Editions Du Patrimoine

  • Le patrimoine ferroviaire fait partie des sujets les plus populaires qui soient, et un certain nombre de livres sur le sujet existent. Mais jamais le matériel roulant (locomotives, voitures de voyageurs, wagons de marchandises, etc.) n'avait encore fait l'objet d'un très beau livre d'art. Le classement au titre des monuments historiques d'un grand nombre d'entre eux a donné aux Éditions du patrimoine l'occasion de publier un livre hors du commun.
    Depuis la création de la première ligne de chemin de fer qui reliait Saint-Étienne à Andrézieux en 1827 jusqu'à l'apparition du TGV, c'est à un voyage fascinant que le lecteur est ici convié.
    Il s'agit d'évoquer non seulement l'histoire du développement du chemin de fer en France mais aussi comment le matériel ferroviaire - qui, longtemps, ne fut considéré que du point de vue strictement technologique - est aujourd'hui devenu élément de patrimoine. Pacific 231 ou La bête humaine appartiennent autant à l'histoire de l'art qu'à l'univers ferroviaire. Depuis les années 1980 et grâce à l'obstination de quelques passionnés dont font partie les deux auteurs, cet univers de suie et de métal suscite un respect et un intérêt que l'on ne réservait autrefois qu'aux productions du mode de l'art. Grâce à une iconographie exceptionnelle souvent inédite, ce livre est aussi une ouverture vers des ailleurs au charmes infinis.

  • Le ministère de la Culture et de la Communication a créé en 2010 un nouveau label : "Maisons des Illustres". Au total, 214 maisons sont labellisées. Toutes conservent et transmettent la mémoire de femmes et d'hommes qui les ont habitées et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France.

    Certaines sont des maisons-musées permettant d'entrer dans l'intimité de ces personnes illustres à travers des objets et un mobilier conservés dans leur cadre d'origine. D'autres sont des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages. D'autres encore, des maisons-création où carte blanche a été donnée à un artiste pour une évocation esthétique. D'autres enfin perpétuent l'esprit de l'illustre personnage par l'accueil en résidence d'écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l'appartement, la maison ou l'atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités.

    Ce guide est la première publication qui les rassemble. 214 idées de visites à travers la France entière et les départements d'outre-mer, de Jeanne d'Albret (Lot-et-Garonne) au Facteur Cheval (Drôme), d'Auguste Escoffier (Alpes-Maritimes) à Matisse (Aisne), de Rabelais (Indre-et-Loire) à Christian Dior (Manche), de Joséphine de Beauharnais (Martinique) à Colette (Yonne)...

  • Cet ouvrage propose un parcours à travers l'immense patrimoine religieux bâti en France de 1905 à aujourd'hui.
    Plus de 60 édifices remarquables sont ici présentés, toutes confessions confondues : les cathédrales côtoyant mosquées, synagogues, pagodes, temples bouddhistes ou protestants. Les plus célèbres architectes - Hector Guimard, Auguste Perret, Marcel Lods, Le Corbusier, Pier Luigi Nervi, Claude Parent, Marcel Breuer, Tadao Ando, Mario Botta - se sont investis dans l'édification de ce patrimoine. C'est aussi l'occasion de redécouvrir le travail des nombreux artistes qui y furent associés : Alexandre Bigot, Pierre Bonnard, Henri Matisse, Fernand Léger, Jean Lurçat, Marc Chagall, Raymond Subes, etc.

    L'ouvrage propose une approche chronologique depuis 1905, année de la loi instituant la séparation des Églises et de l'État, jusqu'en 2014. En fin d'ouvrage, un répertoire présente l'intégralité des lieux de culte des XXe et XXIe siècles qui ont fait l'objet d'une mesure de protection (classement, inscription, label). Le livre s'ouvre avec le point de vue de quatre experts des questions religieuses, permettant ainsi au lecteur d'apprécier le rôle de l'architecture dans l'exercice des cultes.

