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  • Le pont d'avignon - une societe de batisseurs, xiie-xve siecle

    Balossino Simone

    • Editions universitaires d'avignon
    • 8 Juillet 2021

    Le pont d'Avignon, l'un des ponts les plus connus au monde, a une histoire longue et passionnante qui commence à une époque lointaine et peu connue. Sa construction et ses reconstructions permettent de dévoiler des enjeux souvent cachés à l'ombre des traditions et des récits, qui traversent l'histoire de la ville et de la région au Moyen Âge.

  • Alors que les aspects astronomiques et mathématiques des calendriers employés par les grandes civilisations sont relativement bien connus, le calendrier entendu comme objet, utilisé au quotidien pour «habiter le temps», le prévoir et le maîtriser, omniprésent dans les espaces privés et publics des sociétés anciennes, a été peu étudié pour lui-même. L'enjeu est de partir de sa matérialité, de son illustration, de son contenu ou encore de ses remplois, voire de ses usages détournés, qui trahissent autant d'appropriations, avant que l'introduction à des dates variées de la xylographie et de l'imprimerie n'accompagne de nouveaux usages et de nouvelles manipulations.Réunissant des études inscrites dans de larges horizons culturels et géographiques, cet ouvrage permet de scruter et de confronter l'exceptionnelle diversité de ces objets. Les cycles calendaires manuscrits ou gravés produits dans l'Europe antique et médiévale entrent ainsi en résonnance avec les calendriers retrouvés dans les tombes et grottes de Chine entre le IIIe siècle avant notre ère et le Xe siècle après notre ère, ou encore avec ceux qui furent produits au Japon du VIIIe au XVe siècle et plus tardivement en Asie du Sud et du Sud-Est.Le présent volume rassemble les résultats d'une recherche collective menée par l'École des hautes études en sciences sociales, l'École française d'Extrême-Orient et l'École nationale des chartes, dans une édition enrichie par des apports iconographiques.

  • L'empire perse, les grecs et le politique

    Alexandre Tourraix

    • Pu de franche comte
    • 3 Mars 2022

    L'empire perse achéménide fascine les Grecs, qui le perçoivent de façon très déformée, et qui comprennent mal son fonctionnement. Au ve siècle avant J.-C, son observation alimente leur réflexion politique, parallèlement à la stasis, terme par lequel ils désignent les conflits internes de leurs cités. Dans ce double exercice, Hérodote, les Tragiques et les Sophistes pensent le politique, et ils préparent la naissance de la théorie politique au siècle suivant. Le débat sur la meilleure constitution en procède: Hérodote le projette sur les conjurés perses de 522 (III, 80-82). La crise qui éclate cette année-là dans l'empire perse tient à ce que la succession de Cyrus, mort en 530 avant J.-C., n'était pas réglée, bien qu'il ait désigné son fils Cambyse pour lui succéder. Ce dernier a probablement compromis lui-même ce processus, en faisant éliminer son frère Bardiya, en dévoyant à cette fin le rituel originellement babylonien du substitut royal, ignoré des Grecs en tant que tel, mais transformé par eux de façon totalement inconsciente sur le mode du dédoublement et de la ressemblance. L'instrument de cette machination, le mage Gauma¯ta, était devenu Bardiya, en vertu même du rituel, et il a prétendu régner à la place de Cambyse avant même sa mort, survenue selon toute apparence de façon accidentelle. Darius, probable cousin de Cambyse, a renversé le mage avec 6 conjurés, pour régner à son tour, en prétendant restaurer la légitimité dynastique. Le débat constitutionnel qui précède son avènement chez Hérodote est fondé sur une arithmétique élémentaire opposant constamment le petit nombre, réduit jusqu'au chiffre un, un effectif un peu plus important, mais qui demeure restreint, et le grand nombre. Cette distinction se retrouve entre la monarchie, pouvoir d'un seul, l'oligarchie, pouvoir d'une minorité, et la démocratie, pouvoir du grand nombre. Les Grecs l'appliquent au champ du politique, alors que le monde indien répartissait les fonctions duméziliennes selon le même critère. L'historiographie grecque des rois mèdes et perses est fondée sur une typologie d'inspiration tout aussi tri-fonctionnelle, qui réserve à chacun d'entre eux un rôle: roi fondateur et organisateur, roi guerrier, souverain lié à la Troisième Fonction. Cette typologie n'est pas un carcan rigide, et elle s'adapte à chacun des règnes, et à chacun des monarques.

