• Cette bande dessinée est le premier tome d'un diptyque qui se terminera en Égypte.

    L'histoire se déroule au début du IIIe siècle de notre ère sous Caracalla. À Rome, l'ampleur des crimes du cruel et sanguinaire empereur a poussé le puissant sénateur Maximus à fonder une organisation secrète, la Lupa nigra, dont le but est l'assassinat du tyran.

    Pourquoi Pyrame d'Alexandrie a -t-il été poignardé par un membre de cette secte ? Quels secrets renferme le papyrus que son agresseur a tenté de lui dérober ? Pourquoi des Égyptiens adorateurs du dieu Seth ont-ils commandité l'enlèvement de Tulia, la fille de Pyrame, à Narbo-Martius ? Caius, commerçant de cette cité, et son ami Lucius, pourront-ils sauver cette jeune adepte du culte d'Isis ? Seront-ils capables de comprendre à quel usage est destinée la pyramide de cristal, la Quadratura, élaborée à l'aide des formules mathématiques contenues dans le papyrus de Pyrame ?

    Un cahier pédagogique complète la bande dessinée. Sur une douzaine de pages, images et illustrations permettront de présenter les sources du récit et d'en savoir plus sur la capitale gallo-romaine de Narbo-Martius. Cette bande dessinée est imaginaire mais elle n'est pas pour autant anachronique : elle s'inspire de faits, de lieux et de vestiges qui existent ou ont réellement existé.

  • Ce premier album regroupe deux chroniques se déroulant à quelques années de distance dans le canyon de l'Ardèche, alors balayé par des vents glacés et peuplé d'un bestiaire aujourd'hui disparu...
    Dans « Le Géant pétrifié », nous découvrons le clan de la Caverne du Pont d'Arc. Ces chasseurs vivent paisiblement sur ce territoire depuis plusieurs générations. Ce jour d'automne d'il y a 36 000 ans, un événement terrible survient : un être gigantesque veut anéantir leur campement...
    Dans « Bouche d'ombre », le récit se concentre sur une jeune Aurignacienne qui a entendu le récit de la précédente chronique de la bouche de son grand père, lorsqu'elle était enfant. En compagnie de son fidèle compagnon, un loup, elle va tenter d'explorer une caverne située dans la falaise dominant son campement...
    Cette jeune femme deviendra ainsi l'héroïne principale de cette trilogie.

    Cette BD sans bulles et donc lisible par tous, quel que soit le pays d'origine, contient de courtes descriptions en français et en anglais et un cahier pédagogique de 6 pages, destinés à camper le contexte de notre histoire.
    Fruit de la collaboration entre deux artistes également archéologues, Marc Azéma et Gilles Tosello, cet album a pour toile de fond un des sites préhistoriques les plus précieux et les plus inaccessibles au monde : la célèbre grotte Chauvet-Pont d'Arc en Ardèche.
    C'est une véritable épopée initiatique, un spectacle tout public mêlant mythes et réalité. Cet album constitue le premier tome d'une trilogie. L'action ira crescendo, grandira avec l'âge des principaux protagonistes, en particulier l'héroïne principale, une belle Aurignacienne.

  • Rome a un nouveau sparteolus : Mamercus Æmilius Clémens, un de ces vigiles qui luttent contre les incendies et les truands. Il ne fait pas bon traîner la nuit dans les rues de la Rome impériale, capitale plongée dans le désarroi et la peur.
    L'empereur Tibère s'est exilé à Capri, abandonnant à Séjan une partie du pouvoir, la Ville et ses habitants. Le préfet du prétoire règne en maître, opérant des coupes claires dans les rangs de ses adversaires.
    C'est dans ce climat délétère que le jeune Clémens se voit affranchi malgré lui de sa condition d'esclave. Cette liberté inattendue et déroutante l'oblige à prendre son destin en main. Dans ce chaudron surchauffé qu'est la Ville, le travail ne manque pas et réserve autant de surprises que de rencontres singulières, à commencer par ces fantômes qui apparaissent parfois la nuit...
    Bientôt, Clémens va plonger dans les noirceurs des coulisses de son époque.

