• Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
    J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
    Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
    Je crois y être parvenu.
    Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
    Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
    Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
    Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

  • Sally Jones

    Jakob Wegelius

    Sally Jones est machiniste et ingénieur sur le cargo Hudson Queen. C'est aussi une gorille. Avec Henry Koskela, le capitaine, ils ont amarré à Lisbonne où ils doivent réparer leur bateau. En manque d'argent, ils acceptent une mission de fret d'un homme louche. Cette dernière se déroule mal et l'Hudson Queen coule. Quelques jours plus tard, Henry Koskela est condamné à tort à 25 ans de prison pour le meurtre de l'homme louche.
    Commence alors pour Sally une lutte pour sa survie, mais aussi pour innocenter son ami. Son enquête la conduira après maintes péripéties jusqu'en Inde.
    À la fois roman d'aventure, roman policier, roman sur l'amitié et conte, voilà un récit captivant à l'univers épique et singulier, où les personnages sont consistants et originaux.
    Dès les premières pages, rythmées par des chapitres courts et de belles illustrations, ce roman rempli de suspens et de tension ne nous lâchera pas avant la fin.

  • L'Art de la guerre

    Sun Tzu

    Il y a vingt-cinq siècles, dans la Chine des "Royaumes Combattants", était rédigé le premier traité sur "l'art de la guerre". Pour atteindre la victoire, le stratège habile s'appuie sur sa puissance, mais plus encore le moral des hommes, les circonstances qui l'entourent et l'information dont il dispose. La guerre doit être remportée avant même d'avoir engagé le combat. Sun Tzu ne décrit pas les batailles grandioses et le fracas des épées, pas plus qu'il n'énumère des techniques vouées à l'obsolescence : L'Art de la guerre est un précieux traité de stratégie, un grand classique de la pensée politique, et une leçon de sagesse à l'usage des meneurs d'hommes.

    Autant que de courage, la victoire est affaire d'intelligence.
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  • Yamabuki

    Aki Shimazaki

    Les souvenirs d'une vieille dame qui fête cinquante-six années d'harmonie conjugale sont l'occasion d'évoquer les destinées ou les arrangements qui président à l'union de deux êtres mais également un demi-siècle d'histoire nipponne, de la défaite de 1945 au capitalisme tyrannique d'aujourd'hui.

  • Mitsuba

    Aki Shimazaki

    Quand la compagnie d'import-export Goshima de Tokyo se propose d'affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve au tournant de sa vie puisqu'il vient enfin de rencontrer la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûko Tanase. Mais il sait aussi que les lois silencieuses et impitoyables de sa société, à l'intransigeance impériale, peuvent écraser d'un doigt les relations humaines des êtres qui ne font pas partie des puissants. Qu'adviendra-t-il alors de la promesse des amoureux, faite au café Mitsuba ?

  • « Je ne dois pas me promener seule au Népal. Je ne l'ignore pas mais je ne vise qu'à éluder cette servitude. Moi, j'ai mauvais caractère, je n'admets pas les entraves à ma liberté. » (Alexandra David-Néel).

    Au début du XXe siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à ses amitiés et à une connaissance subtile de l'âme orientale, Alexandra David-Néel parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Publié en 1949 mais longtemps demeuré introuvable, Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que « Jétsunema » (la « Dame-Lama ») effectua durant l'hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit éclaire une civilisation à la fois cruelle et mystique qui échappe à tous les critères d'analyse de la pensée occidentale. C'est une très riche leçon d'histoire humaine autant qu'une captivante expérience vécue.

  • Découvrir l'histoire de Tokyo, à l'époque où elle était Edo.
    Prendre un bain dans un sento, dans le respect des coutumes.
    Admirer un combat sacré de sumos.
    Déguster les spécialités culinaires des différents quartiers de Tokyo.
    Pénétrer dans un appartement capsule, au coeur de l'architecture de la ville.
    Assister à une pièce de théâtre nô.
    Comprendre le climat de l'archipel du Japon.
    Visiter le plus vieux temple bouddhique de la ville - Un plan de Tokyo en début de livre et un découpage clair par quartier pour se repérer.
    - Des photos artistiques et un graphisme moderne et épuré pour découvrir en images la mégalopole japonaise.
    - Des textes pointus pour apprendre sur des thématiques comme les constructions antisismiques ou la cuisine de rue.
    - À la fin de chaque chapitre : un rappel en images des « Essentiels », des « must » à ne pas rater et une promenade/itinéraire thématique à faire dans chacun des quartiers de la ville comme un parcours à vélo dans le Yanesen, un quartier peu connu au nord de Tokyo, réputé pour ses boutiques vintage, son calme : un autre visage de Tokyo....

