Belles Lettres

  • Hamlet

    William Shakespeare

    • L'arche
    • 30 Décembre 2002

    Qui a tué le roi Hamlet ? Sa veuve, la reine Gertrude ? Son frère Claudius, devenu roi en épousant la veuve ? Le jeune prince Hamlet, visité par le fantôme de son père, les soupçonne tous deux... "Il est admis par tous qu'Hamlet est plus vivant qu'un homme qui passe." Alfred Jarry.

  • « L'amour des livres et de la lecture respire à travers ce chef-d'oeuvre. Je suis absolument certain qu'il sera lu même une fois que ses lecteurs actuels seront passés dans l'au-delà. Mario Vargas Llosa Vallejo a judicieusement décidé de se libérer du style académique pour choisir la voix du conteur. L'histoire n'est pas considérée comme une liste d'ouvrages cités, mais comme une fable. Ainsi, pour n'importe quel lecteur curieux, ce charmant essai est accessible et émouvant dans sa simplicité parce qu'il est un hommage aux livres par une lectrice passionnée. » Quand les livres ont-ils été inventés ? Comment ont-ils traversé les siècles pour se frayer une place dans nos librairies, nos bibliothèques, sur nos étagères ?Irene Vallejo nous convie à un long voyage, des champs de bataille d'Alexandre le Grand à la Villa des Papyrus après l'éruption du Vésuve, des palais de la sulfureuse Cléopâtre au supplice de la philosophe Hypatie, des camps de concentration à la bibliothèque de Sarajevo en pleine guerre des Balkans, mais aussi dans les somptueuses collections de manuscrits enluminés d'Oxford et dans le trésor des mots où les poètes de toutes les nations se trouvent réunis. Grâce à son formidable talent de conteuse, Irene Vallejo nous fait découvrir cette route parsemée d'inventions révolutionnaires et de tragédies dont les livres sont toujours ressortis plus forts et plus pérennes. L'Infini dans un roseau est une ode à cet immense pouvoir des livres et à tous ceux qui, depuis des générations, en sont conscients et permettent la transmission du savoir et des récits. Conteurs, scribes, enlumineurs, traducteurs, vendeurs ambulants, moines, espions, rebelles, aventuriers, lecteurs ! Autant de personnes dont l'histoire a rarement gardé la trace mais qui sont les véritables sauveurs de livres, les vrais héros de cette aventure millénaire.

  • L'iliade

    Homère

    • Belles lettres
    • 12 Avril 2019

    Au seuil de l'histoire et de la littérature de l'Occident (aux alentours du VIIIe siècle avant J.-C.), un immense poème, l'Iliade, conte les exploits en même temps que les peines des héros de la guerre de Troie, et, au centre de ce poème, un immense héros, Achille, exhibe sa force tout autant que ses larmes. Pourrionsnous aujourd'hui concevoir l'idée d'une sensibilité qui serait héroïque ?
    Il est bon de toujours retourner à Homère...

  • Printemps silencieux

    Rachel Carson

    • Wildproject
    • 7 Juin 2019

    Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, Printemps silencieux a entraîné l'interdiction du DDT aux États-Unis. Cette victoire historique d'un individu contre les lobbies de l'industrie chimique a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste.
    Printemps silencieux est aussi l'essai d'une écologue et d'une vulgarisatrice hors pair. En étudiant l'impact des pesticides sur le monde vivant, du sol aux rivières, des plantes aux animaux, et jusqu'à l'ADN, ce livre constitue l'exposition limpide, abordable par tous, d'une vision écologique du monde.
    50 ans après sa conception, on redécouvre Printemps silencieux au moment où l'on commence à s'intéresser, en France, à la philosophie de l'écologie. « Ce n'est pas moi, c'est Rachel Carson qui a inventé l'écologie profonde », affirme en effet le philosophe norvégien Arne Næss.
    Vendu à plus de 2 000 000 d'exemplaires, traduit en 16 langues, Printemps silencieux n'est pas seulement un best-seller : c'est un monument de l'histoire culturelle et sociale du XXe siècle. Point de référence difficilement contournable de l'histoire de l'écologie, cet ouvrage fait partie de la bibliothèque de l'honnête homme.

