Sciences humaines & sociales

  • Avec cette somme magistrale, Peter Frankopan renverse le récit traditionnel de l'histoire mondiale, qui gravite autour de la Grèce antique, de Rome et de l'irrésistible ascension de l'Occident - une approche réductrice, qui méritait une relecture approfondie.
    Élargissant la perspective, Frankopan se tourne vers « une région située à mi-chemin entre Orient et Occident, qui va des rives orientales de la Méditerranée jusqu'à la mer Noire et à l'Himalaya ». C'est là, au carrefour des civilisations, qu'il situe le centre névralgique du globe. Et c'est les yeux rivés sur ce « coeur du monde » que, des campagnes d'Alexandre le Grand aux luttes géopolitiques du XXIe siècle, il retrace avec brio 2 500 ans d'histoire.
    Salué par la presse internationale comme « le plus important livre d'histoire publié depuis des décennies », Les Routes de la soie est un voyage grisant à travers les siècles, qui décentre avec audace le regard du lecteur pour éclairer d'une lumière nouvelle notre compréhension du monde.

  • Les femmes font aujourd'hui du bruit ? C'est en regard du silence dans lequel les a tenues la société depuis des siècles.

    Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu'interroge justement l'historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l'intimité de leurs journaux ou dans les confidences distraites du passé, dans les murmures de l'atelier ou du marché, dans les interstices d'un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées.
    Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières et du monde du travail, explorant les prisons dès les années 1970, Michelle Perrot s'est attachée très tôt à l'histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l'histoire et les moments où ils se dissipaient. Ce sont quelques-unes de ces étapes que nous restitue ce livre.

  • De nombreuses découvertes récentes ont enrichi la connaissance que nous avons de nos ancêtres. Pourtant, l'histoire des premiers hommes nous fait toujours l'effet d'un labyrinthe... En prenant pour guide Pascal Picq, le lecteur parcourra sans se perdre cette longue évolution, qui commence au coeur de l'ère tertiaire, durant le long Miocène (de 23 à 5,5 millions d'années) ; il découvrira nos lointaines origines communes avec les singes, bien plus humaines qu'on ne l'imaginait !
    Ce captivant récit se poursuit jusqu'à l'apparition d'Homo erectus, dont l'émergence vers 1,9 million d'années marque un tournant dans l'histoire de la vie : ses innovations techniques et culturelles, comme le feu et la cuisson, interagissent avec son évolution biologique, modifiant son corps, son cerveau et la société. Une étape décisive qui témoigne de la puissance du genre Homo, le premier grand singe qui a dominé l'ancien monde.

  • Dans ce livre, les bateaux naviguent ; les vagues répètent leur chanson ; les vignerons descendent des collines des Cinque Terre, sur la Riviera génoire ; les olives sont gaulées en Provence et en Grèce ; les pécheurs tirent leurs filets sur la lagune immobile de Venise ou dans les canaux de Djerba ; des charpentiers construisent des barques pareilles aujourd'hui à celles d'hier.

  • Saint Louis, Dante, Marco Polo, Mélusine... Qui étaient-ils ? Que sait-on d'eux ? Quel contexte, quels événements ont façonné leur destin ? Figures fascinantes de notre imaginaire ou héros de l'histoire, ils éclairent d'une lumière originale notre compréhension du Moyen Age. Réunis à l'initiative de Jacques Le Goff, les médiévistes les plus renommés ont participé à l'écriture de cet ouvrage riche et documenté, qui offre une introduction au Moyen Age par ceux qui l'ont vécu et lui ont donné vie.
    Cent portraits d'hommes et de femmes incarnent ainsi dix siècles de questionnements, d'échanges et de découvertes. Ce sont là davantage que des biographies aux couleurs chatoyantes : révélateurs de leur temps et mémoire d'une époque, ces personnages dessinent un Moyen Age créatif et riche en contrastes, bien loin de sa réputation obscurantiste.

  • L'univers est gouverné par une loi générale de la putréfaction. Dieu, les anges et toutes les créatures naissent du chaos, comme les vers apparaissent à la surface du fromage. Nous sommes des dieux, et tout est Dieu : le ciel, la terre, l'air, la mer, les abîmes et l'enfer...
    Tel est le credo qu'un certain Menocchio, meunier du Frioul dans l'Italie du XVIe siècle, eut à défendre devant le Saint-Office avant de périr sur le bûcher. Lecteur infatigable, exégète à ses heures, hérétique malgré lui, il s'était constitué une bibliothèque au hasard des rencontres, hors de toute discipline culturelle, prélevant librement dans les textes, élaborant sa propre vision du monde.
    Avec cette étude magistrale, devenue un classique de l'historiographie, Carlo Ginzburg inventait la micro-histoire et renouvelait la connaissance d'un monde resté longtemps mystérieux, celui de la culture populaire.

