• Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à vingt mille, soit à peine un tiers du Colisée ? À Constantinople, qu'est-ce qui a permis que 70% de la population succombe à la peste bubonique ? On ne peut plus désormais dépeindre l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement était resté stable pendant tout le temps de l'Empire. Grâce à des techniques comme l'étude des sédiments, des carottes de glace, des cernes des arbres, de l'ADN prélevé dans les dents et les ossements humains, on peut désormais réexaminer des périodes clés de l'histoire du monde en redonnant aux changements naturels le rôle qui a été le leur. On apprend ainsi que l'Empire romain tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne.

    Les changements climatiques ne sont jamais sans conséquence. Ils favorisent l'évolution des germes, comme dans le cas de Yersinis pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte. Les bains publics étaient de véritables bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les multiples greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats. Les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien à une vitesse jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé.

  • La beauté des jours

    Claudie Gallay

    Jeanne a tout pour connaître un bonheur tranquille : deux filles étudiantes, un mari attentionné, une amie fidèle, un boulot stable. Passionnée par Marina Abramovic, l'artiste-performeuse célèbre pour avoir, dans son travail, mis en jeu son existence et ses amours, Jeanne n'aime pas moins les surprises, l'inattendu. Cet été-là, le hasard se glisse - et elle-même l'invite - dans son quotidien... Un roman lumineux et tendre sur la force libératrice de l'art. Et sur la beauté de l'imprévisible.

  • Les Métamorphoses

    Ovide

    L'excellente traduction des «Métamorphoses» d'Ovide par Danièle Robert - la première traduction française intégrale en vers libres - est enfin disponible en Babel. Par la volonté de restituer toute l'âme et la fraîcheur poétique de ce texte majeur tout autant que de se situer sur le terrain de la recherche, cette édition s'adresse aussi bien aux élèves, étudiants ou aux enseignants qu'aux lecteurs non latinistes désireux de découvrir une oeuvre fondamentale de notre patrimoine.

  • Yann Le Bohec, grand historien militaire, nous livre ici une érudition vaste et authentique, une honnêteté intellectuelle scrupuleuse et un anti conformisme qui signe une pensée dynamique, et une passion pour l'histoire de Rome.
    Cet ouvrage part de l'histoire militaire pour proposer une nouvelle compréhension de l'histoire générale (histoire politique, économique, sociale, culturelle et religieuse). Il se présente comme un complément de La Guerre romaine parue en 2014.
    L'auteur a cherché à décrire puis à expliquer les succès de l'armée romaine sur dix siècles, et son échec final.
    Il a trouvé des guerres et des batailles oubliées par ses prédécesseurs.
    Il décrit les guerres et les batailles, menées par les Romains et aussi en tenant compte de leurs ennemis ; ces derniers ont été jadis négligés et pourtant il est indispensable de les connaître si l'on veut comprendre l'histoire.

    Le livre comprend 11 cartes et 57 planches, dont des inédits, qui permettront de comprendre le texte.

  • Paul Veyne est un savant hors pair : un immense historien de Rome, un très grand latiniste, doublé d'un intellectuel inclassable, déroutant, non conformiste, épris de liberté et étincelant d'humour.
    Cet ouvrage permet de découvrir l'univers d'un homme curieux de tout, de suivre les cheminements de l'écrivain, de l'historien virtuose. La profusion des idées, les notations ou les éreintements jubilatoires, la phrase qui tranche net, le regard à l'affût des sujets les plus divers, l'appétit de savoir, les positions qui s'imbriquent et se superposent sont autant d'ingrédients d'une oeuvre originale, irriguée par la vivacité d'un style libre et inventif.
    Derrière l'apparence trompeuse d'une légèreté parfois déconcertante, la pensée avance, toujours plus subtile. Sur des thèmes volontiers ardus, et abordés avec toutes les ressources de l'érudition, Paul Veyne offre au lecteur des points d'accroche chaque fois saisissants, par leur fantaisie, leur incongruité, leurs anachronismes réfléchis. Il finit ainsi par établir une sorte de familiarité avec des mondes et des hommes à première vue très éloignés de nous.
    Mêlant autobiographie, études d'histoire antique, extraits de traductions de poésie latine et témoignages d'amitié, cet ensemble d'une exceptionnelle densité embrasse la majeure partie de l'histoire et de la littérature du monde gréco-romain, sans cesser d'être en dialogue avec nos poètes et philosophes contemporains.