  • Le roi Lear

    William Shakespeare

    • L'arche
    • 1 Octobre 2000

    Honte et malédiction sur le royaume de Grande-Bretagne! Folie, trahison, mensonge, cupidité, orgueil démesuré! Tous les vices y grouillent comme autant de rats affamés. Tous les crimes s'y préparent...
    Lear a voulu savoir! Ô! Roi, ta sagesse n'a pas grandi au fil des années... Hélas! Vanité stupide, insolence coupable, curiosité funeste: tu as voulu savoir et provoquer les dieux.
    La fille féroce enfonce ses crocs; l'autre se prépare à la curée; le fils, contre son frère, trame la ruine du père, la soeur contre la soeur, l'épouse contre l'époux. La bouche déchire la main qui l'a nourrie, dépèce le flanc qui l'a portée, vomit l'amour qui l'a élevée. Ô, Lear, seigneur infortuné, tu sauras donc de tes filles laquelle t'aimait le mieux...

  • La Mouette

    Anton Tchekhov

    • L'arche
    • 29 Août 2006
  • La guerre d'Alan ; intégrale

    Emmanuel Guibert

    • L'association
    • 13 Juin 2012

    Lorsque Emmanuel Guibert rencontre Alan I. Cope sur les plages de l'île de Ré, il ne se doute pas qu'il consacrera douze ans de sa vie à cet homme extraordinaire et humble, qui, comme nombre de jeunes américains de son époque, fut enrôlé dans l'armée et traversa l'Europe pour y faire la guerre. Emmanuel Guibert a patiemment enregistré Alan lui racontant son périple, la vie de soldat et les à-côtés de la guerre, loin de la violence des combats. On le suit au gré de ses voyages en France et en Allemagne, de ses rencontres, amicales et littéraires qui auront une influence déterminante sur sa vie d'adulte.

  • Insectopédie

    Hugh Raffles

    • Wildproject
    • 16 Février 2016

    Une artiste qui peint les insectes qu'elle observe au microscope ; la métaphore des pous chez Hitler ; le « fétichisme sexuel d'écrasement » ; Frisch et la danse des abeilles ; les sauterelles au Niger ; les combats de criquets en Chine.
    Insectopedia est une étude du monde des insectes, et de la variété étonnante des relations que les sociétés humaines entretiennent, sur divers continents, avec une variété de sociétés d'insectes.
    Constitué d'une série d'histoires rapportées à chaque fois d'une expérience de terrain approfondie, Insectopedia offre un voyage dans une multitude de mondes, au cours duquel on en apprend autant sur les hommes que sur les insectes.
    Dans cet abécédaire sauvage, Hugh Raffles propose des vignettes, des méditations, des essais, qui explorent l'histoire et la science, l'anthropologie et le voyage, l'économie, la philosophie et la culture populaire.

  • Antigone

    Sophocle

    • L'arche
    • 6 Avril 2007


    antigone nous parlerait de la résistance courageuse d'une jeune fille contre la machine broyeuse de l'etat, incarné par créon.
    il défendrait les valeurs de la cité, elle défendrait les valeurs de la religion. antigone est sympathique parce qu'elle aurait le courage de se révolter, créon est antipathique parce qu'il aurait le pouvoir d'etat. mais on peut inverser les sympathies : antigone est une intégriste, une fanatique de la religion des morts, à qui sa naissance souillée - elle est née d'un inceste - interdit tout avenir.
    face à elle, un créon nationaliste, un militaire à poigne, veut imposer un etat " laïque ". l'histoire permet surtout à deux grandes voix de s'affronter musicalement. l'une en chantant son propre deuil de jeune fille n'ayant jamais eu d'enfant, l'autre le suicide de son fils et de sa femme, morts par sa faute. lequel est le plus malheureux ? lequel des deux entraînera le choeur dans son chant et sa douleur ? tel est peut-être l'enjeu d'une tragédie qui est d'abord, comme toute tragédie, une suite de choeurs offerts à dionysos.
    la traduction de florence dupont est philologiquement exacte et d'une limpidité parfaite. plus rien de ce côté fumeux qui caractérise trop de traductions classiques.

