Infolio

  • Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.

  • Le gratte-ciel, avec l'étalement urbain, le centre commercial et l'autoroute constituerait-il la négation de ce qui fait une ville ? Serait-il l'expression d'un avenir appartenant au siècle passé ? Enfin, serait-il une impasse en hauteur, une enclave sécurisée fermée ? C'est ce que tente de démontrer Thierry Paquot à travers ce plaidoyer pour la diversité des paysages urbains, l'originalité des formes contrastées loin de cette folie des hauteurs. Plongez dans cette réflexion qui remet en lumière le bien fondé desdites constructions, tant sur le plan social que sur les structures.

  • Rares sont les philosophes sur le «front urbain», alors même que l'urbanisation planétaire transforme tous les territoires et les modes de vie, et multiplie les brèches qui ne cessent de grandir entre les inclus et les exclus...
    C'est à une philosophie de l'urbain qu'invite Thierry Paquot en s'attaquant à des questions trop souvent minimisées?: les portes et les murs, l'architecture de verre, les rythmes urbains, la place de ceux qui n'en ont pas (les SDF), ce qu'habiter veut dire, la rupture avec l'urbanisme, ce moment occidental de l'urbanisation productiviste...
    Pour traiter ces thèmes qui concernent chacun d'entre nous, Thierry Paquot opte pour l'écologie comme démarche qui croise les processus, la transversalité et l'interrelation.

    Deuxième édition mise à jour et augmentée.

  • Caligula ; l'impudent

    Pierre Renucci

    • Infolio
    • 11 Octobre 2007

    Peu d'hommes ont laissé dans la mémoire une trace aussi sulfureuse que Caligula. Cruel, arbitraire, pervers, il aurait commis tous les crimes. C'est oublier que son histoire n'a été contée que par ses ennemis, et que leurs récits, toujours à charge, doivent systématiquement être passés au crible de la critique. L'histoire de Caligula est d'abord celle d'une tentative pour instaurer une monarchie à la mode orientale, et de l'échec de cette tentative. De ces pages ressort le portrait d'un homme dont les décisions et les actes reflètent largement les problèmes et les difficultés de son époque. Non celui d'un monstre, mais celui d'un homme aux prises avec la monstruosité du pouvoir. Sans chercher à réhabiliter un personnage qui conservera toujours une grande part de mystère, l' auteur en propose un portrait nuancé, débarrassé de la légende noire.
    Une biographie qui se lit comme un roman.

    Pierre Renucci est l'auteur d'une thèse d'histoire du droit et des institutions sur Les idées politiques et le gouvernement de l'empereur Julien éditée chez Latomus (2000). Il a publié Auguste, le révolutionnaire (La Boutique de l'Histoire, 2003) et Tibère, l'empereur malgré lui (Mare & Martin, 2005).

  • Les textes de Gottfried Semper sur l'architecture ont rencontré ces dernières années un large écho. Les architectes contemporains s'intéressent à sa conception des relations entre la paroi et la structure et au rôle que joue la décoration dans l'architecture. Son «principe du revêtement» suscite un nouvel intérêt, particulièrement chez ceux qui réfléchissent à l'expression de la façade. Ses textes marquent ainsi l'architecture actuelle et l'on peut citer en exemple d'une confrontation théorique et pratique, en France, les travaux de Bernard Cache et de son bureau Objectile qui ont présenté en 1998 un «Pavillon Semper», dans le cadre d'Archilab. Parallèlement, leur connaissance demeure incontournable pour qui s'intéresse à l'histoire de l'architecture et de l'art au 19e et au 20e siècles. Ils concernent donc un double lectorat: celui des architectes et celui des historiens.

  • Quelle place demain pour Paris dans la compétition des villes mondes: une destination touristique comme Venise et Prague ou un leadership partagé avec New York, Londres et Tokyo, sans crainte des dizaines de mégapoles émergentes en Asie? La création du Grand Paris est une chance historique pour la métropole et pour un modèle de développement européen attentif aux fractures environnementales, culturelles et territoriales. Saurons-nous la saisir et éviter d'en faire un simple échelon administratif de plus?