  • L'auteur définit la civilisation en référence à l'espace, à la société, à l'économie et aux mentalités collectives. Tour à tour sont présentées les civilisations de l'islam, de l'Afrique noire, de l'Extrême-Orient et de l'Occident.

  • Une histoire de Jérusalem, berceau des trois religions monothéistes et théâtre de combats sanglants.

  • Il y a plus de trente ans, l'auteur de ce livre, savant de notoriété internationale, révélait au grand public la civilisation sumérienne, née en Mésopotamie, le sud de l'actuel Irak, voici quelque cinq mille ans. Le miracle grec avait un précédent. Dès le IIIe millénaire avant Jésus-Christ, les Sumériens avaient inventé l'écriture, fondée les premières cités-Etats, formulé les premiers codes de lois, donné leur première expression littéraire au mythe et à l'épopée, avec un lyrisme qui annonce les plus beaux textes de l'Ancien Testament.
    Pour une fois, les linguistes, infatigables, avaient précédé les archéologues et suggéré les fouilles qui devaient, avec la transcription des briques gravées de caractères cunéiformes, révéler au XXe siècle, stupéfait, que l'histoire commence à Sumer.

  • L'historien des sensibilités retrace l'évolution des conceptions et des significations de la pluie à travers les siècles, dans la littérature, en art, en politique et dans les pratiques sociales.

  • En trois conférences, l'auteur présente ses conclusions sur l'histoire de l'économie occidentale et la naissance du capitalisme.

  • Traduit dans plus de vingt langues, ce livre est le bréviaire indispensable de qui veut se familiariser avec le moyen âge.
    Car, entre la légende noire d'un "âge des ténèbres" et la légende dorée d'une "belle époque" médiévale, il y a la réalité d'un monde de moines, de clercs, de guerriers, de paysans, d'artisans, de marchands ballottés entre violence et aspiration à la paix, foi et révolte, famine et expansion. une société hantée par l'obsession de survivre et qui parvient à maîtriser l'espace et le temps, à défricher les forêts, à se rassembler autour des villages, des châteaux et des villes, à inventer la machine, l'horloge, l'université, la nation.
    Ce monde dur et conquérant, c'est celui de l'enfance de l'occident, un monde de " primitifs " qui transforment la terre en gardant les yeux tournés vers le ciel, qui introduisent la raison dans un univers symbolique, équilibrent la parole et l'écrit, inventent le purgatoire entre l'enfer et le paradis.

  • Dans les campagnes du Frioul, entre le XVIe et le XVIIe siècle, d'étranges récits attirent l'attention des autorités religieuses. Les membres d'une mystérieuse confrérie, nommés benandanti, racontent se battre à coups de branches de fenouil contre de méchants sorciers armés de tiges de sorgho. L' issue de ces combats, qui se déroulent en rêve, est déterminante pour les récoltes : selon que les uns ou les autres l'emportent, l'année qui vient sera prospère ou frappée par la famine.
    L'Église est prise de court face à ces phénomènes : elle ne comprend pas ces pratiques à demi païennes. Les inquisiteurs tentent de faire avouer aux benandanti que ces «batailles nocturnes» sont une réédition du classique sabbat...
    En examinant, à la lumière des archives de l'Inquisition, le décalage entre les propos des juges et ceux des accusés, Carlo Ginzburg ouvrait la voie à un renouveau de l'historiographie - à la fois par ses hypothèses inédites sur les origines de la sorcellerie et par son choix de faire entendre les voix, longtemps ignorées, des persécutés.

  • Raconter l'Europe. Pas celle de l'Union, mais l'Europe pluriséculaire : celle du XXe siècle aux mémoires brûlantes, mais aussi celle d'Athènes, de Rome et de Jérusalem, de la Raison et des Lumières, des croisades, des révolutions et de la colonisation.
    Raconter l'Europe à travers son imaginaire, ses utopies, ses démons, ses trous noirs, tout ce qui, dans le passé, irrigue le présent et constitue la mémoire : l'histoire telle qu'elle a été vécue par les peuples.
    Une traversée de vingt-cinq siècles d'histoire, conduite par un collectif de chercheurs du monde entier, pour tenter de comprendre qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons. Et retrouver, enfin, la profondeur d'un « nous » européen.