    À travers un siècle d'architecture religieuse, c'est une véritable histoire de France qui se déroule sous nos yeux et démontre le caractère exceptionnellement vivant de ce patrimoine, aujourd'hui encore au cour des enjeux de la société.

  • Environ 2 500 monuments ou sites protégés par l'État en raison de leur intérêt historique, artistique ou architectural exceptionnel sont présentés dans ce guide unique en son genre, véritable manuel de « savoir-visiter ». Il s'adresse à celles et ceux qui veulent découvrir l'extraordinaire diversité du patrimoine français sous toutes ses formes, des plus modestes aux plus grandioses, des plus anciennes aux plus contemporaines. Ouvrage de référence sur le patrimoine de la France, il recense par régions, départements et communes les édifices et sites protégés visitables tout au long de l'année.
    Depuis sa première édition, son succès ne s'est jamais démenti ; il est aujourd'hui proposé dans une nouvelle version entièrement revue et augmentée, avec 2 500 adresses pour multiplier les opportunités de visites.
    De nombreux outils permettent au lecteur de tirer le meilleur profit du guide : cartes, pictos, logos, index, Sillonnez la France de long en large, du phare de Cordouan à la maison de Jean de La Fontaine, du château d'If aux sites mégalithiques de Bretagne, ou de la Cité radieuse de Le Corbusier à la villa Cavrois !

  • Le 23 prairial an XII (12 juin 1804), un décret impérial redéfinit entièrement l'organisation des sépultures et des pompes funèbres. La voie est ouverte à la création de grands cimetières urbains. La confluence d'initiatives publiques et privées va y élaborer un paysage original, à la fois minéral et végétal. C'est le point de départ de ce beau livre, abondamment illustré, dont aucun équivalent n'existe.

    Régis Bertrand et Guénola Groud ont réuni autour d'eux une trentaine de spécialistes qui abordent l'histoire et l'évolution des grands cimetières urbains, de 1804 à nos jours. Une première partie retrace l'évolution de ce paysage, de la cité des vivants à celle des morts, entre hygiénisme et confessions religieuses. Ensuite, treize monographies font découvrir aux lecteurs des cimetières d'exception, d'Amiens à la Guyane, de Marville au cimetière animalier d'Asnières. Enfin, une troisième partie inventorie deux siècles d'art funéraire, nous rappelant que les cimetières sont de vastes musées de plein air : architecture, sculpture, arts décoratifs...

    Au fil des pages, des encadrés mettent l'accent sur des aspects aussi divers que l'usage des fleurs, le portrait photographique ou les grands gisants politiques. Le livre bénéficie d'une iconographie largement inédite.

  • En 2004, le ministère de la Culture a créé le label « Jardin remarquable ». Il distingue des jardins et des parcs, publics ou privés, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Six critères régissent l'attribution du label : la composition, l'intégration dans le site et la qualité des abords, la présence d'éléments remarquables, l'intérêt botanique, l'intérêt historiques pour les jardins anciens et la qualité de l'entretien. Aujourd'hui, 450 parcs et jardins sont labellisés en France.

    Ce guide est la première publication qui rassemble les jardins d'Île-de-France labellisés et invite à de belles promenades à travers les 40 jardins de la région, dont les plus célèbres comme le domaine national de Versailles dans les Yvelines ou le jardin du Palais-Royal à Paris ou de plus méconnus comme la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, la Roseraie du Val-de-Marne à l'Haye-les-Roses ou encore le domaine de Segrez dans l'Essonne.

  • Fleuron de la collection, Architecture, méthode et vocabulaire de Jean-Marie Pérouse de Montclos fait autorité en la matière, depuis sa première édition en 1972. Unique au monde, il fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi par l'auteur et une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur. Ainsi, une relation étroite est établie entre le texte et l'image, tandis que l'appareil de notes précise les références historiques et bibliographiques.
    Plus de 1 200 illustrations viennent ainsi illustrer quelque 1 200 termes d'architecture classés en trois parties : le vocabulaire général (de la représentation à la construction), les différentes parties d'un édifice (de ses fondations au décor, en passant par les baies, les couvertures, les escaliers, etc.) et enfin les différents genres d'édifices (religieux, public, militaire, etc.).