    Alain Cluzet, docteur en urbanisme et directeur des services de collectivité au sein du Grand Paris, a exercé dans plusieurs territoires de la métropole, notamment le pôle scientifique de Saclay et le quartier d'affaires de La Défense. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles dans le champ de l'urbanisme et de l'environnement. Il a été président du Conseil français des urbanistes.

  • Max Bill, né en 1908 à Winterthur (Suisse) et mort à Berlin en 1994, fut un éminent architecte, peintre, sculpteur et théoricien de l'art.
    Le maître suisse a été un chercheur acharné de l'Espace, dans toutes ses déclinaisons possibles. L'Espace, ici, est entendu comme milieu anthropique ; comme un lieu construit par l'homme pour y héberger ses propres événements quotidiens, mais aussi comme un lieu de la pensée et des aspirations humaines.
    Tous ses projets, des toiles aux architectures, sont des quêtes sur de nouvelles conformations spatiales et sur leurs corrélations avec l'homme. C'est sur la base de ces prémisses, que se meut la rédaction de ce texte qui présente les projets, ou les événements, non de façon chronologique mais dans un ordre qui tend à démontrer - au fur et à mesure - les concepts qui sont à la base des recherches composites de Max Bill.

    Le premier chapitre le situe dans un cadre historique lu à travers des thématiques. Le deuxième chapitre analyse, en revanche, les toiles et les constructions « bidimensionnelles » dans la perspective d'extraire les principes régulateurs de la composition qui seront ensuite la clé de lecture pour déchiffrer ses oeuvres architectoniques. L'architecture est le sujet principal du troisième chapitre: dans le cadre d'une production architectonique aussi vaste qu'inconnue, certains projets ont été analysés, choisis pour leur « leçon spatiale ». La quatrième section analyse l'utilisation de l'Espace dans les sculptures de Max Bill afin de comprendre le passage des géométries euclidiennes à des espaces plus complexes.

  • Dans cet essai inédit en français, paru initialement à Londres en 1971, l'auteur s'attache à établir des analogies entre le jugement qui relève du droit anglo-saxon et le jugement en matière d'architecture. En établissant d'étonnants parallèles entre ces deux champs, il entend conforter l'une des ambitions majeures qui traversent l'ensemble de son oeuvre, à savoir montrer que l'architecture est fondamentalement un métier qui, s'il entretient des rapports avec les arts plastiques, a pour destination essentielle de répondre à des besoins sociaux et des exigences pratiques. En cela, estime Collins, l'architecture a plus à voir avec les professions qui relèvent du droit ou de la médecine qu'avec les pratiques artistiques des peintres ou des sculpteurs.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans la série proposée par le Laboratoire d'excellence Futurs Urbains (Labex) qui invite deux chercheurs à mettre en regard leurs points de vue sur une question urbaine d'actualité.

    Marie Delaplace et Gwendal Simon explorent ici les enjeux de la coprésence des touristes et des habitants dans les territoires soumis à l'incidence croissante du tourisme. À partir d'une lecture en termes d'économie résidentielle et touristique, Marie Delaplace souligne la possible complémentarité entre tourisme et économie productive, et entre touristes et habitants. Gwendal Simon plaide pour une approche critique de la catégorisation « touriste et habitant » en soulignant la variété des situations d'entre-deux et des formes de conflits. Il conclut sur la nécessité de politiques dédiées à l'ensemble des usagers d'un territoire, permanents comme occasionnels.

  • La fabrique des villes s'est transformée. Après le temps de la planification, associée à la croissance, imperméable aux attentes des habitants et à l'environnement, est arrivé celui de l'ouverture aux changements. Une mondialisation par le bas a introduit de nouvelles manières d'aborder les notions de territoire et de temporalité, favorisé la multiplication des expériences et impose désormais la notion de mutabilité urbaine, entendue comme la capacité des villes à accueillir les changements et à favoriser les possibles.

