• « Conquise, la Gaule a perdu la parole. Sa mémoire était toute entière dans le souvenir inquiet qu'en avaient gardé ceux qui l'avaient soumise. Rome a fait oublier la Gaule. Puis on a cru la reconnaître dans les "Sauvages" de l'Amérique, ou bien reflétant, à distance, notre image : celle de "nos ancêtres les Gaulois".
    Les découvreurs qui ont exhumé ses vestiges à partir de la fin du XIXe siècle, ont été surpris de la voir livrer des créations subtiles et magnifiques, que l'on croyait trop belles pour elle. Il a fallu attendre les surréalistes, comme André Breton, pour que l'on prenne la mesure de la force d'expressivité et de l'originalité de l'art gaulois. Nous y reconnaissons maintenant la marque d'une pensée et d'un savoir, voisin de celui de la science grecque ».
    L.O.

    Retraçant les réinventions successives dont les « Gaulois » ont fait l'objet depuis l'époque de César, Laurent Olivier remonte le fil du temps pour s'approcher au plus près d'un monde disparu, celui des Celtes.

  • L'Énéide

    Virgile

    Enée fuyant Troie en flammes avec son père sur les épaules, le périple sur la mer déchaînée, la passion et le sacrifice de Didon, la descente aux Enfers...
    Les images de l'Enéide, puissantes et tragiques, hantent notre culture. Cette épopée où l'histoire s'unit à la légende, où les divinités, les nymphes, les oracles se mêlent aux vicissitudes des hommes, n'est pas seulement le récit sublime de la fondation de Rome. Vaste fleuve de langage charriant la guerre, l'amour, la mort et le désir de surpasser le destin, l'Enéide est d'abord une leçon d'humanité.

  • En suivant l'itinéraire d'une pièce de monnaie à l'effigie de l'empereur Trajan, nous sillonnons tout l'Empire romain à l'époque de son extension maximale et découvrons toutes les couches de la société au travers de ses propriétaires successifs : un véritable docufiction sur papier qui rend l'Histoire plus passionnante qu'un roman et s'est vendu à 200 000 exemplaires en Italie.

  • Un ouvrage unique en son genre, relation écrite par l'acteur principal du drame qu'elle fait revivre, et publiée pendant cette guerre de huit ans, à des fins de propagande personnelle : un tour de force, qui ne fut jamais répété. Cette histoire d'un conflit prolongé est un livre de combat, en même temps que le témoignage le plus ancien et le plus important sur les origines de la France, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne rhénane et la Grande-Bretagne.
    C'est bien un grand peuple celtique en pleine évolution que César a gagné à la civilisation latine, ce fut aussi une culture dont nous commençons à entrevoir l'originalité et le raffinement.

  • Les Celtes forment un groupe de peuples qui, jusqu'au moment de l'expansion de l'Empire romain, couvrait plus du tiers de l'Europe. Il ne s'agissait pas d'un ensemble réellement homogène, ni du point de vue de la culture matérielle, ni du point de vue linguistique.

    Que sait-on de leur cosmologie, de leur religion ? Encore trop peu de choses : ils n'ont eux-mêmes que peu écrit sur leurs rituels, et les auteurs grecs et romains n'ont conservé de leur mythologie que quelques infimes fragments. L'ambition de ce livre est de mieux saisir leur cosmologie, en prenant comme sujet d'étude non pas un dieu ou un mythe, mais plutôt une figure mythologique particulièrement bien attestée en Europe comme autour de la Méditerranée : l'arbre du monde.

    De nombreuses sources mentionnent en effet un culte rendu aux arbres. Mais quelles en sont les spécificités ? Quelle divinité hébergent-ils ? Quel rôle leur est-il conféré ? Et que peut-on en déduire sur les croyances et la théologie des Celtes ? C'est ce que cet ouvrage tâche de découvrir.

  • Les gaulois

    Jean-Louis Brunaux

    Des Gaulois, il faut retenir la brillante civilisation. Beaucoup de ce qu'on a attribué aux Romains leur revient. C'est tout un monde à redécouvrir.
    Les Gaulois ont exploité toute la Gaule, y installant de vastes exploitations agricoles ; ils y ont tracé de grandes voies rectilignes, facilitant déplacements et commerce. Curieux et ingénieux, ils sont à l'origine de nombreuses inventions dans la métallurgie, les métiers du bois, de l'habillement, etc. Par leur spiritualité, ils se distinguent de leurs voisins latins et grecs : des sages et savants (les druides) les ont initiés à l'immortalité de l'âme, à sa réincarnation ; mais, par leur vie politique et religieuse, ils en sont très proches : institutions de type « démocratique », magistratures annuelles, religion d'État se déroulant dans d'authentiques sanctuaires.
    Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que Jean-Louis Brunaux nous convie.