    Historien de l'architecture français, enseignant, Jean-Marie Pérouse de Montclos fut le premier chercheur recruté par André Malraux et André Chastel pour l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France en 1964 ; il y dirigea pendant vingt ans les recherches scientifiques et documentaires et en présida la commission nationale. Il est l'auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur l'architecture de l'époque moderne.

    - Le véritable best-seller de la collection depuis près de quarante ans.
    - Un ouvrage fondamental, tant pour les amateurs d'architecture ou les étudiants que pour les passionnés de beaux livres d'art.
    - Une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi et une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur.

  • L'album Où vivent les hommes ? présente de manière originale et vivante l'évolution de l'habitat privé au fil des siècles. Grâce aux illustrations ludiques et au contexte historique et artistique, le jeune lecteur est immédiatement plongé dans le quotidien de ces hommes. Un vrai album à remonter le temps !

    De la morphologie des maisons aux gestes de nos ancêtres, le jeune lecteur découvre pourquoi les hommes habitent ainsi et ce qui se cache derrière la forme des maisons.

    Ce documentaire retrace chronologiquement l'histoire de l'habitat privé en France. Un résumé situe le contexte historique et artistique, puis décrit les inventions et évolutions qui ont ponctué la construction : comment les hommes ont construit et vécu au fil du temps. L'illustration pleine page s'attache à représenter la vie quotidienne des hommes dans et autour de leur « maison ».

    Pour chaque période, une dizaine de termes sont expliqués et illustrés. Ils concernent des mots clefs de l'architecture et de la construction : technique, évolution des moeurs, découvertes, mode... qui se répercutent sur l'habitat.

  • Cet immense répertoire recense dans ses deux volumes tous les aspects du meuble : appellations, fonctions et formes. L'ouvrage, par sa présentation méthodique et son illustration très riche, met en évidence les évolutions historiques ou stylistiques du mobilier domestique ainsi que son rôle dans la vie quotidienne. Avec le vocabulaire consacré aux objets civils domestiques, il constitue une véritable encyclopédie des objets mobiliers français.

  • C'est à Chandigarh, capitale indienne au pied de l'Himalaya, que Le Corbusier mit en oeuvre pour l'unique fois de sa vie ses théories urbaines à l'échelle d'une ville entière. En 1947, lors de la partition de l'Inde et du Pakistan, l'état du Punjab fut divisé : Lahore, son ancienne capitale, étant désormais au Pakistan, Nehru confia trois ans plus tard la construction d'une nouvelle capitale à une équipe dirigée par Le Corbusier.

    En photographiant Chandigarh à partir de 2010, l'intention de Manuel Bougot était de faire un portrait intime de la ville en figeant sur la pellicule exclusivement des intérieurs privés et administratifs. Mais face à l'architecture impressionnante des sites et notamment celle du Capitole Complex, qui regroupe la Haute cour de justice, l'Assemblée législative et le Secrétariat général, ce projet a évolué pour raconter cette ville que ses habitants appellent "The City Beautiful".

    Manuel Bougot s'est attaché à montrer l'appropriation par les Indiens de cette architecture occidentale et, au-delà, la confrontation de deux cultures que tout semblerait opposer, faisant un état des lieux soixante ans après la naissance de cette capitale prévue pour cinq cent mille habitants et qui en compte aujourd'hui plus de deux millions.

    À des années-lumière de l'idée que l'on se fait des grandes villes indiennes, au coeur de la densité minérale des bâtiments en béton, Chandigarh exhibe de magnifiques espaces verts, des parcs luxuriants où écureuils et singes se promènent en liberté et où les habitants font leur jogging quotidien.