  • Du XXVe au VIIe siècle avant notre ère, un texte circulait dans tout le Proche-Orient ; il racontait la quête d'un roi, bâtisseur des remparts d'Ourouk vers 2800 avant J.-C. : Gilgamesh, fils de déesse, plus divin qu'humain en son corps.
    Du sumérien, ce texte fut traduit en babylonien, en assyrien, en hittite, en hourite ; il fit partie de quelques grandes bibliothèques dont celle d'Assourbanipal. Mais les Grecs, les Romains envahirent le Proche-Orient ancien et lui imposèrent leurs cultures. L'Épopée de Gilgamesh tomba dans l'oubli.
    Il fallut attendre le XIXe siècle, époque des grandes découvertes archéologiques, pour que ce texte, admirable et essentiel comme les chefs-d'oeuvre lentement tissés par le divin imaginaire, revienne enfin à la mémoire. Texte éternel car il relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Texte d'une beauté que le temps n'est pas parvenu à altérer et qui nous fait découvrir, aimer, Gilgamesh le héros taillé dans le granit le plus dur, Enkidou son ami, son frère, modelé dans l'argile la plus tendre.
    En se basant sur les diverses sources antiques, le musicien et poète Abed Azrié en donne ici une version d'une grande beauté.

  • « J'aurais voulu respirer l'odeur de fleur de votre visage ».

    En juin 1939, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans la guerre, Ella Maillart et son amie Christina (en réalité Annemarie Schwarzenbach) décident de partir au volant d'une Ford vers l'Afghanistan, pour découvrir « comment on peut vivre en accord avec son coeur ». Dans ces paysages somptueux, tout oppose les deux femmes, l'une robuste, l'autre blessée. Ella n'arrachera pas Christina à la souffrance et à la drogue, mais elle tirera de cette expérience un récit magnifique et poignant, un récit qui « fait travailler l'imagination » - son meilleur livre.

  • Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawai'i, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires.
    À suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.

  • Peintre de l'école ukiyoe, sous l'époque Edo, contemporain et rival de Kiyonaga, Utamaro ou Eishi, Masayoshi (1764-1824) semble avoir trouvé un certain répit après 1795, une fois appointé peintre officiel du daimyo ou gouverneur du domaine Tsuyama de la province de Misamasaka. Les loisirs liés à sa position lui permette d'explorer les voies d'un nouveau style qui lui valut la célébrité : tournant esthétique qui correspond à son adoption du nom de Kuwagata Keisai (en 1794, pense-t-on).

    A partir de 1796, il publia en effet une série d'albums inaugurant un style graphique cursif et minimaliste au dessin virtuose et très suggestif sous le nom de Ryakuga ou style de dessins abrégés, genre qui n'était pas absent de la tradition mais qu'il relança par son talent. L'esprit de simplification de ses compositions, leur tour elliptique et leur veine humoristique rencontrèrent beaucoup de succès. Encouragé par cet accueil, il développa ce genre de croquis, dont devaient s'inspirer ses contemporains à commencer par Hokusai dans sa Manga, à travers un certain nombre d'albums conçus comme des encyclopédies et des manuels d'initiation au dessin.

    Cet ouvrage réunit pour la première fois l'ensemble de ces six albums dont le public français ne connaissait jusqu'ici que deux publications : le premier album de caractère général, Ryakugashiki (1796), puis ceux consacrés aux animaux (Choju ryakugashiki, 1797), aux personnages (Jinbutsu ryakugashiki,1799), aux paysages (Sansui ryakugashiki, 1800), aux proverbes (Kotowazagaen, 1808) et aux douze mois de l'année (Keisai ryakugaen,1823).

    Au XIXe siècle, les amateurs occidentaux prisèrent le style de Keisai, qui était apprécié par Rodin, autre dessinateur virtuose, et par le critique Théodore Duret, favorable aux impressionnistes et en particulier à Manet.

    Dans un livret imprimé à part, les préfaces originales des albums sont traduites du japonais ancien. Les planches sont commentées et l'ensemble introduit par le grand spécialiste Matthi Forrer.

  • À l'automne 1600, Tokugawa Ieyasu, l'un des plus fascinants personnages de l'histoire du Japon, sort vainqueur de la plus grande bataille de samouraïs jamais livrée. L'enjeu est de taille puisqu'il ne s'agit rien moins que de l'empire tout entier, enfin pacifié. Le suzerain de la maison Tokugawa sera le troisième des Unificateurs du pays. Avant de parvenir à engranger les dividendes de la paix, il aura pourtant fallu tout risquer une ultime fois sur le tapis vert des rizières de Sekigahara, mince vallée sise en plein coeur de l'archipel. La suprême querelle se vide au matin du 21 octobre 1600, mettant aux prises les meilleurs capitaines et les plus vaillants champions de leur temps. Épreuve du gigantisme, près de 170 000 combattants s'y sont taillés en pièces, laissant 30 000 d'entre eux sur le carreau. Il faudra attendre l'épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, pour voir se lever des effectifs similaires sous nos latitudes. À la charnière de deux siècles que tout oppose, Sekigahara bruit également du chant du cygne qu'entonnent malgré eux les guerriers de jadis. A l'issu de la bataille, le temps des seigneurs de guerre, des samouraïs et des citadelles est révolu.

