Littérature générale

  • L'Afrique et l'Asie, l'Orient et l'Occident : chaque continent, chaque région du monde a donné naissance à des cultures équestres dont on découvrira ici l'incroyable richesse.
    Dans cet ouvrage, Jean-Louis Gouraud décrit à sa façon inimitable, à la fois sérieuse et joyeuse, souvent insolite mais toujours méticuleusement exacte, l'indépendance qui existe entre les hommes et les chevaux dans tous les pays du monde.
    « Dis-moi comment tu traites les chevaux, comment tu les élèves, comment tu les montes ; je te dirai qui tu es » : telle pourrait être la proposition qui sous-tend cette Petite Géographie amoureuse du cheval.

  • Le tour de la France par deux enfants

    G Bruno

    • Belin
    • 31 Décembre 1985
  • Souvenirs et solitude

    Jean Zay

    Dans sa cellule, pendant trois ans, Jean Zay a écrit au jour le jour le journal de sa captivité. Au-delà de la chronique de la vie quotidienne d'un prisonnier, c'est un regard porté sur la vie politique du moment, et une réflexion hautement politique de l'auteur sur son action passée et sur la situation de la France à l'époque. C'est un livre exceptionnel, à l'image de son auteur : à la fois homme politique, résistant, écrivain et penseur d'une immense culture.

  • Il y a tout juste 250 ans, l'Endeavour, avec James Cook à son bord, se lançait dans l'exploration du Pacifique. Moins d'une décennie plus tard, débutaient les expéditions polaires. De ces voyages, qui allaient du Grand Océan aux sources du Nil, aventuriers, naturalistes et marins ne rapportèrent ni or ni pierres précieuses. Leurs trésors, bientôt exposés dans les collections privées ou les premiers musées publics, étaient d'un genre nouveau? : vêtements, objets du quotidien, planches en couleurs révélant l'extraordinaire richesse d'une faune et d'une flore jusque-là inconnues, récits de premiers contacts avec des populations "?autochtones?".
    Ces explorateurs ramenèrent aussi à la vie les civilisations les plus anciennes, collectionnant les antiquités et s'attachant à déchiffrer des langues perdues.

  • Dans nos conversations ou nos écrits, les figures de style construisent notre langue. Elles sont toutes ici expliquées, commentées et classées.
    Chaque figure est illustrée d'un ou plusieurs exemples empruntés à toutes les époques et à tous les niveaux de langue - de Racine à San Antonio. Cette variété rend le propos accessible à tous et la lecture du livre attrayante, souvent drôle.
    Pour faciliter la consultation, l'ouvrage comporte un dictionnaire de toutes les figures traitées et un répertoire (par auteurs) de toutes les citations retenues pour les illustrer.

  • Saviez-vous qu'entre deux et cinq ans, un enfant pose en moyenne 40 000 questions ?
    Cette faculté disparaît au cours préparatoire, quand l'école met l'accent sur la connaissance des réponses, la mémorisation et la discipline. Si bien qu'en entrant dans la vie active, nous perdons l'habitude de « remettre en question » notre monde.
    Les vingt prochaines années seront façonnées par la science et les technologies.
    Il ne s'agit plus d'organiser des débats, il faut que chacun d'entre nous puisse s'emparer des questions fondamentales : à quoi voulons-nous que notre monde ressemble demain ? Comment agir, à l'échelle individuelle et collective, pour éviter les risques et saisir les opportunités ?
    Voici 33 interrogations clefs dans tous les domaines : santé, éducation, énergie, transport, agriculture, travail...
    Chaque chapitre se termine par une série de questions sur les conséquences de nos choix.
    Des ouvrages de futurologie, il en existe beaucoup, souvent écrits par des pseudos gourous... Pour la première fois, un livre donne la faculté de comprendre le monde qui vient en se posant les bonnes questions.

  • Michel Deguy amplifie ici la leçon donnée au Collège de France en 2012 : il nous livre " son " Baudelaire, où se condensent une lecture et un usage constants de l'oeuvre de Charles Baudelaire, qui furent ponctués par Choses de la poésie et affaire culturelle (Hachette, 1987) et L'impair (Farrago, 2001).
    De " l'admirable faculté de poésie " qui, disait le poète à sa mère en 1855, le douait de sa " netteté d'idées " et de sa " puissance d'espérance ", que nous revient-il de transporter et de transposer dans une poétique pour notre temps, après deux siècles de modernités successives qui ont transformé les matières, les moyens, les ambitions et la réception des oeuvres poétiques, jusqu'à peut-être en assourdir les fins ?
    La lecture de Michel Deguy, ni historienne, ni critique, choisit de répondre à la question que se pose le centième sonnet des Fleurs du Mal : " Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse ? " La poétique, nullement apitoyée ni pitoyable, recueille les reliques dont peut-être le terme baudelairien de mystique fait entendre à la fois la provenance et la déposition moderne.