  • Au Japon, la grande gare ferroviaire cristallise de multiples enjeux de la fabrique et du renouvellement des métropoles. Cet ouvrage se concentre sur la généalogie de cet équipement, du point de vue de ses mutations architecturales et urbaines dans le contexte d'une modernité désirée ou éprouvée. À l'appui de nombreux exemples illustrés, il vise à donner des clés de compréhension d'une forme de centralité singulière, qui allie activité et mouvement et constitue un repère structurant du paysage urbain nippon. L'originalité de ce modèle provient de la persistance, réelle ou mentale, de schémas traditionnels de pensée et pratique de la ville, au sein d'un processus de reconstructions fréquentes qui le réinvente sans cesse. Matérialisation spatiale du thème de la connexion, la grande gare japonaise marque aussi réflexions et opérations à grande échelle. La relecture d'un ensemble de projets d'architectes japonais pour Tokyo, laboratoire des années de forte croissance, décrypte cette même approche conjuguée de l'architecture des déplacements.

  • Inès Lamunière est architecte et professeure. Cette double facette de son expérience de l'architecture a été couronnée par le Prix Meret Oppenheim (Swiss Art Award) en 2011 et l'attribution par la France en 2017 du titre de Chevalier des Arts et Lettres. Un intense entretien avec Laurent Stalder, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich, est au coeur de ce livre. Tous deux explorent les questions brûlantes que pose l'architecture en termes d'enseignement, de recherche et de pratique. Cinq thèmes : mondes, studio, mots, laboratoire et bureau guident ce dialogue où l'architecture s'avère le fruit d'une exploration autant intellectuelle qu'intuitive, autant systématique que pragmatique. Maîtriser cet art qui ne va pas sans contraintes, c'est avoir compris les processus créatifs du projet en vue de relever les défis à venir.

  • Dans The Disappearing City, publié en 1932, Wright expose pour la première fois les grandes lignes de son fameux projet de ville de l'avenir. Dans les premiers chapitres, il présente une critique des métropoles de son époque (essentiellement New York et Chicago) à qui il reproche d'être des espaces trop denses, concentrés et anonymes. La suite est consacrée à la présentation des principes et des programmes architecturaux de sa ville idéale, " Broadacre City ", ainsi dénommée car chaque famille y disposerait d'une parcelle d'une acre. Pour la première fois, l'auteur y expose ses propositions pour une Amérique agraire et largement décentralisée.

    Le livre offre une passionnante analyse de la société urbaine américaine des années 1930, en même temps qu'il demeure le modèle des théories dites du "désurbanisme" et à ce titre fait figure de classique.

  • Ce livre, publié en 1900, n'a jamais été réédité. Ouvrage pionnier, c'est l'un des tout premiers traités d'urbanisme en langue française. Ouvrage prophétique qui anticipe la ville fleur. la rue lumineuse des modernes et s'inquiète de l'invasion des tours et du trafic automobile. A la fois essai et poème, oeuvre d'un émule de Mallarmé pour qui la réflexion est d'abord peinture. Il évoque la rue de Pompéi et le Pont-Neuf de Henri IV, enregistre le triomphe de l'affiche et l'arrivée de l'électricité. et n'oublie jamais la part du rêve- Gustave Kahn, un enchanteur.

  • L'architecture, dispositif matériel par excellence, constitue un puissant moyen de représentation de la société. Elle fonctionne comme une fabrique d'image, oscillant constamment entre récit politique et storytelling publicitaire, entre descriptif et performatif. A ce titre, elle participe à l'histoire du temps présent.
    Les auteurs de cet ouvrage analysent l'objet-architecture à travers une série de réalisations de ces quarante dernières années. De la pratique professionnelle aux stratégies d'acteurs, des représentations aux projets construits, ils montrent que l'instrumentalisation de l'architecture en tant qu'outil de communication traduit l'esthétisation populiste du politique et nous donne, de ce fait, une clé pour comprendre la post-modernité.