  • Sous le principat d'Hadrien (117-138), l'historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu'il consulte librement, il entreprend d'écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d'histoire qui ont bouleversé l'histoire de Rome. Son oeuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d'amours déçues.
    Comment Auguste et Vespasien ont-ils pris Rome en passant pour des modèles de vertu ? Pourquoi Tibère, Caligula et Néron ont-ils sombré dans la tyrannie ? Claude était-il un idiot ou un administrateur génial ? Les empereurs ont-ils réellement subi l'influence de leurs affranchis ? Et les femmes dans tout cela ? Peut-on seulement envisager que des impératrices telles que Livie ou Agrippine aient été plus éperdues de pouvoir que les hommes ? De chapitre en chapitre, les mythes sur les Césars volent en éclats, laissant place à leur humanité dans toute sa complexité.

  • En suivant l'itinéraire d'une pièce de monnaie à l'effigie de l'empereur Trajan, nous sillonnons tout l'Empire romain à l'époque de son extension maximale et découvrons toutes les couches de la société au travers de ses propriétaires successifs : un véritable docufiction sur papier qui rend l'Histoire plus passionnante qu'un roman et s'est vendu à 200 000 exemplaires en Italie.

  • Tout à la fois archéologue et homme de télévision, l'Italien Alberto Angela reprend la formule du "docufiction sur papier", qui a fait le succès d'«Empire» (Payot, 2016), pour nous offrir un reportage au coeur du quotidien de Pompéi durant les deux jours ayant précédé le réveil du Vésuve, en 79 de notre ère, puis pour nous décrire la colère destructrice du volcan dans un film catastrophe qui durera l'équivalent d"une troisième journée. Un livre d'histoire qui brise bien des idées reçues à partir des dernières découvertes scientifiques (la catastrophe aurait eu lieu à l'automne et non en août), mais qui possède aussi un tel souffle romanesque qu'on se croirait embarqués à bord d'un «Titanic» de l'Antiquité.

  • Entre mythe et histoire, la saga des origines du plus grand empire de l'Antiquité.

    Au terme de la guerre de Troie, le prince Énéé prend la mer. Il traverse la Méditerranée et arrive en Italie. Ce jour-là commence l'histoire de Rome! Des combats et des histoires d'amour, une louve allaitant les jumeaux Romulus et Rémus, des jeunes femmes arrêtant une bataille... Avec ce livre, découvrez les événements glorieux, étonnants ou tragiques de cette prestigieuse cité.

  • Jamais encore l'histoire de Rome n'avait été pensée et racontée ainsi, par le recours à la datavisualisation, à l'infographie. Nourri par l'érudition de John Scheid, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et extraordinairement mis en musique par Nicolas Guillerat, ce livre offre à tous les publics, avec des niveaux de lectures adaptés à chacun, une plongée dans la Rome antique, de la naissance de l'Empire aux guerres puniques, du système politique romain à l'économie de l'Urbs. Dans une démarche historienne rigoureuse et en puisant aux meilleures sources internationales, mais avec le souci constant de la clarté, les auteurs proposent un livre unique au monde, aussi important par la masse de données qu'il rassemble que par son exceptionnelle proposition graphique. L'histoire, par l'infographie, se voit ainsi offrir un nouveau mode de narration capable de séduire des lecteurs de tous âges et horizons.

  • Rome et le monde romain comme on ne vous les a pas racontés, et comme les manuels ne peuvent pas les raconter.
    Depuis Romulus jusqu'à la chute de l'empire, ce livre secoue nos certitudes et tend parfois un miroir à nos préoccupations contemporaines, parlant de fake news et de politique-spectacle, d'accès à la citoyenneté entre asile généralisé et fermeture, d'images paradoxales de l'Urbs, de génocides étalés avec complaisance à côté de quelques discours humanitaires, d'une hostilité prétendue au progrès scientifique, de représentations du limes construites en fait au XIXe siècle, d'une extraordinaire et bien réelle capacité à gérer de terribles défaites (parlera-t-on de résilience ?), de l'escamotage des langues de l'empire autres que le latin et le grec, du moins jusqu'aux prêcheurs chrétiens, de l'importance des prodiges et de la multiplicité des cultes locaux, ou encore des « invasions barbares » et du foisonnement des hypothèses sur la chute de l'empire... L'érudition et la familiarité s'associent en un récit passionnant et décapant.