  • Olivier Delahaye, qui suit depuis plus de trente ans les traces de Pierre Loti, nous fait découvrir sa maison de Rochefort comme on ne l'a jamais vue. En s'appuyant sur l'oeuvre de Pierre Loti autant que sur le journal de Julien Viaud (le vrai nom de Loti), il reconstitue le puzzle qui permet de montrer ce lieu sous son vrai jour. Au fur et à mesure des pages, cette maison qui apparaissait au premier abord comme une folie orientalisante, une concession faite par le marin à la mode de son temps, devient beaucoup plus personnelle, indispensable même pour celui qui y est né, l'a sacralisée dans son enfance, l'a sauvée lorsqu'elle allait échapper à sa famille, pour en faire finalement le véritable temple de sa vie.
    En nous faisant visiter la maison de Rochefort, l'auteur dévoile un Loti inédit, conséquent dans ses engagements et dans ses choix de vie, généreux et facétieux, à la sensualité exacerbée et aux multiples talents, hanté par la conscience du temps qui passe, paradoxal, inclassable, multipliant les amitiés et les amours, solitaire sur la voie qu'il traça tout au long de sa vie qui commença et prit fin dans cette maison de Rochefort.
    Le texte est accompagné de photos prises du vivant de Loti, témoignages uniques du rapport si particulier que Loti entretint avec sa maison.

  • Ce classique de la collection « le français retrouvé » permet au lecteur de découvrir et de déjouer les pièges de la langue français, ceux contre lesquels les grammaires ne nous mettent pas en garde et qui pourtant dénaturent ou contredisent ce que l'on croit exprimer. En prenant comme point de départ la pratique même de la langue, les auteurs rendent plus accessible et plus efficace le moyen pour chacun de se corriger.
    Selon le principe de la collection, les entrées sont classées par ordre alphabétique, ce qui permet une consultation aisée. Si l'ouvrage a le souci de conserver à la langue sa correction, il est néanmoins ouvert à toutes ses souplesses et à son évolution.

  • Le mythe évoqué est celui de Circé, la magicienne qui transforma en cochons les compagnons d'Ulysse qui abordèrent sur son île. La figure de la magicienne/femme, à la fois éprise et maîtresse de l'homme réduit au statut d'animal, trouve aussi ses semblables dans des folklores d'autres cultures. Surtout, elle s'est perpétuée sous diverses formes à travers les siècles, passant curieusement de l'image de sorcière maléfique à celle de " femme libre ".
    La structure du livre :
    - Prologue : un bref récit de fiction autour du personnage.
    - Le chapitre I, " La déesse d'Aiaié ", étudie le récit le plus connu du mythe : la rencontre d'Ulysse et Circé dans l'Odyssée.
    - Le chapitre II, " La recherche du sens ", traite des interprétations auxquelles le mythe a donné lieu : rationnelles, allégoriques, philosophiques, anthropologiques.
    - Le chapitre III, " Repenser Circé ", décrit les visages de Circé dans la suite des siècles antiques, y compris chez les poètes latins, en particulier Ovide.
    - Le destin de Circé du Moyen Âge à nos jours est étudié dans un chapitre spécial : " Circé à travers le temps ".

  • Senghor est connu comme poète, défenseur de la "négritude" et d'un anticolonialisme pacifique.
    Intellectuel et ardent promoteur de l'émancipation des peuples, il est également connu comme l'homme qui a conduit le Sénégal à l'indépendance en 1960, et premier président du pays.
    Ici, l'un de ses plus proches collaborateurs, un homme que Senghor a suivi et choisi pour l'accompagner en politique alors qu'il était tout jeune, raconte non seulement la pensée et l'éthique que transmettait Senghor à ses équipes mais aussi ses hésitations, ses convictions et ses contradictions.
    Christian Valantin a connu Senghor en 1945, alors qu'il état encore lycéen. Lui était issu d'une grande famille de Saint-Louis Sénégal, Senghor, déjà avancé dans sa carrière littéraire, débutait en politique. Senghor, alors député français du Sénégal, l'a rapidement pris sous son aile et lui confie un premier poste en 1958, deux ans avant l'indépendance. Christian Valantin rapporte avec beaucoup de délicatesse et de profondeur son expérience aux côtés de Senghor, marquée par la recherche de l'équilibre démocratique et de la paix sociale, religieuse et culturelle.
    Ce livre témoigne du poids des engagements philosophiques de Senghor dans sa pratique politique.
    Un témoignage unique sur Senghor, l'homme politique.