    François Gilbert décrit une nouvelle Rome, celle que n'évoquent pas nos manuels scolaires. Il nous invite à découvrir la Ville éternelle dans ce qu'elle a de sombre et de lumineux. Le récit se veut au plus près des réalités historiques et archéologiques, condition essentielle pour s'immerger avec bonheur dans des recoins méconnus de la civilisation romaine.

  • Ticayou va à la pêche.
    Tout simple ? Pas à l'époque préhistorique !
    La rencontre avec un ours va l'entraîner dans une aventure riche en rebondissements !

  • Jean Clottes aime raconter. Il a écrit et publié dix-sept histoires sur les aventures qu'il a connues au cours de sa longue vie de chercheur. Elles ont fait l'objet de deux ouvrages, depuis longtemps épuisés, parus à La maison des roches : Grandes girafes et fourmis vertes et Passion préhistoire. Le présent volume en rassemble huit, celles qui font le mieux revivre sa passion pour l'art rupestre et les voyages qui l'ont conduit sur divers continents. Des recherches initiales dans la grotte Chauvet-Pont d'Arc aux voyages lointains avec les Touaregs dans l'Aïr et le Ténéré, des déserts de la Californie au bush australien et aux grottes ornées espagnoles, l'approche de l'art de ces peuples disparus lui a apporté des émotions de toutes sortes. Chercher, comprendre, regarder et découvrir, faire partager anecdotes et aventure, c'est à une préhistoire vivante que nous convie Jean Clottes.

  • Ticayou veut partir à la chasse comme les grands qui nourrissent la tribu.

    Même si ce n'est pas facile quand on est tout petit...

    Il va devoir ruser.

    Mais pour ça, Ticayou est vraiment doué !

  • À sa mort, parvenu au Paradis, un archéologue se trouve face à face avec Ato, un homme ayant vécu vers 2500/2400 avant notre ère. Un dialogue amical se noue. L'archéologue s'imagine que son nouveau compagnon a mené une vie misérable.
    Il a tout faux ! Ato lui narre alors les mille et une péripéties de son existence aventureuse. À la demande d'un chef ibérique, il a erré aux quatre coins de la Méditerranée à la recherche - sans cesse compromise - d'ivoire oriental. Devenant ainsi malgré lui le chroniqueur émouvant des civilisations fort diverses auxquelles son destin l'a confronté...
    L'odyssée de cet Ulysse préhistorique sera riche en rebondissements. Un récit captivant !

  • Assez ! Ticayou en a assez !
    Assez qu'on se moque de lui.

    Tout ça parce qu'il est toujours tout crotté !

    Mais Ticayou le petit Cro-Magnon a un secret...

    Rira bien qui rira le dernier !

  • La Licorne est l'une des figures les plus célèbres de la grotte de Lascaux. Créature imaginaire, composée à partir de plusieurs animaux ou imaginée à partir de l'un d'entre eux, chasseur déguisé, chamane, divinité, les interprétations sont nombreuses. Ce livre fait le point sur ce que nous savons et ne savons pas sur la Licorne, ainsi que les autres figures insolites, dissimulées sous d'autres peintures comme l'ours de la Rotonde, juste esquissées comme un félin du Diverticule axial, ou reléguées au fond de boyaux étroits, comme le rhinocéros de la Scène du Puits. Laissez-vous guider par l'un des meilleurs spécialistes de Lascaux, qui vous fera partager sa connaissance intime de la « Chapelle Sixtine » du Périgord.

