Pu De Rennes

  • L'exploration de l'Essart sur la commune de Poitiers (Vienne) a dévoilé un vaste habitat du Mésolithique et dans une moindre mesure du Néolithique récent. Les auteurs proposent ici un panorama novateur des peuples mésolithiques entre Seine et Garonne et ils évoquent finalement des espaces immenses, zébrés de voies de communication et de réseaux d'échange. Au bord du Clain, les hommes de la Préhistoire sont revenus régulièrement, abandonnant foyers empierrés et silex taillés. Les premières communautés d'agriculteurs néolithiques ne sont pas éloignées de ces campements et des échanges semblent avoir eu lieu.

  • Cet ouvrage est issu d'une masse considérable de données nouvelles et inédites provenant des fouilles préventives menées depuis une trentaine d'années en France et en Europe. Cet ouvrage de référence se décline en cinq thèmes principaux : les architectures funéraires ou cultuelles, l'organisation générale des habitats, les clôtures et les portes, l'architecture des bâtiments et les matériaux, les voies et les ponts. Dans ce bilan des recherches les plus récentes, l'histoire de l'environnement bâti au cours de l'âge du Fer en Europe occidentale et centrale apparaît ainsi dans toute sa complexité.

    Avec le soutien de l'AFEAF (Association française pour l'étude de l'âge du Fer), de l'UMR 6566 CReAAH, du laboratoire HeRMA (université de Poitiers), de la DRAC de Bretagne - service régional de l'archéologie et de l'Inrap.

  • Si les premières marques de la présence humaine autour de Caen concernent le domaine funéraire de l'âge du Bronze, les premières installations à caractère domestique remontent à la fin de cette période et se succèdent au cours de l'âge du Fer, tout en manifestant de profondes modifications qui se reflètent également dans la gestion des morts. L'intérêt majeur de cet ouvrage réside dans l'accomplissement d'une synthèse sur l'ensemble des fouilles réalisées sur ce secteur et qui n'ont à ce jour jamais fait l'objet d'une publication. L'ouvrage aborde différentes thématiques susceptibles d'attirer un lectorat diversifié parmi les chercheurs en archéologie mais aussi des historiens des paysages et des géographes intéressés par l'évolution d'un terroir agraire sur plus d'un millénaire.

    Avec le soutien de l'Inrap, de Normandie Aménagement et du ministère de la Culture.

  • En 1992, des sondages sur le dolmen ruiné de Cairon ont mis en évidence une architecture partiellement conservée de son cairn et ont permis la découverte d'un vieux-sol préservé sous le monument.
    De 1996 à 1999, une fouille programmée a permis de mettre à jour la presque intégralité des témoins architecturaux du mégalithe (chambres funéraires, cairns, éboulis), avec une seconde chambre inédite. Les résultats les plus spectaculaires concernent le vieux-sol qui a livré un riche niveau d'habitat daté de 4200 à 4100 avant notre ère. Un grand bâtiment légèrement trapézoïdal et des fosses attenantes sont associés à un mobilier abondant : céramique, silex, éléments de faune, qui placent ces industries au début du Néolithique moyen II.
    La structure la plus étonnante de ce vieux-sol consiste en un petit espace délimité par des stèles, probablement réutilisées par la suite comme orthostates du dolmen, dont la fonction reste sujette à conjecture. À la suite de la fouille, une reconstitution partielle du monument a permis sa mise en valeur touristique et son ouverture au public.

  • L'architecture funéraire et les systèmes de pierres dressées qui apparaissent au Néolithique montrent un dynamisme qui ne cesse d'étonner. L'originalité de ce livre est d'aborder les contextes d'habitat. En tirant les bénéfices d'une lecture technologique originale des mégalithes et des structures domestiques bâties d'Europe occidentale, les voies explorées concernent les techniques d'acquisition et les différentes formes de transformation et d'utilisation des roches.

    Avec le soutien de l'UFR histoire, histoire de l'art et archéologie de l'université de Nantes.

  • Les travaux présentés ici mettent en évidence l'utilisation fréquente des cavités dans les fortifications ou les habitats médiévaux. De la grotte-refuge au château-baume ou aux habitats permanents, de l'ermitage aux églises rupestres, ces structures, tantôt naturelles, tantôt artificielles, sont abordées ici sous les angles les plus divers. De leur confrontation commencent à poindre des problématiques originales enrichissant la question de l'économie, de l'évolution et des dynamiques d'occupation de ces structures au Moyen Âge.

