Publications De La Sorbonne

  • Ce livre rassemble les actes de la quatrième journée de l'École doctorale d'archéologie de l'Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne qui s'est tenue le mercredi 27 mai 2009 dans les locaux de l'INHA. Le thème de cet ouvrage, "les marqueurs du pouvoir", a permis le regroupement de doctorants, quelle que soit leur période chrono-culturelle d'étude. Ce sujet rend compte des indices révélant une hiérarchisation des sociétés humaines et/ou la présence d'un groupe dominant, voire d'un individu au rôle social fort.
    Le choix du terme de "marqueur" permet de cibler précisément les indices matériels, éléments de base des recherches en archéologie. Ce terme fait également référence aux éventuels symboles d'identification que sont les estampilles, les sceaux, etc. Le "pouvoir" est une notion qui regroupe divers niveaux interprétatifs. Si le terme désigne à la base le fait de disposer de la capacité d'agir, c'est bien dans le sens où celle-ci s'exerce sur quelqu'un ou quelque chose que cette notion est entendue, en référence à l'autorité d'un individu ou d'un groupe social.

  • Tandis que la première Journée doctorale d'archéologie était centrée sur l'objet, en tant que marqueur d'identité culturelle pour les communautés humaines du passé, cette deuxième Journée traite du territoire, envisagé comme zone d'approvisionnement et d'activités économiques. A travers l'étude des vestiges matériels, ce sont les stratégies mises en oeuvre par ces communautés pour subvenir à leurs besoins dans les limites de l'espace qu'elles occupent qu'il s'agit d'interroger: comment s'organisent-elles pour accéder aux ressources naturelles et pour les exploiter, pour conserver, répartir et échanger leurs productions, mais aussi pour développer leur emprise sur le milieu et assurer le contrôle économique de leur territoire? En raison de la grande diversité de leurs modes de vie - que la géographie et l'histoire ne suffisent pas à expliquer - les sociétés anciennes ont apporté des réponses différenciées à ces questions. Sur cette variété des pratiques économiques, l'archéologue, qui ne dispose que d'une infime partie des traces matérielles - souvent évanescentes et rarement univoques -, peut-il vraiment nous éclairer? C'est le défi qu'ont tenté de relever les auteurs des neuf contributions rassemblées dans ce volume, jeunes doctorants en archéologie dont le hasard veut, cette année, qu'à l'exception d'une étudiante dont les recherches portent sur les chasseurs mésolithiques d'Europe septentrionale, ils travaillent tous sur des civilisations qui se sont épanouies loin de notre continent: communautés villageoises néolithiques des marges du Sahara, pêcheurs préhistoriques de Polynésie, horticulteurs kanak de Nouvelle-Calédonie, artistes Mochicas du Pérou, paysans, tailleurs d'obsidienne et producteurs de sel du Mexique préhispanique, cultivateurs et forestiers de la Guyane précoloniale, conquérants aztèques et colons espagnols. Autant d'aires chrono-culturelles dans lesquelles la recherche archéologique actuelle tente de comprendre les liens entre économie et territoire.

  • Le recueil, qui rassemble vingt contributions d'historiens médiévistes spécialistes de l'histoire des villes italiennes, parues pour l'essentiel dans les actes des congrès annuels de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public entre 1990 et 2000, entend rendre compte du riche apport de l'historiographie française à la connaissance de l'Italie urbaine du 12e au 15e siècle. Organisé en trois parties, l'ouvrage propose un parcours complexe et articulé au sein des différents espaces sociaux de la ville italienne. De la mise en place du système communal aucontrôle du contado, de l'évocation de la figure du marchand, du "chevalier" et du notaire à l'implantation des couvents mendiants, du rôle de la cathédrale dans l'émergence de la religion civique à l'élaboration de l'idéologie du bien commun et d'une nouvelle conception de la citoyenneté, ces études déclinent, à leur façon, une lecture de la dynamique des sociétés urbaines italiennes, envisagées dans leurs composantes politiques, économiques et culturelles.

empty