Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation

  • La libye antique

    Claude Sintès

    Jusqu'à la fin du xixe siècle, les quelques rares voyageurs occidentaux venus en libye pouvaient y contempler des ruines mystérieuses émergeant des sables du désert.
    En 1911, alors que le pays est devenu colonie italienne, les archéologues transalpins reconstituent les grandes métropoles antiques de cyrène, ptolémaïs, leptis magna, sabratha..., remontant pierre par pierre les monuments les plus emblématiques. ces travaux pionniers, poursuivis par les libyens après l'indépendance du pays, en 1951, ont permis de mieux connaître l'histoire de cette terre d'afrique, entre sahara et méditerranée.
    Au viie siècle avant j.-c., les grecs implantent en cyrénaïque, non loin de l'égypte, une colonie puissante, bientôt célèbre pour ses athlètes, ses chevaux et la beauté de ses temples. mille kilomètres à l'ouest, en tripolitaine, des comptoirs commerciaux, fondés par carthage, voient leur physionomie radicalement transformée à l'époque romaine. ainsi, au iiie siècle, l'empereur septime sévère fait de leptis magna, sa ville natale, une rome des sables.
    Claude sintes retrace la redécouverte d'un patrimoine archéologique largement méconnu et éclaire l'importance de la libye dans la civilisation gréco-romaine.

  • Pour communiquer, les hommes se font signe.
    Ne pouvant transmettre concrètement la réalité aux autres hommes, ils ont inventé, lentement et par tâtonnements, des substituts qui la représentaient. ce sont les signes, au fil du temps multipliés à l'infini. signes du corps et de la distance, signes du repère et marques d'espace : l'homme a construit son univers comme sur un vaste tableau noir où, en dehors même de toute écriture et de tout langage articulé, se sont dessinés les grands traits de l'échange et de la survie.
    Cartes pour lire le monde, signalisation maritime ou ferroviaire, les chemins des hommes se doublent de réseaux de signes. du geste au symbole, du pictogramme au logo, georges jean, observateur attentif, emmène le lecteur à la découverte de cet univers multiforme et foisonnant.
    Galets peints du mas d'azil et peintures rupestres; bras articulés du télégraphe de chappe, points et traits de l'alphabet morse; cartes marines ou routières, portulans ou projections électroniques; signaux; tatouages rituels, blasons et étendards...
    Plus de 230 illustrations.

  • Né au xiiè siècle sur les champs de bataille, l'art des armoiries a eu pour fonction première de permettre l'identification des chevaliers rendus méconnaissables par leur casque et leur armure.
    L'idée répandue selon laquelle les armoiries sont le monopole de la noblesse naît de ce jour. or, dès le xiiiè siècle, tout le monde peut porter des armoiries, qu'il soit noble ou roturier, pourvu que soit respecté le code du blason. un code fonctionnel, issu lui aussi de la nécessité d'identifier de loin le porteur des armoiries : des couleurs vives, des symboles parlants, une forte signalisation.
    Michel pastoureau, historien des emblèmes et des couleurs, s'attache à nous monter comment leur usage s'est universellement répandu au fil du temps, jusqu'à imprégner la signalisation routière, les drapeaux, les logos et tous les grands codes de la société contemporaine.

  • À 15 ans, Maurice Denis écrit dans son journal : " Oui, il faut que je sois peintre chrétien [...], je sens qu'il le faut. [...] D'abord j'écrirai mes notes [...]. Et puis je ferai de l'Art, de l'Art en masse, en tout et partout. Je me gorgerai, je m'enivrerai de cette pure et sainte jouissance, de cette douce vie, si désirée, d'artiste. " Une vocation incoercible, ou la foi, l'art et l'amour - sa femme Marthe est au coeur de son oeuvre - composent une sainte trinité qu'analyse avec brio Jean-Paul Bouillon. Après avoir créé le groupe des nabis dont il se fait le théoricien, Denis pose dès 1890 les fondations du néo-traditionnisme. Des Muses à l'Hommage à Cézanne, de ses lieux familiers, Saint-Germain-en-Laye sa ville natale, la Bretagne sa terre d'élection, aux nombreuses scènes de plages, Maurice Denis ne cesse de peindre, entre joie de vivre et méditation chrétienne. Avec le XXe siècle, s'ouvre pour lui une période de production intense : il illustre de nombreux ouvrages, renoue avec la tradition de la grande peinture monumentale, et devient l'un des plus importants décorateurs de son temps.

  • Il y a cinq mille ans, dans une plaine limoneuse et fertile, deux peuples, akkadiens et sumériens, ont mis en commun leur génie et leur culture pour jeter les bases d'un empire qui domina tout le proche orient antique : la mésopotamie.
    Babylone, cité de hammurabi puis de nabuchodonosor, en incarne à jamais la puissance et la gloire. effacée de notre souvenir, puis miraculeusement et lentement sortie, depuis moins de deux siècles, de son épais linceul de terre et d'oubli, cette civilisation, qui inventa l'écriture, la science et la littérature, nous livre les premiers traits essentiels de notre culture. jean bottero raconte ce riche héritage.

  • L'histoire commence à Sumer, il y a 5 000 ans. En Mésopotamie, le «pays d'entre les fleuves», des hommes inventent l'écriture. Les signes ne représentent plus seulement les choses mais leur nom. Cunéiformes, hiéroglyphes égyptiens, calligraphies arabes, idéogrammes chinois : les scribes consignent la mémoire des peuples. Au XIVe siècle av. J.-C., les Phéniciens, marchands et voyageurs, inventent l'alphabet. Désormais, quelques signes combinés suffisent à exprimer tous les sons d'une langue. Avec la diffusion de l'imprimerie au XVe siècle, l'histoire de l'écriture se confond avec celle de la typographie. L'écrit se généralise et se multiplie. Poète érudit, Georges Jean conte cette aventure des écritures, fascinante tant par le génie de leurs inventeurs que par celui de leurs déchiffreurs.


    />

  • Il était une fois un fleuve, la seine, suffisamment important pour protéger, et suffisamment paisible pour naviguer.
    Encadré de hauteurs protectrices (montagne sainte-geneviève, belleville, montmartre), semé d'îles enfin, possibles refuges. au iiie siècle avant j. -c. , des celtes, les parisii, s'y installent. après la défaite de vercingétorix, dans la pax romana, lutèce se développe, essentiellement sur la rive gauche, autour d'un axe, le cardo maximus (la rue saint-jacques). dix mille habitants y mènent une existence paisible, calquée sur le mode de vie des conquérants.
    Ils fréquentent le forum, centre de la vie religieuse et des affaires (la rue soufflot), les thermes (cluny), le théâtre et l'amphithéâtre (les arènes de lutèce).
    A partir des années 250 de notre ère, sous la menace des barbares, la population se retranche dans l'île de la cité, entourée d'un rempart. en 508, la ville tombe sous la domination des francs et de clovis, qui en fait sa capitale.
    A travers son histoire, ses monuments et sa vie quotidienne, mis au jour par les archéologues, philippe de carbonnières nous fait découvrir une ville romaine nommée aujourd'hui paris.

empty