Denoel

  • Le lièvre de Vatanen

    Arto Paasilinna

    • Denoel
    • 29 Novembre 2018

    Nouvelle édition en 2018

  • Emilia est un prodige des arts forains. Grâce à des années de cirque, la belle éléphante de trois ou quatre tonnes maîtrise mille acrobaties, et danse la troïka et le gopak à la perfection. Son spectacle ravit désormais les passants dans les gares, ainsi que les passagers du Transsibérien. Mais lorsque les lois se durcissent en matière de spectacle animalier, Emilia, en sa qualité d'éléphante, se retrouve brutalement au chômage...
    Lucia, sa dompteuse, ne peut se résoudre à abandonner son acolyte pachydermique, et c'est ainsi que démarre leur improbable périple, de ferme en ferme dans les forêts de Finlande, jusqu'à un cargo en partance pour l'Afrique. Petit à petit, les personnages les plus farfelus se pressent autour de l'adorable bête, chacun portant secours à ce pachyderme rempli de tendresse qui partout où elle passe sème l'enchantement et la zizanie. Entre deux amourettes, Lucia et Emilia s'embarquent dans des dizaines de mésaventures plus insolites les unes que les autres...

  • Un récit sur l'enfance et la famille, doublé d'un  portrait de l'artiste en jeune homme, nouveau volume de l'exceptionnelle fresque autobiographique de Karl Ove Knausgaard.

    Par une belle journée d'août 1969, une famille emménage dans sa nouvelle maison de Tromøya, dans le sud de la Norvège. C'est ici que le fils cadet, Karl Ove, alors âgé de tout juste huit mois, va passer son enfance, rythmée par les expéditions à vélo, les filles, les matchs de football, les canulars pyrotechniques et la musique. Pourtant, le jeune Karl grandit dans la peur de son père, un homme autoritaire, imprévisible et omniprésent.
    Ce troisième opus est le portrait sans fard d'un enfant à la personnalité complexe, terriblement sensible mais peu attachant, à fleur de peau. Knausgaard y dépeint un monde dans lequel enfants et adultes évoluent selon des trajectoires parallèles qui ne se croisent jamais et raconte comme nul autre cette période de la vie durant laquelle chaque victoire et chaque défaite sont ressenties avec violence, où toute tentative de se construire est vouée à la frustration. Jeune homme est un roman magistral, inoubliable, sur le difficile éveil à la conscience de soi, le poids du passé, et le besoin viscéral de découvrir d'autres vies et d'autres mondes.

  • Tout commence par la correspondance entre deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, 28 ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, 65 ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d'échanges de livres, de lettres et de pensées à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis - et pas uniquement les personnages de ses romans préférés - et ils l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu'Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Mais lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel...

  • Pour cinq ans seulement, jusqu'en 1877, la cité de Futurity dresse ses immenses tours jumelles au-dessus des grandes plaines de l'Illinois.
    De son sommet, on peut voir les reliefs enneigés du Montana, l'Oregon peut-être. Depuis Futurity, des hommes du futur viennent visiter le xix e siècle. Et, contre une fortune en métaux précieux, les autochtones peuvent dormir dans la tour n°1, véritable vitrine technologique d'un incompréhensible xxi e siècle.
    C'est dans cette cité, construite à partir d'un futur parallèle, que travaille comme agent de sécurité Jesse Cullum, un autochtone. Parce qu'il a sauvé le président Ulysse Grant d'une tentative de meurtre, Jesse se voit proposer une promotion : assisté d'une femme du xxi e siècle, il va devoir mener l'enquête.
    Mais que va-t-il réellement découvrir ? Un complot d'assassinat ou les inavouables secrets de Futurity ?