  •   Selon Henri Pirenne, l'avancée de l'islam serait à l'origine de la rupture avec l'Antiquité. Séparant définitivement l'Orient et l'Occident, elle aurait mis fin à l'unité méditerranéenne et repoussé l'axe de la civilisation du Sud vers le Nord.
    L'État franc, confiné au Nord, aurait donné naissance à un monde nouveau : le royaume mérovingien, dans lequel la dynastie des Carolingiens s'imposait. Le Moyen Age commençait.
    Et Pirenne de conclure par cet aphorisme célèbre : « Sans l'islam, l'Empire franc n'aurait sans doute jamais existé, et Charlemagne sans Mahomet serait inconcevable. » Cette thèse, qui aujourd'hui encore suscite de nombreux débats, occupa Henri Pirenne durant les vingt dernières années de sa vie. Elle compte désormais parmi les classiques.

  • Dans une épigramme adressée à sa femme, Martial écrivait : « Je veux bien que tu sois une Lucrèce pendant le jour tout entier, mais c'est une Laïs qu'il me faut la nuit. » Ce vers décrit tout le paradoxe de l'érotisme féminin dans l'Antiquité romaine.
    Comme une même femme ne pouvait pas être tout à la fois le parangon de la chasteté et une amante dépravée, Virginie Girod montre que les femmes furent classées en catégories et comment leur statut social encadrait leur vie sexuelle en fonction de règles morales établies par les mythes politiques romains et par la religion.
    La femme mariée, la matrone, se trouvait cantonnée dans un rôle reproducteur dénué de sensualité. C'était aux prostituées (esclaves, affranchies ou plus rarement libres) qu'il incombait de distraire sexuellement les hommes.
    Alors, le corps féminin érotique et le corps féminin reproducteur étaient-ils deux choses résolument différentes ? Comment les femmes vivaient-elles la sexualité au quotidien ? Quelles pratiques étaient autorisées ou non et pour qui ? Les grandes figures féminines de l'Empire telles que Messaline ou Agrippine la Jeune étaient-elles représentatives de la vie quotidienne de toutes les Romaines ?
    Finalement, les Romains étaient-ils des débauchés prêts à toutes les transgressions pour leur plaisir ou ont-ils posé les jalons des normes qui ont régi, des siècles durant, la sexualité occidentale ?
    À l'aide d'une documentation considérable, Virginie Girod répond à ces questions pour apporter une nouvelle réflexion sur la condition de la femme romaine.

  • Qui étaient les Celtes ? Des barbares grossiers que Rome a convertis, par le glaive d'abord, par la persuasion ensuite, à la civilisation ? Ou bien une aristocratie militaire brillante, conduite par des chefs spirituels, les druides, détenteurs de la plus haute initiation, et que Rome a délibérément détruite ? Les Celtes apparaissent enfin ici pour ce qu'ils furent réellement : des peuples différents, ayant sur la religion, la société, l'Etat, des conceptions inconciliables avec celles de la Rome antique sur lesquelles s'est fondée l'Europe médiévale et moderne. Mieux : ce sont les Celtes d'Irlande qui, profondément et sincèrement christianisés, ont sauvé la culture classique du néant des temps mérovingiens. Nouvelle édition, revue et corrigée, d'un ouvrage devenu un classique de l'histoire celte.

  • Pour la première fois, en volume séparé, la contribution de Paul Veyne à l'Histoire de la vie privée. De la naissance à la mort, comment vivaient les Romains ?
    « L'histoire, ce voyage en autrui, doit servir à nous faire sortir de nous, au moins aussi légitimement qu'à nous conforter dans nos limites. Les Romains sont prodigieusement différents de nous et, en matière d'exotisme, n'ont rien à envier aux Amérindiens ou aux Japonais. [...] La «famille» romaine, pour ne parler que d'elle, ressemble si peu à la légende ou à ce que nous appelons une famille. » Un texte qui a fait date.