  • 1912.
    C'était les vacances dans la grande maison familiale au village de Tour-de-Faure pour les deux jeunes étudiants Henri Redon et son cousin André Touzery. Ils avaient entendu parler d'une mystérieuse grotte enfouie dans la colline du Pech Merle, à Cabrerets. Curieux et intrépides, ils décidèrent d'aller voir... En ce jour d'été de l'année 1912, tôt le matin, ils mirent un rouleau de ficelle et un paquet de bougies dans leur musette et partirent à l'aventure. Ils réussirent à entrer dans l'étrange salle blanche, puis dans l'immense salle rouge.
    1922.
    Il s'appelait André David. Il avait 16 ans. Il était très impatient de marcher sur les traces des premiers découvreurs... Il habitait avec sa soeur Marthe, 13 ans, et Henri Dutertre, 15 ans, apprenti à la ferme de ses parents, située sur le causse, à Cabrerets. Le 4 septembre de cette année-là, il les entraîna avec lui, et tous les trois, ils osèrent affronter l'inconnu et le noir absolu de la caverne. Ce jour-là, ils allèrent plus loin que leurs aînés. En rampant, en cassant des concrétions millénaires qui barraient leur passage, en traînant des cordes, lourdes et boueuses, ils parvinrent à pénétrer là où personne n'était venu depuis plus de quinze mille ans.

  • Collégiens, les jumeaux Alfred et Félicie Panier ont un don très spécial : ils entendent les voix des enfants d'autrefois ! Ils voient une main se tendre vers eux... Ils la saisissent... et ils sont entraînés dans le passé ! Leur mission : sauver la victime d'une terrible injustice. Alfred et Félicie doivent l'admettre sans fausse modestie : ils sont des super-héros, eux, les Justiciers de l'Histoire !
    Dans la grotte préhistorique de Lascaux, Alfred entend l'appel au secours d'OEil-de-Chouette. Parce que la jeune peintre a une excellente vue, elle doit aller observer les cornes d'animaux dangereux. Si elle n'a pas réussi avant la cérémonie de la Lune-Courte, elle sera chassée de la tribu...

  • Maudite ? Je le fus bien avant ma naissance...
    Je songe avec plus d'amertume que de colère aux deux êtres qui n'eurent de cesse de contrôler chacun une partie de ma vie, mes sentiments et de me rendre esclave d'un destin que je n'ai jamais souhaité : Tyndare, roi de Sparte, mon père adoptif et Aphrodite, la plus belle d'entre les déesses... ma demi-soeur.
    Qu'aurait été ma vie sans eux ? Je l'ignore, bien que je me sois souvent prise à rêver de cette autre vie, une vie sans honte, sans remords, sans culpabilité, sans milliers de morts, qui eux aussi, me maudissent par delà l'éternité.
    Ce que je vais te révéler a été oublié dans la nuit des temps, mais bien avant ma naissance, le noble Tyndare se fâcha avec la belle mais cruelle Aphrodite, oubliant dans son égarement que l'on ne aiguillonne pas les Immortels sans se heurter à leur implacable courroux. Il pénétra dans l'enceinte sacrée du temple de la déesse et, crime ultime s'il en est, il entoura la statue d'Aphrodite de lourdes chaînes, et proclama haut et fort qu'à partir de ce jour, il ignorerait son culte.
    Cet acte impudent aurait dû, devrait, susciter chez moi le respect pour ce père pourtant abhorré, moi, dont le coeur n'a connu que lâcheté face aux hommes et aux dieux, pour lui qui avait osé braver une déesse, mais cet acte signa à jamais mon malheur, et dans une moindre mesure, celui de ma mère et de mes frères et soeurs. Aphrodite vengea l'affront, mais Tyndare n'apprit que bien plus tard, la punition dont la déesse l'avait frappé, dont la déesse nous avait frappés...

  • Ticayou veut partir à la chasse comme les grands qui nourrissent la tribu.
    Même si ce n'est pas facile quand on est tout petit...
    Il va devoir ruser.
    Mais pour ça, Ticayou est vraiment doué.