  • Musique

    Sempé

    • Denoel
    • 9 Novembre 2017

    Après avoir évoqué son Amérique ( Sempé à New York, 2009), après avoir célébré l'insouciance de l'enfance ( Enfances, 2011) et s'être interrogé sur la difficulté d'une amitié durable ( Sincères amitiés, 2015), Sempé célèbre cette fois la musique et les musiciens.
    Dans ses longues conversations avec Marc Lecarpentier, il révèle sa passion pour le jazz, son amour pour Debussy, son admiration pour l'orchestre de Ray Ventura, qui « lui a sauvé la vie ». Dessinateur d'humour alors qu'il rêvait d'être pianiste, Jean-Jacques Sempé raconte ses dîners fantasmés avec Duke Ellington, Ravel et Satie, son émotion devant le premier disque qu'il écoute dans une boutique à Bordeaux, son goût immarcescible pour les chansons de Paul Misraki ou Charles Trenet « qui touchaient à la grâce, avant que la légèreté devienne suspecte... ».
    Ces dessins inédits rendent un hommage enjoué et radieux à ces musiciens professionnels ou amateurs, enfants débutants ou adultes émouvants. Comme pour témoigner du rapport intime entre la musique et le dessin d'humour qui invite avec bonhomie et bienveillance à la fantaisie et au rêve.

  • Little Heaven

    Nick Cutter

    À l'ombre du rocher noir se terre Little Heaven, où des fanatiques ont suivi leur gourou. Mais quand des mercenaires débarquent pour sauver un jeune garçon, un piège maléfique se referme sur le hameau.

    Le passé est un molosse qui vous poursuit inlassablement à travers les collines, tenaillé par une faim dévorante, jusqu'à ce qu'une nuit vous l'entendiez gratter à la porte. Minerva, Micah et Ebenezer, chasseurs de primes, sont bien placés pour le savoir. En 1966, ils font équipe pour retrouver un enfant enlevé par une secte dans une forêt du Nouveau-Mexique, dans un endroit appelé Little Heaven. Outre un prêcheur illuminé de la grâce de Dieu et d'une violence inouïe, ils y découvrent de nombreux secrets inquiétants, ainsi que d'étranges créatures, conglomérats de toutes les formes de vie de la forêt et incarnations du mal pur. Une force magnétique qui attire à elle tous ceux qui osent s'approcher du rocher noir.
    Quinze ans plus tard, la fille de Micah est enlevée. Le trio doit se confronter une fois de plus à l'horreur et finir ce qu'il a commencé au coeur des bois. Avec un plaisir manifeste et sa perversité habituelle, Nick Cutter démontre dans ce western sanglant et nerveux qu'il a su dompter les codes du roman d'épouvante.

  • L'inénarrable François Morel est de retour ! Voici le nouveau recueil de ses chroniques du vendredi dans la matinale de France Inter de 2017 à 2019, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs et de ses auditeurs.

    « On critique parfois ceux qui ont profité de la notoriété de leur père pour se faire connaître, mais est-ce que Jésus-Christ, je pose la question, je ne veux faire le procès de personne, n'a pas, plus que les autres, exagérément utilisé la notoriété de son père pour faire carrière dans la messianie ? » A la fois caustique, cinglant et émouvant, François Morel n'a pas son pareil pour nous parler de l'actualité, du quotidien, de la vie en général.
    Parmi les célèbres chroniques qui font, tous les vendredis, les délices des auditeurs, on retrouve dans ce recueil:
    « Elle est bonne la soupe » ;
    « Jean Rochefort et la mort n'ont rien à faire ensemble » ;
    « Cher monsieur Koons » ;
    « La littérature n'est pas morte » ;
    « L'art de la relance » ;
    « Des nouvelles du pays des tartelettes à la merde » ;
    « #Balancetavache ».

  • L'inénarrable François Morel est de retour ! Voici Jamais la même chose, recueil des chroniques de 2015 à 2017, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs et de ses auditeurs !

    3615 terrorisme : le retour des daechiens.
    Ne renoncer à rien.
    Je n'aimerais pas être le cardiologue d'Alain Finkielkraut.
    Est-ce que la météo ne ferait pas le jeu du FN ?
    Manuel Valls a avalé un clown.
    Demande d'asile : merci de fournir un certificat de torture.
    La liberté de la trompette s'arrête là où commence celle des autres.