  • Une histoire de Jérusalem, berceau des trois religions monothéistes et théâtre de combats sanglants.

  • Mais où sont passés les Indo-Européens ? On les a vus passer par ici, depuis les steppes de Russie, ou par là, depuis celles de Turquie. Mais qui sont les Indo-Européens ? Nos ancêtres, en principe, à nous les Européens, un petit peuple conquérant qui, il y a des millénaires, aurait pris le contrôle de l'Europe et d'une partie de l'Asie jusqu'à l'Iran et l'Inde, partout où, aujourd'hui, on parle des langues indo-européennes.

    Mais les Indo-Européens ont-ils vraiment existé ? Est-ce une vérité scientifique, ou au contraire un mythe d'origine, celui des Européens, qui les dispenserait de devoir emprunter le leur aux Juifs, à la Bible ?

    Jean-Paul Demoule propose dans ce livre iconoclaste de s'attaquer à la racine du mythe, à ses détournements aussi, comme la sinistre idéologie aryenne du nazisme, qui vit encore. Il montre que l'archéologie la plus moderne ne valide aucune des hypothèses proposées sur les routes de ces invasions présumées, pas plus que les données les plus récentes de la linguistique, de la biologie ou de la mythologie.

  • De tableau en tableau, du Mongol Kubilaï Khan, qui aimait à chasser en compagnie de guépards dans son palais de Xanadu, au traître Liang Hongzhi condamné à mort pour collaboration avec le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, en passant par la princesse bleue que Marco Polo conduisit de Chine jusqu'en Perse et par Zheng He, l'amiral chinois qui, au coeur du XVe siècle, sillonna l'océan Indien bien avant les Européens au cours de sept voyages, Timothy Brook continue d'arpenter les routes de la mondialisation à partir de la Chine. À travers l'histoire de treize personnages, souvent inattendus mais emblématiques de leur époque - empereurs, aventuriers, marchands, eunuques, pirates, missionnaires, orfèvres, soldats... -, il nous dépeint un Grand État qui, loin d'être replié sur lui-même, n'a jamais cessé d'être connecté au reste du monde, que ce soit ses proches voisins ou les puissances impérialistes d'Europe. Une fresque ambitieuse sur huit siècles (XIIIe-XXe siècle) servie par une érudition époustouflante et un grand talent narratif.

  • 1945. La guerre est terminée, l'armistice est signé.
    Mais à ce moment précis, le jeune lieutenant Hiro Onoda, formé aux techniques de guérilla, est au coeur de la jungle sur l'île de Lubang dans les Philippines. Avec trois autres hommes, il s'est retrouvé isolé des troupes à l'issue des combats.
    Toute communication avec le reste du monde est coupée, les quatre Japonais sont cachés, prêts à se battre sans savoir que la paix est signée. Au fil des années, les compagnons d'Hiro Onoda disparaitront et il demeurera, seul, guérillero isolé en territoire philippin, incapable d'accepter l'idée inconcevable que les Japonais se soient rendus.
    Pendant 29 ans, il survit dans la jungle. Pendant 29 ans il attend les ordres et il garde sa position.
    Pendant 29 ans, il mène sa guerre, au nom du Japon.
    Ce récit incroyable est son histoire pour la première fois traduite en français. Une histoire d'honneur et d'engagement sans limite, de foi en l'âme supérieure d'une nation, une histoire de folie et survie.

  • Février 1894. Pierre Loti part pour le Sinaï. Ce voyage en Terre Sainte nourrira l'inquiétude religieuse de cet "agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu", et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque : après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du Sinaï («Le Désert»), il observe minutieusement églises et pèlerins dans «Jérusalem», avant de peindre des paysages en mots, les Évangiles à la main tel un guide («La Galilée»).

  • Les incas

    Henri Favre

    Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Jérusalem a 4 000 ans.
    Longtemps, ce que l'on a su de son histoire, on l'a tiré des auteurs antiques (Flavius Josèphe, Philon d'Alexandrie...), des témoignages des premiers pèlerins chrétiens et, bien sûr, du texte biblique. Mais à partir de 1863, date à laquelle des fouilles sont entreprises sur le site même de la Ville sainte, l'archéologie a profondément renouvelé l'approche des historiens.
    En huit chapitres chronologiques, de la période cananéenne (à l'âge de bronze) jusqu'aux débats les plus ancrés dans les problématiques historiques et idéologiques actuelles en passant par les croisades, Michaël Jasmin réussit la gageure de retracer quatre millénaires d'une histoire chahutée mais absolument passionnante. Intégrant les dernières découvertes archéologiques qu'il fait dialoguer avec les sources historiques, il met au jour les dynamiques urbaines et religieuses propres à la cité des trois monothéismes.