  • L'Iran se situe à l'intersection du continent africain au sud, de l'Europe à l'ouest et de l'Asie à l'est. C'est une zone charnière pour la compréhension des peuplements humains pendant la préhistoire. Pourtant, la préhistoire d'Iran est mal connue.
    De ce point de vue, les fouilles menées depuis 2005 à Garm Roud, site de plein-air du paléolithique supérieur, constituent une référence. La pluridisciplinarité des recherches menées à partir des vestiges mis au jour offre un panorama très détaillé de ce qui fut une halte de chasse, il y a 35 000 ans.
    Une base pour connaître le paléolithique d'Iran et ses interférences géographiques et culturelles.
    Une clé pour comprendre évolution des cultures et mouvements des populations pendant la préhistoire via le Proche-Orient.

  • Assez ! Ticayou en a assez !
    Assez qu'on se moque de lui.
    Tout ça parce qu'il est toujours tout crotté !
    Mais Ticayou le petit Cro-Magnon a un secret...
    Rira bien qui rira le dernier !

  • Au milieu du XIXe siècle, les Alpes françaises étaient l'objet de découvertes inopinées de nombreuses tombes des âges des métaux desquelles étaient extraits d'abondants éléments de parure dont Ernest Chantre, conservateur-adjoint du Museum d'histoire naturelle de Lyon, établissait une chronologie analytique.
    Les bassins versants des affluents de l'Isère et de la Durance réunissaient des populations - des clans ? - se distinguant par les variantes stylistiques de leurs accessoires d'habillement. Le groupe de l'Ubaye est particulièrement représenté par les milliers d'objets extraits des tombes de Guillestre et de Jausiers.
    Les trouvailles de lots d'objets de bronze isolés ont, dans un premier temps, été assimilées à des parures celtiques et des ustensiles dont on a revêtu des mannequins selon l'imaginaire de l'époque. Puis, Ernest Chantre démontra l'existence de deux périodes au sein des âges des métaux : l'âge du Bronze et l'âge du Fer.
    Des nécropoles importantes furent alors vidées de leurs mobiliers au profit des notables qui constituaient leurs collections et qui permirent aux érudits, au sein des sociétés savantes, d'effectuer des examens comparatif.. L'importance de ce réseau d'archéologues, dont plusieurs étaient correspondants de la Commission de la Topographie des Gaules, était telle que le ministre de l'Instruction publique missionnait Charles Chappuis, agrégé de philosophie, en 1860, à effet de reconnaître le lieu de passage d'Hannibal dans les Alpes !
    Le projet collectif de recherche sur les sépultures de l'âge du Fer dans les Alpes du Sud, porté par le ministère de la Culture, a permis le recensement des lieux où ont été dispersés ces objets afin de conduire une étude scientifique et rassembler ces éléments dans une banque d'images de deux mille cinq cents items. Il a été l'occasion, pour les conservateurs de dix-huit musées répartis dans toute la France, de travailler ensemble à l'historiographie de ces collections et participer à la reconstitution virtuelle des parures mortuaires des Gaulois.
    Les conservateurs de neuf musées présentent dans ce volume l'histoire singulière des collections des Alpes dispersées entre Boulogne-sur-Mer et Grasse et de Beaune à Poitiers. Ces éléments de parure sont analysés par les archéologues et replacés dans une nouvelle proposition chrono-culturelle du fait funéraire complétée par un catalogue raisonné d'une centaine d'objets.

  • L'installation en Europe du successeur de l'Homme de Néandertal, Homo sapiens, l'Homme moderne, est un des points les plus en vue de la recherche préhistorique actuelle.

    Que savons-nous des premiers hommes modernes dans le nord du Jura ?

    Peu de choses jusqu'à présent, à l'exception des données fournies par un site de Rochefort-sur-Nenon, la grotte du Trou de la Mère Clochette, dont les collections sont peu utilisables en raison de l'ancienneté des fouilles.

