seuls de leur domaine, et se donne pour ambition d'illustrer autant la diversité des trajectoires historiques des civilisations anciennes de l'Afrique que celle des terrains et des ressources des historiens.

  • L'Afrique subsaharienne est le berceau de l'humanité, et son histoire la plus vieille du monde. Ce petit livre, qui se destine à un public curieux mais non spécialiste, se nourrit d'un demi-siècle de travaux fondamentaux portant sur la question. Non seulement il fait le point sur une histoire au moins aussi variée et passionnante que celle des autres continents, mais il s'attache à déconstruire un à un les grands clichés qui continuent de nourrir les imaginaires occidentaux ; ceux qui font de l'Afrique un continent subalterne, à part, irrémédiablement à la traîne.
    Or l'Afrique, depuis toujours, influe sur le reste du monde. Elle lui a fourni main-d'oeuvre, or et matières premières, qui ont joué un rôle essentiel, aujourd'hui encore méconnu, dans la mondialisation économique. Elle a développé, au fil des siècles, un savoir parfaitement adapté à ses conditions environnementales, savoir qui fut taillé en pièces par l'extrême brutalité de la colonisation, pourtant si brève au regard de l'histoire longue.
    Mais si on lui a beaucoup pris, l'Afrique a aussi donné, avec une formidable vitalité. 

  • L'Afrique est un continent immense et les sociétés qui l'habitent ont connu des trajectoires historiques multiples au cours des millénaires, sans cesser d'interagir entre elles et avec les mondes extérieurs. Cinq grandes périodes scandent cette histoire :

    - L'Afrique ancienne (depuis la préhistoire jusqu'au XVe siècle), à la fois berceau et creuset de diversité linguistique, technique, politique.
    - L'Afrique moderne (du XVe au XVIIIe siècle), ses grands royaumes et le début de la présence européenne.
    - L'Afrique souveraine (XIXe siècle), après l'abolition de la traite atlantique et les reconversions économiques africaines.
    - L'Afrique sous domination coloniale, entre « partage » du continent, résistances anticoloniales et décolonisations.
    - L'Afrique des indépendances, qui relève de nombreux défis politiques, économiques et sociaux.
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  • Pendant les quatre cents ans que dura la traite négrière, plus de quatorze millions de prisonniers africains, réduits en esclavage, traversèrent l'Atlantique pour devenir une main-d'oeuvre de masse, précieuse et gratuite. Marcus Rediker nous entraîne à bord de ces monstrueux « donjons flottants » et reconstitue ces voyages terrifiants au cours desquels périrent deux millions de personnes. Il se fait ainsi le narrateur des conditions de vie terrifiantes des esclaves, de la peur des équipages enfermés à bord de ces poudrières, des rapports hiérarchiques extrêmement durs, des relations entre marins et prisonniers. Il fait, enfin, une large place aux révoltes, à l'issue souvent sanglante, que les esclaves issus d'ethnies diverses ont été capables d'organiser.

  • L'histoire de toutes les grandes cités mêle la gloire et la douleur. Mais Carthage, juchée sur son promontoire africain, semble vivre avec plus d'intensité encore ses aventures et ses renaissances. Sa destruction par les Romains en 146 avant J.-C., condamnation définitive, n'empêcha pas les maisons à demi ruinées d'être relevées un siècle plus tard, les hommes de se battre et le commerce de prospérer de nouveau.
    Fondée par les Phéniciens en 814 et rasée par les souverains hafsides, après l'expédition de Saint-Louis en 1270, elle fut l'une des grandes villes antiques, sans doute millionnaire, rivale de Rome, capitale de l'Africa, égale d'Alexandrie ou d'Antioche. Aujourd'hui encore, ses vestiges recouverts par l'extension sans fin de Tunis paraissent toujours porter l'aura singulière de la métropole antique.
    Samir Aounallah nous offre ici une synthèse unique, la plus complète et la plus informée à ce jour, sur ce joyau de notre patrimoine mondial, embrassant l'histoire et l'archéologie depuis le mythe de fondation par une femme, Élissa, jusqu'aux périodes vandales et byzantines.

  • Ce catalogue d'exposition (Musée du quai Branly, du 19 novembre 2019 au 29 mars 2020) explore les multiples manières dont cet élément a été fondu et forgé par les Africains, maîtres du feu et de la transformation. L'âge du fer a révolutionné l'Afrique et transformé à jamais la civilisation, du point de vue pratique, symbolique et cosmologique. Depuis plus de deux millénaires, le travail du fer façonne en profondeur les cultures africaines, qui proposent un ensemble particulièrement diversifié et sophistiqué d'outils et de formes en fer forgé. Cet ouvrage constitue ainsi la présentation de l'art des forgerons africains et de leur rôle dans la vie des communautés la plus complète jamais réalisée dans le monde.

