Géographie du monde

  • Image évocatrice, objet convoité, enjeu de pouvoir, la carte dessine le monde. Outre les géographes-cartographes, de nombreux chercheurs, stimulés par sa puissance de représentation, l'utilisent afin de répondre à quelques-unes des interrogations de la société actuelle. La diversité des points de vue, des regards et des usages scientifiques, par conséquent la multiplicité des questionnements, se combine à la profondeur historique des références en apportant au lecteur curieux du monde des éléments de compréhension spatiale de processus, de circonstances, d'événements et de concepts propres à l'humanité. La carte, vivante et mouvante, est un reflet de l'imaginaire et la représentation d'un réel. Depuis l'Antiquité, les représentations de la Terre instaurent des mondes successifs, en jouant avec la géométrie, les distances et les formes, les plans et les volumes. Inscrites dans le temps, les cartes intègrent les temps de la terre et des sociétés. De nouvelles cartographies réinventent le monde du XXIe siècle.

    Contributeurs : Anne-Laure Amilhat Szary - Sophie Braun - Michel Capderou - Ahmed Djebbar - Francis Meilliez - Alain Milon - Sébastien Oliveau - Gilles Palsky - Patrick Popescu-Pampu - Alicia Sanchez-Mazas.

  • Jinshan peut être considérée comme une ville trois fois nouvelle, recréée successivement, d'abord à sa création en 1386 dans l'objectif de renforcer le système défensif national, puis en tant que ville satellite en 1972, et enfin comme ville nouvelle depuis la fin des années 1990. Ces transformations résultent à la fois de la transformation et de la structuration territoriale de la métropole shanghaienne et de l'histoire des villes satellites et des villes nouvelles depuis la fin des années 1950. Cette évolution se produit non seulement à l'échelle locale et dans les espaces internes des villes satellites ou des villes nouvelles, mais aussi plus largement aux échelles municipale et régionale.

    Cette recherche s'intéresse à la forme urbaine et s'est enrichie d'un questionnement sur la mixité fonctionnelle, un facteur clé pour interpréter les phénomènes urbains apparus dans la fabrication des villes nouvelles chinoises.

    Avec une préface de Pierre Clément.

  • À Johannesburg, capitale économique de l'Afrique du Sud, l'emploi même de la notion occidentale d'espaces publics pose problème. L'enjeu est alors de mettre à jour et de comprendre les éventuels processus de construction du caractère public des espaces johannesburgeois. Pour ce faire, l'art qui se déploie dans les espaces publics de la métropole depuis la fin de l'apartheid (1994), est utilisé comme une clef de lecture privilégiée de ces phénomènes, en tant qu'il permet de créer des espaces de rencontre et de débats ou, à l'inverse, de mieux réguler, contrôler et mettre en normes ces espaces.

    Avec le soutien du département de géographie de l'ENS et de l'IFAS et de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense.

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