    Étudiée par une équipe pluridisciplinaire entre 2008 et 2017, la grotte des Gorges, située au pied du massif de La Serre, sur le territoire de la commune d'Amange, apporte des éléments nouveaux, que l'équipe a souhaité porter à la connaissance du public par une exposition complétée par un livre.

    Le lecteur découvrira dans ce livre l'originalité de la grotte des Gorges, site à la morphologie très particulière ; site archéologique dont la fréquentation se place entre 34000 et 30000-29000 ans avant le présent ; site d'art surprenant avec une figurine vieille de plus de 32000 ans et des gravures sur des blocs et sur la voûte de la cavité. Les données recueillies, très variées, permettent de découvrir l'évolution du climat, les territoires fréquentés pour la recherche des matières premières lithiques et pour la chasse, ainsi qu'un univers de symboles qui nous révèle la vision du monde de ce groupe aurignacien et les liens qu'il entretenait avec d'autres groupes parfois lointains.

  • Le bling-bling ne fait pas dans la discre´tion : il faut que cela se sache, il faut que cela se voie. En d'autres termes : il faut que c¸a brille, il faut que c¸a claque ! Pour une Gauloise ou un Gaulois, quoi de mieux pour afficher sa re´ussite, avant tout mate´rielle, qu'un bijou en verre ? Sur les traces des ateliers de verriers, Bling- Bling vous ame`ne a` la de´couverte d'une civilisation antique, finalement proche de nous par ses pre´occupations, et interroge notre propre rapport a` la parure. A` travers l'e´tude des mate´riaux et des techniques, avec les collaborations d'artisans actuels, cette recherche arche´ologique re´ve`le la production et l'usage des bracelets et des perles en verre, depuis les bords du Nil jusqu'aux poignets des Celtes.

  • CaÏaponia est l'un de ces sites de peintures rupestres dont le Brésil est riche. Ces peintures, nombreuses, qui rythment les parois d'imposants massifs rocheux se comptent par centaines, voire par milliers. Etudier ces vestiges n'est pas toujours aisé mais peut être source de plaisirs insoupçonnés.
    CaÏaponia c'est le souffle du rêve. L'acceptation de se laisser porter par les étranges sensations que suscite l'immersion dans ces paysages marqués d'un passé à portée du regard qui nous reste paradoxalement inaccessible. La réalité est là qui guide les gestes de l'archéologue quand son esprit vagabonde au-delà du temps.
    CaÏaponia fait l'objet d'une recherche menée par Pascale Binant, archéologue, en collaboration avec l'équipe brésilienne de l'Université Catholique de Goiânia dans le Goias. Théïa des Jardins, auteur, lui a prêté sa plume l'instant d'un songe.

  • Le site de Guanyindong, découvert en 1964, est une grotte karstique de la province du Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine. L'industrie lithique, mise au jour au cours des trois campagnes de fouilles entreprises entre 1965 et 1973, est attribuée au pléistocène moyen final. L'étude présentée ici relève de l'analyse technologique élaborée par les chercheurs français, héritiers des travaux de Leroi-Gourhan. Cette approche, confère à ce travail toute son originalité, alors que les données de la préhistoire chinoise sont encore mal connues dans ce domaine. L'exposé de la méthode est, en soi, un précis de technologie lithique clair et accessible, susceptible d'être utile à tout préhistorien, confirmé ou débutant, intéressé par cette approche. L'industrie lithique de Guanyindong est un matériel d'aspect fruste, réputé difficile. Son analyse technologique a permis de montrer qu'il relevait d'une conception de taille structurée, aux objectifs précis, visant à l'obtention d'outils caractérisés. Mis en perspective avec les industries lithiques connues d'Asie de l'Ouest, d'Europe et d'Afrique, les connaissances et savoir-faire ainsi démontrés témoignent de l'existence d'un faciès culturel original. A ce titre, le site de Guanyindong fait référence. Avec ce travail, l'auteur, Li Yinghua, s'inscrit parmi les meilleurs spécialistes de sa génération de l'analyse technologique des industries chinoises.