  • En 527, Justinien devient empereur romain d'Orient. Dès lors, le souverain de Constantinople poursuit un seul but : réformer, agrandir, unir son empire dans la même foi chrétienne et en faire la plus grande puissance du monde méditerranéen.
    Empereur « qui ne dort jamais », il unifie le droit avec le Code justinien et de nouvelles lois ; il bâtit de nombreux monuments, dont la basilique Sainte-Sophie de Constantinople ; il adopte une politique religieuse offensive envers les païens et les hérétiques et s'engage dans la définition de la doctrine orthodoxe.
    À l'extérieur, il défend l'empire contre les attaques de la Perse et des barbares. La reconquête de l'Afrique du Nord et de l'Italie est l'un de ses immenses succès. Si son long règne ne fut pas sans ombres, Justinien a conduit l'Empire romain à son apogée.

  • En 212, l'empereur Caracalla confère par édit la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire. Cette mesure couronne une évolution séculaire vers un empire à la fois politiquement unifié et culturellement universel. En 527, les élites romaines prennent conscience que les royaumes gothiques ont achevé de tuer l'Empire d'Occident. Le passage de témoin à l'Empire byzantin se réalise dans un V siècle qui se termine lorsque l'empereur Justinien tente de reconstituer une unité impériale universelle, sur des bases devenues profondément différentes de celles qui avaient fondé l'Empire romain.
    La longue période qui va de 212 à 527 a ainsi vu se produire des transformations impressionnantes : la fin d'une société d'ordres, la fusion des populations barbares et des populations provinciales, la déconstruction politique de l'Empire romain, la diffusion du christianisme. L'Antiquité tardive est aujourd'hui le sujet de vifs débats entre les historiens qui veulent réactiver la notion de déclin de la civilisation.

  • Les femmes et le pouvoir

    Mary Beard

    • Perrin
    • 6 Septembre 2018

    Si la question de la place des femmes dans les structures du pouvoir est d'une actualité brûlante, la misogynie a des racines anciennes. Dès l'Odyssée d'Homère, les femmes se sont vues interdire tout rôle de premier plan dans la vie civique, le discours public, indissociable du pouvoir politique, étant défini comme masculin. Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puisse dans l'histoire de Méduse ou de Philomèle (dont la langue fut coupée), d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a réservé aux femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable. Edifiant et salutaire !

  • Une journée dans la Rome antique ; sur les  pas d'un Romain, dans la capitale du plus puissant des empires Nouv.

    Une journée dans la Rome antique sous le règne de Trajan, quart d'heure par quart d'heure, par l'auteur d'«Empire» et des «Trois Jours de Pompéi; »après ces deux succès et avec un même talent de conteur, Alberto Angela immerge si bien ses lecteurs dans l'Antiquité romaine qu'il fait presque d'eux des Romains afin qu'ils la comprennent mieux. Un livre qui s'est vendu à plus de 500 000 ex. en Italie.

  • Cet atlas raconte, de façon stimulante et inédite, l'histoire de Rome.
    Il sera le compagnon de tous les amoureux de la ville pour embrasser son extraordinaire richesse patrimoniale, où toutes les évolutions de son développement subsistent et se juxtaposent, et son héritage millénaire.
    - Depuis la fondation légendaire de la ville par Romulus jusqu'au XXIe siècle, en passant par l'empire, le baroque et la Rome fasciste de Mussolini, comment Rome a-t-elle construit son « éternité » depuis 2700 ans ?
    - Entre conservation du passé et enjeux contemporains, comment la ville a-t-elle continué d'évoluer et fait-elle face aujourd'hui à la modernité ?

    En plus de 100 cartes, plans et infographies, cette approche géohistorique originale permet de dresser un véritable portrait cartographique de Rome, ville « éternelle » mais loin d'être immobile.

  • Ce volume rassemble, intégralement traduits pour la première fois et présentés en édition bilingue, tous les écrits de Jules César : les Commentaires, mais aussi les extraits des discours, des traités et de la correspondance conservés par les Anciens.
    Il offre une lecture complète de son oeuvre, qui permet de mieux comprendre à quel point César a été un protagoniste majeur de l'histoire romaine dans son exercice du pouvoir, fondé sur l'idée d'une magistrature suprême au sommet de l'État, et son action réformatrice dans tous les domaines de la vie publique. Il éclaire aussi son influence décisive sur la vie culturelle de son temps, à laquelle il a fourni des apports tout aussi originaux que trop souvent ignorés. Soucieux de préserver le rayonnement de la langue et du patrimoine latins, César fit de Rome un grand centre intellectuel, mû par l'ambition d'ouvrir la connaissance au plus grand nombre et non de la réserver à une seule élite.
    Enfin, loin de se réduire à une simple reconstitution des dernières décennies de la République romaine, cet ouvrage met en valeur la dimension littéraire de César. L'ensemble de ses lettres, les citations qui subsistent de ses discours, et la somme tout aussi riche des fragments de ses traités, révèlent les spécificités de l'éloquence césarienne. Un modèle du genre par sa rigueur et sa sobriété, qui font toute son excellence stylistique.