  • A l'assaut du palais - avignon et son passe pontifical

    Paul Payan

    • Editions universitaires d'avignon
    • 14 Octobre 2021

    Qu'il s'agisse de guides touristiques ou bien de panneaux de signalisation routière, Avignon est souvent qualifiée de «cité des papes». Si la période de la papauté médiévale continue de marquer l'identité culturelle des Avignonnais, il faut néanmoins se rappeler que les rapports entre la ville et le pontife n'ont pas toujours été idylliques...Loin de toute banalisation, le regard perçant de Paul Payan déniche les secrets cachés entre les pierres du Palais des papes, dans ce livre issu d'un cycle de conférences données au Théâtre du Chêne Noir. Arraché aux slogans touristiques et aux cartes postales, le passé pontifical de la ville est enfin rendu aux habitants, aux spécialistes et à tout curieux.Délivrés de leur lourde chape mythique, le bâtiment et la communauté qui peuplait ses salles sont interpellés en tant que simples témoins. En retraçant un pan d'histoire et de civilisation, le Palais nous conduit à la redécouverte de nos «frères du passé».Cette seconde édition est enrichie d'une sélection de l'auteur d'une trentaine d'images, reproductions de tableaux d'époque ou photographies contemporaines, qui permettent une immersion encore plus sensible dans l'époque papale d'Avignon.

  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE n.31/3 ; Toulouse

    Carte Archeologique De La Gaule

    • Maison des sciences de l'homme
    • 12 Septembre 2017

    Cinquante ans après la thèse de Michel Labrousse (Toulouse antique, soutenue en 1967) paraît la CAG 31/3 - Toulouse, qui termine l'étude du département de la Haute-Garonne dont les deux autres volumes (CAG 31/1 et 2) ont déjà été publiés en 2006 dans la même collection.

    L'originalité de ce volume tient au rôle important que Rome a fait jouer à Tolosa dans le développement des échanges entre la Méditerranée et l'Océan Atlantique. Si les deux rives de la Garonne sont bien occupées dès la Pré- et la Protohistoire, c'est l'occupation romaine de l'Espagne après les guerres contre Hannibal et Zama qui explique le développement d'un important commerce des amphores italiennes et de la vaisselle campanienne à partir des années 180-175 av. J.-C. C'est avant tout le site de Saint-Roch qui se développe (plus que celui de Vieille-Toulouse, d'Ancely, du Cluzel, etc). Dès le IIe siècle av. J.-C., les amphores y arrivent par centaines de tonnes accompagnées de vaisselle italienne. Les seules dernières fouilles de la caserne Niel, en 2009-2011, ont livré 98 tonnes d'amphores à vin et 6 tonnes de céramiques campaniennes du IIe siècle av. J.-C. ! L'importance pour Rome de ce commerce, à travers « l'Isthme gaulois », explique que lors de la conquête du sud de la Gaule, en 125-121 av. J.-C., les Tolosates recevront le statut d'alliés, statut qu'ils perdront en 108-106 av. J.-C. après leur ralliement aux Cimbres et à la vengeance du consul Caepio qui a pillé leurs richesses enfouies dans des sanctuaires, épisode d'où est née la légende « l'or de Toulouse ». Dès lors le site de Saint-Roch est rapidement déserté au profit du site d'oppidum de Vieille-Toulouse, au moment où Rome entreprend la pacification des Pyrénées. Vieille-Toulouse se romanise rapidement.