  • La propriété est centrale dans le rapport des sociétés aux environnements.
    Elle définit les usages légitimes, organise l'exploitation économique, transforme les écosystèmes. Aussi façonnet- elle la nature et les relations sociales. Ses institutions - et au premier chef, celles visant la terre, les ressources, les flux biologiques - sont de longue date au coeur des inégalités et des luttes entre individus et groupes sociaux. Ainsi du mouvement des enclosures foncières européennes, qui intronisa un nouveau type de propriété, exorbitant : la propriété privée exempte de tout lien au collectif.
    Les réflexions sur la propriété sont aujourd'hui dominées par l'économie orthodoxe, qui soutient que l'appropriation privée est optimale en termes d'efficacité productive et de conservation des ressources. Face à ce courant, un mouvement a émergé en faveur des communs - de la nature, de la connaissance et de la société -, pensés comme outils d'une transition vers plus de soutenabilité et de justice sociale. Mais, malgré son importance, ce mouvement semble limité par une absence de réflexion d'ensemble sur la constellation complexe et changeante des formes d'appropriation de la nature.
    Or depuis trois décennies, d'autres travaux ont renouvelé notre vision de l'histoire longue et conflictuelle de la propriété, saisie dans son rapport à l'environnement : ce sont ces voix que l'ouvrage voudrait faire entendre. Il comprend 12 textes inédits en français, choisis pour leur force de proposition théorique, leur capacité à déstabiliser les idées reçues, leur potentiel à informer les débats sur la crise environnementale, les communs ou les enclosures de la connaissance. Des forêts d'Indonésie aux grandes banlieues modernes, c'est notre rapport, passé et présent, à la nature et à la possession qu'il s'agit ici d'interroger.

  • Tulipe t.1

    Sophie Guerrive

    • 2024
    • 16 Novembre 2016

    « Le loup et l'agneau partageront la même couche, mais l'agneau ne dormira pas beaucoup. » Woody Allen.
    L'Ours Tulipe, contre son arbre adossé, regarde s'agiter vainement ses compagnons : Crocus le Serpent combat son anxiété par une activité de tous les instants, l'oiseau Violette cherche un moyen d'entrer en contact avec le Soleil, son amoureux, et le Caillou désespère de n'être qu'un caillou. La vie ? Un sacré sac de petits tracas et de grandes contrariétés. Mais comme le dit si bien Crocus, avec des pauses crêpes, ça passe. Dans cette fable pleine de tendresse, les grandes questions existentielles prennent corps, poils, plumes ou écailles. Crocus l'hyperactif, Mimosa la taupe timide, Tulipe l'ours stoïcien, vivent des amours impossibles, aspirent à une existence enfin comblée.
    Dans la lignée des Peanuts ou de Mafalda, Sophie Guerrive invente des personnages attachants, symbolisant chacun une fragilité humaine. Tulipe est le reflet de nos névroses, de nos ridicules et de nos grandeurs, dépeints par des paroles sublimes et absurdes à la Nasr Eddine Hodja, où les figures du Savant, du Poète et de l'Idiot se confondent.

  • La résistible ascension d'Arturo Ui

    Bertolt Brecht

    • L'arche
    • 11 Septembre 2012

    Chef minable d'une bande de gangsters du Bronx, Arturo Ui parvient à s'imposer par la terreur comme « protecteur » du trust du chou-fleur à Chicago. Il réduit au silence un politicien corrompu, Hindsborough, fait éliminer par Gori et Gobbola, ses séides, un homme de main à lui, assassine le patron du trust des légumes de Cicero, la ville voisine, et séduit la veuve de celui-ci, quasiment sur le cercueil de la victime. Le résultat est que l'on vote partout pour lui, tant à Cicero qu'à Chicago. D'autres crimes et d'autres conquêtes suivront. Rien n'arrêtera Arturo Ui, hormis les peuples, qui finiront par en avoir raison. « Mais il ne faut pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt : le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. »

  • La propriété de la terre

    Sarah Vanuxem

    • Wildproject
    • 17 Mai 2018

    Et si nous arrêtions de concevoir la propriété comme un pouvoir de domination, les personnes propriétaires comme des maîtres, et les choses comme des objets matériels, manipulables à volonté ?
    En choisissant de concevoir les choses comme des milieux ou demeures, les personnes comme ses habitants, et la propriété comme une faculté d'habiter les choses, plusieurs dispositions du code civil français prennent un tout autre sens, susceptible d'expliquer de nombreuses décisions de justice et d'innovations légales, en particulier en droit de l'environnement.
    Issu d'une conférence de Sarah Vanuxem donnée au Collège de France à l'invitation de Philippe Descola, ce petit ouvrage veut porter à la connaissance du plus grand nombre un travail très innovant mené depuis plus de dix ans en philosophie du droit.