  • Maïa Brami s'est transformée en « écrivain détective » pour partir sur les traces de cet artiste avant-gardiste génial et prolifique que fut Jean Cocteau, à la fois poète, chorégraphe, peintre, dramaturge et cinéaste.
    À travers la découverte du « refuge » de Cocteau à Milly-la-Forêt, nous pénétrons sur les « lieux » de l'artiste, mais surtout dans son oeuvre et dans ce que Maïa Brami perçoit comme son « mystère ». Au fil de cette « enquête », nous devenons plus à même de comprendre cet écrivain aux multiples facettes, qui a côtoyé et inspiré les plus grands de son époque, et marqué le XXe siècle.
    Maïa Brami réussit à refaire prendre vie à la maison de Milly, son hôte inclassable, réalisant la phrase écrite sur la pierre tombale de l'artiste : « Je reste avec vous ».

  • En 2007, lors d'une soirée de poésie dans la maison de Jules Verne à Amiens, apparaît l'auguste écrivain sous la forme d'un esprit invisible. Quelques initiés croient percevoir sa présence . Jules Verne est bien là ! Ce dernier observe avec intérêt et amusement sa maison actuelle, son décor, ses objets, les visiteurs qui s'y pressent. Il s'amuse aussi de voir ce qu'il est devenu aux yeux des hommes du XXIe siècle... Il évoque le temps où il vécut là, ses souvenirs, les livres qu'il y a imaginés pendant dix-huit ans, entre 1882 et 1900. L'ombre de l'écrivain ne quitte plus dès lors les lieux...
    Dans ce récit guidé par la voix de Jules Verne, où les personnages de ses romans et les événements de sa vie resurgissent, Jean-Paul Dekiss réussit parfaitement à restituer et l'atmosphère du lieu et la personnalité de ce grand poète de la science.

  • Les prix de l'immobilier flambent à l'ouest de Paris, la capitale du roman dont Balzac arpenta toutes les rues, des plus fastes aux plus lépreuses. La tour Eiffel surplombe ce monde en crise. Au 47, rue Raynouard, le temps s'est arrêté. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez peut-être les sabots des chevaux marteler les pavés ; vous verrez peut-être brinquebaler des fiacres. Vous les verrez s'arrêter pour laisser descendre des filles perdues, des amoureuses, de faux revenants et des diables authentiques. Tous sont lancés à la recherche de Balzac. Que lui veulent-ils ?
    Frédéric Martinez cherche celui qui vécut entre ces murs, de 1840 à 1847, une vie de forçat, traversa des nuits d'encre et de café noir dévorées par un monstre : l'écriture.

  • Botanique, magie, astrologie, médecine, c'est en apparence tout un bric à brac de concepts, de connaissances et de fantasmes disparates, une juxtaposition de souffrances quotidiennes, un univers bizarre de rêves et d'idéal, que l'Antiquité, par un fallacieux système magique, a cru pouvoir ordonner en un monde organisé.
    Cette unification de l'hétéroclite, cette synthèse de l'irrationnel, comment a-t-elle pu se faire aux premiers siècles de notre ère ? Pour apporter une réponse à cette question, Guy Ducourthial a lu et relu avec une attention aiguë des textes grecs et latins d'auteurs respectés, et en quelque sorte officiels, tels que Théophraste, Dioscoride ou Pline l'Ancien, mais surtout des bribes peu connues de textes rares restés inédits, partiellement traduits, mal traduits ou jamais traduits.
    Que l'amateur érudit qui désire partir dans les campagnes à la recherche de telle plante de Zeus ou d'Aphrodite commence par lire ces pages, pour savoir, bien au fait de l'art botanique planétaire et de l'art botanique zodiacal, les choisir sans hésitation, pour sa propre sauvegarde et celle des siens.

  • C'est dans la maison de Charleville que le poète vécut avec sa mère, son frère et ses deux soeurs de 1869 à 1875. C'est précisément pendant cette période qu'il écrira la plus grande partie de son oeuvre poétique, entre 15 et 21 ans.
    En 2004, lors de la célébration du 150e anniversaire de sa naissance, la ville de Charleville-Mézières fait l'acquisition de cette maison et en confie la scénographie à l'architecte allemand Bern Hoge.
    La « Maison des Ailleurs » vient de naître, baptisée par cette expression chère au poète, qui ne cessera de partir, lui qui est hanté par le voyage et pour qui le départ représente une promesse d'exaltation.
    Pascal Boille nous prend par la main et, en véritable Cicerone, de la gare - si fréquentée par Rimbaud - aux alentours de la maison, où nous nous arrêtons longuement, il nous fait visiter la ville et l'univers de l'enfance si détestés et en même temps aimés du poète, comme les départs et retours à Charleville qui scandent toute la vie de Rimbaud l'attestent.
    L'ouvrage réussit le pari de faire de nous des promeneurs éveillés sur les pas de « L'homme aux semelles de vent », de véritables voyageurs...

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