    Sous la direction de Federico Ferrari. Contributions de Olfa Bohli Nouri, Margaux Darrieus, Anne Debarre, Valery Didelon, Soline Nivet, Michela Rosso, Paola Scala, Léa-Catherine Szacka.

  • Publié en 1932, ce livre fait immédiatement référence. Il propose une histoire fouillée, documentée, systématique d'un siècle de métamorphose de Paris. Un modèle d'historiographie positiviste, sur fond d'enthousiasme pour les développements contemporains et à venir du Grand Paris.

  • Ce livre nous parle de la ville éclairée dans son ensemble, d'une entité nocturne à grande échelle que l'on peut apercevoir de loin ou découvrir de près. C'est un territoire nocturne souvent incompris de la plupart des élus, des acteurs de la ville comme du grand public.
    La première partie du livre aborde l'histoire des éclairages urbains, l'identité nocturne des villes, l'urbanisme lumière, les stratégies lumière, l'avenir de la ville nocturne.
    La deuxième partie présente 23 cartes postales nocturnes de villes. Nées de voyages professionnels ou de visites touristiques, ces cartes postales racontent les visions fugitives et les sensations d'un visiteur, conjuguées avec le regard d'un concepteur et d'un expert en la matière.

  • Parmi les agences qui ont marqué l'architecture et l'urbanisme de l'après-
    guerre, celle formée par Georges Candilis (1913-1995), Alexis Josic (1921) et
    Shadrach Woods (1923-1973) tient une place particulière. En une dizaine
    d'années de travail commun (1955-1964), ces trois architectes installés en
    France ont posé les bases théoriques d'une critique du fonctionnalisme et, à
    travers d'innombrables chantiers, mis en application à grande échelle les
    principes d'une architecture nouvelle, dite « proliférante ». Cet ouvrage
    propose, à travers l'étude d'oeuvres emblématiques dans l'histoire du logement
    et des grands équipements (Bagnols-sur-Cèze, Toulouse Le Mirail, l'Université
    Libre de Berlin), un nouveau regard sur la production de cette agence,
    longtemps incarnée par la figure médiatique de Georges Candilis. En précisant
    le rôle de chacun des protagonistes dans la conception des projets, cette
    première monographie consacrée au trio Candilis-Josic-Woods inaugure la
    réévaluation d'un pan important de l'histoire de l'architecture moderne.
    SOMMAIRE : - L'équipe Candilis/Josic/Woods. Une alchimie à l'oeuvre - L'atelier
    des Bâtisseurs - Le concours Million - L'extension de Bagnols-sur-Cèze -
    Toulouse Le Mirail - L'université libre de Berlin AUTEUR : Bénédicte Chaljub
    obtient son diplôme d'architecte en 1998, le prolonge d'un DEA orienté sur la
    production de l'équipe Candilis/Josic/Woods à travers la figure du cluster en
    architecture. Elle soutient sa thèse sur la question de la transmission
    architecturale. Elle est l'auteur de La politesse des maisons, Renée
    Gailhoustet, architecte (Actes Sud, 2009) et de divers articles sur
    l'architecture des années 60-70. Elle a récemment organisé avec Hubert
    Lempereur l'exposition sur Les barres de la Faisanderie de l'architecte Marcel
    Lods, et poursuit une activité de plasticienne.

  • Berliner Promenade

    Eleonore Muhidine

    • Infolio
    • 28 Avril 2016

    Berliner Promenade se définit comme un guide architectu- ral tout autant qu'une invitation à la promenade urbaine cri- tique. Par le biais de neuf entrées thématiques (Cultures, Transports, Cités, Guerre, Dieu, Est, Science-fiction, Musées, Natures), l'ouvrage propose une lecture de l'histoire culturelle et urbaine de Berlin depuis la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1980. La présentation de plus de soixante lieux et édifices situés à Kreuzberg, Neukölln, Wedding, Steglitz, Zehlendorf et d'autres quartiers de la ville, s'appuie sur leur observation dans le tissu urbain actuel ainsi que sur l'analyse de documents originaux et d'archives. Au-delà de ce tableau mêlant des lieux encore existants à d'autres déjà disparus, l'es- sai Berliner Promenade suggère à son lecteur de porter un regard historique sur la ville d'aujourd'hui.