  • Les Aventures de Pinocchio

    Carlo Collodi

    • L'arche
    • 10 Juin 2002

    Au début un rêve : fabriquer une marionnette qui saurait danser, faire de l'escrime et exécuter des sauts périlleux.
    Et puis la surprise : le pantin, à peine ébauché, commence à avoir sa propre vie. Pire, après les premiers pas, un peu boiteux, il prend la porte et disparaît. Gepetto, son créateur, se met à sa poursuite et s'aperçoit que Pinocchio, malgré ses traits humains, n'est pas un enfant facile à éduquer ; il finit trop souvent par succomber à la tentation et par s'écarter du droit chemin. Dès leur parution en 1878 à Florence, le succès des Aventures de Pinocchio fut grand.
    Les nombreuses rééditions encore aujourd'hui en témoignent. Mais curieusement, il n'y a, parmi toutes les éditions disponibles en France, aucune adaptation théâtrale. Et pourtant, à bien des égards, le livre appelle une version scénique. L'adaptation proposée ici a été établie par Lee Hall qui, on s'en souvient, est également le scénariste du film Billy Elliot.

  • Tulipe t.2 ; les voyages de Tulipe

    Sophie Guerrive

    • 2024
    • 18 Novembre 2017

    Tulipe est toujours sur le départ. Il ne rêve que d'une chose, c'est de prendre son sac à dos et d'arpenter le vaste monde. Mais il y a toujours quelque chose qui le retient : de nouvelles rencontres, ou les vaines tentatives d'escapades de Violette et Crocus, et l'arbre, bien sûr. D'ailleurs, pourquoi partir quand l'aventure s'invite elle-même à son pied ? Sous la forme d'un oeuf, le plus grand des mystères vient troubler la paisible inquiétude de nos petits camarades.
    Quand ce n'est pas un oeuf qui refuse d'éclore, c'est une chauve-souris qui refuse de sortir de son trou, ou une oiselle en pleine crise de lissophobie ! Avec ce deuxième opus, les choses se confirment : l'arbre ne bougera pas, Tulipe pas tellement plus. Mais, comme le dit le proverbe, « Un voyage de mille lieues a commencé par un pas. » Mais lequel ?

  • L'ascension du haut mal

    David B.

    • L'association
    • 19 Octobre 2015

    Le Haut Mal c'est le nom qu'on donnait à l'épilepsie au Moyen Âge.
    L'Ascension du Haut Mal c'est l'histoire d'une famille au milieu des années soixante dont le fils aîné, Jean-Christophe, est atteint par cette maladie à l'âge de sept ans. C'est le regard que porte son petit frère, Fafou, qui devient David, sur le bouleversement que ses crises entraînent dans la famille, sur la façon dont les adultes, parents, médecins, passants, charlatans, gourous, réagissent et tentent de guérir Jean-Christophe. Ce sont les souvenirs des ancêtres de la famille. C'est tout l'imaginaire que Fafou projette sur le monde et les événements qui l'entourent et qui participent à la construction du dessinateur qu'il est devenu.
    Ce classique du catalogue L'Association et de la bande dessinée, dont la première édition est maintenant épuisée, est désormais réédité dans une version reliée.

  • « Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie.
    Peu importe que vous connaissiez le grec ou non.
    Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons.
    Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir.
    Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue. » Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.

  • Sans doute faut-il préciser l'objet qui donne son titre à ce livre. Le temps du paysage ici considéré n'est pas celui où l'on a commencé à décrire dans des poèmes ou à représenter sur des murs des jardins fleuris, de sombres forêts, des montagnes majestueuses, des lacs paisibles ou des mers agitées. Il n'est pas non plus celui de la naissance et des transformations de ce mot ou de ses équivalents dans d'autres langues. Il est celui où le paysage s'est imposé comme un objet de pensée spécifique. Cet objet de pensée s'est constitué à travers des querelles concrètes sur l'aménagement des jardins, des descriptions minutieuses de parcs ornés de temples à l'antique ou d'humbles sentiers forestiers, des récits de voyages à travers lacs et montagnes solitaires ou des évocations de peintures mythologiques ou rustiques. Et ce livre en suivra les détours. Mais ce qui se forme à travers ces récits et ces querelles, ce n'est pas simplement le goût pour un spectacle qui charme les yeux ou élève l'âme. C'est l'expérience d'une forme d'unité de la diversité sensible propre à modifier la configuration existante des objets de pensée et des notions propres à les penser. Le temps du paysage est celui où l'harmonie ou la dysharmonie présentée par les jardins aménagés ou par la nature sauvage contribue à bouleverser les critères du beau et le sens même du mot art. Ce bouleversement en implique un autre qui affecte le sens d'une notion fondamentale, dans l'usage commun comme dans la réflexion philosophique, celle de nature. Or on ne touche pas à la nature sans toucher à la société qui est censée obéir à ses lois. Et le temps du paysage est aussi celui où une certaine harmonie du spectacle des champs, des forêts ou des cours d'eau s'avère propre à métaphoriser l'ordre qui convient aux sociétés humaines.