    Toutefois, comme au début du règne d'Auguste (en - 27 au plus tard) toutes les villes de Narbonnaise ont reçu le statut « latin », Rome décide de fonder une ville nouvelle (sur le site actuel de Toulouse) et d'abandonner le site de Vieille-Toulouse (qui est déserté aux alentours de 10-8 av. J.-C.). La construction de Tolosa, cette ville nouvelle, s'effectue d'abord sur une génération : on commence par construire le réseau d'égouts (preuve d'une ville « programmée »), les portes de l'enceinte, le pont-aqueduc sur la Garonne et sans doute le théâtre, avant la courtine (longue de 3 km), les rues et les premières maisons (sans doute, sauf exception, pas avant le règne de Tibère).

    C'est Domitien qui lui donnera le statut de colonie romaine, à cause de l'influence de son général M. Antonius Primus, natif du lieu, et de l'un de ses citoyens, Rufus, qui a exercé de hautes responsabilités à Athènes.

    Le développement local se marque aussi par la création sur la rive ouest de la Garonne d'une agglomération secondaire avec un amphithéâtre (à Purpan, à l'époque de Claude).

    Si cette ville garde dans l'Antiquité tardive son rempart augustéen, ce sont les édifices chrétiens (suite au martyre de saint Sernin en 250) puis, au Ve siècle le palais d'un roi wisigoth (à Larrey) qui marquent le paysage. Toulouse fut alors, de 418 à 507, la capitale d'un royaume s'étendant de la Loire à Gibraltar.

  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE n.01/2 ; l'Ain

    Carte Archeologique De La Gaule

    • Maison des sciences de l'homme
    • 27 Février 2018

    La carte archéologique de l'Ain, issue d'une thèse de doctorat soutenue à Lyon, en 1982, avait déjà été publiée en 1990. Non seulement cette première édition était épuisée depuis plusieurs années (et le volume toujours demandé), mais surtout l'archéologie française a subi depuis 35 ans une profonde mutation qui imposait cette refonte totale qui explique qu'au lieu des 190 pages du volume de 1990, cette édition en compte 400 pages, avec un classement renouvelé (non plus par cantons mais par le classement INSEE des communes).
    Localisé entre Lyon et la Suisse, ce département a vu, en effet, la multiplication de "grands chantiers" de constructions (liés à la péri-urbanisation et aux "grands travaux" routiers et ferroviaires) qui ont obligé les aménageurs à accepter des "diagnostics archéologiques" et des fouilles (sur des espaces de plus en plus étendus), réalisés non seulement par l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives qui a remplacé l'AFAN en 2002) mais aussi par des organismes privés comme Archeodunum et EVEHA.
    Les résultats ne pouvaient être que spectaculaires ! C'est, par exemple, le gigantesque projet sur une superficie de 900 ha du Parc industriel de la Plaine de l'Ain (PIPA) (à côté de la centrale nucléaire du Bugey) qui est à l'origine de la découverte de l'agglomération romaine de Saint-Vulbas. Enfin c'est le même auteur, André Buisson, Ingénieur à l'Université Jean-Moulin de Lyon 3 qui signe cette deuxième édition.
    Il a su s'entourer de collaborateurs comme Jean-Pierre Legendre (conservateur chargé du département de l'Ain à la DRAC/ SRA de Lyon), comme Isabelle Bollard-Raynaud (conservatrice à la DRAC/SRA Hauts-de-France, à Lille) et comme Anne-Claude Rémy (INRAP, Rhône-Alpes-Auvergne).

  • Montagnes médiévales : les alpages de Savoie, Dauphiné et Provence du XIIe au XVIe siècle