    La cuvée 2015-2017 des chroniques de François Morel est un excellent cru : une centaine de chroniques toujours aussi décapantes, cinglantes, émouvantes. Justes, jamais méchantes, elles racontent l'actualité de ces deux dernières années, façon Morel. On en redemande.

  • Sincères amitiés

    Sempé

    • Denoel
    • 29 Octobre 2015

    Depuis toujours, pourtant, ses dessins ne cessent de s'interroger sur ce pacte, souvent implicite, qui lie deux amis. Que l'amitié se nourrisse de connivences secrètes ( Raoul Taburin ), de troubles partagés ( Marcellin Caillou ), ou qu'elle se construise aux dépens d'un autre ( Monsieur Lambert ), elle s'appuie sur des rituels qui fondent la complicité. Ces enfants joyeux qui marchent côte à côte, ces dames qui conversent à vélo, ces hommes qui bavardent au bistrot, disent tout à la fois le bonheur de la connivence et la difficulté de l'harmonie durable.
    Dans ce nouvel album, SEMPÉ questionne au fil de son trait bienveillant, malicieux et sagace les différentes règles qui fondent le rapport amical. L'humour est là qui dissimule avec légèreté la gravité du propos, mais le constat est lumineux : entre vanité et prétention, l'amitié des adultes est fragile et friable. Et parce que SEMPÉ la place au plus haut des sentiments humains, il montre qu'elle se nourrit surtout d'instants fugaces, rares et précieux.
    « Rien n'est facile en amitié. Il faut de la discrétion, de la pudeur, de la fidélité », confie Jean- Jacques SEMPÉ dans la longue et délicate interview qui ouvre ce livre. Preuve en est donnée dans les dessins qui suivent (dont de nombreux inédits). Ils offrent le reflet lucide des insondables mystères de nos émotions secrètes.
    Jean-Jacques SEMPÉ Entretien avec Marc LECARPENTIER Éditions DENOËL / MARTINE GOSSIEAUX

  • Troupe 52

    Nick Cutter

    Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d'adolescents sur Falsta" Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu'une bonne histoire de fantômes et le crépitement d'un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu'un individu émacié, qui semble tout droit sorti d'un % lm d'horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar.
    L'homme n'a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n'en ont jamais vu... et dangereux avec ça.
    Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

    À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d'angoisse Stephen King en personne vous plongera au coeur des ténèbres, à la frontière de la folie.

  • Ce livre est né d'un fait réel : le suicide d'un homme de 90 ans qui s'élance du quatrième étage de sa maison de retraite pour voler enfin librement. Dernier fils d'une famille rurale, le père d'Antonio Altarriba naît en Aragon à l'orée du XXe siècle. Son idée fixe est de quitter son village pour les lumières de la ville.
    Il rallie les cohortes d'Espagnols sans pain ni toit, exploités, exposés à toutes les rigueurs du temps : chute de la monarchie, Seconde République, guerre civile, dictature de Franco, exode, Deuxième Guerre mondiale, retour et exil intérieur... À travers les tribulations extraordinaires de cet homme ordinaire, Altarriba et Kim donnent une dimension universelle à la trajectoire d'une particule élémentaire qui ne renonce jamais jusqu'à l'heure ultime à voler sur les ailes de la justice et de la liberté.

  • Marcelino Truong a six ans quand ses parents quittent le Vietnam où, depuis 1961, la présence américaine n'a cessé de s'intensifier. Après cette période chaotique, brillamment racontée dans Une si jolie petite guerre, sa famille s'installe à Londres. Son père, qui fut diplomate, journaliste et interprète du président Ngô Dinh Diêm, assassiné lors du coup d'État de 1963, s'efforce de rebâtir une vie pour sa femme, en proie à des accès maniacodépressifs de plus en plus violents, et ses quatre enfants. Pour Marco, son frère Dominique et ses deux soeurs, c'est la découverte d'un monde en pleine ébullition : le Swinging London des Sixties. Une jeunesse au son d'une musique nouvelle, celle des Beatles, des Stones, des Who, des Kinks et de Jimi Hendrix. Une jeunesse paradoxale, partagée entre l'hédonisme pacifiste qui culmine à Woodstock en 1969, et l'attachement à un Vietnam meurtri, déchiré par un conflit forcément simplifié et caricaturé par les diverses propagandes à l'oeuvre. Entre l'effroi d'une guerre civile et les fêtes dans de magnifiques town-houses peuplées de beautiful people . Entre le bruit terrifiant des bombardiers et celui, électrisant, des guitares.