  • À l'heure où la Turquie semble désireuse de renouer avec la sphère d'influence de l'ancien empire ottoman, Alessandro Barbero éclaire, avec sa vivacité et son talent de plume habituels, d'une autre vérité historique un prétendu « choc des civilisations ». Cette histoire des Ottomans, des Seldjoukides au XIe siècle à Mustafa Kemal au XXe siècle, insiste sur les paradoxes d'un empire qui remettent en cause nos certitudes d'Occidentaux. Professeur d'histoire médiévale à l'Université du Piémont Oriental de Vercelli, Alessandro Barbero, passionné d'histoire militaire, a abordé avec brio toutes les périodes de l'Histoire, de Charlemagne, un père pour l'Europe (Payot, 2004) à Waterloo (2005), en passant par La Bataille des Trois Empires : Lépante, 1571 (2012).

  • Le récit de ce voyage commence où nous avions laissé Dumas à la frontière russe en novembre 1858, à Kislar précisément. Dumas longe la Caspienne, puis des montagnes du Caucase se rend en Géorgie, jusqu'à la capitale, Tiflis. À l'époque, il s'agit de terres très méconnues, réputées dangereuses où rôdent brigands et rebelles.
    Une longue introduction rappelle l'histoire du Caucase depuis ses origines mythologiques. Ensuite Dumas raconte les affrontements entre les soldats des autorités russes et les bandits tatars et tchétchènes. La comparaison avec les récents événements en Tchétchénie frappe aux yeux.
    Ces quatre mois de voyage sont l'occasion pour Dumas de rencontrer les seigneurs locaux, des diplomates français, le baron Finot par exemple, consul de France à Tiflis.
    En février il est temps pour Dumas de rentrer. Lhiver fut rigoureux, les conditions difficiles. Dumas achève son voyage sur les bords de la mer Noire. De là il s'embarque pour Constantinople avant de rentrer à Paris.
    Cette relation de voyage, écrite sur place, confère un ton beaucoup plus vivant au récit en comparaison du Voyage en Russie. Elle se situe également au premier rang de ses écrits. D'ailleurs les expériences de ce voyage inspireront d'autres histoires à Dumas : Sultanetta et La Boule de neige.

  • Pendant de longues années, Najla Jraissaty Khoury a sillonné le Liban afin de constituer le corpus le plus exhaustif possible des contes populaires libanais. Le présent ouvrage rassemble trente de ces contes, des histoires de femmes, racontées par des femmes à l'adresse d'autres femmes. On y retrouve la faconde des conteurs, la sagesse féminine, et de l'humour à toutes les pages...

  • Chef-d'oeuvre écrit à la fin du XII? siècle, ce poème chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de la Sîmorgh, manifestation visible du divin. 207 miniatures persanes, turques et indo-pakistanaises du XIV? au XVII? siècle, puisées dans les trésors des collections d'art persan et islamique du monde entier, accompagnent les anecdotes littéraires, philosophiques et spirituelles qui ponctuent le texte. Leur valeur symbolique est mise en lumière par les commentaires de Michael Barry.

  • Depuis les antiques civilisations du plateau iranien jusqu'à l'actuelle République islamique née de la révolution de 1979, ce pays-continent, creuset bouillonnant au coeur d'un Moyen-Orient turbulent, a vu naître des religions et des systèmes aussi novateurs que le zoroastrisme, la quête d'un empire universel, l'émergence du modèle du despote éclairé, en même temps que des courants philosophiques et artistiques majeurs.
    Avec cette fresque se déroulant sur plus de 4 000 ans, puisant dans les récits historiques, les travaux les plus récents et les anecdotes issues de chroniques persanes, Houchang Nahavandi et Yves Bomati ravivent également le destin d'illustres personnages tels Cyrus, Darius, Avicenne, Reza Shah, Alexandre le Grand et, moins connus du lecteur occidental, ceux d'Hassan Sabbah l'Assassin, de Tâhéreh Qorrat ol-'Eyn la poétesse et d'Amir Kabir le réformateur.
    Croisant leurs regards, ils montrent combien l'actualité la plus récente et parfois la plus controversée plonge ses racines dans un passé marqué par la double emprise du rêve impérial et du sens religieux. Un livre essentiel pour connaître et comprendre un pays charnière et matrice de siècles de civilisations.

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