    C'est cette capitale originale, le plus grand chantier de Le Corbusier, que nous restitue le photographe, dans ce livre auquel contribuent également l'historienne de l'architecture Caroline Maniaque, et l'architecte indien Balkrishna Doshi, Pritzker prize 2018, qui accompagna Le Corbusier dans cette aventure hors norme.

  • Ça s'est passé où ? raconte aux enfants quelques événements fondateurs de l'histoire de France qui ont eu lieu dans des monuments ou des sites que l'on peut encore visiter aujourd'hui.
    Un choix astucieux de dates et de lieux permet aux jeunes lecteurs, à partir de 6 ans, de voyager à la fois dans le temps et dans l'espace et d'imaginer le décor d'événements historiques célèbres ou moins connus.
    Pourquoi Homo sapiens s'enfonça profondément dans des grottes pour peindre ? Comment les Vikings assiégèrent longuement l'île de la Cité ? Quand les caravelles quittaient-elles le port d'Aigues Mortes pour traverser la Méditerranée ? Comment se passèrent les derniers jours de Marie-Antoinette à la Conciergerie ?
    Des châteaux (Versailles, Villers-Cotterêts), des ports (La Rochelle, Aigues-Mortes), des champs de batailles (Verdun, Alésia), des funérailles (Victor Hugo), des couronnements (Napoléon), des sièges (le Mont Saint-Michel, la Cité), des révoltes (Mai 68), des moments de liesse (la libération de Paris), etc. : au fil des pages, les enfants voyagent de la Préhistoire au XXe siècle.
    Un texte court et simple contextualise l'événement et apporte les informations nécessaires à sa compréhension. Les dessins, extrêmement documentés, ouvrent l'imagination sur une scène particulière, de celles qui nous ont marqués et dont on se souvient encore, une fois grand !

  • De la princesse idéale à la « reine scélérate », de la traîtresse étrangère à la figure martyre, de l'héroïne adolescente à la mère bigote, de la femme de culture à l'icône de mode, l'image de la reine Marie-Antoinette, tour à tour adorée ou honnie, n'a cessé d'évoluer au cours des siècles.

    En suivant le fil de l'exposition qui se tiendra à la Conciergerie du 16 octobre 2019 au 26 janvier 2020, cet ouvrage, à travers 14 essais et 16 notices, commentera les multiples représentations de la reine et montrera comment le rapport à Marie-Antoinette a souvent été passionnel, déterminant des cultes, des hommages, ou au contraire de violentes attaques.

    Si la France de son temps l'a peu comprise - aux portraits de cour et images pieuses répondent les caricatures -, les imaginaires s'en sont emparés par la suite, jusqu'à en faire une héroïne de cinéma interprétée par les plus grandes actrices (de Sarah Bernhardt à Diane Kruger), le personnage culte d'un manga japonais (La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda) ou encore un produit de grande consommation.

    La reine Marie-Antoinette connaît aujourd'hui un revival étonnant. Devenue une icône, un objet de pop culture, elle est la figure historique la plus internationalement commentée dans les livres ou les films, la plus dépeinte par les artistes contemporains ; elle incarne, tout simplement, une jeune femme de son/notre temps.

  • L'oeuvre de Jean Prouvé (1901-1984) est d'une telle richesse que l'on est généralement obligé de l'aborder en privilégiant tel ou tel aspect de son travail. C'est le bâtisseur qui retient ici l'attention. Par les architectes auxquels il est associé comme par ses propres réalisations, Prouvé appartient d'emblée au Mouvement moderne. Mais sa place y est à nulle autre pareille. Olivier Cinqualbre propose un parcours original à travers cette oeuvre unique, de l'aéro-club de Buc ou de la Maison du peuple de Clichy aux prototypes des années 1960.