  • Sombre repoussoir des Lumières et de la modernité, le Moyen Âge peine à se défaire de sa mauvaise réputation. Pourtant, au coeur de ce millénaire se loge une singulière période d'essor et d'élan créateur, déterminante pour la destinée du monde européen.
    Réputé anarchique, le système féodal repose en fait sur une organisation sociale efficace. L'Église, colonne vertébrale de la société, assure la cohésion des entités locales tout en conférant à la chrétienté une prétention à l'universalité. Les manières de percevoir et de vivre le temps, l'espace, l'au-delà, l'âme et le corps révèlent les paradoxes d'une civilisation exceptionnellement féconde.
    Ainsi, le féodalisme, traditionnellement considéré comme l'âge de la stagnation et de l'obscurantisme, pourrait bien être l'un des ressorts oubliés de la dynamique par laquelle l'Occident a imposé sa domination à l'Amérique d'abord, puis à l'ensemble de la planète. Porté par une thèse originale, La Civilisation féodale s'est imposé dès sa première parution comme une somme incontournable sur l'histoire médiévale.

    Nouvelle édition augmentée d'une postface de l'auteur.

  • En 1870, les populations rurales du Périgord recourent à de nombreuses formes de cruauté. L'auteur étudie ce phénomène à partir d'un fait divers à Hautefaye, où un jeune noble accusé d'avoir crié Vive la République est torturé puis brûlé par des villageois, et montre l'impuissance du pouvoir politique en la matière.

  • En culture comme en politique, l'échelle européenne est un effort autant qu'un accomplissement. C'est pourtant bien à cette échelle que cette «brève histoire» entend se situer - avec un récit fait d'éveils nationaux, d'industrialisations, d'urbanisations, d'assemblées délibérantes, de journalistes, d'artistes et d'intellectuels, de culture de masse, de systèmes éducatifs et de droits de la personne. En treize chapitres vigoureux, Emmanuelle Loyer fait tourner le kaléidoscope européen, du milieu du XIXe siècle à nos jours, saisissant pratiques et représentations dans leurs différentes inscriptions spatiales et sociales, dans leur hybridation entre l'ancien et le nouveau.
    En filigrane, une réflexion sur la fragilité de la culture européenne : il n'y a pas une culture européenne qui viendrait justifier un destin commun, mais des cultures qui se croisent et se nourrissent, engendrant la sédimentation que nous connaissons aujourd'hui.
    Retracé avec une grande liberté, cet itinéraire permet d'imaginer, pour nous autres, Modernes tardifs du XXIe siècle, un rapport peut-être plus heureux à notre présent.

  • La Nouvelle-France, née au début du XVIIe siècle de l'immigration française, regroupa trois ensembles : la Louisiane, le Canada et les côtes de l'Atlantique Nord, autour du fleuve Saint-Laurent. Cet ouvrage les décrit spécifiquement, montrant les différences, mais aussi l'unité de cet empire, symbolisé par l'esclavage et l'alliance avec les Indiens dans la lutte contre l'Angleterre.

  • Les deux volumes formant le second volet de l'identité de la france - les hommes et les choses - s'organisent autour de deux thèmes, étudiés dans la longue durée : la démographie et l'économie.
    Le premier volume, en décrivant l'évolution du nombre des hommes, fait apparaître une série de france successives, différentes et semblables, heureuses ou tourmentées, au gré des fluctuations qui ont, au fil des siècles, agité les masses vivantes de notre histoire. cette relecture systématique du passé de la france est menée de la préhistoire jusqu'à nos jours. avancées et reculs, essors et rechutes se sont succédé de la gaule celtique au milieu du xive siècle, jusqu'au cataclysme démographique de la peste noire et de la guerre de cent ans qui, de 1350 à 1450 environ, fit disparaître la moitié ou plus de la population.
    Jamais plus, malgré les famines - fréquentes encore jusqu'au xviiie siècle -, malgré les guerres, la france ne connaîtra de catastrophe comparable. une ère démographique nouvelle assure désormais une montée de la population, plus ou moins hâtive, plus ou moins régulière, mais ininterrompue depuis cinq siècles. les problèmes de la france d'aujourd'hui ont d'autres noms: la dénatalité, générale en europe mais amorcée chez nous beaucoup plus tôt que chez nos voisins - une originalité à expliquer -, et l'immigration, problème brûlant.