    A la fois guide culturel et essai architectural, cet ouvrage stimulant invite le promeneur à (re)découvrir Berlin et son histoire selon ses envies, hors des sentiers battus.

  • D'une façon générale, on considère que les surélévations participent aux objectifs d'intensification du renouvellement urbain et aux besoins de construction de logements par une densification des tissus bâtis existants. En effet, longtemps envisagées comme une question purement architecturale, tout au plus technique, les surélévations sont de nos jours perçues comme un exercice complexe qui implique des approches multiples et pluridisciplinaires.

    Cet ouvrage vise à faire un « arrêt sur image » sur les surélévations, notamment en mettant l'accent sur la spécificité genevoise en la matière. Sans prétendre épuiser ici la complexité des questions posées, sont abordés des points de vue variés et complémentaires par la plume de plusieurs auteurs et un entretien avec des magistrats genevois, entre lesquels s'intercale l'illustration de certaines réalisations récentes (et moins récentes) dont la qualité urbanistique et architecturale donne le ton de ce qui se fait « au-dessus des toits » à Genève et ailleurs.

  • Le monde rural en général - et les campagnes de la Gaule romaine en particulier - a longtemps été le parent pauvre de l'histoire antique. Toutefois, il ne peut y avoir de cités prospères sans un arrière-pays lui aussi florissant et bien organisé. Il ne faut jamais oublier que la civilisation romaine possède un caractère foncièrement rustique.
    C'est tout l'enjeu de cet ouvrage. La société Archeodunum a décidé de contribuer, à sa manière, sous la forme d'une publication scientifique, à l'enrichissement de nos connaissances du monde rural gallo-romain en publiant une série d'études concernant les fouilles qu'elle a menées au cours de ces 10 dernières années en milieu rural.

    Introduction: Alain Ferdière. Articles: Maxence Segard, Jérôme Grasso, Bastien Julita, François Menna, Julien Collombet, Yannick Teyssonneyre, Julien Bruyère, Hatem Djerbi, Bertrand Bonaventure, David Baldassari, Damien Tourgon.

  • Contrairement aux autres Histoire de. écrits pendant ses dernières années, Viollet-le-Duc, ici, n'a pas recouru à la fiction. C'est une histoire classique, qui suit le mouvement de l'art de l'antiquité à l'époque contemporaine, dans une perspective "nationale" qui donne dans ces pages le meilleur d'elle-même, à savoir la volonté de chercher ce qui fait la spécificité et la beauté d'une tradition artistique.
    Voilà donc un classique, épuisé depuis de nombreuses années (première édition A. Morel et Cie éditeurs, Paris, 1877), sur un sujet qui reste largement inexploré.

  • Les tours de la Borde (1961-1968) sont une réalisation coopérative exemplaire du second après-guerre, qui s'inscrit dans " l'action pour l'encouragement à la construction d'immeubles à but social " lancée par les pouvoirs publics pour lutter contre la pénurie de logements à bas loyers. Elles ont confirmé la réputation de l'architecte vaudois Frédéric Brugger.
    L'étude des tours de la Borde permet d'illustrer un mode spécifique d'habiter " en hauteur ", l' " unité de voisinage " procédant d'une logique qui cherche à atteindre de hautes densités par la construction de bâtiments élevés. Ce choix a donné lieu, dans ces années-là, à des débats animés et, curieusement, fait encore de nos jours l'objet d'intenses discussions.
    L'étude des tours de la Borde met en perspective la qualité d'une réalisation d'inspiration organique, dans le sillage des trajectoires humanistes de Frank Lloyd Wright, Alvar Aalto, Hans Scharoun, Otto Senn ou Ernst Gisel.

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