    Avec le soutien de l'Amicale laïque de Carcassonne, l'association les Cruzels (Saint-Martin-le-Vieil), la mairie de Saint-Martin-le-Vieil, la communauté de communes du Cabardès au Canal du Midi, le conseil général de l'Aude, le conseil régional Languedoc-Roussillon et la Drac Languedoc-Roussillon (Service régional de l'archéologie).

  • Ce travail a pour objectif de préciser le cadre chrono-culturel du Néolithique récent de l'Ouest de la France. La mosaïque d'entités culturelles définie sur la base des seuls lots céramiques a, jusqu'à présent, largement obscurci notre compréhension de la société. Cette vision, somme toute réductrice, devait être actualisée et complétée en profitant des découvertes récentes, souvent inédites. Le sujet englobe le Néolithique récent, de 3800 à 2900/2800 avant J.-C. L'aire d'étude s'étend de la Bretagne méridionale au sud de la Vendée, jusqu'au Centre- Ouest de la France.

    L'approche originale repose sur l'étude typo-technologique de la culture matérielle (productions lithiques et céramiques) complétée par des analyses physico-chimiques (pétrographie, spectrométrie RAMAN, chimie organique). Le projet peut paraître ambitieux puisqu'il embrasse productions matérielles, implantations humaines, contextes funéraires, échanges et diffusions, soit la totalité des données accessibles. Parmi les différents thèmes abordés dans cette synthèse, celui de l'habitat et les notions de pérennité/temporalité des implantations humaines sont nouveaux pour la période et le secteur d'étude. La mobilité du groupe et des individus est ainsi envisagée à travers les contextes et la culture matérielle. A cette occasion, l'importance des espaces maritimes et fluviaux dans l'organisation du territoire est reconsidérée, puisqu'ils constituent des axes de circulation privilégiés. Les pratiques funéraires et les constructions mégalithiques associées, représentatives de la société, assoient le discours. Au terme de ce travail, un phasage scindant la période en trois temps à l'image des rythmes différents offerts par les productions lithiques et céramiques est proposé.

  • Depuis le Néolithique, les populations du centre-ouest de la France et de ses marges se sont distinguées par l'emploi de céramiques à décor peint ou engobé.
    L'étude d'une centaine de sites répartis entre la Loire et la Dordogne a permis d'inventorier plus de 900 exemplaires de céramiques peintes non tournées. Le corpus inclut des séries provenant aussi bien d'habitats de hauteur, de grottes, que de nécropoles tumulaires. Ces récipients ont bien évidemment servi de contenants, mais également de support à un message pictural, que celui-ci soit symbolique ou strictement esthétique.
    À la fin de l'âge du Bronze, des vases recouverts d'aplats monochromes complètent le vaisselier traditionnel. Des décors peints en bandeaux, chevrons, cercles ou damiers, rehaussent des motifs complexes réalisés par incision dans la pâte fraîche. Trois formes principales font l'objet d'enductions : les jattes à bord subvertical, les plats, et les vases à panse ovoïde et col évasé. La couleur rouge vermillon est privilégiée par les artisans potiers, mais le brun et le noir ne sont pas pour autant délaissés.
    Les analyses pétrographiques attestent d'une provenance locale des matières premières et de l'utilisation d'oxydes de fer comme pigments. Les premières céramiques à décor graphité apparaissent, en Limousin et dans le Haut-Poitou, à la phase moyenne du premier âge du Fer. Ces récipients, ornés d'une peinture grise métallescente déposée sur un engobe noir brillant, possèdent un répertoire décoratif basé sur la ligne droite (verticale, horizontale ou oblique), la ligne brisée, ou les formes géométriques simples (carrés, triangles...) ; les représentations figuratives sont totalement rejetées.
    La fabrication et l'enduction de ces vases nécessitent un savoir-faire technique particulier et une cuisson parfaitement contrôlée. La fin du premier âge du Fer et les débuts du second marquent l'apogée des productions de céramiques à décor graphité. Les formes se singularisent et montrent des affinités avec le nord de l'Aquitaine, le Limousin ou le Midi. Les analyses mettent en évidence, par rapport à l'âge du Bronze, une plus grande variété des pâtes céramiques.

  • Cette synthèse sur le Cerny en Haute-Normandie fait le point sur les acquis de cette culture néolithique depuis le début des opérations préventives. Elle offre un état des connaissances et présente les caractéristiques des principaux sites et indices de sites. Elle met l'accent sur les origines régionales du Cerny qui ont hérité du Néolithique ancien de tradition danubienne, mais aussi sur les ruptures culturelles et matérielles qui ont marqué cette période d'où émergèrent les grands complexes mégalithiques, notamment ceux de la façade occidentale.

    Publié avec le soutien de l'Institut national de recherches archéologiques préventives.

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