  • La vie de Galilée

    Bertolt Brecht

    • L'arche
    • 13 Juin 1997

    On avait toujours dit que les astres étaient fixés sur une voûte de cristal pour qu'ils ne puissent pas tomber.
    Maintenant nous avons pris courage et nous les laissons en suspens dans l'espace, sans soutien, et ils gagnent le large comme nos bateaux, sans soutien, au grand large. et la terre roule joyeusement autour du soleil, et les poissonnières, les marchands, les princes, les cardinaux et même le pape roulent avec elle.

  • · Un panorama mondial qui envisage les céréales et pseudocéréales dans leur rapport à la sédentarisation de l'humanité, à l'évolution des différentes civilisations depuis le Néolithique, et à l'avenir de nos relations avec toutes les formes du vivant.
    · Une étude concrète et abondamment illustrée des différentes espèces de céréales et de leurs usages · Une source de réflexions sur les réponses que les céréales peuvent apporter aux défis alimentaires, environnementaux et spirituels des générations de demain · Une mise en perspective de la portée symbolique et religieuse des céréales à travers les époques et les civilisations · Un compte-rendu complet des échanges biologiques et technologiques qui se sont succédé jusqu'aux enjeux actuels de la mondialisation · Une approche transdisciplinaire, qui combine l'expérience de terrain et les connaissances complémentaires d'Alain Bonjean, généticien des plantes, et Benoît Vermander, enseignant en sciences sociales et religieuses.

    Cet ouvrage retrace la longue histoire des interactions entre l'Homme et les céréales.
    Depuis les premières tentatives de domestication jusqu'aux applications agronomiques les plus contemporaines de la génomique, depuis les gestes de partage qui scandent le quotidien jusqu'aux rituels agraires les plus élaborés, Alain Bonjean et Benoît Vermander dévoilent la diversité des espèces productrices de grain et celle des sociétés qui s'organisent autour de leur culture.
    La domestication des orges, exemplaire du travail poursuivi entre la nature et l'humanité ; la naissance des blés dans le croissant fertile, leur introduction en Europe puis dans le monde entier ; la précoce mise en valeur des millets et l'exubérance du répertoire mythique qui les accompagne ; les transferts et les drames qui ont marqué l'échange colombien, depuis l'introduction du maïs en Europe jusqu'à celle de techniques culturales africaines en Amérique du Nord ; le répertoire élaboré des riz asiatiques et des rituels associés ; la diversité maintenue des céréales africaines, celle des espèces andines trop longtemps négligées, gage d'espoir pour l'humanité... Telles sont quelques-unes des étapes de ce livre, qui ouvre des perspectives inédites sur les rapports entre l'homme et le végétal et sur les crises qui marquent aujourd'hui pareille relation.

  • Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».
    Aux États-Unis, le phénomène inquiétait tout particulièrement le monde des affaires, lui qui était mis en cause de toutes parts, confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une « révolution managériale » réelle ou supposée, à des mobilisations écologistes inédites vécues comme des « attaques sur la libre entreprise », à l'essor concomitant de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - aux ravages de ce que Friedrich Hayek fustigeait alors comme une « démocratie sans limite ».
    C'est à cette occasion que furent élaborées, par réaction, dans un mouvement de contre-offensive multiforme face à cette vague de révolte généralisée, de nouvelles tactiques politiques destinées à l'endiguer et à la neutraliser, de nouveaux arts de gouverner encore actifs aujourd'hui - une nouvelle gouvernance capitaliste dont ce livre propose de retracer, en faisant le récit des conflits qui en constituent les sources, l'histoire philosophique.