  • Druides perdus dans les forêts profondes, banquets orgiaques, boucliers et trophées, magies, sacrifices humains... Les clichés sur la religion gauloise ont la peau dure. Mais quelle était vraiment la religion de nos mythiques « ancêtres » ? Quelle était cette religion sans prophète, sans règlement, sans écrits, ni histoire à présenter ? Ces questions sonnent comme un défi : on ne dispose que des quelques pages de César et de quelques lignes dispersées d'auteurs antiques, dont l'interprétation peine à s'affranchir de la mythologie et du panthéon irlandais bien plus tardifs et si éloignés des rives de la Méditerranée gauloise.
    Cet essai croise les découvertes archéologiques récentes avec les textes antiques, et offre le plus fiable des exposés sur les religions celtiques dans les Gaules avant la conquête romaine. L'auteur nous restitue les pratiques anciennes des Gaulois, nous fait rentrer au coeur des sanctuaires et nous expose ces liens si particuliers entre les Celtes, leurs sociétés si diverses et leurs dieux.
    Un classique de l'histoire et de l'archéologie des Gaulois.

  • À travers cet ouvrage rigoureux mais accessible à tous, au coeur d'un imaginaire foisonnant, Claude Sterckx nous propose de découvrir les mythes et leurs protagonistes, dont histoires épiques et rocambolesques sont aux sources de notre culture, qu´elles continuent de marquer de leur empreinte. Nous devons au monde celte - outre, n´en déplaise aux sages abstinents, le tonneau sans lequel le vin serait bien fade ! - nombre de nos vieilles légendes de même qu´une bonne part de notre folklore, qui se perpétuent dans les traditions populaires et constituent une inépuisable source littéraire. Qui ne se souvient du Graal, des amours de la Blonde Yseult, du tonitruant Gargantua ou du cri de Mélusine ?

  • Les fouilles archéologiques menées depuis une trentaine d'années ont mis au jour villages et fermes fortifiées, tombes et sanctuaires. Leur étude a révolutionné l'histoire des Gaulois, brisant moult légendes et établissant des vérités incontestables. Mais qui étaient-ils justement, ces Gaulois... ou ces Celtes ? Des géants blonds et moustachus qui combattaient nus ? Habitaient-ils des huttes rondes ? Craignaient-ils que le ciel ne leur tombe sur la tête ? La Gaule est-elle une invention du Romain César ? Les druides étaient-ils de simples prêtres ? Le site d'Alésia se situe-t-il en Bourgogne ? Les Gauloises jouaient-elles un rôle important ?
    Grâce à cette brillante synthèse sous forme de questions-réponses, la civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour le lecteur.

  • Comment une simple bourgade du Latium a-t-elle pu constituer un immense empire territorial ?
    Comment expliquer le déclin de la République romaine et la mise sur pied d'un nouveau régime politique, le principat ?
    Quels épisodes de crise et d'équilibre Rome a-t-elle traversés dans l'Antiquité tardive ?
    Cette initiation à l'histoire de Rome a été rééditée huit fois et vendue à 70 000 exemplaires. Elle vous propose un parcours à la fois chronologique et événementiel. La question des institutions, les problèmes économiques et sociaux ainsi que les faits de civilisation sont également abordés, afin de relier les faits aux idées. Ce manuel clair et accessible se veut un outil complémentaire aux cours et une aide précieuse pour réussir les épreuves dans cette discipline. L'histoire romaine est à mettre en parallèle avec l'histoire grecque. En effet, l'Empire romain fut un univers composé de deux mondes, l'Occident où le latin domine et l'Orient où le grec l'emporte. Deux mondes unis en droit mais qui tendent à se dissocier dans l'Antiquité tardive autour de Rome et de Constantinople. Afin de faciliter votre lecture et de prolonger votre réflexion, vous trouverez dans ce volume des tableaux chronologiques, des cartes et des plans, un index, un lexique et une bibliographie sélective.

  • Les «Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne» présentent sous forme de dictionnaire un relevé des noms de lieux celtiques de l'Antiquité, soit attesté tels quels par les Anciens (César, Strabon, Ptolémée, itinéraires, etc.), soit reconstruits à partir de leur forme médiévale (chartes, cartulaires, vie de saints) ou de leur forme moderne. Ils ont été formés pour la plupart avant l'extension de l'Empire romain et attestent, de par leur simple existence, de la présence des Celtes sur une majeure partie du continent européen dans la période qui a précédé cette conquête, au tournant de notre ère. Cette extension, qui ne se résume pas à la Gaule, ni même à l'hexagone, et que d'Arbois de Jubainville avait appelée « L'Empire Celtique », va de la Germanie rhénane à l'Espagne occidentale en passant par les Gaules, et de la Bretagne à la Pannonie, en passant par la Cisalpine, c'est-à-dire l'Italie du Nord. Après une introduction qui explique la formation des noms de lieux celtiques et le dictionnaire proprement dit, des index abondants permettent de retrouver un nom de lieu ancien à partir d'un nom moderne et les noms de personnes celtiques qui ont formé un nom de lieu. Une traduction des toponymes est proposée.