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • La parution de cet ouvrage frappe les trois coups de la prochaine ouverture de la Villa Cavrois conçue par Robert Mallet-Stevens (1886-1945) pour l'industriel roubaisien Paul Cavrois.
    Formé à l'École spéciale d'architecture de Paris, Robert Mallet-Stevens s'intéresse très tôt à la collaboration entre les différentes formes d'art. Il s'oriente pendant les vingt premières années de sa carrière vers la création de meubles et de décors de cinéma, qu'il considérait comme un art à part entière. Il fut par ailleurs l'un des fondateurs en 1929, et le premier président, de l'Union des Artistes modernes (UAM), réunissant des artistes décorateurs et architectes avant-gardistes. Il fut également dans les années 1930 directeur de l'École des Beaux-Arts de Lille. Ce n'est que sur le tard qu'il devint architecte, presque exclusivement pour des clients privés. Il n'en est pas moins considéré aujourd'hui comme l'une des figures majeures de l'architecture française de l'entre-deux-guerres, en tant que l'un des principaux représentants du Mouvement moderne.
    L'auteur retrace ici les points forts de la carrière de ce grand nom du Modernisme et revient notamment sur la construction de la Villa Cavrois à Croix, classée aux Monuments historiques depuis 1990.

  • L'architecte Hector Guimard (1867-1942) est principalement connu comme l'auteur des célèbres entrées du métropolitain de Paris. Mais aussi du Castel Béranger (1898), immeuble au décor très novateur, point de départ d'une carrière placée sous le signe d'une originalité sans concession. Principalement créateur de maisons singulières, mais aussi d'édifices industriels ou d'habitation, de tombes et de pavillons d'expositions, il fut en outre un remarquable concepteur de meubles et d'objets dans les matériaux les plus divers.
    Dès 1900, il inventa l'expression le " Style Guimard " pour définir une manière qui se voulait très personnelle, totalement sans rapport avec l'Art Nouveau - dont il fut pourtant l'un des représentants majeurs en France -, et qui fit de lui un créateur isolé. Depuis vingt ans, la connaissance de sa vie et de ses travaux a beaucoup évolué, grâce à la découverte de nouveaux édifices et de nombreux objets inédits, mais aussi de la diffusion de divers fonds documentaires.
    Ceci permet une nouvelle approche du travail de Guimard, par une compréhension plus fine de sa méthode de création, et surtout des influences réciproques entre son activité d'architecte et ses ambitions d'artiste décorateur.

  • Fièrement posés en haut des toitures, les épis de faîtage en céramique font parfois encore partie du paysage des petites villes et des campagnes. À l'image des coqs campés au sommet des clochers, ils se remarquent de loin grâce à leurs formes et à leurs couleurs vives. Ils dépassent du faîtage pour protéger le poinçon placé à la jonction des arbalétriers. Symboles de la maison et de son propriétaire, ils ont souvent fait l'objet d'une attention décorative particulière.

    Depuis plus de 40 ans, le Centre de recherches sur les monuments historiques s'intéresse à ces épis de faîtage, en étudiant des pièces conservées dans des musées ou chez des collectionneurs privés. Un premier album, paru en 1984 (aujourd'hui épuisé) publiait des relevés effectués en Normandie, en Bretagne, en Bourgogne, ou dans le Berry, accompagnés d'une analyse historique et régionale.

    Présentés de nouveau ici, ils sont complétés par de nouveaux relevés, souvent réalisés dans la région Occitanie. Composés de formes géométriques, de fleurs, de personnages ou d'animaux, leur histoire et leur symbolisme sont évoqués ici, tout comme leur méthode de réalisation, ancienne ou actuelle.

    Comme dans chaque album de la collection, relevés graphiques et photographies pour la plupart inédites permettent de pénétrer au coeur de ces magnifiques objets vernaculaires.

  • Qui était Viollet-le-Duc (1814-1879) ? Fut-il un passeur du modernisme ou un tenant de l'historicisme ? Au gré des successives réinterprétations du passé et des récentes découvertes, Françoise Bercé nous fait rencontrer l'homme dans sa complexité et nous révèle l'immense richesse de son oeuvre qui est loin de se limiter à l'architecture : Viollet-le-Duc est architecte engagé et moderne, mais aussi peintre, dessinateur, décorateur, écrivain, théoricien...