  • Le peuplement du continent américain est une question qui n'a cessé de susciter l'interrogation depuis sa découverte. Aujourd'hui, les méthodes de datation permettent de confirmer une ancienneté sans cesse vieillissante, dont les indices archéologiques successifs furent longtemps ignorés ou rejetés. L'étude de ces vestiges, selon des axes de recherche novateurs, révèle une réalité passée diversifiée. L'analyse technologique des industries lithiques connues sur le continent sud-américain est une de ces approches innovantes qui ouvrent de nouveaux horizons de compréhension d'une dynamique de peuplement complexe. / O povoamento do continente americano é uma questão que gera questionamentos desde sua descoberta. Atualmente, os métodos de datação permitem confirmar uma antiguidade cada vez maior, cujos indices arqueológicos foram ao longo do tempo ignorados ou rejeitados. O estudo destes vestígios, por meio de eixos de pesquisas inovadoras, revelam uma realidade diversificada. A análise tecnológica das industrias líticas conhecidas sobre o continente sul-americano é uma das abordagens inovadoras que abrem novos horizontes de compreensão de uma dinâmica complexa de povoamento. / El poblamiento del continente americano es una cuestión que no deja de suscitar interrogantes desde su descubrimiento. Hoy los métodos de datación permiten confirmar una antigüedad que no cesa de envejecer, los testimonios arqueológicos fueron sucesivamente ignorados por mucho tiempo o rechazados. El estudio de estos vestigios, desde una aproximación teórica innovadora de investigación, revela  una realidad pasada muy diversa. El análisis tecnológico de las industrias líticas conocidas en el continente sudamericano es uno de estos enfoques innovadores que abren nuevos horizontes para la comprensión de una dinámica de población compleja.

  • La fracture, propre à certaines industries du Paléolithique moyen en relation avec le concept Levallois, est-elle signifiante ? Si oui, de quoi ? Ce travail considère ces questions à partir de séries lithiques comportant de nombreuses pièces fracturées issues de deux sites distincts du Paléolithique moyen : « Chez-Pourré - Chez-Comte » couche I en Corrèze et Champlost secteur sud dans l'Yonne. L'étude, qui interroge les fractures observées afin d'en déterminer l'origine, relève de l'analyse technologique : « . si la fracture ou cassure est un fait, elle n'est pas un type et ne crée pas un type, elle affecte un éclat ou un outil [et] peut intervenir à chacune des étapes d'une chaîne opératoire sans pour autant en changer forcément la lecture. » Cette particularité nécessite dans un premier temps d'identifier leur nature afin de pouvoir en évaluer les significations « anthropologiques » dont la reconnaissance s'inscrit dans une démarche techno-fonctionnelle naissante. La mise en perspective de ce sujet peu traité confirme l'originalité et l'actualité du présent travail.

  • Obsius lux c'est l'histoire d'une création contemporaine, par une jeune artiste verrier, Marion Fillancq, inspirée par la taille des outils en pierre de la préhistoire. Séduite par la forme et l'esthétique, au fil de son approche, c'est aussi l'histoire de sa rencontre avec l'intelligence technique des hommes de la préhistoire qu'elle retrace ici. Cette découverte inattendue l'a conduite à s'interroger sur l'humanité, des origines à aujourd'hui, et cette étrange nécessité à faire du beau, doit-il être fonctionnel.
    Obsius lux c'est la lumière paradoxale des pointes en obsidienne devenues pampilles que l'objectif d'Aurore Delsoir, photographe, a saisi dans l'atelier avec la puissance du noir profond qui caractérise son travail.
    Obsius lux a obtenu le Grand Prix du Jury « Josette Renaud » ainsi que la mention spéciale du Prix du jury jeune au FIMA 2014 - Festival International des Métiers d'Art de Baccarat et a été remarqué à l'exposition « Les agents ont du talent » du ministère de la culture.

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