  • Connus dès le temps des pharaons égyptiens, les Berbères ont occupé un immense territoire, de la Méditerranée au sud du Niger, de l'Atlantique au voisinage du Nil. Les millénaires ont passé et, malgré les vicissitudes d'une histoire particulièrement mouvementée, des groupes de populations berbères subsistent de nos jours dans une douzaine de pays africains, coupés les uns des autres mais fidèles pour la plupart à leur culture, à leur langue et à leurs traditions.
    Paru en 1980, cet ouvrage de Gabriel Camps proposait pour la première fois une étude complète de l'histoire et de l'identité berbères, prenant en compte toutes les disciplines - archéologie, géographie, ethnologie, linguistique, arts... - avec une exigence scientifique et une qualité de synthèse qui en font aujourd'hui encore une référence aussi incontestée qu'inégalée. Cette édition est présentée par Salem Chaker, professeur à l'INALCO, spécialiste de linguistique berbère.

  • L'apartheid, cette utopie totalitaire, voulait figer le temps, l'empêcher de mélanger les individus, de transformer les identités. Avec la transition démocratique « miracle » sud-africain des années 1990, la lente naissance d'une nation a repris son cours.

    Il faut donc partir de loin pour saisir le présent. Au cours des siècles, dans la rencontre et l'échange, dans la violence de la conquête et de l'exclusion, se sont redessinés les espaces et les cultures. Des sociétés se sont façonnées : les royaumes africains du Zimbabwe au pays Zulu, la colonie du Cap de Bonne-Espérance, le pays de la ségrégation instituée. De cette histoire multiple, de mémoires souvent blessées, de territoires morcelés, les habitants du sud de l'Afrique ont fait l'Afrique du Sud.

  • Des origines de l'Homme aux conflits d'aujourd'hui, au fil de 250 cartes accompagnées de notices explicatives, cet atlas inscrit sur la longue durée, fait le bilan des connaissances historiques autour du continent africain à travers les permanences et les ruptures qui expliquent les crises actuelles et qui permettent d'annoncer celles de demain.Cet ouvrage, sans équivalent, est l'outil de référence indispensable à tous ceux qui veulent connaître les constantes historiques et ethniques qui fondent la géopolitique de l'Afrique, ou plus exactement des Afriques, et sans la connaissance desquelles tout ce qui est dit ou écrit sur ce continent relève de l'artificialité.
    Bernard Lugan a écrit plus de 30 ouvrages consacrés à l'Afrique. Il est universitaire et expert auprès du TPIR (ONU). Il fut professeur à l'École de Guerre et aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il dirige la revue par internet l'Afrique Réelle.

  • Ce livre nous entraîne au bout de l'Afrique sur les traces d'un peuple oublié, ce peuple dont est issu la tristement célèbre « Vénus hottentote ». Dès qu'il paraît, au temps des Grandes Découvertes, son étrangeté radicale effraie ou émerveille. Voici donc le pire ou le meilleur des sauvages, en tout cas le plus exemplaire : il est ce que nous - Européens, modernes, conquérants - ne pouvons plus être. Inadaptés au monde qui se construit à leurs dépens, ces femmes et ces hommes deviennent la caricature d'un peuple meurtri, bientôt retranché de la terre et de l'histoire.

    Parce qu'il retrace leur disparition en même temps que l'enquête qui part à leur recherche, ce livre raconte l'histoire à rebours. Il suit des pistes qui remontent le temps et les retrouve, là, en 1670, entourés de vaches et d'esprits, dans le campement où un chirurgien allemand, notre meilleur informateur, les a rencontrés. Ils ont un nom : les Khoekhoe.

    « Je ne sais pas s'il faut haïr les voyages et les explorateurs. Ils vous convient, quelquefois malgré eux, à un outre-passement auquel il faut consentir. Au bout de la piste, si vous y avez consenti, si nous y avons mis assez de désir et de ténacité, peut-être serons-nous tous, le narrateur à coup sûr, la lectrice, le lecteur peut-être, devenus sauvages ».

    F.-X. F.

  • À observer les troubles qui agitent les tribus libyennes de 2016 et persistent, hélas, à maintenir dans le pays une anarchie politique et religieuse extrêmement nocive, on ne peut s'empêcher d'y reconnaître comme en miroir la Libye du tout début du XIXe siècle, celle que les premiers voyageurs occidentaux redécouvrirent, souvent au péril de leur vie, après plusieurs siècles d'effacement. C'est dans le sillage de Jean-Raimond Pacho, grand explorateur, que Jean-Marie Blas de Roblès nous invite à parcourir les sites archéologiques parmi les plus importants au monde tels que Apollonia ou Leptis Magna.
    Construit autour de larges extraits du Récit de voyage de Jean-Raimond Pacho (publié en 1827), que l'auteur commente et met en perspective, cet ouvrage nous conduit au coeur des racines grecques et carthaginoises de la Libye.