  • L'histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l'apogée d'un empire « mondial ».
    Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s'étendant de l'Écosse et du Danube au désert africain, de l'Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l'histoire de tous ces territoires ?
    Le succès de la domination romaine tient pour une bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d'années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la civitas Romana à tous les habitants libres de l'empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s'étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée.
    Cette expansion fut l'oeuvre collective des soldats romains et de leurs chefs.
    Garants d'une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l'Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde.
    L'ouvrage retrace cette histoire et restitue la cohérence d'une construction impériale singulière, qui servit - plus tard - de modèle à bien d'autres empires.

  • Découvrirons-nous un jour un autre monde habité ? Notre univers est-il unique ?
    Installez-vous confortablement dans un transat, et laissez-vous guider par Arnaud Cassan à la découverte de notre Univers et de ses explorateurs. Galilée est le premier à avoir tourné une lunette vers le ciel pour observer des planètes en mouvement dans le ciel que l'on pensait alors immuable. Du trou noir super massif caché au centre de la Voie Lactée à la découverte des exo planètes, ce livre dresse le portrait de l'univers que nous connaissons aujourd'hui, 500 ans après Galilée.
    Attention, au moment de quitter votre transat, vous ne regarderez plus le ciel de la même manière...

  • Au moment où les Égyptiens construisent les pyramides, des villes étonnamment modernes s'élèvent sur les bords de l'Indus ; à la même époque, l'art de la guerre connaît de profonds changements en Grèce, où les phalanges macédoniennes de Philippe II triomphent, en Italie du Nord avec les invasions gauloises et en Chine où se développent de nouvelles stratégies et tactiques ; lorsque Qin Shin Huangdi meurt, les troupes carthaginoises d'Hannibal s'épuisent en Italie et, alors que Cléopâtre devient reine d'Égypte, César est vainqueur de Vercingétorix.

  • Synthèse sur l'histoire politique, sociale, intellectuelle et artistique de Rome et de l'Empire romain, de la fondation de Rome jusqu'au dernier empereur d'Occident.

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses...
    À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire.
    Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

  • La personnalité paradoxale de Marc Aurèle ne cesse de susciter la curiosité. Comment celui que rien ne prédestinait à devenir empereur de Rome, formé à l'école des meilleurs maîtres, féru de philosophie et capable de s'exprimer aussi bien en latin qu'en grec, accéda-t-il au sommet d'un Empire lui-même à l'apogée de sa puissance ? Quels talents lui valurent d'abord la protection d'Hadrien, puis la succession d'Antonin ? Comment, devenu empereur à l'âge de quarante ans, et allié à ses débuts à Lucius Verus, Marc Aurèle parvint-il à donner la pleine mesure de son talent et à surmonter les nouveaux défis que constituaient les menaces barbares aux frontières, l'apparition du christianisme et la survenue d'une terrible épidémie ? Le récit de sa vie éclaire la personnalité hors norme d'un réformateur épris de justice, guidé par des idéaux philosophiques exigeants, à la tête d'un Empire frappé par une crise protéiforme et d'une ampleur sans précédent.

  • 428 est une année sans autre événement mémorable que la chute du royaume d'Arménie, perdu aux confins d'un Empire romain déclinant.
    Pourtant, cette année ordinaire est loin d'être une année sans histoire : rien n'est fait, rien n'est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s'étiole avec panache, les nouveaux gouvernants ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement : le crépuscule de l'Antiquité devient l'aube du Moyen Âge. Renouant avec deux traditions bien antiques, à la fois celle des chroniqueurs et celle des itinéraires circulaires qu'affectionnaient les compilateurs, Giusto Traîna propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, déserts, monastères et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, les figures peu banales et hautes en couleur du chef barbare Genséric, du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l'extraordinaire impératrice Galla Placidia.

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