  • Ce livre entend montrer la signification de l'art dans l'Europe du Moyen Age et les relations qui le lient à l'ensemble de la société et de la culture.
    De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d'oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors une masse épaisse de brutalité, de terreur et de misère. Afin qu'on ne l'oublie pas, des textes qui révèlent cette part tragique sont placés en contrepoint d'un discours général sur le monastère, la cathédrale et le palais.

  • Les deux volumes formant le second volet de l'identité de la france - les hommes et les choses - s'organisent autour de deux thèmes, étudiés dans la longue durée : la démographie et l'économie.
    Le second volume s'intéresse à la longue primauté de l'" économie paysanne " en france - forme d'économie globale oú la vie rurale est encore dominante par rapport à d'autres activités, industrielles et commerciales. tous les pays d'europe ont vécu, des siècles durant, en " économie paysanne " et tous s'en sont dégagés plus ou moins vite. la france plus lentement que quelques autres. cette économie de la france d'hier est d'abord présentée dans son infrastructure : la vie rurale elle-même, avec son poids démographique, les rythmes que lui impose la nature, la lente évolution de ses techniques, le rôle des nouvelles cultures importées du nouveau monde, la place respective de l'élevage, de la vigne, des céréales, de la forêt.
    Le second chapitre est consacré aux superstructures, plus sujettes au changement et aux ruptures, et montre comment les villes, l'avènement de la grande industrie, le commerce, les progrès des moyens de transport, le développement du crédit et du capitalisme modernes ont été les instruments d'une déformation progressive de l'économie paysanne. jusqu'à l'irruption d'une autre économie, et à l'émergence d'une autre france à travers les turbulences, les changements et les violences de la contemporanéité.

  • «La Grèce antique est la plus belle invention des temps modernes», écrivait Paul Valéry. Son héritage, si longtemps placé au coeur de la culture européenne, est fait de multiples voyages vers un objet façonné et refaçonné au fil des siècles. De quelles significations la Grèce a-t-elle été successivement porteuse, à Rome, au Moyen Âge, à la Renaissance et depuis la Révolution française? De quelles manières a-t-elle aidé à définir les identités culturelles ou nationales, la démocratie, l'histoire? Et quel sens peut-il y avoir, aujourd'hui encore, à «partir pour la Grèce»?
    Par une réflexion lumineuse qui nous conduit d'Hérodote à Jean-Pierre Vernant, en passant notamment par Plutarque, Montaigne ou Fustel de Coulanges, François Hartog permet de comprendre l'émergence et les transformations de ce repère majeur de la pensée occidentale qu'on appelle la Grèce.

  • Dans son petit village près d'Oxford, Graham Robb trouve un jour au fond de son jardin une broche datant de l'âge du fer. Au fil d'une quête passionnée, il découvre une cartographie rigoureuse, orchestrée par la science des druides autour de la mythique « voie héracléenne ».
    Croisant sources antiques et outils modernes, l'auteur lève le voile sur la civilisation celtique, hautement raffinée et injustement éclipsée par son successeur romain. Ni ésotérique ni académique, il privilégie le plaisir de la narration : calculs et tracés savants côtoient amphores découvertes en plantant des endives, machines astronomiques dormant au fond de l'eau et vieilles cartes jamais décodées...

  • " Aucun conflit, dans l'Histoire, n'est aussi riche d'enseignements pour notre époque que la guerre du Péloponnèse " : cette conviction est au coeur de l'enquête menée par l'historien Victor Davis Hanson sur la lutte qui opposa, il y a près de cieux initie cinq cents ans, Sparte et Athènes.
    Car la guerre du Péloponnèse préfigure nombre de conflits modernes : ce fart un affrontement titanesque entre deux superpuissances et leurs alliés, une sorte de guerre mondiale à l'échelle de la Grèce ancienne ; ce fut aussi une sanglante guerre civile, puisqu'elle mit aux prises des hommes qui adoraient les mêmes dieux et parlaient la même langue ; ce fut surtout une guerre sale, qui inventa de nouvelles méthodes de terreur, bien éloignées du traditionnel combat d'hoplites.
    Sièges, coups de main, meurtres d'otages, massacres de civils et de prisonniers s'enchaînèrent durant vingt-sept ans, jusqu'à la capitulation d'Athènes : la Grèce de l'âge d'or n'était plus. Pour raconter le premier conflit total de l'Histoire, ce livre, s'inspirant de Thucydide, nous fait toucher du doigt la chair même de la guerre : le sort d'Athènes livrée à une peste meurtrière, l'effroi des assiégés mourant de faim, le désespoir de généraux illustres, comme la mort, loin de chez eux, d'humbles soldats paysans...

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