  • Petite promenade au coeur des paysages gravés du Haut-Atlas - hauts lieux de partage de richesses pastorales entre groupes d'éleveurs aux origines, aux rites et aux croyances variés - qu'il devient aujourd'hui nécessaire de préserver et de protéger.  

  • « On croyait avoir tout lu sur le génocide rwandais ; on avait oublié l'essentiel : écouter les rescapés. Nous dire l'indicible. Décrire l'indescriptible. Affirmer l'invraisemblable. Manque que vient pallier fort opportunément le livre d'Esther Mujawayo, rescapée devenue thérapeute. Dans un style alerte quoique mature, Esther Mujawayo raconte le temps de la reconstruction, un réapprentissage de la vie que beaucoup ne sont pas parvenus à réaliser. Ce livre, rédigé avec le concours d'une journaliste, Souâd Belhaddad, ne se veut pas un manuel d'histoire. Juste la preuve remarquable que, même « après ça », il faut se résoudre à vivre. Sans rien oublier ! » Bernard Ahua, Le Monde diplomatique

  • Puissante reine d'Afrique centrale, Njinga ne recula devant aucun moyen pour préserver son territoire des colonisateurs portugais esclavagistes. Au XVIIe siècle, cette figure guerrière transgressive, dont l'intelligence n'eut d'égale que la ténacité, défia toutes les lois du genre : politiques, religieuses, sociales.
    À la tête d'une armée de soldats femmes et hommes, la reine Njinga mena une guerre sans merci contre les envahisseurs qui ravageaient et dépeuplaient l'Afrique centrale, y capturant des esclaves pour les déporter au Brésil dans les plantations de canne à sucre. Njinga décida même de rejoindre la secte terrifiante des Imbangala cannibales afin de contrer un ennemi mieux armé. Elle sut aussi, en fin stratège, jouer les capucins contre les jésuites, véritables artisans de la colonisation et du trafic d'esclaves, pour conduire une campagne diplomatique d'ampleur. Elle finit par obtenir la reconnaissance de son royaume par le pape Alexandre VII et par conserver son indépendance.
    Femme libre, reine courageuse et fière qui défendit ardemment son rang et son africanité, Njinga reste vivante dans la mémoire des descendants d'esclaves, en Amérique comme en Afrique centrale. Linda Heywood rend enfin justice à ce personnage hors norme, qui a toute sa place dans l'histoire mondiale.

  • Récit et dessins d'un géographe qui, au cours de presque 50 ans passés au coeur du bassin du lac T chad, a vu son terrain et sa pratique se métamorphoser. Ces pages illustrent une extrême variété de thèmes et les différentes manières de faire et d'écrire la recherche. Après des contraintes académiques, donnant lieu aux figures imposées de la géographie tropicale, les années 1990 verront émerger les expertises au service du développement avant qu'une dramatique priorité ne s'impose : l'arrivée des insécurités qui aboutira aux sanglantes insurrections islamistes, celles de Boko Haram.
    Replaçant l'homme au centre de son histoire et de son environnement, cette synthèse est aussi, à travers les voix et les visages des informateurs et des interprètes, la chronique d'une Afrique qui se raconte.