  • L'or et la pourpre à la cour de Byzance (Xe siècle)

    Michel Kaplan

    • Belles lettres
    • 24 Janvier 2022

    L'Empire byzantin, qui a duré plus de onze siècles, doit en partie cette longévité à un large consensus idéologique : l'Empereur est le « pieux élu de Dieu », il est au sens étymologique le lieutenant de Dieu sur terre. Il incarne un pouvoir impérial fort, épaulé par une administration performante pour l'époque, notamment grâce à une éducation maintenue aux standards antiques, accessible à qui pouvait se l'offrir. Les hauts fonctionnaires et dignitaires gravitent autour du palais impérial de Constantinople où s'exerce l'essentiel du pouvoir. Les membres de la cour sont ainsi les personnages secondaires ou les simples figurant d'un somptueux mystère costumé, au sens médiéval du terme. Pour autant, l'Empereur n'est pas coupé du peuple ni de la population de Constantinople : il assiste avec sa cour et quelque 40 000 spectateurs (soit plus du dixième de la population de la ville) aux courses de quadriges. Celles-ci se déroulent à l'Hippodrome jouxtant le Palais, depuis lequel l'Empereur et sa cour gagnent directement leurs tribunes.
    Au Xe siècle, alors que l'Empire, première puissance de la chrétienté, se trouve à son apogée, l'un des empereurs rassemble la tradition du cérémonial aulique dans un ouvrage connu comme le Livre des Cérémonies.
    Nous avons voulu permettre au lecteur de suivre ces cérémonies, de comprendre quelle était la vie de la cour et des courtisans, dans et hors du Palais.
    Les visiteurs étrangers amenés à participer à ces cérémonies se trouvaient aussi fascinés que les sujets byzantins. Michel Kaplan laisse entrevoir cette fascination ainsi que les mécanismes de pouvoir qui la sous-tende.
    Enfin, ce livre donne accès à une civilisation aujourd'hui disparue, à laquelle nous devons l'essentiel de ce qui nous été transmis de la culture, de la science et de la philosophie grecques.

  • Pour faire de la politique en Grèce ancienne, il fallait d'abord avoir la possibilité de parler. Ce n'était a priori possible que dans les cités dont le régime politique permettait aux citoyens de prendre la parole ; c'est-à-dire, en principe, celles où régnait la démocratie. Les textes témoignent du caractère crucial de cette question du droit à la parole pour le peuple dans l'Athènes du Ve siècle.
    La première partie de l'ouvrage examine dans les différents régimes politiques en Grèce (tyrannie, royauté, oligarchie et démocratie) la place accordée réellement à la parole par chacun d'entre eux - dans la législation ou dans les faits, dans les assemblées officielles ou dans la rue -, ainsi que les moyens d'expression qui restaient quand la parole était interdite.
    La deuxième partie s'attache spécialement aux dangers qui menaçaient les hommes politiques dans la cité qui représente à nos yeux la démocratie idéale, Athènes ; harcèlement de rue, pression de l'administration, mais surtout procès constants intentés par les adversaires politiques ou par n'importe quel citoyen au nom du droit à la parole. Cela débouchant sur des condamnations sévères, confiscation des biens, perte des droits civiques, exil, voire exécutions - mais, curieusement, jamais sur la prison, ou même sur une politique d'assassinat. On peut s'étonner que Périclès soit mort dans son lit, quand on pense à la triste fin d'Alcibiade ou de Démosthène !
    Cet ouvrage, qui s'appuie constamment sur les textes abondamment cités, sera utile à tous ceux qui souhaitent mieux connaître le fonctionnement réel de la démocratie athénienne ainsi qu'aux politiques prompts à se référer à ce régime - qui ne fut peut-être pas idéal, mais qui reste admirable à bien des titres.

  • La vie dans un château médiéval

    ,

    • Belles lettres
    • 16 Janvier 2018

    Traduit pour la première fois en France, La Vie dans un château médiéval est un classique qui a initié des millions de lecteurs anglophones aux secrets du monde médiéval. Et qui a profondément inspiré George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones.
    À partir du remarquable château de Chepstow, à la frontière de l'Angleterre et du Pays de Galles, mais aussi des plus admirables châteaux forts français, les grands médiévistes Frances et Joseph Gies nous offrent un portrait saisissant de ce qu'était la vie quotidienne de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le château fort. Les Gies ont le don de rendre à la vie les hommes et les femmes qui vivaient dans et autour du château, le seigneur et la dame, les chevaliers et les soldats, les serviteurs et les paysans, les troubadours et les jongleurs.
    Nous y découvrons comment les seigneurs et les serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs loisirs et leurs occupations, leurs codes de conduite sexuelle, leurs principes d'ordre et de solidarité. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'honneur dans la culture médiévale, le processus d'initiation auquel se soumettaient les chevaliers, l'importance des fêtes religieuses et des liens personnels, et pourquoi le château fort était autant un rempart contre les violences qu'une source de conflit et un enjeu de pouvoir.
    Remarquablement documenté, et aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un château médiéval est l'ouvrage de référence pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette époque fascinante.

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