  • Leonora

    Martin/B.

    • Denoel
    • 5 Novembre 2004

    Comme Don Quichotte, que l'abus de romans de chevalerie poussa à courir le monde et à défier les moulins, Leonora comtesse italienne exaltée par les exploits des héros de la Table Ronde, part rechercher le Saint Graal en compagnie de son cheval et de son chat.
    Cette quête de la coupe mystique ayant recueilli le sang du Christ, est-ce une aventure bien convenable pour une demoiselle du XIVe siècle ? Magie blanche et noire, ermites érotomanes, féroces géants, sorcières sensuelles, démons démontés, spectres désabusés, animaux magiques, paladins à musique jalonnent un périple semé de mille embûches, de mille tentations charnelles et spirituelles auxquelles il serait si doux de céder.
    L'apprentissage de la condition de femme sur un chemin réservé aux coeurs purs masculins... Epatante épopée ! L'univers profond et subtil de David B. rencontre le dessin plein de grâce de Pauline Martin pour créer un album enchanté, qui allie la fraîcheur des oeuvres neuves à la sagesse des livres d'heures, à la croisée de Pasolini et des Contes du Chat Perché.

  • Piétinée par le Reich, la brillante Europe a sombré dans un louche crépuscule, une hébétude générale. Ici, la promotion de la pègre va de pair avec la noble folie des idéalistes. Parce que les millions du casino continuent de remplir les caisses des Grimaldi, tandis que sur le monde s'étend une nappe de sang, la jeune Léna Fedorova, pianiste de génie, ne veut jouer à Monaco que devant une salle vide. Son père, le Dr Fedorov, Russe orthodoxe exilé, poursuit le rêve chimérique de convertir le pape Pie XII à la résistance antinazie. On croisera Jérôme, Boris et Franck, jeunes aventuriers bientôt recherchés par les Allemands, qui n'attendent leur salut que des sables d'Afrique. Mais l'on découvrira aussi - alors que Schiklgruber se marie et se tue le même jour dans son bunker de Berlin - le calmar géant Architheutis dux, tranquille dans les profondeurs marines, parmi les carcasses des cuirassés.
    Sous le règne de Magog a le sombre éclat d'un conte fantastique, saugrenu et sanglant. Une fresque baroque de l'Occupation sur la Côte d'Azur, où l'imaginaire transcende la mémoire autobiographique de l'auteur.

  • Chaque semaine, F. Morel présente un billet d'humeur dans la matinale de France Inter. Cet ouvrage rassemble ses chroniques diffusées entre septembre 2011 et juin 2013. S'inspirant de l'air du temps, il livre sa vision du monde avec humour.

  • La Main coupée est un monument aux morts de la Grande Guerre, comme ceux sur lesquels on a inscrit, année par année, les noms des disparus, morts identifiés mais morts obscurs, sans gloire. Blaise Cendrars a prélevé dans sa mémoire les bribes de la vie et de la mort de ses compagnons de combat, des hommes ordinaires, tragiques ou cocasses, échappant à toute vision héroïque ou édifiante. Lorsqu'elle paraît en 1946, La Main coupée est plus qu'un témoignage retardé, c'est une réparation. Réparation parce qu'elle est un mémorial contre l'oubli, réparation aussi pour son auteur qui, dans cet ouvrage tardif, s'autorise enfin, librement, à parler longuement de la guerre, de sa guerre, comme il ne l'avait jamais fait, comme personne ne l'avait jamais fait.

  • L'An Mil

    Henri Focillon

    • Denoel
    • 5 Novembre 1984
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