  • La Libye antique réunit deux régions qu'éloignent les rives désolées de la Grande Syrte et qu'opposent le climat, la géographie et l'histoire : la Cyrénaïque, à l'est, au relief tourmenté, îlot fertile parmi les espaces désertiques ; la Tripolitaine, à l'ouest, plate et sablonneuse, souvent aride.
    La première, colonie de Théra (Santorin), reste en contact étroit avec la Crète et la Grèce, tandis que la seconde se développe à partir des comptoirs commerciaux de Carthage. L'unification politique, due à Rome, l'unité spirituelle, réalisée par le christianisme puis par l'islam, ne supprimeront jamais cette dualité, encore perceptible aujourd'hui. Un égal rayonnement, toutefois, les unit, au long des treize siècles séparant la colonisation grecque (640 av.
    J.-C.) de la conquête arabe (642-698 apr. J.-C). En dépit des séismes, des invasions et des conquêtes, des guerres intestines et des insurrections sanglantes, telle celle des juifs, réprimée par Trajan au 11e siècle, les foyers restent immuables, sur une étroite et lumineuse bande côtière, livrant aux regards et au rêve des vues incomparables : terrasse de Cyrène, vouée à Apollon ; Sabratha la punique, romaine et byzantine ; théâtre maritime d'Apollonia, ou celui, emphatique, de Leptis, aux marbres polychromes tranchant sur le bleu de la mer ; douceur mélancolique des églises d'El Latrum (Érythron) et d'Apollonia...
    L'opulence est la marque de cette Afrique qui donnera à Rome l'un de ses plus grands souverains, Septime Sévère. La fécondité des terres en Cyrénaïque, fertrlés en fruits comme en céréales, propices à l'élevage des chevaux (les attelages d'Archésilas, victorieux à Delphes, furent chantés par Pindare) ; la culture du silphion, plante médicinale. négociée à prix d'or ; mais aussi le commerce en Méditerranée et le contrôle des routes caravanières par Cyrène et Leptis en rendent suffisamment compte.
    Cette munificence autorise, dès l'époque grecque classique, l'essor d'un urbanisme impressionnant qui ne cessera de s'amplifier lors des vastes pro-grammes d'expansion et de restauration menés à bien sous Ptolémée, Auguste, Hadrien ou Septime. La floraison des mosaïques, romaines à la villa Silin, chrétiennes et imprégnées de thèmes païens dans l'église de Gasr et Libia, exprime pareille richesse. Mais la sublime beauté de la statuaire grecque, hellénistique et romaine, dont les photographies de Gilles Mermet font jaillir lumière et relief, sont le point culminant du livre, animant d'un mouvement cyclique, sur fond noir, " la beauté qui déplace les lignes ".
    Sans visage pourtant, ou d'un geste le dévoilant à peine, les bustes funéraires de la nécropole de Cyrène, uniques dans la statuaire antique, inclassables et sans date, rappellent que l'exubérance vitale se fond aux ombres de la mort.

  • Un dieu d'airain mangeur d'enfants, des éléphants dans la vallée de la Maurienne et une figue fraîche, voilà peut-être ce qu'ont conservé de Carthage les intermittences de la mémoire commune. Mais le témoignage de sa civilisation est d'une autre ampleur. Héritière des cités-états de la côte levantine, elle fut, du VIIIe au IIe s. avant notre ère, une véritable puissance économique, politique et culturelle qui s'opposa aux Grecs, puis aux Romains. Voilà qui mérite d'explorer l'univers singulier des Carthaginois.

  • Venez plonger au coeur de l'insondable civilisation égyptienne et de ses rites, et dans l'univers fascinant des fouilles sous-marines.
    Avec ses 200 illustrations, dont les photos inédites des fouilles menées par l'équipe de Franck Goddio à l'IEASM, et les images d'une centaine d'objets dont des pièces rares encore jamais vues du grand public, le texte nous transporte au temps des pharaons, et nous fait revivre des épisodes de la cérémonie initiatique de 21 jours dédiée à la légendaire triade Osiris- Isis-Horus. D'Héracléion à Canope, l'ouvrage nous guide ainsi sur les chemins secrets qui menaient les divinités à l'au-delà.
    Depuis la naissance du mythe des Mystères d'Osiris jusqu'à sa postérité, en passant par les objets sacrés, les lieux de culte et les figures incontournables du panthéon égyptien, ce livre prolonge et enrichit l'exposition événement qui se tiendra à l'Institut du Monde Arabe à Paris du 8 septembre 2015 au 8 mars 2016.

  • Madagascar

    Collectif

    S'il n'y a jamais eu de grandes expositions consacrées à l'art de Madagascar, les publications sont en revanche nombreuses, mais restent souvent très spécifiques et anciennes, ne permettant pas de découvrir cet art de façon globale et intelligible. L'exposition du musée du quai Branly et le catalogue qui l'accompagne, très richement illustré, s'organisent en trois grandes sections pour évoquer, grâce aux meilleurs spécialistes de la discipline et de la manière la plus exhaustive, les arts de Madagascar.

  • L'Afrique des routes

    Collectif

    Ce catalogue accompagne une exposition qui se tiendra au musée du quai Branly du 31?janvier au 19 novembre 2017. L'un et l'autre ont pour objectif de faire connaître et reconnaître l'Afrique en tant que continent impliqué dans l'histoire du monde. Ici, les «routes» de l'Afrique sont fluviales, terrestres, maritimes, commerciales, migratoires, coloniales, parfois spirituelles?; elles ont contribué à la circulation et aux contacts des hommes, des matériaux et des oeuvres. De la préhistoire à l'époque contemporaine, l'Afrique a donné et a reçu de l'extérieur. La sélection d'oeuvres, fondée sur l'esthétique et la pédagogie, met en lumière la richesse de ces échanges, qui ont depuis toujours nourri les cultures et les arts du continent africain et de ses voisins.

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