    Fabrice Mouthon

    • Pu de savoie
    • 29 Août 2019

    Le Moyen Age n'a pas créé les alpages, mais il a produit les premiers documents écrits permettant de faire véritablement leur histoire. Dominant la vallée, avec ses villages et ses champs, au pied des roches sommitales, des neiges éternelles et des glaciers, les alpages constituent, selon l'expression de Charles Gardelle, "les terres de l'été" . Depuis plusieurs millénaires, ces pâturages d'altitude représentent la richesse de l'élevage montagnard et la contrepartie d'un milieu difficile.
    Contrairement à ce qu'imaginent de nombreux randonneurs, il ne s'agit pas un espace naturel, mais d'une création humaine, résultat d'aménagements remontant pour l'essentiel à la fin de la Préhistoire. Le Moyen Age a donc hérité des alpages mais il a su entretenir, faire fructifier et transmettre cet héritage. En particulier les modes de faire valoir et les institutions créées pour leur conservation et leur exploitation se sont maintenus jusqu'en plein XXe siècle et sont encore partiellement en vigueur aujourd'hui.
    Cet ouvrage comble un vide historiographique. Il est la première synthèse sur l'histoire médiévale des alpages des alpes françaises. Travail d'histoire "classique" , il s'appuie principalement sur les sources textuelles, en reprenant des travaux anciens et récents sur le sujet et en exploitant des documents d'archive inédits, mais il fait également une large place aux travaux des archéologues et des spécialistes des sciences paléoenvironnementales, notamment ceux qui oeuvrent au sein de l'université de Savoie Mont Blanc.

  • Si le monastère de Fontevraud est étudié depuis longtemps, et savamment, le réseau de ses prieurés reste insuffisamment exploré, qu'il s'agisse des établissements installés au plus près du Moûtier principal, dans la même enceinte, ou des satellites dispersés en France, en Angleterre et un peu en Espagne. En septembre 2015, un colloque a permis d'ouvrir ce dossier passionnant. Chacun des sites évoqués a été traité de façon autonome, mais l'ensemble a mis en cause la pertinence des listes tardivement établies, l'universalité du système des prieurés doubles (femmes et hommes dans deux cloîtres proches), la façon de nommer les dépendances.La recherche n'est qu'amorcée. Toutefois, les Actes ici réunis montrent que si la problématique est originale, en raison d'un gouvernement centralisé, exercé par une femme, elle est susceptible d'éclairer l'étude d'autres ordres religieux. Ainsi, interroger la terminologie et la notion de prieuré, qui au Moyen Âge central renvoie exclusivement aux personnes, prieurs et prieures, se situe au coeur de l'actualité scientifique.Introduit par un avant-propos de Jacques Dalarun, l'ouvrage aborde ensuite des sujets soulignant l'originalité du phénomène fontevriste: les questions de l'inventaire, de la genèse, voire de l'échec, des prieurés; la présentation des fonds d'archives disponibles; une mise en perspective politique et artistique dans l'Aquitaine plantagenêt. La quatrième et plus importante partie du recueil réunit six ensembles claustraux en huit contributions. Ces monographies sont diversement argumentées en raison des conditions de l'investigation archéologique mais aussi des rythmes d'évolution des fondations; elles appellent au lancement de nouveaux chantiers et à la multiplication des enquêtes.

  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE t.88 ; les Vosges

    Carte Archeologique De La Gaule

    • Maison des sciences de l'homme
    • 2 Mai 2005
  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE t.57/1 ; la Moselle

    Carte Archeologique De La Gaule

    • Maison des sciences de l'homme
    • 1 Décembre 2004

    Deuxième volume consacré à la Lorraine, après la Meuse, l'actuel département de la Moselle formait dans l'Antiquité, la partie centrale du peuple des Médiomatriques. Ce peuple contrôlait à la fois le passage nord-sud du Rhin et de ses affluents (Meuse, Moselle et Sarre) et la traversée est-ouest des Vosges par le col de Saverne. Les Médiomatriques occupaient donc les actuels départements de la Moselle et du Bas-Rhin, le nord des départements de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle, une partie de la Sarre et du pays de Bade. De leur oppidum principal, au Fossé des Pandours (Saverne), ils régnaient sur le plateau Lorrain, la plaine d'Alsace et les montagnes voisines. Mais lorsque les Triboques s'installèrent dans l'actuel département du Bas-Rhin, lorsque César eut décidé que le Rhin formerait frontière entre "Gaulois" et "Germains", le territoire des Médiomatriques fut amputé et réduit à celui des deux évêchés médiévaux de Metz et de Verdun. Metz (Divodurum) en devint la capitale romaine. L'ouvrage offre une très longue synthèse générale sur le peuple des Médiomatriques du début de l'âge du fer à la fin du haut Moyen Âge, puis montre le développement agricole et artisanal de cette région placée non loin du limes romain qui a assuré sa prospérité.