  • Boire en Gaule

    Fanette Laubenheimer

    Que buvait-on en Gaule?? Du vin, bien sûr, et les Gaulois de l'âge du Fer ont souvent été qualifiés par les auteurs anciens de buveurs de vin invétérés, célèbres pour leur ivrognerie. Vin importé d'abord, localement produit ensuite, exporté enfin, les Gaulois devenant, sous l'Empire, d'excellents viticulteurs. Mais, de plus longue date, on y buvait d'abord de l'hydromel et plus encore de la bière, véritable boisson nationale de nos ancêtres.
    Comment ces boissons alcoolisées se sont-elles développées en Gaule?? Quelles étaient les habitudes de consommation et les pratiques quotidiennes, mais aussi les rituels dans lesquels elles sont impliquées?? Qui buvait quoi, comment et pourquoi??
    Fanette Laubenheimer répond à ces questions en s'appuyant sur les textes antiques et sur de nombreux vestiges archéo-logiques, en Gaule et au-delà, ainsi que sur les résultats des analyses les plus novatrices destinées à identifier les traces des boissons contenues dans les vases.

  • L'armée romaine a été l'armée la plus efficace non seulement de l'Antiquité mais encore de toute l'histoire. En cinq siècles, elle a conquis un empire immense ; elle a su le garder pendant cinq autres siècles. Pourquoi et comment, les réponses se trouvent dans ce livre.

    Sait-on que Rome, qui a tant fait la guerre, ne rêvait que de paix ? Les Romains avaient mis en place de nombreux garde-fous religieux et juridiques pour éviter la confrontation armée. Mais, une fois engagée sur le chemin de la guerre, Rome ne concevait pas de s'arrêter sinon sur une victoire claire et nette.
    Sait-on aussi que les Romains ont inventé la logistique, le génie militaire, la médecine militaire et le « deuxième plus vieux métier du monde », le renseignement ?
    Ils ont pratiqué toutes les formes de combat, la bataille en rase campagne, le siège, et aussi la gesticulation, le combat en milieu urbain et en montagne, la bataille de nuit et la contre-guérilla (sur un modèle ressuscité vingt siècles plus tard par David Galula au cours de la guerre d'Algérie) ; et n'oublions pas le combat naval. Ils ont même inventé la guerre biologique et chimique. Et ils ont eu une stratégie ; une « petite stratégie », certes, mais une vraie stratégie.
    Et, fait étonnant, cette armée exemplaire a nourri en son sein des déserteurs et des traîtres !

  • Des druides, nous avons l'image confuse - et fausse - de magiciens aux pouvoirs surnaturels, de prêtres en toge blanche sacrifiant au coeur de profondes forêts. Plus de deux mille ans de commentaires antiques, de rêveries romantiques puis d'idéologies nationalistes ont façonné cette image qui ne peut aujourd'hui satisfaire l'historien.
    À ces fantasmagories, il faut opposer l'image - plus réelle - de druides philosophes. Les Grecs font en effet des druides gaulois les maîtres de Pythagore. Nous sommes loin de l'image de Panoramix, et plus proches de Platon.
    L'ouvrage de Jean-Louis Brunaux vise à déconstruire les idéologies successives qui, de l'Antiquité à nos jours, ont brouillé la figure des druides et leur enseignement, et à resituer leur place dans la société celtique et dans les courants de pensée qui se développent sur les bords de la Méditerranée, pendant les derniers siècles qui précèdent notre ère.

  • Enfants terribles de l'Antiquité, les Gaulois vaincus par Rome, peu à peu privés de leur langue et de leur histoire, victimes de la caricature antique et moderne, restent plutôt méconnus. Pourtant leur mémoire est demeurée dans les objets, les inscriptions retrouvées, et les milliers de noms propres de notre toponymie.
    Couvrant la période s'étendant du Ve siècle avant J.-C. au Ve siècle après J.-C., s'appuyant non seulement sur les découvertes archéologiques, sur les auteurs grecs et latins, mais aussi sur les textes mythologiques irlandais et gallois, Jean-Paul Savignac, spécialiste de cette civilisation, prend le parti de ressusciter joies et rires des Gaulois à travers l'étude de leurs moeurs, coutumes et croyances.
    Pour commencer, voici les plaisirs du boire et du manger, puis viennent ceux de la convivialité et de l'amour. À cela s'ajoutent les enchantements qu'offrent la possession d'objets précieux, la pratique de l'art ornemental et de la musique, l'engouement pour la science, la passion de la gloire... sans oublier le culte de la parole. Enrichissant son propos par de nombreuses illustrations, Jean-Paul Savignac nous présente ainsi une vision originale, hors des clichés, de ces lointains ancêtres.