    Un soin tout particulier a été apporté à la mise en page et à l'iconographie : cette dernière illustre des lieux emblématiques de son oeuvre (Pierrefonds, Carcassonne, Notre-Dame...) et éclaire des aspects méconnus de son travail, notamment un ensemble magnifique des dessins de paysages de montagne.

  • Ce catalogue fait écho à l'exposition Mallet-Stevens et ses photographes qui se tiendra à la Villa Cavrois du 29 mai au 2 septembre. Le portfolio comprendra les 50 photos sélectionnées pour l'exposition (à partir de la collection de Jean-Louis Cohen qui en comprend env. 225). L'exposition bénéficie du label « Année européenne du patrimoine culturel 2018 ».

    Cette exposition a pour but de montrer toutes les qualités, la diversité et l'amplitude chronologique de la collection Jean-Louis Cohen, fonds photographique issu de l'agence de Robert Mallet-Stevens.
    Ce fonds révèle toute la gamme des représentations de l'architecture de la photographie documentaire à la photographie artistique en passant par les nombreuses missions prosaïques qu'ont dû remplir ces clichés : photographies de presse destinées aux publications, images de chantier ...
    En outre, le fonds comprend des images particulièrement rares. Peu montrées, peu publiées elles relèvent par exemple des débuts de la carrière de Mallet-Stevens qui n'est connue qu'au travers de rares documents. L'absence d'archives constituées de son agence explique la préciosité de ces images.
    Elles représentent des architectures qui ont parfois disparu et dont elles sont les seules traces. Quelques-unes d'entre elles ne sont d'ailleurs pas localisées.

  • En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : « L'opéra est un art riche - une synthèse des arts - et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. » Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel.

    Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs.
    C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins.

    Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les oeuvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la « palette Garnier » décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette oeuvre d'art totale.

  • Fernand Pouillon (1912-1986) est assurément la figure la plus romanesque de l'architecture française du xxe siècle.
    Les fastes de sa vie privée et ses démêlés judiciaires ont défrayé la chronique. Son talent d'écrivain s'exprime pleinement dans Les Pierres sauvages (1964) et dans les Mémoires d'un architecte (1968). Son oeuvre bâti, exceptionnel par son ampleur (Aix, Marseille, Bastia, Saint-Tropez, Bastia, Boulogne-Billancourt, Iran, Algérie) révèle ses qualités de composition et de construction. Mis au ban de sa profession pour avoir contrarié les intérêts financiers de nombreux architectes et promoteurs, Fernand Pouillon a démontré la compatibilité de la construction en pierre de taille et du logement de masse.

    Après un portfolio iconographique et une biographie détaillée et synthétique, l'auteur propose l'étude détaillée de ses projets majeurs regroupés par typologies.?Cette monographie consacrée à Fernand Pouillon permet d'aborder facilement l'oeuvre de l'architecte, de la resituer et d'en saisir immédiatement les temps forts.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les gorges du Verdon sont non seulement un site naturel exceptionnel mais aussi un site préhistorique unique.
    L'aménagement hydroélectrique de trois grands barrages (Sainte-Croix, Quinson et Gréoux ) est entrepris par Électricité de France au début des années 1960. Cette opération incite les chercheurs qui effectuaient des fouilles dans le Verdon, Henry de Lumley, Jean Courtin et Charles Lagrand, à mettre en place des campagnes de prospection pendant 6 ans (de 1960 à 1966). L'aventure est lancée : ils s'engagent grâce à leurs Zodiac dans les prospections des gorges, dont une partie devait être submergée. Leur recherche est ponctuée d'imprévisibles crues d'orage. S'ils ont souvent bivouaqué en hiver comme en été dans de nombreuses cavités en compagnie des corneilles et des chauves-souris, leurs découvertes furent exceptionnelles.