  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE ; l'Isère

    François Bertrandy

    • Maison des sciences de l'homme
    • 20 Juin 2017
  • Sel, eau et forêt ; d'hier à aujourd'hui

    Pierre Petrequin

    • Pu de franche comte
    • 3 Novembre 2008

    Depuis huit millénaires au moins, les sociétés agricoles ont considéré le sel comme une source de vie et de richesse dont l'origine s'inscrivait dans les mythes. Les approches croisées des ethnologues, des archéologues, des historiens et des environnementalistes permettent aujourd'hui de renouveler profondément nos connaissances sur l'exploitation généralisée de l'eau de mer, des sources salées, des terres salées et du sel gemme. Ainsi, d'extraordinaires techniques ont été mises en oeuvre, tandis que les logiques sociales plaçaient le sel au centre des systèmes de croyance, un peu partout dans le monde. Les vingt-quatre contributions regroupées dans cet ouvrage ont été présentées en octobre 2006 lors d'un colloque international du bicentenaire de la mort de Claude-Nicolas Ledoux, l'architecte génial de la Saline Royale d'Arc-et-Senans. Rompant avec les limites entre disciplines scientifiques et les cloisonnements géographiques, les auteurs proposent une nouvelle lecture de l'exploitation du sel en abordant la longue durée, depuis la Chine et le Mexique préhispanique jusqu'à l'Europe préhistorique, ou encore des salines médiévales continentales au sel antique méditerranéen. C'est donc d'histoire technique et sociale qu'il s'agit, en relation avec les modifications environnementales.

  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE t.55 ; la Meuse

    Carte Archeologique De La Gaule

    • Maison des sciences de l'homme
    • 1 Avril 2002
  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE t.13/3 ; Marseille et ses alentours

    Carte Archeologique De La Gaule

    • Maison des sciences de l'homme
    • 2 Octobre 2005

    L'importance accordée à l'histoire antique de Marseille vient de ce qu'elle est la plus ancienne colonie fondée par des Grecs sur le territoire national. C'est aussi la ville de Gaule sur laquelle nous possédons le plus de textes antiques, à la fois parce que Massalia a été l'alliée privilégiée de Rome contre Carthage et parce que la riche cité commerçante a été l'un des facteurs essentiels de l'hellénisation du sud de la France avant la conquête romaine. En dépit de cette richesse de textes, Marseille est pauvre en vestiges visibles. Surtout le développement de l'archéologie locale y est récent. C'est surtout dans les années 1980 que les grandes fouilles urbaines se sont réellement développées qui, comme partout en France, ont profondément modifié l'état des connaissances concernant les origines antiques. Dans ce contexte il est apparu essentiel que le pré-inventaire développe les informations essentielles à la compréhension de l'histoire de Marseille aux époques archaïque, classique, hellénistique, romaine et médiévale. Jamais un tel bilan n'avait encore été tenté. Mais ce gigantesque "puzzle archéologique" se devait d'être accompagné des multiples synthèses qui permettent mieux de comprendre le sens de l'histoire de la ville. La proximité de Marseille d'un grand centre de recherche, à Aix-en-Provence, a permis d'écrire cette "nouvelle histoire de Marseille".