  • Dans son petit village près d'Oxford, Graham Robb trouve un jour au fond de son jardin une broche datant de l'âge du fer. Au fil d'une quête passionnée, il découvre une cartographie rigoureuse, orchestrée par la science des druides autour de la mythique « voie héracléenne ».
    Croisant sources antiques et outils modernes, l'auteur lève le voile sur la civilisation celtique, hautement raffinée et injustement éclipsée par son successeur romain. Ni ésotérique ni académique, il privilégie le plaisir de la narration : calculs et tracés savants côtoient amphores découvertes en plantant des endives, machines astronomiques dormant au fond de l'eau et vieilles cartes jamais décodées...

  • Retrouver l'architecture antique est un défi. Jean-Claude Golvin y parvient grâce à une connaissance archéologique et architecturale alliée à un talent de dessinateur. Ainsi reprennent vie et forme les sites les plus célèbres : cent trente restitutions se répartissent sur trente siècles, de 2500 av. J.-C. au Ve siècle de notre ère. Chaque image représente une immense synthèse, regroupant en un seul dessin des milliers d'informations publiées dans des centaines de pages, parfois le résultat d'un siècle de fouilles. Nouvelle édition d'un classique de la vulgarisation archéologique.

  • Figure historique prestigieuse, César est surtout réputé comme homme politique et écrivain.
    On connaît moins le chef de guerre aux talents multiples, le stratège talentueux qui éleva son art au rang d'une science presque exacte. Ce génie s'illustra surtout dans deux conflits majeurs. La guerre des Gaules (58-51 avant J.-C.), César ne pouvait pas la perdre. Pour ce faire, il mit sur pied une armée sans équivalent dans l'histoire de l'humanité : la préparation, l'armement, la logistique, la tactique et le service de renseignements - tous ces aspects étaient pensés pour faire des Romains des professionnels de la conquête.
    Pourtant, la guerre civile qui suivit (en 49-45 avant J.-C.), César courait le risque de la perdre : ses légionnaires se trouvaient cette fois face à d'autres légionnaires et César lui-même affrontait Pompée, un autre capitaine d'exception... Mettant à profit les dernières découvertes de l'histoire antique et de l'archéologie, Yann Le Bohec éclaire d'un jour nouveau un aspect essentiel de la personnalité de Jules César et de son époque.

  • De Vercingétorix, on connaît surtout le nom, sa lutte héroïque contre Rome, sa défaite à Alésia et le récit biaisé qu'en donnera Jules César. Mais d'autres écrits et les trésors exhumés par l'archéologie invitent à le redécouvrir et, au miroir de ce destin hors du commun, à explorer des pans enfouis de l'histoire de l'ancienne Gaule. Cet adolescent arverne, fils de roi, tôt formé à la chose militaire, s'est hissé tout jeune au commandement suprême de la résistance gauloise au conquérant romain. Revers militaire qui recouvre une victoire politique - l'unification des peuples gaulois - dont il deviendra le symbole.
    Cette biographie, la première qui lui est consacrée, n'entend céder ni aux hagiographies complaisantes, ni aux légendes controuvées, ni aux appropriations idéologiques. Elle retrace à nouveaux frais, à partir de sources souvent oubliées, l'itinéraire singulier de cette figure d'exception : son enfance au sein d'une lignée aristocratique ; l'éducation reçue par ses maîtres druides ; sa formation, surtout, auprès de César dont il est devenu l'otage ; la rébellion enfin où il se découvre grand leader politique et redoutable chef militaire. Une vie si brève qui aura nourri une si longue postérité.
    En suivant ses pas, au fil des chapitres, c'est une nouvelle lecture de l'histoire du peuple et de la civilisation gaulois que ce livre fait découvrir ; une société en plein essor, déjà bien structurée, agitée par des assemblées remuantes et ouverte au monde, à l'ombre menaçante de l'impérialisme romain.

  • Les aventures d'Astérix et les souvenirs des leçons d'histoire ont forgé dans nos esprits une image des Gaulois stéréotypée et contradictoire. Entre les guerriers indisciplinés et querelleurs, trop désunis pour résister à la conquête romaine de César, et les druides, prêtres et magiciens adeptes du sacrifice humain, il importait de rétablir la vérité.

    Jean-Louis Brunaux examine les principales idées reçues sur « nos ancêtres les Gaulois » : pour chacune, il recourt à une documentation précise et nourrie par les récentes découvertes de l'archéologie. La nouvelle image des Gaulois qui en ressort, pour être plus proche de la réalité historique, n'en est pas moins fascinante.

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