    Ce nouveau guide fait découvrir ce site où les premières traces de l'homme ont 400 000 ans et retrace les différentes campagnes de fouille. Les différents sites préhistoriques y sont détaillés par grandes périodes chronologiques, depuis le Pléistocène inférieur jusqu'à l'Âge du Fer. La présentation des différents vestiges (outils, céramiques, etc.) révélés par les fouilles nous permet de comprendre comment vivaient nos ancêtres.

    Le musée départemental de Préhistoire des gorges du Verdon a ouvert le 28 avril 2001. Situé à la pointe sud des Alpes de Haute-Provence, il conserve et expose du mobilier préhistorique, recueilli suite aux fouilles. L'architecte Norman Foster a conçu le bâtiment du musée qui, depuis son ouverture, connait une excellente fréquentation.

  • Longtemps gardés secrets et souvent méconnus, les trésors de cathédrales - tous conservés in situ - se dévoilent aujourd'hui dans ce beau livre : reliques, orfèvrerie, émaux, textiles, objets d'art, objets insolites...

    La première partie présente l'histoire des trésors, de leur apparition et leur composition jusqu'à leur valorisation pour des expositions, dont celle des « Trésors des églises de France » en 1965, qui connut une fréquentation considérable pour l'époque, en passant par leur reconstitution après les saisies révolutionnaires et leur classement au titre des monuments historiques. À l'origine, chambres-fortes dont les objets étaient visibles de manière exceptionnelle, les trésors témoignent du rayonnement de la cathédrale et de l'ambition de ses constructeurs. Au XIXe siècle, l'émergence d'un souci de conservation et de la volonté de rendre accessibles ces objets précieux conduit à l'aménagement de certains trésors. Pris dans la tourmente des deux guerres mondiales, les trésors sont aussi témoins de leurs temps. Aujourd'hui « monuments historiques » et lieux de mémoire, ils bénéficient d'une politique de conservation et de valorisation de la part des services de l'État.

    Une seconde partie permet de plonger le lecteur dans les matières précieuses et délicates des textiles et de l'orfèvrerie, démontrant leur rôle déterminant dans l'ornementation et l'exercice du culte.

    Enfin, par le biais de notices présentant un florilège de 30 trésors ouverts au public ou en voie de l'être et traitant de ces objets précieux, le lecteur découvre ce patrimoine exceptionnel, à la lumière de nouvelles informations dues à la recherche : reliquaires, châsses, calices, coffres, chasubles et tuniques, croix, crosses et couronnes se succèdent pour montrer tout l'éclat et la richesse de ces collections conservées et mises en valeur par l'État.

  • Renée Gailhoustet (née en 1929) suit des études de philosophie avant de se diriger vers l'architecture. En 1952, elle intègre l'École nationale supérieure des Beaux-Arts dans l'atelier de Marcel Lods, André Hermant et Henri Trezzini.

    Engagée à gauche, elle s'intéresse au logement social, en proposant, avec conviction, d'autres modèles que ses contemporains tournés vers les grands ensembles produits en série. Elle entre dans l'agence de Roland Dubrulle en 1962 et se voit confier le projet de rénovation urbaine d'Ivry-sur-Seine dont elle devient architecte en chef en 1969. Entre-temps, elle fonde sa propre agence en 1964 et collabore avec plusieurs municipalités communistes en proche banlieue parisienne. Des géométries variées, des volumes complexes, des terrasses-jardins, sont quelques principes qui se retrouvent tout au long de sa production.

    S'appuyant sur des influences multiples, notamment l'équipe de Georges Candilis, Alexis Josic et Shadrach Woods chez qui elle a travaillé, relevant avec Jean Renaudie de nouveaux défis, elle conçoit une architecture de la rencontre, du bien-être, de l'échange.

    En 2018, Renée Gailhoustet reçoit la médaille d'honneur de l'académie d'architecture et, en 2019, le Grand Prix de Berlin.

empty