  • Ce premier volume de la Monographie de la grotte Chauvet-Pont d'Arc présente l'inventaire raisonné des informations contenues dans la grotte sous la forme d'un atlas. Ce type d'ouvrage peut paraître inhabituel pour présenter un site orné. Néanmoins, les dimensions de la grotte, la morphologie des salles et des galeries qui compartimentent son espace ainsi que l'inscription des oeuvres pariétales dans le paysage souterrain sont autant d'invitations à penser, travailler et structurer l'ensemble des connaissances par une approche cartographique.La première partie de l'ouvrage aborde les toutes premières représentations spatiales de la grotte: les plans topographiques puis les productions cartographiques, et enfin la mise en place du Système d'Information géographique qui a accompagné la réalisation de cet ouvrage.La deuxième partie évoque les différents contextes de l'art et de l'archéologie. L'accent est essentiellement mis sur le cadre physique, le paléo-environnement contemporain des fréquentations humaines et animales et la chronologie des événements qui ont marqué l'histoire de la grotte.La troisième partie « la grotte Chauvet-Pont d'Arc par les cartes » est conçue comme un voyage à travers les cartes. Les vingt cartes détaillées au 1/100e qui couvrent l'ensemble de la cavité, permettent de découvrir la grotte dans ses moindres recoins et d'opérer ses lectures au gré de ses propres intérêts. Les connaissances acquises au fur et à mesure du cheminement dans la grotte permettent au lecteur de couvrir la diversité et la richesse des paysages souterrains, des vestiges archéologiques et des témoins paléontologiques de la grotte - qui seront étudiés en détail dans les volumes suivants de la Monographie de la grotte Chauvet-Pont d'Arc.La quatrième partie est plus spécifiquement consacrée à la conservation de la grotte, depuis les premiers actes forts au lendemain de sa découverte pour préserver son état exceptionnel de conservation jusqu'aux études définissant les modalités de sa préservation dans un environnement extérieur soumis aux changements.Par cette approche progressive l'Atlas permet d'aborder, de la façon la plus neutre, la complexité et la richesse factuelle, souvent soulignées, de ce sanctuaire souterrain.

  • CARTE ARCHEOLOGIQUE DE LA GAULE n.96 ; la Seine-Saint-Denis

    Carte Archeologique De La Gaule

    • Maison des sciences de l'homme
    • 15 Mai 2018

    Avec la parution de ce nouveau Pré-inventaire s'achève la publication de la collection de la Carte archéologique de la Gaule pour la région parisienne qui comprend désormais neuf volumes : la CAG 75 (Paris), due à Didier Busson (1998) ; les CAG 94 (Val-de-Marne) et 91 (L'Essonne) de François Naudet (2001-2004) ; la CAG 92 (les Hauts-de-Seine) par Franck Abert (2005) ; la CAG 95 (Val d'Oise) due à Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch (2006) ; la CAG 78 (Les Yvelines) de Yvon Barat (2007) ; la CAG 77/1-2 (La Seine-et-Marne) due à Jean-Noël Griffisch, Danielle Magnan et Daniel Mordant (2008) ; enfin la CAG 93 (Seine-Saint-Denis) qui a été élaborée par une équipe de vingt-et-un chercheurs dirigés par Claude Héron. Le territoire du département de la Seine-Saint-Denis, créé en 1964, n'avait été, jusque dans les années 1980, que modestement investi par la recherche archéologique. Si la célèbre basilique de Saint-Denis, héritière du sanctuaire tardo-antique érigé sur la tombe du martyr éponyme, et abbatiale d'un puissant monastère étroitement associé aux dynasties mérovingienne et carolingienne, avait certes fait l'objet de recherches archéologiques à partir du début du XIXe siècle, ce n'est qu'à partir de la fin des années 1970 que ses abords immédiats ont été explorés à la faveur d'un important programme d'archéologie urbaine. Hors de Saint-Denis, fouilles et découvertes étaient pour leur part demeurées sporadiques, malgré un investissement associatif fort actif apparu à cette époque, jusqu'à ce que l'essor récent de l'archéologie de sauvetage et de l'archéologie préventive, qui a fondamentalement modifié la situation dans ce département, notamment sur les communes de Bobigny et de Tremblay-en-France, ne vienne changer la donne. De la moisson des résultats récoltés depuis lors, le Pré-inventaire de la Seine-Saint-Denis permettra de mesurer toute l'ampleur.

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